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Anne-Marie Meunier (Traducteur)
EAN : 9782757815731
352 pages
Points (19/11/2009)
3.08/5   39 notes
Résumé :

Victor Silanpa tient la rubrique des faits divers d'un quotidien colombien, il est aussi détective privé et très amoureux de Mánica. Il enquête sur l'identification d'un cadavre horriblement empalé et crucifié, en compagnie d'un petit fonctionnaire doté d'un grand bon sens qui recherche son frère disparu. Couple don quichottesque, les deux hommes fréquentent une communauté naturiste et mettent à ... >Voir plus
Que lire après Perdre est une question de méthodeVoir plus
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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Victor Silanpa est à la fois journaliste et détective privé. Il enquête, pour son journal, sur l'identification d'un homme retrouvé empalé au bord d'un lac, et donne à l'occasion un coup de main à son ami le capitaine Moya de la police de Bogota.
Avant même que la victime soit identifiée, il apparait que les terrains sur lesquels elle a été retrouvée suscitent beaucoup de convoitises. Sentiment qui sera renforcé lorsque l'identité du défunt sera connue.
Silanpa est tellement investi dans son enquête qu'il néglige sa compagne Mónica, dont il est follement amoureux...

L'auteur signe là un roman noir, et une critique sociale, où s'affrontent les côtés obscurs de la société colombienne, en ayant l'intelligence de s'éloigner des poncifs connus que sont le trafic de drogue et les rébellions terroristes.
Une multitude d'acteurs se croisent, faibles et puissants, dominants et/ou dominés ; parfois on ne sait plus...
L'intrigue prend des chemins de traverse pour mieux nous égarer, entrecoupée par le récit du Capitaine Moya qui, tout au long du roman, résume sa vie pour lancer sa cure d'amaigrissement, avant de nous réserver une surprise finale...
Santiago Gamboa manie l'humour et les dialogues percutants, plus que l'action et les rebondissements, pour entretenir l'intérêt pour une histoire où l'on va de découverte en découverte, ou de supposition en supposition, et où les certitudes se font rares.
La découverte d'une Colombie méconnue...
Lien : http://michelgiraud.fr/2021/..
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« - Allô ? Silanpa tenait le récepteur entre le pouce et le petit doigt.
- Je sais que c'est dimanche, mais la chose est grave, admit la voix du capitaine Moya. Cinquante-cinq ans environ, empalé sur une croix sur les bords du lac Sisga, nu comme Mercure en goguette. Pas de papiers. Pas de trace de vêtements. Rien. »
D'un côté, donc, Victor Silanpa, journaliste à Bogota et accessoirement un peu détective. de l'autre le capitaine Aristophane Moya, hippopotamesque officier de police. le premier va enquêter, le second nous raconter sa vie d'ogre se découvrant une vocation pour une carrière de policier dans laquelle, si l'on en croit sa propension à embaucher Silanpa pour travailler à sa place, il excelle beaucoup moins que dans l'ingestion de babas au rhum géants.
À partir de là, Santiago Gamboa nous délivre un roman en forme de matriochkas dans lequel chaque suspect en révèle un autre tandis que Silanpa, assisté par Emir Estupiñan, employé de bureau à la recherche de son frère disparu, tente d'identifier à la fois la victime et le mobile du crime.
Sans surprise, Perdre est une question de méthode charrie son lot de trafiquants d'émeraudes, d'avocats véreux et de politiciens corrompus trempant tous dans le même bouillon de culture. Ce qui fait sa particularité et son charme se situe ailleurs, dans la manière dont Gamboa s'attarde sur les états d'âmes de ses personnages principaux ; l'introspection de Silanpa, loser même pas magnifique handicapé par de sévères crises d'hémorroïdes et incapable d'aimer comme il le voudrait les femmes de sa vie, la quête d'Estupiñan, la confession professionalo-alimentaire de Moya… tandis que s'agitent autour d'eux les guêpes dont le seul fait de pousser un peu leur enquête a fait exploser le nid et ouvre la voie à toutes les suspicions, à toutes les trahisons et à tous les quiproquos.
Alliant une forme de mélancolie à un humour qui va de la plus parfaite ironie aux limites du grand guignol, Perdre est une question de méthode est un polar étrange qui semble utiliser des ficelles a priori usées : on pense à la Moisson rouge de Hammet, si ce n'est que la manière dont les différents partis sont ici montés les uns contre les autres relève moins de la volonté de Silanpa que de coups qu'il lance à l'aveuglette. La méthode du titre est donc de tout mettre en oeuvre pour que rien ne fonctionne. Mais les chemins du hasard étant ce qu'ils sont, ils peuvent parfois mener accidentellement à une certaine forme de résolution. C'est la manière dont tout cela finit par s'emboîter et la pathétique humanité de ses personnages qui rendent la lecture du roman de Santiago Gamboa aussi plaisante.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Troisième rencontre avec Gamboa mais en demi tinte cette fois. le journaliste Victor Silanpa travaille dans un quotidien de Bogota. par ailleurs il est détective privé (version photographier des couples en flagrant "délit" ou du plus lourd). Dans ce roman, il s'intéresse à un cadavre retrouvé empalé et crucifié au bord d'un lac. Qui est-ce? Dans quelles conditions est-il mort? Qui l'a transporté là? Autant de questions qu'il tente de résoudre, aidé par un petit fonctionnaire à la recherche de son frère disparu. Ce couple improbable va sillonner Bogota d'aventures en aventures, sans guère le temps de souffler.
Le lecteur suit d'autres personnages, avocats, conseillers, promoteurs, découvre les dessous de pas mal de magouilles, et, pour ma part, s'y perd un peu. Pas vraiment de suspense, donc. Mais beaucoup d'allant. le policier en charge de l'enquête, lui, se contente de raconter sa vie, de façon plutôt amusante et intéressante d'ailleurs. Là j'ai retrouvé le Gamboa que je connais.
Un poil déçue donc, mais un auteur à connaître tout de même!
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Je continue ma découverte de l'écrivain colombien Santiago Gamboa avec ce titre que je qualifierais de "mineur" au regard du sombre mais beau "Retourner dans l'obscure vallée", ou de l'habile et protéiforme "Nécropolis 1209".
Nous sommes là, en effet, dans un registre léger, un peu loufoque, une enquête policière échevelée servant de prétexte à animer une galerie de personnages haut en couleur.

