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EAN : 9782493909602
243 pages
Collection Proche (07/03/2024)
4.33/5   141 notes
Résumé :
Chaque ville et chaque village a son cimetière. Mais avec ses 43 hectares, le Père-Lachaise, à Paris, est le site de tous les superlatifs. C'est le plus grand espace vert intra-muros et le cimetière le plus visité du monde. Parmi ses quelque 70 000 sépultures figurent celles de Molière, de Jean de La Fontaine, d'Édith Piaf, d'Oscar Wilde, de Jim Morrison, et de tant d'autres célébrités.

Conservateur du lieu, Benoît Gallot vit au Père-Lachaise avec sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
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Difficile de définir avec prècision le genre de cet ouvrage , la seule chose que je puisse affirmer , c'est que c'est un bonheur de pénétrer dans le célèbre cimetière du Père -Lachaise avec Benoit Gallot , guide de référence puisque lui-même conservateur des lieux .Bon , entendons nous bien , j'entends par " bonheur " le fait d'y pénétrer ...et d'en ressortir sur ses deux pieds , hein et bien vivant , non parce que certains et certaines y entrent et ..y restent . le père Lachaise , c'est un foisonnement tel qu'il serait bon , à mon sens , de lire ce livre avant d'y pénétrer pour y découvrir ce qui fait l'essence même d'un cimetière , des sépultures dont la particularité de beaucoup est de constituer la dernière demeure de nombreuses personnalités qui ont participé au rayonnement voire au développement culturel et artistique de notre pays et bien d'autres , à différentes époques .Un vrai parcours dans le temps , dans les arts , les sciences ...
Mais , avec Benoît Gallot , c'est un autre Père-Lachaise qu'il nous est donné de voir : flore , faune , métiers , comportements , incivilités parfois , fonctionnement , légendes ...Je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de ceux et celles qui vont vouloir se plonger dans ces pages pour découvrir les lieux ou , tout simplement , vouloir pénétrer dans les " coulisses " d'un des " monuments préférés des touristes " de tous horizons .Et oui , le Père -Lachaise est l'un des lieux les plus visités de Paris .Il sera du reste trés agréable d'y rencontrer certains de ces visiteurs .
Il y a dans ce livre beaucoup de passion .Passion d'un homme impliqué pour son travail , conscient de sa chance de l'effectuer dans un tel lieu ...Curieux ? Cet ouvrage se dévore ( pour ma part ) , il est intelligemment construit , émouvant ,drôle , instructif , passionnant et , surtout , respectueux .
Comme sa couverture d'un trés bel effet , il ne contient aucune once de tristesse ni de désespoir et le " cafard " , la peur de la mort ne vous effleurerons même pas .Et si , d'aventure , vous choisissiez en ces lieux votre dernière résidence , vous constaterez qu'il vous faudra ...beaucoup de chance ( oups !).
Les portes se ferment , vous restez ? Vous partez ?
Moi , je pars , ravi , certes , de cette superbe visite mais peu enclin tout de même à m'y installer tout de suite ... Et puis , j'aimerais savoir quel sera le voisinage .Il parait que les voisins de Jim Morrisson se plaignent encore !!!
Je vous conseille vraiment cet ouvrage écrit , je l'ai dit , avec beaucoup de talent , de tact et , surtout , d'amour et d'envie de partage .
Allez , à bientôt les amis et amies pour un autre rendez - vous mais pas au Père- Lachaize , hein , on sait jamais , il pourrait y avoir confusion ...
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Lors de mes séjours parisiens, j'adore flâner dans les cimetières de la capitale, et particulièrement dans celui du Père-Lachaise. Je me souviens, il y a quelques années de cela, d'une visite savoureuse, accompagnée d'un guide local qui fourmillait d'anecdotes, et qui avait donné un sens à mes précédentes errances dans le lieu, un simple plan à la main. La sérénité que ressent tout promeneur dans cette atmosphère pleine de quiétude hors de l'agitation parisienne, laisse à penser que côtoyer la tombe de personnages illustres rend sa propre mort plus acceptable... Quand j'ai appris la parution de ce livre écrit par Benoît Gallot, le conservateur du cimetière, et après avoir lu ses posts sur les réseaux sociaux, je n'ai pas hésité une seconde.

