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ISBN : 2266200518
Éditeur : Diantre !éditions (04/03/2010)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Elle est grosse, très grosse, et entretient depuis toujours des rapports existentiels avec son gras. Elle croque avec un humour à double tranchant sa lutte contre ses bourrelets, les orgies de barres diététiques, et le regard d'autrui. Source de bien-être zygomatique, cette BD couvre 100% des apports journaliers recommandés en matière drôle... Histoire de ne pas laisser le lecteur sur sa faim!
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  03 septembre 2014
Mon gras et moi pesons 40 kgs de trop par rapport à notre poids idéal. Youpi! Encore quelques semaines comme celles que je viens de passer et le quintal est franchi...
Mon gras et moi ne pensons qu'à grignoter, boulotter, manger, bouffer, nous goinfrer, nous empiffrer, avaler... puis nous culpabiliser... mais nous les emmerdons tous ces gens qui nous regardent, nous jettent des regards méchants, se retournent sur notre passage, se moquent de nous sans remords, impitoyablement, nous regardent de travers dès lors que l'on porte quelque chose qui se mange à notre bouche (surtout si ce ne sont pas des légumes vapeur)...
Mon gras et moi supportons assez mal toutes ces remarques désobligeantes de personnes censées être vos amis ou vos proches. Que ce soit la copine toute menue qui se plaint parce qu'elle vient de prendre 500 grammes, le p'tit copain qui n'a rien trouvé de mieux que de vous surnommer "ma grosse dindon" ou bien votre père qui reproche à votre fessier encombrant d'occuper presque deux chaises... seule votre boulangère et son tiroir-caisse sont tout sourire lorsqu'ils nous voient arrivés, Mon gras et moi.....
.. oui, on aimerait bien les emmerder et leur dire d'aller se faire voir... sauf qu'au final, c'est surtout moi que ça emmerde...
Miss Gally raconte ses déboires de femme trop forte à travers quelques saynettes, plutôt bien vues... évidemment, cela sent le vécu! Pas facile d'être ronde et de porter du 50 lorsque toutes les femmes aujourd'hui prônent la minceur et portent du 36. le regard des autres est un poids énorme pour elle, que ce soit des remarques, des gestes ou de simples regards. A l'évidence, bien plus qu'un problème de nourriture, le surpoids est une véritable maladie. Elle décrit avec un certain humour ses petits soucis du quotidien, même si cela cache peut-être quelque chose de plus profond. En espérant que cet album lui aura apporté quelques réponses... le dessin, évidemment tout en rondeur, et ce rose omniprésent nous plonge dans un monde typiquement féminin.
Mon gras et moi... et moi...
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Harioutz
  28 janvier 2019
Nous plongeons dans le flot des pensées et des tourments d'une jeune femme en surpoids (j'ai tout d'abord écrit "grosse" et puis, comme je trouve ce qualificatif à la fois moche et réducteur, j'ai modifié !) , et nous affrontons, à ses côtés, le regard des autres et son propre regard sur son corps.
Pas de happy end, pas de régime réussi à la fin, juste la tentative de s'accepter, malgré la culpabilité qui rôde.
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colimasson
  01 décembre 2012
Du rose dégoulinant de partout… corps en bikini sur la couverture… on soupçonne Mon gras et moi d'être une bande dessinée girly -féminité et préoccupations pour le corps en tête. C'est vrai, mais pas que… Si, dans l'imagerie populaire, le rose est l'identificateur de la jeune femme, il est aussi le marqueur du gras et des cellules adipeuses. D'ailleurs, la deuxième couleur dominante de cet album est le noir, représentatif cette fois de la négativité. Qu'on ne s'y trompe pas : derrière ses airs bons enfants, Mon gras et moi n'est pas si jovial qu'il ne le semble de premier abord.

