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EAN : 9782757815014
64 pages
Points (27/08/2009)
3.6/5   15 notes
Résumé :
Face à l'oppression et à la discrimination que subit son peuple, Gandhi revendique l'action non violente. C'est cette idée qui est au coeur du discours qu'il tient devant ses juges lors de son procès, le 19 mars 1922. Héros du nationalisme indien, il devient un modèle politique et moral tant en Inde qu'en Occident. Nombreux sont ceux qui, à sa suite, s'inscriront dans cette revendication de la non-violence. C'est le cas du Dalaï Lama, lors de son discours de récepti... >Voir plus
Que lire après ''Le mal ne se maintient que par la violence'' - ''La vérité est la seule arme dont nous disposons''Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Très bon petit livre, bien que certaines parties des discours soient purement utopiques et dénuées de bon sens à mon avis. Notamment un passage du discours du Dalaï-Lama, quand il parle avec conviction que le bien triomphe toujours. Voici le passage en question : "Ce que nous enseigne ces changements positifs*, c'est que la raison, le courage, la détermination et le désir inextinguible de liberté peuvent triompher. Dans le combat qui oppose les forces de guerre, de violence, d'oppression, aux forces de paix, de raison, de liberté, la victoire revient aux derniers."

C'est beau, mais à mon sens c'est plutôt faux. D'ailleurs il n'y a pas eu beaucoup de changement au Tibet depuis ce Prix Nobel, et je crains qu'il n'en ai jamais... Surtout que les chinois immigrent de plus en plus au Tibet, ce qui détruit la culture et la nation tibétaine à petit feu. (Ca aussi Le Dalaï-Lama en parle dans ce discours.)

Enfin quel que soit nos opinions sur la question, ces deux discours restent agréables à lire. Surtout que la question du Tibet, contrairement à l'Inde, est toujours d'actualité.


* Il parle d'une manifestation non-violente des étudiants chinois pour la démocratie, évidemment réprimée dans le sang. Ou encore de la chute du mur de Berlin.
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Gandhi et Le Dalaï Lama revendiquent tous deux la non-violence en réponse à l'oppression. Mais si le premier situe son argumentation d'un point de vue moral, le second prône, lui, une forme de sagesse nécessaire.
(...)
Deux documents historiques pour alimenter le débat.

Article complet en suivant le lien.
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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Très instructif et régénérant mais bien trop court, voilà pourquoi je n'ai mis que 4/5 ; l'idée de la collection des 'discours Points' est intéressante, et (ici du moins) doublement enrichissante car bilingue. Mais j'aurais aimé plus de documentation, de contextualisation autour, et/ou l'ajout d'autres textes. Ces deux discours-là sont très forts en eux-mêmes, bien sûr, clairs, didactiques (et d'une force positive qui est à elle seule une leçon), mais ça sent un peu le produit d'appel ; il aurait fallu davantage de matière.
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Deux discours, le premier du Mahatma Gandhi, du 23 mars 1922 et l'autre, du Dalaï Lama, le 10 décembre 1989. Je les ai lus en anglais, mais avec le texte français en regard, ce qui m'a permis de combler quelques petites incertitudes dues à ma faible maîtrise de cette langue.

Cf. note de lecture en anglais sur mon blog :
Lien : http://aufildesimages.canalb..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Le fait d'avoir à cohabiter sur cette petite planète qu'est la Terre nous impose d'apprendre à y vivre en paix tous ensemble, en harmonie avec la nature, et il ne s'agit pas d'un rêve mais d'une nécessité.

