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ISBN : 2848781882
Éditeur : In Octavo (01/02/2013)

Note moyenne : 3/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Un homme émerge d’un cauchemar, les mains tachées de sang. Une femme aux allures d’ogresse enferme chaque nuit dans sa chambre son fils somnambule. Une ex-danseuse classique reconvertie dans le strip-tease disparaît mystérieusement. Un flic au bord de la dépression est englouti par son passé…
À Clermont, il est des âmes plus noires encore que les murs des façades.
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
philteys
  19 juin 2013
Grâce à Masse Critique, j'ai eu la chance de recevoir le roman policier « Narcoses » de Nathalie Garance paru aux éditions In Octavo, petite maison d'édition basée à La Celle-St Cloud.
Le livre s'ouvre sur le séjour en Espagne de Jules Elée, commissaire de métier, parce qu'il a besoin de vacances après une sombre histoire dont nous découvrirons les péripéties au cours des pages puis, rapidement, nous emmène à Clermont-Ferrand. le récit est linéaire et les lieux peu décrits –l'aventure aurait tout aussi bien pu se passer dans une autre capitale régionale – ce que je regrette d'ailleurs car, connaissant un peu la ville, j'espérais retrouver un peu de son atmosphère.
Le style est fluide, imagé, mêlant vocabulaire et réflexions philosophiques et un langage parfois trivial à l'image de certains personnages. Ainsi, nous, lecteurs, « collons » bien à leurs réflexions et à leurs états d'âme. Ce roman n'est pas un thriller au sens propre mais un récit d'atmosphère où la psychologie de chacun des personnages est approfondie et passionnante.
Jules Elée, commissaire marginal, amateur de philosophes grecs et de bon café, possède, comme tout bon enquêteur qui se respecte, une fêlure qui porte le nom de Marcelle. Lors d'une aventure précédente, nous apprenons que Jules a tué le frère de la belle qui, complice des méfaits, s'est finalement retrouvée derrière les barreaux. Au cours de sa détention, elle envoie des lettres à notre commissaire qu'il s'oblige à ne plus ouvrir. Difficile d'être épris d'une femme qui en veut à votre vie. Jules est dépressif, comme absent à la vie. Cet état de « narcose » vaut à l'enquête de se dérouler lentement à un rythme que n'aurait pas renié Simenon. Reste à savoir dès le début du livre si Jules aura les ressources professionnelles nécessaires pour mener à bien son enquête, d'autant qu'il subit la pression de sa hiérarchie qu'il estime assez peu.
Les personnages secondaires sont également assez attachants : Baptiste, somnambule, lui aussi en état de « narcose » qui, comme le dit la quatrième de couverture, « émerge d'un cauchemar, les mains tachées de sang » ; Maheut, inspecteur très sensible, dont les sentiments à l'égard de Jules sont très ambigus mais qui s'attache à maintenir le commissaire « hors de l'eau » ; Oxymore, tenancier de bar, personnage dont on sent la complexité dès les premières lignes ; Sacha, enfin, ex-danseuse classique, convertie au strip-tease et à la prostitution, qui, en une seule scène, nous montre combien elle est attachée à Jules… Chacun d'eux est complexe et ne se laisse cerner qu'au fil de la lecture, parfois même qu'à la toute fin du livre.
Bref, « Narcoses » possède entre ses lignes beaucoup d'atouts si vous ne cherchez pas à tout prix la description minutieuse de meurtres sadiques perpétrés par LE tueur en série du moment. Par contre, si vous préférez vous attacher aux pas d'un commissaire en difficulté confronté à ses démons personnels et professionnels, sacrifiant son âme à son enquête, vous sonnez à la bonne page et passerez un bon moment.

Lien : http://nathalie.garance.over..
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Val78
  02 mars 2013
J'ai acheté ce livre au hasard d'une seance de signatures dans la librairie de mon village. Ce fut une heureuse rencontre. J'ai dévoré ce polar. le personnage principal est un flic blessé psychologiquement par des amours compliquées pas encore passées, oui, comme Adamsberg ou Wallander, mais pas totalement. Celui-ci passe ses nuits à lire les philosophes grecs et frequente un patron de bar qu'il surnomme Oxymore qui n'en est pas à une contradiction près. S'ajoute un somnambule couvé par sa mère qui confond le rêve et la réalité et porte un costume des années 70. Bref, des hommes avec des fêlures dans lesquelles vas'engoufrer l'action.
