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EAN : 9791022606905
448 pages
Éditeur : Editions Métailié (24/08/2017)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Ils étaient venus en Europe pour échapper au chaos et pouvoir vivre et penser, mais le monde a tourné, les crises et le terrorisme ont changé les gens et les perspectives. Il y a Manuela qui fuit son enfance saccagée dans la poésie et les livres, Tertuliano, le fils du Pape, philosophe messianique, populiste et violent, créateur d’une théologie de l’harmonie des Maîtres Anciens, le prêtre Palacios à l’obscur passé paramilitaire qui aspire au pardon, le consul et Jua... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
viou1108
  24 août 2017
Rentrée littéraire 24 août 2017
Madrid-Bogota. Il est temps pour Juana et le Consul (déjà apparus dans un précédent roman de S. Gamboa), et pour Manuela, de retourner en Colombie. Les deux premiers, qui viennent de se retrouver après s'être perdus de vue pendant des années, croisent la route de Manuela, jeune poétesse venue étudier la philologie dans une université de Madrid. Si Manuela écrit des poèmes, c'est parce que c'est une question de survie. La poésie et la littérature l'ont sauvée d'une enfance violentée et d'une adolescence intoxiquée à toutes les substances illicites ayant cours à cette époque en Colombie. Un témoignage recueilli par le Consul auprès d'un prêtre colombien, ex-paramilitaire aujourd'hui emprisonné en Espagne, permet à Manuela de retrouver la trace de son bourreau. Avec l'aide du Consul, de Juana et de Tertuliano, prédicateur argentin illuminé et violent, qui se prétend le fils du pape François, elle va poursuivre sa vengeance jusqu'à Cali et Bogota.
De flash-backs en confessions, ce roman choral retrace le parcours chaotique de Manuela, qui cherche à se libérer de son passé. L'ombre d'un cinquième personnage plane sur cette quête, celle de Rimbaud, le génial poète, l'homme aux semelles de vent qui n'a jamais cessé de marcher et de voyager, à la recherche du succès, de la fortune, peut-être d'un foyer et de lui-même.
Quelques jours après les attentats de Barcelone et de Cambrils, il est troublant de constater à quel point ce roman s'ancre dans l'actualité. Sur fond de prise d'otages à l'ambassade d'Irlande à Madrid par un commando djihadiste, le thème du retour et de la quête d'une vie meilleure y est central. Si ces dernières décennies ont vu de nombreux Colombiens et d'autres Sud-Américains émigrer en Europe pour fuir la violence et la pauvreté, ils sont également nombreux aujourd'hui à constater que cette Europe part en vrille et que sa forteresse prend l'eau à coup de bombes et de crises économiques. Beaucoup décident donc de retourner vers le « nouveau » monde, dans une Colombie pacifiée, purgée de ses cartels et de ses révolutionnaires, dans laquelle le pardon fait désormais office de valeur-refuge.
Roman sombre et poétique, où violence et amour se frôlent, « Retourner dans l'obscure vallée » nous parle de recherche d'apaisement, de liberté et de beauté. Et nous dit que le seul endroit où les trouver est peut-être la littérature.
En partenariat avec les éditions Métailié.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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Patsales
  05 février 2020
En exergue du roman, il y a une phrase de William Blake : « L'homme devrait travailler et s'attrister, apprendre, oublier et retourner dans l'obscure vallée d'où il est venu pour reprendre sa tâche. »
Gamboa écrit le roman du desexil. le monde a été parcouru, les migrants ont gagné l'Europe, ils y ont travaillé, vécu, n'y ont pas trouvé le bonheur; alors pourquoi ne pas prendre le chemin du retour ?
Le retour est le grand thème de la littérature, Ulysse n'en finit pas de hanter la culture. Ulysse a mis tellement de temps pour revenir chez lui qu'il s'apparente au migrant honteux, non plus héros auréolé de gloire mais vieux soldat fatigué qui a plus perdu qu'il n'a gagné.
Mais pour revenir, encore faut-il savoir où se niche l'obscure vallée. On est du pays de son enfance, dit Gamboa, et le retour est possible quand des parents vous ouvrent les bras. Mais où aller quand l'enfance a été saccagée?
Car avant l'Odyssée, Homere a raconté l'Illiade. L'autre grand thème de la culture, c'est la violence, collective ou individuelle, et jamais proscrite. Ulysse n'en a jamais fini avec la guerre: contre les dieux, contre les prétendants de sa femme, il ne cesse de combattre et le retour n'est jamais synonyme de paix.
Les personnages de Gamboa errent à travers les pays et les continents. Leurs routes finissent par se rencontrer et ils se rejoignent pour un destin commun, dans un monde à feu et à sang où la Colombie a fugitivement semblé être un havre de paix. Mais la rencontre n'est pas seulement physique : les personnages revivent aussi les interrogations et les épreuves d'Arthur Rimbaud, l'enfant sans père, l'adolescent violé, le poète ignoré, le voyageur impénitent, l'homme des illuminations et d'une saison en enfer, le mourant mutilé.
