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ISBN : 2330111665
Éditeur : Actes Sud (22/08/2018)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Fin des années 1930. Lorna del Rio quitte précipitamment les beaux quartiers d'Hollywood avec la petite Jessie et fonce vers le Grand Nord-Ouest du Yukon et de l’Alaska, sur les routes, par mer et jusque sur les anciennes pistes indiennes. Son périple croise les légendes de l’épopée de l'or et des trappeurs d'antan, avec pour seul guide une mystérieuse carte folle et ses munitions de première nécessité : son étole de vi­son, sa trousse à maquillage, son colt, une fo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Fandol
  12 mai 2019
Il n'est jamais trop tard pour découvrir une romancière confirmée comme Anne-Marie Garat, lauréate du Prix Femina et du Renaudot des Lycéens en 1992 avec Aden. Depuis cinq ans, elle fait partie du jury du Prix Femina.
Aux Correspondances de Manosque 2018, il a fallu que je l'écoute parler de son dernier roman, le Grand Nord-Ouest, pour avoir envie de la lire, envie confirmée après son passage à La Grande Librairie.
Alors, je me suis lancé dans cette aventure un peu folle, aux confins du Canada, tout près de l'Alaska, vers le Yukon et le style d'Anne-Marie Garat m'a surpris, parfois emballant, parfois lassant à cause d'une débauche de détails et de descriptions semblant rajoutées à loisir.
À Anchorage, Jessie raconte ce qu'elle a vécu à Bud Cooper qui retranscrit tout cela. Jessie veut qu'on l'appelle Niyah et parle de sa mère qui dit se nommer Lorna del Rio et qu'elle campe ainsi : « Avec son génie du business et sa plastique, elle s'y entendait pour ferrer le poisson, vu qu'elle a une calculatrice atomique en place du cerveau et la moralité extensible plus qu'un chewing-gum. » Rapidement, Jessie parle de Kaska, indienne rabougrie si importante dans son aventure peu ordinaire à Kloo Lake et plus loin vers le nord encore…
Jessie raconte tout cela un soir d'avril 1954, remontant quinze ans plus tôt alors qu'elle avait six ans. Quittant subitement une vie dorée dans le monde du cinéma après la mort subite de son père, elle constate que sa mère change sans cesse de patronyme, invente beaucoup mais se sort toujours d'affaire, pour retrouver un passé bien mystérieux.
La carte insérée au début du roman permet de suivre leur équipée mais ce sont surtout les mots, les longues phrases de l'autrice qui m'ont plongé dans cet univers où le froid peut être extrême mais où les humains avaient appris à vivre en parfaite harmonie avec la nature.
Eux qui n'apprécient pas être appelés Indiens mais voudraient que les noms de leurs tribus, de leurs groupes soient utilisés, subissent l'invasion des Blancs, des Yankees et autres chercheurs d'or – le fameux Klondike est par là – et sont pervertis par l'alcool et une modernisation mortifère.
Anne-Marie Garat montre bien tout ce qui a changé dans la vie de ces gens, les bouleversements apportés, les villes champignons abandonnées ensuite et les dégâts humains irréparables. En 1942 l'armée US a percé une route, travaux effectués par dix mille soldats et sept mille civils, unique voie d'accès à l'Alaska. Résultat : pollution et destruction de l'environnement.
« La Terre n'appartient qu'à elle-même. » On ne peut pas dire mieux et nous ferions bien de nous le rappeler plus souvent. Dans ce roman, Anne-Marie Garat m'a dépaysé, ravi parfois, enthousiasmé souvent, intrigué aussi avec cette vie très compliquée de la mère de Jessie.
Je retiens essentiellement l'hommage rendu aux peuples amérindiens du Grand Nord, à leurs coutumes, à leur vie en symbiose avec la nature. C'est un voyage chaotique plein d'enseignements qui me laisse admiratif devant l'érudition de l'autrice. J'ai aimé ce livre même si je languissais d'arriver à son terme.
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Bazart
  16 mai 2019
Romancière confirmée, lauréate de plusieurs prix pour Aden en 1992, la bordelaise Anne Marie Garat s'est lancé avec son dernier roman paru en octobre 2018 dans un voyage iniatique qui nous amène direction l'Alaska, le grand nord ouest comme le titre de son roman l'indique.