Gally est une dessinatrice qui a fait ses premières armes dans la blogosphère. Ses anecdotes de la « Vie d'une grosse » ont d'abord été publiées sur Internet avant de faire l'objet d'une édition papier. Cette dernière regroupe-t-elle des planches inédites ou découlent-elles d'une sélection de ses dessins virtuels ? L'ouvrage ne le précise pas… Quoiqu'il en soit, cette adaptation peut être considérée comme un premier critère de qualité car elle signifie que le travail de Gally a été apprécié par un suffisamment grand nombre d'internautes pour que les éditions « Diantre » aient jugé intéressant d'y jeter leur dévolu. Et on comprend cet intérêt : en quelques cases, Gally parvient à évoquer son quotidien de « grosse » d'une manière à la fois sincère et originale, sans oublier d'inclure le minimum de distanciation critique qui rend le résultat drôle et parfois cruel. En se contentant de se représenter uniquement dans son univers quotidien, elle n'exacerbe pas une personnalité tranchée qui risquerait de nuire à la proximité qu'elle crée de la sorte avec son lecteur. Un petit ami, des amis, papa, maman et le regard des autres : il n'en faut pas plus pour que puisse se mettre en place le jeu des regards –crucial en ce qui concerne les troubles du comportement alimentaire.

Les dessins sont ronds et sirupeux –à la manière des formes généreuses de leur auteure- et entraînent souvent une amplification du trait parfois presque bon enfant. Pour sa part, le ton se veut léger et tente souvent de dédramatiser des situations pourtant douloureuses –ainsi lorsque Gally ne peut s'empêcher de dévaliser le frigo la nuit ou lorsqu'elle est confrontée au regard des clients de la boulangerie dans laquelle elle va acheter des croissants pour sa famille. Malgré ces apparences de détachement et de frivolité, l'ambivalence de la position de Gally à l'égard de son surpoids (obésité ?) ne tarde pas à se manifester… sa détresse apparaît d'autant plus puissante qu'elle s'échine pourtant à la refouler, hélas sans y parvenir.

La sincérité qui entre dans la démarche de réalisation de Mon gras et moi fait de cet album un objet d'intérêt bien plus profond que la couverture n'aurait pu le laisser croire. En usant d'un humour à toute épreuve, Gally fait partager à son lecteur les difficultés parfois insoupçonnées d'une « vie de grosse » et ne nous permet plus de douter de la force psychologique nécessaire pour endurer cette condition –et pour trouver la volonté de la surpasser, le cas échéant.
Lien : http://colimasson.over-blog...
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prune42
  29 mars 2017
Dans cette BD humoristique, la dessinatrice raconte sa lutte contre les kilos en trop : les regards hostiles des autres, la recherche de jolis vêtements et à la bonne taille, les remarques des copines minces qui se plaignent pour un kilo pris, les tentations alimentaires omniprésentes, les craquages, les médecins pas toujours compréhensifs... Même pour faire du sport, c'est compliqué, il faut trouver celui qui convient, où on ne se sent pas ridicule ni essoufflé au moindre effort. du coup, c'est un cercle vicieux, la dessinatrice mange pour oublier et rajoute des kilos à son poids déjà excessif. C'est la spirale infernale.
J'ai emprunté cette BD humoristique au CDI du lycée où je travaille, son titre avait attiré mon attention. Les adjectifs ne manquent pas pour décrire cette BD : drôle, réaliste, ironique, émouvante, parodique... J'ai passé un très bon moment avec cette lecture destinée aux femmes où beaucoup se reconnaîtront car la chasse aux kilos en trop est quasi ancrée en nous. L'auteur aborde ce thème du surpoids avec beaucoup de réalisme et surtout d'humour, on sourit et on rit de bon coeur à de multiples reprises. Cette BD se lit rapidement, elle est actuelle et fait réfléchir notamment avec le "mot de la fin" qui veut nous faire comprendre que finalement, c'est bête de se pourrir la vie pour des régimes ou quelques kilos superflus. Cette BD a reçu en 2009 le Prix du Public au Festival d'Angoulême, selon moi c'est parfaitement mérité.
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Noctenbule
  01 août 2014
Notre vision du corps tient un rôle important que cela soit dans le regard que l'on porte soi-même ou que cela soit celui des autres. Et lorsque ce dernier n'est pas dans les normes, cela devient difficile. Gally partage avec nous son quotidien de femme grosse et ce n'est pas facile tous les jours.