Dans la Colombie où a été signée la paix entre FARC et gouvernement, faut-il pardonner ?
Que faire des salauds qui tuent doublement, armés d'un fusil et de leur sexe?
Et où revenir? Peut-être à Harar qu'Arthur voulut rejoindre jusqu'au dernier moment malgré sa fièvre et sa gangrène.
Arthur Rimbaud, premier migrant européen, pour qui le voyage fut non pas un hobby exotique mais l'expérience même du déclassement, la volonté sans cesse avortée de refaire sa vie, Arthur Rimbaud n'a pas rejoint Harar.
Les personnages de Gamboa, l'enfant, la poétesse, l'amoureuse et le journaliste (mais pas le mutilé) iront eux jusqu'en Éthiopie. Pour l'écrivain, le retour est une question littéraire. Une question littéraire doit avoir une réponse littéraire : peut-être que le seul endroit où l'on puisse vraiment retourner, c'est la littérature.
« Jusqu'à 19 ans, Rimbaud a écrit de la poésie ; ensuite, jusqu'à sa mort, il a vécu poétiquement, explique Gamboa dans une interview. En lui, je vois la beauté, l'Ulysse contemporain, l'archétype de cet homme qui ne croit plus au projet civilisateur de l'Occident et qui cherche un monde nouveau. Quand Rimbaud est parti, après la guerre de 1870 et la Commune de Paris, tout un continent était en crise, à la recherche d'un nouveau visage. Exactement comme aujourd'hui. Quand Pablo Neruda a reçu le prix Nobel, il a cité cet extraordinaire vers de Rimbaud : « … nous entrerons aux splendides villes ».
Et si nous ignorons où sont nos vallées obscures et nos splendides villes, nous pouvons toujours entrer dans ce roman furieux comme le monde, énigmatique comme le mythe, et apaisant comme la littérature.
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gonewiththegreen
  24 novembre 2019
Ils sont cinq , le consul, Manuela ,Juana, le prêtre Palacios et Tertuliano à avoir fui l'Amérique du Sud , principalement la Colombie. Cette Colombie en guerre , sans espoir de vie accomplie. ils ont choisi l'Europe , l'Allemagne ou l'Espagne mais aussi l'Inde pour le consul. L'herbe est toujours plus verte dans le pré d'à côté.
Aujourd'hui, la Colombie en a fini avec la guerre, quand l'Europe est en train d'en finir avec son modèle démocratique . L'heure du retour ?
L'histoire débute à Madrid par une prise d'otages à l'ambassade d'Irlande par un groupe islamique. le Consul qui vient d'arriver de Rome à la demande de Juana est en train d'écrire une biographie sur Rimbaud.
Quel livre ! Il y a tellement de choses à dire.
Tout d'abord, il y a un fil rouge, la vie d'Arthur Rimbaud, qui extirpée du livre ferait une biographie conséquente. Le poète français a comme nos héros longtemps cherché une terre d'accueil pouvant le combler. Comme nos héros, il a une vie foisonnante , "borderline " pourrait on dire.
Au delà des histoires personnelles des différents protagonistes, toutes aussi bluffantes les une s que les autres permettant de dresser une portrait dur de la société colombienne mais aussi européenne , il y a dans ce livre le désir omniprésent du retour aux sources. Cet appel du lieu de l'enfance qui en fait un lieu unique et addictif. le questionnement des personnages du livre , leur foi en la vie et leur conviction à atteindre leur but, comme Rimbaud , éclabousse de classe ce grand livre.
Une fabuleuse découverte, posant clairement, entre autre, l'avenir de l'Europe et la fin de sa main mise sur le monde en terme d'idées politiques et de démocraties.Pour l'économie , on le savait depuis longtemps !
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Stelphique
  25 août 2017
Ce que j'ai ressenti:…Marcher dans l'ombre de Rimbaud
« Je suis quelqu'un dont personne ne s'attend à ce qu'il existe ».