Récit d'un voyage un peu fou, une fuite impromptue d'une mère et de sa fille qui ne dévoilera ses secrets qu'au fil d'un récit riche et tortueux, la romancière nous amène sur les anciens territoires de tribus indiennes où les us et coutumes perdurent longtemps
On pense un peu au très beau film de Tyle Shéridan dans cette peinture du nord ouest indien, et à thelma et louise pour le coté road movie féministe aux allures de polar ( le récit est raconté par un agent du FBI sur les traces des fuyardes) .
Un voyage qui va profondément changer à jamais nos deux héroïnes ..Une intrigue prenante et un récit d'apprentissage touchant, c'est un roman deux en uns que nous offre l'expérimentée Mme Garat...
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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ChtiBaboun
  16 février 2019
La lecture du livre d'Anne Marie Garat , le Grand Nord Ouest, est une aventure.
Pas seulement parce qu'il se situe dans le grand nord canadien, dans le Yukon, au confins de l'Alaska.
C'est d'abord une aventure littéraire que d'être au prise avec le style d'Anne Marie Garat.
Ce style m'a fortement dérangé  et à fait passer au second plan la trame de ce roman.
Pourtant ce roadmovie dans le Grand Nord Canadien avait de quoi appeler l'aventure.
Une jeune femme d'une trentaine d'années  et sa fille de 6 ans, suite au décès du mari Oswald ,producteur à Hollywood, quittent précipitamment la Californie pour une cavale qui les mènera dans le Yukon.
Nous sommes dans les années 1930. le Grand Nord Canadien reste une terre de fantasme , de chercheurs d'or,  de tribus indiennes et de nature vierge et grandiose.
Le roadmovie de Lorna del Rio et de sa fille Jessie va nous être raconté  par Jessie et un personnage tiers,  Budd, mais 15 ans plus tard.
Ce roadmovie aura permis à Lorna et Jessie  de rencontrer et de vivre auprès d'un couple d'amerindiens,  Kaska et Hermann, d'être poursuivis par des chasseurs de primes et de vivre les grands hivers glacés canadiens.
Qui dit chasseurs de primes, dit cavale, changement de nom
 et de multiples découvertes sur les réelles identités de Lorna et Jessie.
Qui dit amérindien, dit réflexions sur le recul de ses tribus, réflexions sur leurs traditions ancestrales ,le chamanisme et leur rapport à  la nature.
Qu'en est il du visible et de l'invisible ?
Qui dit Grand Nord Canadien,  dit grand espace, neige, glace forêt profonde, ours loup et orignaux
Le partage de la vie de ces Indiens Kaska et Hermann induit la recherche profonde de l'altérité.
Tous ces thèmes  sont développés dans le roman d'Anne Marie Garat.
Quand on lit nombre de critiques de le Grand Nord Ouest, il ressort qu'il s'agit d'un grand roman d'aventure, avec des passages admirables pour décrire les paysages canadiens et des personnages très forts qui entraînent le lecteur.
Et il y a quelques critiques qui font part d'une difficulté  à  lire ce roman, à être convaincu du style d'Anne Marie Garat.
Je fais partie de ces personnes.
Tout d'abord le découpage du roman m'a interpellé. Il n'y a pas de chapitre.
Il n'y a aucune césure dans les 300 pages du roman. Comme Lorna et Jessie nous nous lançons dans une aventure,sans parapet, sans corde , sans chemin pour nous maintenir.
Pourquoi pas après tout. Cela nous oblige à rester en éveil.
Mais à ce roman d'une traite,  s'ajoute l'écriture d'Anne Marie Garat  et je ne suis pas parvenu  à adhérer à  ces longues phrases (parfois supérieure à  une page), à cette accumulation de mots, d'adjectifs pour décrire.
La composition des phrases m'a aussi dérouté avec la perte des articles  ou des adjectifs accolés bizarrement.
Et plus avancait la lecture du livre , plus je sentais venir ces accumulations.
Il m'est même  venu à  l'esprit que ce style mise en place  devenait un système d'écriture, qui peut être original, mais qui à force d'être répété permettait de prendre le pas sur la profondeur du roman.
