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ISBN : 9791092512199
Éditeur : Elenya (01/03/2014)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Plonger dans le vide des Chaotides c'est découvrir un monde où le fantasme trouble la réalité.
C’est exciter son âme de voyeur compatissant. S’enchaîner à la noirceur et la douleur.
Se perdre dans les tourbillons d’une écriture acérée autant qu’évocatrice.
Puis se sortir de cet abîme. Ébranlé mais immaculé.

(Cet ouvrage n'est plus distribué par la maison d'édition)
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
LePalaisdeLaurent
  20 avril 2014
J 'ai découvert Christophe Gallo à travers ses nouvelles publiées dans les recueils Stellaire, Steampunk et Zombies, aux éditions Elenya. Aussi, lorsque j'ai appris qu'un recueil de quinze nouvelles de sa plume, intitulé Les chaotides, devait voir le jour, je ne pouvais que me réjouir...
Avant même d'avoir ouvert le livre, la superbe couverture de Jimmy Rogon nous plonge dans l'ambiance : à la fois sombre et glaçante, elle parvient à nous mettre mal à l'aise tout en nous faisant mourir d'envie d'en savoir plus et de commencer la lecture. Et ce titre mystérieux ?
Eh bien, on peut dire que le contenu est à l'avenant. Chaque nouvelle est une petite pièce noire et finement ciselée, avec une pointe de fantastique et des chutes choc à foison. Toutes distillent leur dose d'émotion faisant constamment vaciller le lecteur entre douleur et plaisir.
Le livre est court et se lit vite. Très vite. D'autant plus qu'une fois commencé, impossible de le refermer. le style est tranchant et efficace, l'écriture évocatrice.
Mais c'est la construction générale du recueil qui révèle les plus grandes qualités de l'ouvrage. Car si chaque nouvelle peut se lire de façon indépendante, le livre prend réellement toute sa saveur grâce aux liens habilement tissés entre des textes qui se répondent et s'enchaînent de telle sorte qu'une fois arrivé au bout, on n'a qu'une envie : tout reprendre au commencement pour mieux apprécier encore ces histoires étranges où fantasmes et réalité s'entremêlent.
Et l'on revoit défiler devant ses yeux des personnages qui sont pour la plupart torturés, malades, paumés, tordus, attachants ou bien détestables, bref... humains ! Mais attention, ce n'est pas le côté naïf et joyeux de l'âme humaine qui intéresse l'auteur. Non. C'est plutôt son côté écorché vif, passionné, toujours sur le fil du rasoir. Et cela, Christophe Gallo le dépeint comme personne.
Bien sûr, pour apprécier ce livre, il ne faut pas être allergique à l'obscurité (mais comment apprécier la clarté sans s'être préalablement penché sur les ténèbres ?). Cela ne plaira sans doute pas à tous. Pour ma part, j'ai adoré et j'attends d'ailleurs avec impatience les prochains textes de cet auteur décidément très prometteur.
Lien : http://laurent.femenias.free..
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Lanto_Onirina
  10 mars 2014
Avec les quinze nouvelles qui forment ce recueil, l'auteur a construit un univers taillé dans le vif. le personnage principal du recueil est indéniablement le vide. On l'y retrouve dans toutes les histoires : sous-jacent, étouffant, effrayant, émouvant.
De belles histoires mettant en scène des personnages abîmés, brisés, passionnés. Personnes ordinaires en sorte. Qui se cherchent, avancent, tombent, se relèvent.
Christophe Gallo propose ici un univers où les frontières entre réel et fantasme sont très ténues. Un style économe, qui tranche, ciselé jusqu'à la chute souvent en coup-de-poing.
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philteys
  30 mai 2014
Une fois n'est pas coutume, je n'ai pas apprécié l'envoi de Masse Critique. Pour tout vous dire, de ma lecture de la semaine dernière, il ne me reste rien sinon une image très sombre.