Poète de génie et vagabond dans l'âme, suivre les traces de Rimbaud, c'est un peu comprendre ses textes, la puissance de ses mots, le vertige de ses frasques…En toile de fond, sa vie et son oeuvre, comme inspiration et une jolie invitation au voyage…On parcourt dans ses lignes les routes européennes, on s'éloigne en Afrique, on se retrouve en Colombie…Santiago Gamboa nous éclaire les chemins sombres de la haine, en tournoyant dans les recoins obscurs des intérieurs humains ravagés, mais qui nous fait la grâce d'y mettre toute une poésie lumineuse, grâce à une plume d'une sensibilité étonnante…Un grand moment de lecture, tout en multiples références littéraires, hommage aux poètes français et respect envers les plus grands textes…
Quand l'ouragan de la réalité rencontre des âmes fracassées et nous font Retourner dans l'obscure vallée: la Poésie, comme catalyseur à la violence, le dernier rempart face au souffle venteux du fanatisme, ultime bouclier contre l'obscurantisme…Pour ceux qui sont sensible à son chant, cette invitation est un flux de remous contraire d'émotions fortes qui sublime tout en beauté, mais malmène ses plus grands adeptes de cette forme de création…On sent que c'est un art qui se mérite, qui prend au coeur, qui, presque, déchire les âmes qu'Elle emprisonne dans des tourments intenses…Santiago Gamboa a saisi toute la fureur qui anime ces artistes, toute cette vibration au son des mots et, bien souvent, le fatal tourbillon qui en résulte…
"Il y a dans la poésie un besoin d'absolu , un appel mystique qui donne à la réalité un certain éclat symbolique, car Rimbaud voulait passionnément croire en quelque chose. Son unique foi était la poésie, donc devait se dilater et donner toutes les réponses. Il avait déjà perçu qu'elle lui permettait une curieuse alchimie: transformer les souffrances et la pourriture de la vie en un métal précieux."
J'ai été sacrement bouleversée par deux des personnages dans ce roman. Manuela, et sa façon de vivre la poésie et Tertuliano, et sa façon de voir le monde. Leur parcours est tellement jonché de violences, qu'il nous faut apprivoiser cette haine qui entoure leurs esprits, essayer de comprendre leurs souffrances, se confronter à leurs cheminements intérieurs…Et de ce fait, le lecteur devient plus actif car, poussé vers une réflexion plus profonde, il y a comme un devoir de mémoire devant ce passé hanté par le terrorisme et les guerres. Ce sont des passages très difficiles, mais heureusement, que ces blessures vont guérir avec le temps et qu'elles ont connues Les Illuminations des poètes: pour ne plus jamais tomber dans les pièges de l'intolérance et que la puissance de leur génie créatif traverse les siècles pour ne jamais oublier cet élan d'espoir qu'ils sont allé chercher aux fins fonds d'eux mêmes, après Une saison en enfer
« L'oubli est aussi nécessaire que l'espoir, mec, seul celui qui oublie peut croire en quelque chose et aller de l'avant. »
C'est une lecture toute en intensité, cet écrivain a le talent fou de nous envoyer un vent d'émotions fortes, tout en intelligence…Tout ce que j'adore et ce que je recherche en fait, et ici, on est servi quant à ces attentes…Ce livre, c'est redécouvrir Rimbaud,( et d'ailleurs, relire sa poésie, pendant cette lecture, est un plaisir immense,) mais ce livre c'est aussi une incroyable aventure humaine qui mène un quatuor de personnages vers un rêve, un désir fou de voyage, un port d'espoir…L'ombre d'une liberté sans limites…
"Si au bout du chemin il n'y a rien, qu'est-ce qui peut éclairer le coeur d'un homme?"
Un coup de coeur littéraire d'une rare intensité, et un auteur que je m'empresse de noter dans mes futures découvertes tellement l'énergie et l'intensité de ses écrits m'ont captivée…

Ma note Plaisir de Lecture 10/10

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belette2911
  12 mai 2019
Après ma déception littéraire de "Ayacucho", j'ai continué mon incursion dans les auteurs sud-américains car je ne suis pas rancunière et ce roman avait été stabiloté sur ma liste de ceux que je voulais découvrir.
Un peu d'appréhension tout de même, chat échaudé craignant l'eau froide.
Appréhensions vite balayées car j'ai pris du plaisir avec ce roman, même avec les passages parlant de Rimbaud, alors que je ne suis pas très poétesse.
L'auteur avait un art de présenter ses différents personnages que durant la moitié du roman, j'ai lu avec avidité leurs parcours respectifs, tous les 3 différents dont on pense que jamais ils ne se rencontreront.
Enfin, 4 parcours si on ajoute Rimbaud qui se trouve toujours en toile de fond et à ce sujet, j'ai appris pas mal de choses sur son parcours, sa vie, son oeuvre. On était à la limite de l'autobiographie et sur la fin, j'ai atteint ma limite avec Arthur.
Gamboa a ancré son roman dans la réalité de notre époque, celle des prises d'otage, des groupes islamistes, des égorgements pratiqués par ces tristes sires, celles des migrants, des crises politiques, des inégalités qui se creusent.
Le récit polyphonique (ou choral) nous offre une vision du Monde plus large, selon les points de vue des personnages et chacun ayant des choses à nous apprendre, nous raconter, le temps s'écoule à une vitesse folle et le rythme de lecture est élevé.