C'est pour le moins un récit original où l'auteur nous parle de ce métier, plutôt mystérieux aux yeux du grand public, qu'il exerce. Il y est tombé dedans tout petit puisque ses parents travaillaient déjà dans le funéraire. Il rend ainsi hommage à tous ceux qui oeuvrent chaque jour pour faciliter ce difficile passage de la vie à la mort, et notamment à ses équipes. Sa gageure principale consiste évidemment à faire cohabiter dans ce lieu les familles endeuillées qui viennent y enterrer un proche et les hordes de touristes qui défilent entre les tombes.
Bien sûr, il parle avec passion de ce bureau en plein air qu'il arpente au quotidien et de ses rencontres animalières surprenantes lorsque les grilles se referment le soir et que le cimetière retrouve toute sa quiétude. Il parle en amoureux de la nature, ravi qu'à l'occasion par exemple de la suppression de l'utilisation des produits phytosanitaires, elle reprenne enfin ses droits. de splendides photos illustrent le récit.

Cela donne un récit agréable à lire, plein d'humour, auquel j'accorde un 18/20. Son côté un peu fouillis, à l'image du Père Lachaise qu'il décrit, apporte une certaine humanité à cette fonction de conservateur de cimetière, qui pourrait paraître un brin austère. Ce fut un véritable plaisir d'arpenter les allées en compagnie de Benoît Gallot pour y découvrir les tombes célèbres, les épitaphes insolites mais aussi les trésors cachés. Mon seul regret : j'aurais aimé que davantage de place soit accordée aux photos car elles sont vraiment splendides.
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Comme vous savez, moi et les cimetières, c'est une véritable histoire d'amour !
Mais Benoît Gallot la fait devenir encore plus !
Ah, je vois des sceptiques dire, mais quel univers morbide !
Quel univers Glock !

Je vous arrête toute suite !

C'est certes déstabilisant au début de se dire que oui, on peut côtoyer les morts, mais à pleine dent et en bonne main !

Benoît Gallot est un exemple parfait !

Benoît né directement dans le bain dès son enfance où ses parents sont marbriers dans le fin fond de la Seine-et-Marne, d'un petit village peu connu, Bray-sur-Seine !

Quant à lui, il ne veut pas prendre la pelle familiale si on peut dire ça comme ça ;)

Il change toute suite d'ambiance…

Enfin, je vous laisse découvrir par vous-même !

Mais le cimetière du Père Lachaise un endroit que j'aime tant aller même si c'est que deux fois où j'ai mis les pieds...

Une fois, j'avais envie d'aller voir la tombe de la Piaf (oui, je suis amoureux des chansons de l'époque) et un moment, je me balade un peu dans les différentes divisions 97 pour être exact…
Et je tombe sur qui ! Benoît
Comme un nul, j'ai fait le timide, je n'ai même pas dit bonjour où même est-ce vous Benoît du compte Instagram "lavieaucimetière"
Quelques minutes plus tard, je regrette ! Et j'essaie de revenir sur mes pas… Pour essayer une approche ! Trop tard…

Enfin, c'est pour dire que la peur froide derrière notre dos était bien présente ce jour-là !

Pour moi pour parler de ma passion surgeon des cimetières !
J'ai découvert cet univers avec ma maman lors d'un été, elle m'avait proposé pour changer les idées et depuis que j'avais lu "Changer l'eau des fleurs" de Valérie Perrin m'avais bien changé mes idées…

J'ai vu des sépultures magnifiques, un coin de campagne sur 43 hectares en pleins Paris un vrai labyrinthe quand j'y suis !
Là aussi, on voulait voir la Môme, mais faute de temps, c'était la fermeture…

J'ai commencé à me questionner…!