Dès l'arrivée du livre entre mes mains, la couverture m'a charmé par son graphisme mais son côté morbide m'a désenchanté. On peut dire que cette couverture reflète bien le contenu du livre. Il est composé de 15 nouvelles, toutes plus sordides les unes que les autres : torture, mort, désespoir s'y côtoient –j'allais écrire « allègrement » - mais il n'y a rien de léger dans ces histoires. le seul élément qui a trouvé grâce à mes yeux, c'est que les personnages secondaires de plusieurs nouvelles se retrouvent à leur tour personnage principal. Ainsi le jeune homme prisonnier de la dernière nouvelle est en réalité le supplicié de la première nouvelle : le procédé est intéressant car il crée une cohésion, une certaine unité à ce recueil.
Cependant, tout n'est pas négatif : je trouve que l'auteur, dont c'est la première publication a parfois quelques fulgurances dans le style et les métaphores et une habileté à la construction d'intrigue. Il faudra suivre les pas de ce jeune auteur qui devrait, je pense, asseoir ces qualités dans ces prochains ouvrages. J'espère simplement qu'il s'épanouira dans des histoires moins désespérées et moins désespérantes.
Un grand merci malgré tout à Babelio et aux éditions Elenya de m'avoir fait découvrir ce jeune auteur.
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nat-dechene
  07 juin 2014
Comment dire... Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu de telles histoires!
Les nouvelles sont bien écrites et j'ai effectivement plongé dans le vide des Chaotides comme promis par le texte de la 4ème de couverture.
Pour ceux qui aiment le trash, découvrez ce jeune auteur prometteur. Vous ne serez pas déçus. C'est très très noir, c'est sûr. Ca bouscule bien. J'ai aimé certaines nouvelles plus que d'autres. Septième dessous et Steak de désespoir m'ont particulièrement plu, par leur originalité.
Je vais suivre son actualité, je suis curieuse de lire ses prochaines parutions.
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natali33
  06 juin 2014
Quel horizon d'attente face à la 1ère de couverture ? Un graphisme dérangeant, volontiers provocateur d'une grande beauté, proposé par Jimmy Rogon et induisant un malaise certain.
La 4ème de couverture annonce clairement « plonger dans le vide des Chaotides c'est découvrir un monde où le fantasme trouble la réalité ».
Bien. Donc on ouvre et on découvre les nouvelles… une par une.
Que dire ? Des textes tous plus morbides, dérangés les uns que les autres. Une écriture ciselée, un style tranchant, des chutes vertigineuses. Les personnages torturés, perdus, passent de nouvelles en nouvelles, créant une cohérence ; leur désarroi ou errance - que sais-je ? – devient le fil conducteur de ce recueil.
Recueil intéressant écrit de manière intelligente et efficace.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Lanto_OnirinaLanto_Onirina   10 mars 2014
Ma mère me disait que j’avais les yeux de mon père.
Aujourd’hui elle dirait que j’ai l’œil de mon père.
Je ne me rappelle pas si j’ai eu mal lorsque cet employé sinistre m’a lancé son pot à stylos dans la figure et qu’un crayon pointu est entré dans mon œil droit. Il m’a pénétré comme un pudding. Je me suis évanoui c’est pour ça que je ne me souviens plus.
À l’hôpital, tout le monde a été très gentil. On m’a assuré qu’on pouvait vivre tout à fait normalement en étant borgne. Ça ne me pose aucun problème de ne voir que la moitié du monde qui m’entoure. On m’a proposé un œil de verre. J’ai refusé. Ça ne me pose aucun problème que les gens voient mon œil crevé. Il est synonyme de joie pour moi. Le jour où j’ai perdu en une seconde cinquante pourcents de ma vision est également le jour où j’ai appris le nom de mon père.
Lorsque je suis rentré chez moi j’ai posé sur la table les antalgiques prescrits par le médecin. « Il est fort probable que vous souffriez de terribles migraines dans les heures à venir. » Je me suis assis sur mon canapé bordeaux. C’est celui sur lequel je me suis fait dépuceler. Il a une valeur sentimentale pour moi. Il est associé aux moments heureux. J’y ai ouvert le dossier que le supérieur de l’employé sinistre a eu la gentillesse de me remettre. Ma main a tremblé en caressant le carton marron qui dissimulait son secret.