Faisant le grand écart entre l'Espagne et la Colombie, la moitié du récit est intéressant, intriguant puisque l'on aimerait savoir si ces trois personnages aux antipodes l'une de l'autre vont un jour voir leurs routes se croiser car entre le Consul, Manuela et Tertuliano, il n'y a quasi rien en commun, si ce n'est la Colombie.
♫ Ils voulaient revoir la Colombie ♪ cette terre de violence, de guérilleros, d'attentat, de meurtres, de cartels, d'assassinats, d'exécutions… Bref, pas le genre d'endroit pour aller au Club Med.
Comme je le disais, durant la première partie, l'ivresse littéraire était à son comble, mes yeux n'en pouvaient plus de découvrir la plume de l'auteur, les sujets abordés, les vies de ses personnages (surtout celle de Manuela, ma chouchoute) et puis, un peu après la moitié du récit, lorsque le Consul sort de l'hosto après son « accrochage », j'ai décroché lentement mais sûrement.
Ça a commencé par mon esprit qui se distrayait pour la moindre mouche qui passait, par le moineau sur la branche, par mon PC installé non loin et les conneries que le Net peut offrir quand ça ne "passe" plus en lecture…
Je me trouvais comme lorsque, étudiante, j'en avais marre de réviser et que je n'arriverais plus à engloutir la matière.
Puis les symptômes se sont aggravés : plus moyen de rentrer dans le récit, impossible de suivre les péripéties de Rimbaud ou du Consul ainsi que des autres protagonistes, saut de paragraphes, saut de pages.
Juste une envie, arriver à la fin en évitant l'overdose ou l'indigestion afin de ne pas gâcher le plaisir que j'avais ressenti lors de cette première moitié du récit.
Malgré tout le talent de l'auteur, à un moment donné, c'était devenu trop long. Cent pages de moins et le roman décrochait la palme d'or, mais c'est 100 pages en trop qui le coule totalement.

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critiques presse (2)
LePoint   13 octobre 2017
Santiago Gamboa, l'auteur de "Perdre est une question de méthode", explore la tentation du retour au pays pour les exilés colombiens.
Lire la critique sur le site : LePoint
LeMonde   21 septembre 2017
Santiago Gamboa a longtemps vécu à l’étranger. Avec « Retourner dans l’obscure vallée », l’écrivain colombien signe aujourd’hui un roman du « désexil ».
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   24 août 2017
Il y a dans la poésie un besoin d'absolu , un appel mystique qui donne à la réalité un certain éclat symbolique, car Rimbaud voulait passionnément croire en quelque chose. Son unique foi était la poésie, donc devait se dilater et donner toutes les réponses. Il avait déjà perçu qu'elle lui permettait une curieuse alchimie: transformer les souffrances et la pourriture de la vie en un métal précieux.
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Rob7Rob7   11 septembre 2019
L'art, comme la philosophie, domaines voisins et intimement liés, n'existe qu'en tant que contemplation désintéressée des choses, et la faculté de les présenter comme telles aux autres constitue l'essence du génie (pages 178-179)
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StelphiqueStelphique   24 août 2017
L’oubli est aussi nécessaire que l’espoir, mec, seul celui qui oublie peut croire en quelque chose et aller de l’avant.
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gonewiththegreengonewiththegreen   21 novembre 2019
Cette liaison fut tellement embarrassante pour certains critiques que , par admiration pour Rimbaud et Verlaine , ils choisirent de la passer sous silence. Comme si accepter leur homosexualité nuisait à leur génie.
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UnDernierLivreUnDernierLivre   16 octobre 2017
(…) il y a certaines douleurs, mec, qui ne peuvent être soulagés que par la violence, ce que la réalité d’aujourd’hui interdit. Parce que l’histoire, les idées et les collectifs humains ont tout embrouillés. (…) Ils ont la force de la faim, de l’humiliation et de la douleur. Qu’est-ce que tu fais contre ça ? Tu les affrontes ? Et comment ? Tu fais venir un prof de la Sorbonne pour qu’il leur explique ? Qui va l’écouter ? Malgré tout, nous devons comprendre que le sentiment de culpabilité historique ne sert à rien, mec. Tu ne peux pas dire qu’ils ont le droit de vomir l’Europe parce que l’Europe a coloniser leur pays. (…) La vie des pays est comme la vie des hommes. Je ne vais pas cogner ma mère sous prétexte qu’elle m’a frappé quand j’étais petit. Il y a des époques qu’il faut refermer, ranger dans une petite boite. Tu te souviens de ce qui s’est passé, mais tu vas de l’avant, non ? (…) Le monde ne peut ni ne doit continuer avec ce mélange explosif.
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Videos de Santiago Gamboa (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Santiago Gamboa
Pour le 5e et avant dernier épisode de Cercle Polar spécial été, Christine Ferniot et Michel Abescat vous propose "Des hommes en noir" de Santiago Gamboa.
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