Et je me suis dit que cet univers m'intéresse vachement…
Depuis ce jour où j'ai mis les pieds dans le cimetière connu dans le monde entier, j'ai accepté la mort. J'ai accepté le fait de vivre dans sa vie le moment du deuil (j'ai réussi à le faire très rapidement avec mon arrière-grand-mère décédée récemment en octobre).
Le fait de devoir dire adieu pour les personnes chères à nos yeux aussi… Toutes ces choses qui ne sont pas simples pour tout le monde !

En tout cas la mort pourtant et là chaque seconde, chaque millième de seconde… Quand j'écris cette critique, déjà 500 personnes ont perdu la vie, mais elles rejoignent les étoiles pour créer ce berceau de vie qui est la naissance…

La mort n'est pas instinctive comme dans les cimetières, la plupart du temps, on entend les oiseaux, on voit la verdure… Et des animaux qui se cachent comme des renards !
Lisez ce livre ABSOLUMENT !
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Un conservateur de cimetière n'est ni un guide, ni un garde, en tout cas pas comme on pense.
Il est le garant juridique, après avoir fait des études de droit, des concessions, des archives, car oui,il y a un service juridique des cimetières. Il a la charge de trouver les rares emplacements vides de corps et de construction, et est le coordinateur des divers agents travaillant en ces lieux. Entre autres !

C'est ce que nous raconte, entre autres choses, Benoît Gallot conservateur du Cimetière du Père-Lachaise.

J'ai trouvé ce livre qui, attention, n'est pas un livre de photos même s'il y a quelques illustrations, absolument passionnant !

Ceci dit vous pouvez retrouver ses photos sur son compte Instagram La vie au cimetière, @la_vie_au_cimetiere et j'espère qu'un jour nous aurons la chance d'avoir un livre de ses photos entre les mains.

Cet homme jeune nous raconte sa vie de fils et petit-fils de gérants de pompes funèbres, et comment il s'est retrouvé finalement par hasard au Père Lachaise, lui qui n'avait pas désiré reprendre l'affaire familiale.

Il nous raconte aussi rapidement la vie des cimetières parisiens et comment celui-ci a été construit sur l'ancien parc d'un domaine de jésuites, sa toponymie accidentée pour partie, sa flore et sa faune, avec bien sûr la mise en avant des petits renardeaux qu'il avait rencontrés au moment du Covid, et qui j'espère pour eux, pour la plupart, sont devenus des adultes en âge de procréer.

Même s'il rappelle évidemment que la fonction du cimetière est d'être un lieu pour le recueillement, les morts et les gens endeuillés, certainement pas un parc à touristes (3 millions de visiteurs par an...) j'ai adoré qu'il soit mon guide dans le livre à travers les allées, et à travers plein d'anecdotes, et légendes.

Il a à coeur de faire en sorte que les différents publics puissent cohabiter sans déranger les endeuillés, minoritaires, mais prioritaires.

Tout le monde ne peut d'ailleurs pas être enterré au Père-Lachaise, Benoît doit régulièrement l'expliquer à des familles désemparées de ne pas pouvoir accéder au désir du défunt.

Avant tout j'ai retenu que pour lui le Père Lachaise doit être un lieu où on doit se perdre. La meilleure expérience est d'aller se balader sans plan, qui d'ailleurs, ne sont pas utiles pour tout le monde puisque des gens s'y perdent même avec un plan ! 😉 On ne peut pas tout voir le même jour et je suis d'accord avec lui que c'est en ne cherchant rien, qu'on doit tomber sur les plus belles choses, arbres centenaires, architecture ou statuaire originales.
Sachez tout de même qu'un plan est inséré dans le livre.

Je crois que le Père-Lachaise nous fascine tous parce que notre rapport à la mort aujourd'hui est biaisé, on ne voit plus les morts, on ne les veille plus, 40 % des gens se font incinérer, et les cimetières ne sont plus que des lotissements de tombes faites en Chine ou en Inde. 😐
Sauf quand les municipalités décident de leur redonner de la verdure et des arbres, grâce à l'interdiction maintenant bien ancrée des produits phytosanitaires, et auquel cas, cela peut redevenir des lieux de méditation et au sens premier, des jardins du souvenir.