Les personnages sont un peu minces au niveau psychologique et parfois caricaturaux comme la strip-teaseuse, l'histoire laisse des zones d'ombres qu'on aimerait éclairer, mais l'intrigue est prenante et le côté philosophe du commissaire est original. J'ai franchement bien aimé ce livre et j'aimerais lire les autres de cette auteure.
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Noctenbule
  05 juillet 2013
Grâce à Masse Critique de Babelio j'ai reçu ce livre dans ma boîte aux lettres. Presque aussitôt reçu, aussitôt ouvert pour débuter la lecture. Je dis presque car j'ai beaucoup eu de difficulté à rentrer dans l'histoire. Pour la peine, je l'ai de côté et lu deux autres livres. Mais bon, il ne faut pas laisser les livres débutés en attente. On ne sait jamais.
En effet, le résumé de quatrième de couverture reste sommaire sur l'histoire, les personnages. le personnage principal est Jules Elée, un commissaire de police marginal, renfermé, autoritaire. Il est tombé amoureux d'une femme Marcelle dont il a tué son frère quelques temps après l'avoir rencontré. A partir de ce moment, la rancune est dure et elle n'a plus qu'une seule obsession, le tuer. D'ailleurs, elle réussit presque si ces collègues n'étaient pas arrivé à temps pour lui sauver la vie. Voilà en bref l'histoire. Se greffe dessus une enquête policière, des personnages plus spéciaux les uns, les autres et une machine à café. Elle se trouve cité dans chaque scène au commissariat. L'objet de relationnel entre tous.
Mais, il m'a fallu plus de 70 pages avant de rentrer dans l'histoire, de passer au dessus de certaines expressions ou formulation un peu prétentieuses comme "C'est ainsi que le vieux concept d'eumétrie, la bonne mesure, la bonne distance chère aux philosophes cyrénaïques l'avait trouvé, au fond de son lit. Les Grecs le rassuraient" ou "grossièreté tautologique" ou "un absurde braillement d'aphasique". Je passe l'histoire des surnoms comme Oxymore. Bon d'accord, l'auteure est professeur de philosophie. J'ai compris, mais trop c'est trop. Pas besoin de m'étaler la culture ainsi. Si je veux connaître les philosophes grecs j'irais chercher un livre à la médiathèque.
Malgré une certaine fluidité dans l'écriture, je n'ai pas été séduite par le livre qui manque d'un je-sais-quoi pour être génial. Et pas besoin de me faire la classe non plus. Une certitude en découle, je ne lirais pas les autres livres de l'auteure. Mais je vais prêter le livre à mon père, passionné de lecture pour avoir son avis. Peut-être aura t'il un avis différent qui modifiera le mien.
Lien : http://22h05ruedesdames.word..
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Zinaida
  22 août 2013
Grâce à Masse Critique de Babelio j'ai reçu ce livre de Nathalie Garance. Dans mon accueil, on m'annonce que je suis en retard de 46 jours sur la publication de ma critique ... En effet, cela fait un peu plus de deux mois que je tente de terminer ce roman, et ce, sans succès. Je trouve le style de l'auteur très déplaisant à lire, je ne suis pas allée au-delà de la page 50. Je retenterai de le lire, et si j'y parviens, compléterais cette "critique".
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Pascal22
  16 mars 2013
J'ai lu Folles coches, de Nathalie Garance il y a peu de temps, et je retrouve avec un égal plaisir le commissaire Elée, personnage ambigu et trouble, dans ce roman, Narcoses, qui fait la part belle au cauchemar.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
Pascal22Pascal22   16 mars 2013
Seuls ses yeux s'abaissaient, en un réflexe ancien, pour atténuer l'impact de la flamme sur sa rétine. Il ne voulait garder d'elle que l'arabesque élégante de ses signes dansant sous le souffle ardent du feu qui consumait ses lettres.
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NoctenbuleNoctenbule   05 juillet 2013
Rien de mieux qu'un chat pour vous accompagner dans la solitude. Ses pattes sont conçues pour amortir le moindre bruit, ses déplacements, passé l'âge facétieux de l'extrême jeunesse, sont aussi discrets que l'ombre qui suit votre corps.
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NoctenbuleNoctenbule   05 juillet 2013
Il ne voulait garder d'elle que l'arabesque élégante de ses signes dansant sous le souffle ardent du feu qui consumait ses lettres. Cette image le rassurait, il pouvait à nouveau ouvrir les yeux, marcher, parler et faire son métier.
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NoctenbuleNoctenbule   05 juillet 2013
C'est ainsi que le vieux concept d'eumétrie, la bonne mesure, la bonne distance chère aux philosophes cyrénaïques l'avait trouvé, au fond de son lit.
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