Le blabla administratif ne m’intéresse pas. Je veux savoir à quoi il ressemble et surtout connaître son adresse. La photo est en noir et blanc si bien que je ne peux pas voir s’il a la même couleur d’yeux que moi. Il est un peu dégarni bien qu’il ait l’air jeune. Je ne saurais dire si je lui ressemble. Il a peut-être trente ans sur cette photo. Il doit en avoir cinquante-cinq désormais. Mon œil gauche pleure. Chaque larme t’est dédiée. Papa.
(Les yeux de mon père)
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Lanto_OnirinaLanto_Onirina   10 mars 2014
Lorsqu’elle tourna la tête, Marta vit de hautes flammes orange dévorer les tuiles de sa maison d’enfance. C’était elle qui avait mis le feu. La mort subite de ses deux parents à quelques semaines d’intervalle l’avait changée. Elle le sentait. Elle ne savait pas pourquoi mais elle avait l’intuition que sa sœur Daisy n’était pas étrangère à cette pluie de malheur qui s’était abattue sur son foyer. Depuis que cette pensée l’avait envahie, tout l’amour sororal qu’elle lui vouait s’était métamorphosé en un bloc de haine la plus pure. Marta ne saurait pas davantage expliquer pourquoi, mais elle ne parvenait à se remémorer aucun souvenir d’enfance où sa sœur aurait été présente. Cette prise de conscience ne la troubla guère. Daisy était un être néfaste qui, un jour, avait surgi de nulle part et s’était imposé comme une évidence. S’en débarrasser n’était pas vraiment un acte atroce. Après tout, elle ne faisait pas partie de sa famille.
(Marta)
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nat-dechenenat-dechene   08 juin 2014
Samantha, trente ans, vivait encore chez ses parents jusqu’à ce soir où elle rentra d’une soirée plutôt arrosée et qu’elle vit son père en sang allongé dans l’entrée, sa mère éplorée penchée au-dessus de lui. Il y eut comme une détonation dans sa tête et elle s’enfuit. Elle ne versa pas la moindre larme. De toute façon elle n’avait jamais pleuré de sa vie.
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Lanto_OnirinaLanto_Onirina   22 février 2014
Je ne sais pas si j’aime mon rêve ou si je le hais. Je crois que j’ai été content de l’avoir au début. Mon avenir me paraissait plus grand. Plus brillant. Puis les premiers échecs sont apparus. Et mon rêve a eu le goût amer de la bile. Une amertume verdâtre qui m’a recouvert comme une seconde peau. Je crois que je me suis attaché à mon rêve malgré tout. J’ai voulu qu’il s’en aille tellement de fois. Mais il est toujours de bon conseil. C’est grâce à lui si je suis ce soir devant vous. Sans lui, je ne serai plus rien. Ou je serai comme les autres. Ordinaire. Transparent. Je crois que j’aime mon rêve car il m’a donné des aspirations. C’est lui qui m’a donné la force de faire ce que je vais faire là, ce soir devant vous… Je vais me taire… Et vous allez voir…
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Lanto_OnirinaLanto_Onirina   10 mars 2014
Samantha, trente ans, vivait encore chez ses parents jusqu’à ce soir où elle rentra d’une soirée plutôt arrosée et qu’elle vit son père en sang allongé dans l’entrée, sa mère éplorée penchée au-dessus de lui. Il y eut comme une détonation dans sa tête et elle s’enfuit. Elle ne versa pas la moindre larme. De toute façon elle n’avait jamais pleuré de sa vie. Elle ressentait bien comme une sorte de malaise au fond de son ventre, mais c’était tout. Ce n’était pas de la tristesse mais plutôt du désemparement. Le déconcertement de se retrouver seule lui donnait des maux d’estomac.
(Steak de désespoir)
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