J'ai aimé lire que tous les gens que Benoît Gallot connaît et qui travaillent comme professionnels du funéraire, sont des gens heureux de se lever chaque matin et de donner sens à leur quotidien, jour après jour.
Dans le petit milieu des personnels de cimetière, l'expérience se compte en Toussaints et non pas en années !

Il faut rappeler aux joggeurs et aux cyclistes qu'il est interdit de faire du sport dans le parc, il faut régulièrement rappeler aux gens de ne pas oublier les endeuillés, et si la majorité des gens adoptent une attitude respectueuse dès l'entrée, il y a régulièrement des originaux qui se promènent dans le cimetière et qui parfois même essaient de s'y faire enfermer le soir...

En parlant de se laisser enfermer dans le cimetière, Benoît et sa famille habitent un logement de fonction, ce qui est régulièrement questionné par leur entourage. Il y a toujours des moments amusants quand les enfants invitent leurs petits camarades à un goûter d'anniversaire dans l'appartement, pour donner l'adresse aux parents et leur faire comprendre qu'il ne s'agit pas d'une blague...!

Pour terminer, je me permets de reproduire quelques lignes, pour savoir si les enfants, justement, peuvent se rendre au cimetière, moment que j'ai toujours adoré depuis que je suis toute petite. J'ai trouvé sa réponse très belle :

[...] Vous allez aussi les aider dans leurs apprentissages. Vos enfants pourront développer leur sens de l'orientation, apprendre à lire un plan, s'exercer à la lecture en déchiffrant les épitaphes ou les chiffres romains, faire des soustractions de tête pour calculer l'âge de décès des défunts, s'intéresser aux oiseaux, aux arbres et ramasser des marrons. Quand ils tombe-
ront nez à nez avec la tombe d'un enfant, ils comprendront que la mort ne concerne pas seulement papy et mamie, et pourquoi
papa et maman insistent autant sur la nécessité de regarder à gauche, puis à droite avant de traverser la route. Parler de la
mort avec eux les aidera à mieux profiter de la vie. Emmenez- les au Père-Lachaise, ils vous remercieront plus tard."
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"Personne n'est mort aujourd'hui?"
Dans son enfance, Benoît Gallot a entendu cette question tous les jours.

Né en 1981 dans une famille de marbriers funéraires, Benoît est tombé tout petit dans la marmite funéraire et c'est donc de fil en aiguille qu'il est devenu conservateur, depuis 2018, du plus grand cimetière de France, le Père Lachaise.

43 hectares, 7000 sépultures.

Il travaille et demeure avec sa famille dans ce cimetière le plus visité du monde notamment en raison des très nombreuses personnalités, illustres défunts: Oscar Wilde, Jim Morrison, Edith Piaf, Molière, Jean de la Fontaine et tant d'autres!

Benoît Gallot est le conservateur du Père Lachaise mais aussi un observateur du vivant au pays des morts.

Dans son étonnant et admirable livre, La vie secrète d'un cimetière, avec des dessins originaux de Daniel Casanave paru aux éditions Les Arènes, il effectue un véritable recensement de la faune et de la flore de ce haut lieu touristique.

Car en plus de ses résidents éternels, plusieurs espèces d'animaux font vivre le cimetière au quotidien.

Eh oui, il y a aussi de la vie au cimetière et Benoît immortalise grâce à son appareil photo une faune insoupçonnée.

Un soir d'avril 2020, en pleine pandémie, il fait une rencontre insolite: des renards au coeur de la capitale!

Son compte Instagram @la_vie_au_cimetière s'envole alors!

En plus des renards, il photographie des fouines, des chats, des blaireaux et toutes sortes d'oiseaux, (et pourtant ornithophobe depuis son plus jeune âge!).