Dalaï Lama, discours de réception du Prix Nobel de la Paix, 1989
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La non-coopération violente ne fait qu’accentuer le mal et que, étant donné que le mal ne se maintient que par la violence, le refus de soutenir le mal exige de s’abstenir de toute violence.
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Lorsque je rencontre des gens venant de différentes parties du monde, je constate immanquablement que nous sommes, au fond, tous semblables : nous sommes tous des êtres humains. Nous pouvons être vêtus différemment, avoir une couleur de peau différente, parler des langues différentes. Voilà pour les apparences. Mais fondamentalement, nous sommes tous les mêmes êtres humains. C’est cela qui nous lie les uns aux autres, qui nous permet de nous comprendre, de devenir des amis, de nous sentir proches les uns des autres. Dalaï Lama
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L’affection ne saurait être fabriquée ou régulée par la loi. Si l’on n’a pas d’affection pour une personne ou pour un système, on doit être libre d’exprimer pleinement sa désaffection, tant que l’on n’a pas l’intention de recourir, de promouvoir ou d’inciter à la violence.
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Je fais tout mon possible pour montrer à mes Compatriotes que la non-coopération violente ne fait qu'accentuer le mal et que, étant donné que le mal ne se maintient que par la violence, le refus de soutenir le mal exige de s'abstenir de toute violence.
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Video de Mahatma Gandhi (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mahatma Gandhi
Gandhi ou la quête de la vérité (1973 / Les samedis de France Culture). Diffusion sur France Culture le 30 juin 1973. Par Nadine Lefebure. Réalisation : Georges Peyrou. Photographie : Mohandas Karamchand Gandhi à Londres, en septembre 1931. Avec Olivier Clément, Roger Maria, Lanza del Vasto, Max Olivier-Lacamp et Olivier Lacombe. Extraits lus de “Autobiographie ou mes expériences de vérité” de Gandhi, ainsi que des textes de Tolstoï et Romain Rolland. En 1973, dans le cadre des "Samedis de France Culture", Nadine Lefébure avait consacré une longue émission à Gandhi, 25 ans après son assassinat à New Delhi. Il y est question de son nationalisme, de sa non-violence, ou plutôt "non-nuisance", de la lutte des Indiens contre le nationalisme britannique et le poids de cet Empire britannique, maître des mers. Une puissance spirituelle qui le dépassait lui-même, et pourtant une très grande humilité. Sa pensée : un humanisme ouvert. Son combat : un échec partiel, puisqu'il aboutit à la partition de l'Inde. Une émission consacrée à Gandhi, ce symbole de la non-violence. Dès l'enfance, la quête de vérité. On ne peut comprendre Gandhi et son destin sans connaître les dominantes de son enfance - il insiste d'ailleurs lui-même sur cette période dans son "Autobiographie". Ce qui est surtout frappant dans le récit de cette enfance, c'est de constater que dès son plus jeune âge, c'est la recherche de la vérité qui anime Gandhi. L'Angleterre et l'Afrique du Sud : un militant en devenir. Gandhi décide à 19 ans de partir en Angleterre, contre l'avis du chef de sa caste, qui le condamne alors à être traité en paria jusqu'à la fin de ses jours. Il voulait finir ses études de droit, certes, mais surtout aller au centre de cet Empire prestigieux, découvrir quel était le secret de cette puissance. Il s'y rend compte que le dominateur n'est pas si terrible que ça : l'Anglais est un personnage plutôt sympathique, qui a ses timidités et ses craintes. Gandhi, qui ne s'intéresse pour l'instant pas du tout à la religion, s'imprègne alors du sens anglais de la loi, du rationalisme, et du thème de l'innocent injustement condamné - des figures comme celles de Socrate ou de Jésus étant centrales au sein de la culture occidentale européenne. Après l'Angleterre, Gandhi se rend en Afrique du Sud. C'est là qu'il devient véritablement un militant, lui qui s'engage pour sensibiliser les gens sur la situation des Indiens au Natal. Il s'embarque dans une véritable aventure politique, qui sera son école de préparation à la lutte mondiale qu'il mènera ensuite dans son propre pays. Marqué par le profond respect qu'il a des Anglais et de leur Empire, le nationalisme que développe Gandhi à cette époque n'est pas encore revendicatif de l'indépendance : il réclame seulement le respect de la dignité, des droits et des coutumes d'une population par un maître reconnu comme tel. Lutte pour l'indépendance de l'Inde. Gandhi poursuit sa propagande de militant en faveur des Indiens. Il se rend à Londres, et rencontre des anarchistes indiens notoires, dont la violence et le courage l'émerveillent et l'épouvantent tout à la fois. C'est à cette époque qu'il en vient à l'indépendance, notamment économique. Le grand tournant se situe en juillet 1914. Embarqué pour les Indes via Londres, Gandhi est accueilli dans son pays comme un héros national. Il appelle alors à la grève générale : on compte 125 000 grévistes à Bombay en 1919, et 200 grèves dans toute l'Inde en 1920. Les choses s'accélèrent : en octobre 1920 est adopté le principe de l'indépendance, ou self-government dans le cadre de l'Empire, ainsi que le principe de non-coopération. En janvier 1930, le rapport proclamant l'indépendance de l'Inde est présenté par Jawaharlal Nehru, président de la commission des résolutions. En mars de cette même année a lieu la fameuse marche contre la taxe de sel, qui a entraîné une prise de conscience prodigieuse et massive de la part des Indiens, puisque c'est un sujet qui les touche tous. La désobéissance civile prend fin en mars 1931, avec la signature du "Gandhi-Irwin Pact" à la suite de négociations avec le Parti travailliste anglais au pouvoir depuis 2 ans, et qui sympathisait avec la cause indienne. Pourtant, la partition de l'Inde après la Seconde guerre mondiale laisse à l'œuvre de Gandhi, qui sera assassiné le 30 janvier 1948, un goût d'inachevé. Mais Gandhi n'est pas mort désespéré, et n'a pas désespéré de sa mission. Il demeure un symbole, une réponse exceptionnelle à une structure nouvelle dans l'histoire de la violence.
Source : France Culture
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