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EAN : 9782070293063
Éditeur : Gallimard (30/05/1975)

Note moyenne : 2.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
La narratrice, atteinte du mal de Pott, envoyée à Berck, a vécu en profondeur sa terrible maladie et l'a supportée avec une extraordinaire lucidité et une intense vitalité. Elle relate les étapes de sa souffrance et nous dévoile les drames des allongés, ses compagnons dont les existences mutilées restent malgré tout vivantes et enrichies par l'épreuve.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Verdines
  09 septembre 2018
La narratrice des Allongés est atteinte de la tuberculose osseuse et fait, comme beaucoup de malades à cette époque, un séjour à Berck pour guérir. Noter que le nom de la ville est « tabou », évoqué seulement à la page 96, au milieu du roman. Au passage, on reconnaît des endroits, comme le Casino, le Kursaal, qui existe toujours ; l'hôpital est désigné d'une métonymie et d'une périphrase en même temps : « la maison des Sables ». le récit oscille constamment entre le dit, car on parle tout de même beaucoup pour une action réduite, et le non-dit, car le nom de Berck n'est pas le seul à devoir être tu.
On peut facilement étendre la question à celle du non-lu, car les livres de Jeanne Galzy ne sont plus lus : je me suis quant à moi procuré d'occasion cette édition Gallimard de 1975, il y a plus de quarante ans. Pourtant, l'autrice a obtenu pour ce roman le prix Femina en 1923, elle a étudié à Normale Sup et a écrit toute sa vie, a même fait partie du jury du prix Femina. Je veux bien me risquer à quelques explications : elle a vécu l'essentiel de sa vie à Montpellier, éloignée des cercles littéraires parisiens ; elle était tout de même diminuée après sa tuberculose et n'a sans doute pas pu poursuivre la carrière dans l'enseignement qu'elle aurait eue autrement ; disons-le tout de go, c'était une femme. Possible. La suite, un peu longue, à l'adresse suivante.
Lien : https://thierrysidot.vivaldi..
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Marpesse
  22 septembre 2013
Deuxième livre de Jeanne Galzy que je lis, avec l'envie d'aimer ce que je vais y trouver.
Malheureusement, Les Allongés, je l'ai abandonné encore plus vite que L'initiatrice aux mains vides. Je n'ai pas réussi à m'y intéresser malgré la bonne volonté que j'y mets.
A Berk, la narratrice se retrouve dans une maison pour personne qui souffrent de diverses maladies. C'est à la fois un hôpital et un mouroir dont certains parviennent à sortir quand même.
La dimension autobiographique aurait dû rehausser le récit, mais très vite, on s'ennuie. Sujet en or, pourtant, avec des personnages qui auraient pu rendre l'histoire fulgurante. La monotonie n'a pas trouvé sa direction littéraire.
Je vais persister et tenter, dès que je pourrai, Jeunes filles en serre chaude.
Mais, pour le moment, malgré tout l'intérêt que peut susciter cette femme et auteur, je n'ai pas trouvé de quoi me réjouir dans ses écrits.
Lien : http://edencash.forumactif.o..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 janvier 2013
Le son d’un violon rallume en eux tout ce qu’ils avaient mis des mois et des mois à éteindre… Ô misère de nos faiblesses ! Que sommes-nous pour qu’une corde qui vibre détruise l’œuvre patiente et volontaire, et qu’un renoncement fléchisse parce qu’un orchestre répète, sur une plage, les mélodies voluptueuses et mélancoliques qu’on joue partout dans les villes d’eau ?
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rkhettaouirkhettaoui   13 janvier 2013
La souffrance est sans doute nécessaire au monde, mais quelle injustice dans le choix des élus !
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rkhettaouirkhettaoui   13 janvier 2013
Il oublie que je porte en moi sans doute tout un monde ignoré de joies ou de peines. Et il fait bien de l’oublier, car tout s’est éloigné de moi et, au moins pour cette minute, je ne suis qu’à lui, de toute ma compassion.
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VerdinesVerdines   09 septembre 2018
Une paix infinie émane de cette nuit voilée et un peu irréelle, et cette paix incite à ne pas désirer les prodiges, à cesser de vouloir l'acte individuel; elle incline à l'acceptation du grand anonymat des choses ; elle invite à cette passivité tranquille qui est celle de l'univers.
(p.60)
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VerdinesVerdines   09 septembre 2018
Je ne comprends pas pourquoi tant de vies inutiles durent à côté d'ardeurs d'âme si vite éteintes. Je ne comprends pas pourquoi. Je cherche des raisons devant ce cadavre mince, fluet, rajeuni jusqu'à l'enfance et blanc comme je n'ai jamais vu de visage de mort.
(p. 65)
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