Pinsons, rouge-gorge, pigeons, geai des chênes, corneilles, pics, mésanges, merles mais aussi perruches, chouette hulotte et martinets noirs éblouissent notre photographe.
Dans son ouvrage, Benoît Gallot parle donc de son métier de conservateur, de la vie du cimetière avec un hommage appuyé à tous les corps de métiers, et de la biodiversité; le tout avec beaucoup d'humour.

C'est aussi une mine d'informations diverses et variées.

Gros coup de coeur pour ce très beau livre, très intéressant, fort bien écrit avec beaucoup de sincérité et d'émotion.




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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Et ma tombe, tiens, à quoi ressemblerait-elle ? Il m'arrive bien sûr d'y songer également mais, comme beaucoup, j'ai du mal à me projeter. A bien y réfléchir, je crois que j'aimerais avoir une sépulture assez grande, pour pouvoir y reposer avec mon épouse et nos enfants s'ils le souhaitent. Elle prendrait la forme d'un jardinet au milieu duquel un arbuste serait planté pour que les rouge-gorges puissent y nicher. Un petit banc permettrait à ceux qui viendraient se recueillir ou seraient simplement de passage de s'asseoir. (...) Une jardinière, posée en pied, resterait vide pour recevoir l'eau de pluie, servir d'abreuvoir aux renards et de piscine aux oiseaux.
Bref, J'aimerais que ma sépulture soit un lieu de vie.
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Jim Morrison sera-t-il détrôné un jour en termes de popularité ? Johnny Hallyday constitue assurément l'occasion manquée. Le French Elvis était prédestiné au Père-Lachaise, mais ses proches en ont décidé autrement. Parfois, j'imagine ce qu'aurait généré sa présence, et cela me donne des sueurs froides : un défilé permanent d'admirateurs, le bruit incessant des santiags sur les pavés, les tubes entonnés par les fans, les commémorations rassemblant des milliers de personnes à chaque date anniversaire, des évacuations difficiles, voire les intrusions nocturnes de ceux voulant "retenir la nuit" auprès de leur idole, les immanquables tags et autres grigris rock'n'roll sur sa sépulture, etc. Tout compte fait, et très égoïstement, je l'admets, je me satisfais du choix du cimetière de Saint-Barthélemy qui m'épargne bien des soucis.
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Tout compte fait, les morts sont des voisins que j'apprécie beaucoup. Locataires très discrets, ils ne causent jamais de tapage nocturne, ne viennent jamais taxer des œufs ou de la farine à des heures indues, pas plus qu'ils ne laissent de messages désagréables dans la cage de l’ascenseur. Si certains sont très connus et reçoivent beaucoup de visites durant la journée, leur domicile retrouve toujours un silence profond dès la fermeture des lieux. Plus appréciable encore, ils ne se plaignent jamais du bruit causé par mes enfants ou de la musique un peu trop forte lors des soirées entre amis.
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C'est à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que l'art funéraire connut son âge d'or. Les familles de notables abandonnèrent alors toute idée de sobriété pour bâtir des monuments résolument imposants, censés refléter leur position sociale et célébrer leur réussite. "Être enterré au Père-Lachaise, c'est comme avoir des meubles en acajou. L'élégance se reconnaît là", écrivit Victor Hugo dans "Les Misérables".
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On ne badine pas avec le saule de Musset. Mais nous avons beau faire le maximum pour satisfaire ses desiderata, nos meilleures intentions se soldent immanquablement par un fiasco. Depuis des décennies, si l'administration tente en effet de respecter la volonté de l'auteur de "Lorenzaccio", tous les saules successivement plantés ont eu la fâcheuse particularité de mourir jeunes. La faute à la nature du sol du cimetière qui ne se prête pas au développement de cette essence d'arbre, laquelle, pour croître, réclame un terrain humide et frais. Le dernier saule a été planté en 2020.
Il s'agit d'une variété capable, paraît-il, de s'adapter à un terrain sec. Souhaitons-lui une longue vie.
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