Gally nous raconte sa vie de femme grosse. Elle commence l'histoire ainsi "Aujourd'hui, je pèse officiellement 40 kilos de trop par rapport à mon poids idéal...". le ton est donné. Son surpoids est présent tous le temps et dans les moments d'oubli, il y a toujours quelqu'un pour vous le rappeler que cela soit la famille, un inconnu ou un professionnel de la santé. Bien entendu, le jugement le plus dur est celui que l'on s'adresse. Pas besoin d'entendre les remarques d'autrui sur comment on devrait gérer notre vie. Qui ne sait pas qu'il ne faut pas tout manger n'importe quoi et n'importe quand? Mais savoir et faire sont deux choses bien difficile à appliquer surtout quand on a rajouté l'esprit et ces contradictions. Par chance, elle un réconfort, un homme qui l'aime comme elle est.
Une bande dessinée qui se lit bien avec un choix de couleur légèrement surprenant. En effet, le noir côtoie le rose, ouf c'est une bd pour fille. Il est intéressant de plonger dans la vision d'une femme ronde d'elle et de son quotidien. On peut se retrouver facilement dans cette femme qui se sent mal dans son corps. Il est bien aussi de voir aussi des images de femmes qui ont dépassé le 38 depuis très longtemps. Alors mesdames, mesdames un peu de gras dans vos lectures.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   03 septembre 2014
S'il y a bien une chose que j'arrive à alléger, c'est mon porte-monnaie... Chimie compliquée pour remède miracle... Antidépresseurs, anxiolitiques, sérénité et bonheur assurés. Brûle-graisses actifs qui agissent pile où on veut. Savoureux et consistants repas hypo-ceci, hyper-cela. Total de la facture: 96, 50 €... ça coûte cher l'espoir...
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prune42prune42   29 mars 2017
Quand je regarde tout ça avec du recul, j'ai l'impression d'un énorme gâchis.
Ce besoin viscéral de se remplir pour aller mieux le temps de mâcher et d'avaler...
Cette culpabilité omniprésente, cette obsession du poids et de ce qu'en pensent les autres...
Pourtant, au même titre que les rides ou les cicatrices, chaque bourrelet a une histoire.
Témoins tangibles de souffrances enfouies que je peux accuser de toutes les misères du monde.
C'est tellement plus simple d'avoir un coupable désigné.
Parce que, sous mon gras, il y a la peur.
La peur d'être jugée pour autre chose que mes faiblesses gastriques.
C'est une combinaison de camouflage qui bouffe du temps et pourrit mon existence.
Alors que faire ? S'accepter ? Faire un régime ? Voir un psy ? Peu importe le moyen finalement...
Mais le temps est trop précieux pour le passer à s'auto-détruire.
C'est maintenant qu'il faut vivre. Il n'y a pas de héros sans combat.
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HarioutzHarioutz   28 janvier 2019
Les autres, la plupart du temps, j'évite de les voir ... ou plutôt, j'évite qu'ils me voient. Je ne supporte pas leurs regards et ce qu'ils sous-entendent ... Je prends chaque coup d’œil ou chaque chuchotement comme une attaque personnelle.
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colimassoncolimasson   02 décembre 2012
Quand j’étais petite, maman souffrait d’obésité. Déjà dans son ventre les mauvaises habitudes avaient dû se transmettre. Petit à petit, le germe de la gourmandise s’est insinué en moi. Tout comme il a dû s’insinuer en elle par sa mère, qui devait trop aimer les pâtisseries au miel. Et ainsi de suite, en remontant le fil biologique… Pour arriver à elle qui boulottait sans doute des cuisses de mammouth en douce ! Donc… Si je mange ce 5e bout de fromage… On peut dire que je ne suis pas totalement responsable…
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colimassoncolimasson   06 décembre 2012
- Selon une récente étude, les fumeurs et les obèses coûteraient moins cher à la sécurité sociale.
- Ah ! Enfin une bonne nouvelle !
- L’auteur de l’étude, et économiste pour l’institut de la santé publique, a résumé ses recherches d’une phrase simple : « Si on vit plus longtemps on coûte plus cher au système de santé. »
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Videos de Gally (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Gally
Passage de Miss Gally sur Direct8 le mardi 22 aout
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