Cela commence pourtant de manière macabre, avec la découverte, au bord d'un lac de la région de Bogota, d'un cadavre empalé sur un pieu, à l'identité inconnue.

Contrairement à une police visiblement peu préoccupée de résoudre l'énigme, le journaliste Victor Silanpa, contacté par un commissaire de sa connaissance qui l'informe du scoop, s'investit dans l'affaire avec persévérance, pendant que ledit commissaire consacre ses journées à préparer son discours d'entrée au sein d'une association religieuse spécialisée dans la perte de poids…

Victor, tourmenté par de violentes crises hémorroïdaires et désespéré par une récente rupture sentimentale, nous guide, de bars de nuit en immeubles résidentiels, dans une capitale colombienne gangrénée par le crime et par une corruption dont l'emprise s'étend à tous les niveaux. Aidé par un témoin de l'enquête, brave garçon qui n'hésite pas à prendre tous les risques, et par un ancien collègue interné en asile psychiatrique suite à une dépression causée par l'état désastreux du monde, mais dont l'intuition est toujours aussi redoutable, il se retrouve mêlé à une lucrative histoire d'achat de terrain impliquant des pontes de la municipalité, des promoteurs véreux mais ayant pignon sur rue, et une obscure association de naturistes.

L'intrigue en devient quelque peu foutraque, on se perd parfois dans ses circonvolutions, mais l'enquête policière n'est ici qu'un prétexte, on comprend assez vite que le principal objectif de Santiago Gamboa est de s'amuser et de nous divertir, ce qu'il réussit plutôt bien, en grande partie grâce au ton dont il imprègne son récit, entre dérision et cocasserie, tout en y instillant une pointe de mélancolie qui nous attache à son sympathique personnage principal.


Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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Nous avons affaire à deux narrateurs. le premier est un narrateur omniscient. Il décrit l'enquête à laquelle se livre Silanpa, un journaliste qui arrondit ses fins de mois comme détective privé. Tous les deux ou trois chapitres environ, le narrateur omniscient laisse sa place à Aristophane Moya, le capitaine de la 40e brigade de police de Bogota, qui a une addiction à la nourriture et qui décrit cette addiction dans le cadre de la Dernière Cène, une association évangélique, une sorte de groupe de parole.

J'ai eu du mal avec les très nombreux personnages du livre. Il a même fallu que je prenne des notes pour arriver à dénouer les liens que l'auteur tisse entre eux. Et puis rapidement tout devient clair : entre les avocats véreux, les hommes d'affaires, les politiques corrompus, le journaliste désabusé qui mène l'enquête à la place du flic qui en profite pourtant pour tirer la couverture à lui, ce roman concentre tous les ingrédients nécessaires à la confection d'un bon polar. Malgré tout j'ai regretté que ma prise de notes rendue nécessaire par la multiplicité des personnages ne me dévoile très rapidement l'intrigue. Et c'est là que le bât blesse: le livre manque cruellement de suspense. de plus, l'alternance entre les deux narrateurs casse trop le rythme à mon goût. On arrive à se passionner un peu pour l'histoire qui est complexe, puis Aristophane arrive et il nous raconte sa vie...qui n'a en plus aucun intérêt dans l'histoire sauf évidemment à la fin. Donc pour ma part, je vois cette narration plus comme un prétexte pour justifier la fin qu'avec un réel intérêt.



Malgré tout il décrit particulièrement bien la corruption liée à l'immobilier (qui sévit aussi bien en Colombie qu'ailleurs dans le monde). Et je me suis surprise à avoir plusieurs fois le sourire aux lèvres car certaines scènes décrites sont particulièrement savoureuses.

Bilan

Un premier livre qui aurait pu être beaucoup plus intéressant que çà. Il souffre de quelques longueurs, alors que la fin elle même est précipitée. C'est dommage car il disposait malgré tout de bons atouts.


Lien : http://uneanneeetplusdelivre..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Il sortit de là tout triste, en maudissant la fichue faiblesse génétique de ses glandes lacrymales qui lui interdisait d'être à la hauteur de ce qu'il éprouvait.
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Il n'aimait pas aller au bistrot et pour ce qui est des femmes, il se contentait du minimum, juste ce qu'il faut pour ne pas faire mentir la rubrique "sexe masculin" de sa carte d'identité.
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N'aie pas peur. Tu es un homme cultivé, Victor. Tu sais que la vie commence derrière la vérité.
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La réalité lui devenait si exagérément hostile qu'il ne pouvait pas ne pas vouloir l’altérer.
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Videos de Santiago Gamboa (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Santiago Gamboa
29 mai 2019 Interviews de romanciers, d'éditeurs et de professeurs de creative writing traduite en français : http://www.artisansdelafiction.com/bl... L'auteur de romans noirs colombien Santiago Gomboa détaille sa manière de construire des romans noirs.
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