Ce style fait de longue phrases, de synonymes, d'accumulation m'a rendu le livre brouillon et d'une grande lenteur.
Bien qu'ayant lu la totalité du roman, je ne suis pas arrivé à  dépasser ce constat : la forme à pris le dessus sur le fond et je suis resté  un peu beaucoup à l'écart de ce Grand Nord Ouest.
 
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blandine5674
  23 janvier 2019
Roman bavard et embrouilleur de cerveau ! Des longueurs qui me font perdre le fil à maintes reprises. A la moitié du roman, je ne sais toujours pas pourquoi, cette femme qui change de nom et de passé sans arrêt, est partie en Alaska avec sa fillette au milieu des indiens. J'ai également du mal à croire aux réflexions et analyses de cette gamine de six ans. A situer ces gens qui débarquent promptement sans raison. J'ai tenté de continuer en diagonale, chose que je ne sais pas vraiment faire et c'est peut-être pour cette raison que, même en insistant, impossible d'accrocher. 316 longues pages sans chapitre. Une aventure, pas pour moi.
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Allantvers
  21 octobre 2018
Dépaysement et bouleversements garantis par cette trépidante, originale, improbable aventure qui emmène le lecteur très profondément dans les espaces inaccessibles du grand nord canadien, à travers la quête de leurs racines indiennes d'une mère aventurière accompagnée de sa fille, une rouquine de six ans que l'on appelle Jessie mais dont le nom est Njyah.
Deux voix se mêlent pour relater cette aventure : celle de Jessie qui, arrachée à l'univers mafieux de paillettes hollywoodiennes des années 30 par sa bouillonnante mère, découvre avec bonheur la vie à l'état de nature auprès des Indiens; et celle de Jim, mercenaire de sang mêlé qui l'arrachera à sa nouvelle vie sur ordre du FBI, et qu'elle retrouve 25 ans plus tard pour qu'il la ramène sur les traces de cette épopée.
Ce qui fait le charme de ce récit et lui donne de l'épaisseur est aussi ce qui à la longue lui donne une pesanteur un peu gênante : sa narration non linéaire, sa langue chargée d'effets et d'inventions toniques mais qui finissent par alourdir le discours.
Il m'en reste le plaisir d'avoir découvert une auteure généreuse, fabuleuse conteuse que j'aurais plaisir à retrouver dans d'autres livres.
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critiques presse (1)
LeMonde   13 décembre 2018
Usant d’une langue gourmande de mots rares, qui sait raviver émotions et sensations, Anne-Marie Garat raconte cette épopée turbulente à hauteur d’enfance, à travers les yeux émerveillés de Jenny. Ou, plus exactement, du récit que Budd Cooper, ami et confident de la fille de Lorna, tentera, quinze ans plus tard, de restituer fidèlement.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
AllantversAllantvers   15 octobre 2018
Je voulais encore l'entendre, souvent la voix renseigne sur les personnes mieux que leur aspect; ainsi que les mains. Les siennes gercées, aux articulations noueuses, cornes d'ongle ligneuses, entouraient avec humble conviction, égard et gravité, l'écuelle fumante comme le plus précieux récipient, et il observait silence.
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FandolFandol   12 mai 2019
De son espèce humaine, on doute, et on l’abhorre comme une image défigurée de soi, exécrable faciès d'un autre...
(en parlant des natifs) : Alors mieux vaut l'assouvir, le payer en babioles et parfois l'ivrogner d'alcool...
Commenter  J’apprécie          180
NadaelNadael   06 septembre 2018
« Les histoires se dénouent-elles comme elles semblent le promettre ou s’emberlificotent-elles toujours davantage au hasard de leurs mille écheveaux, cartes folles aux bifurcations excentriques qui nous perdent en maquis imaginaires, un vieux jouet d’enfant, un nom, un refrain niais poo-poo-pee-doo, un air d’harmonica, un regard : ces bribes servent de repères prophétiques clignotant éperdument en sentinelles dans la nuit des fictions, nous nous y accrochons tels les bateaux de pêche guettent dans le brouillard les faibles falots de la côte, ou les aviateurs déroutés survolant les déserts cherchent les feux de camp des nomades perçant l’obscurité de loin en loin, en ces signaux de détresse comme bouées de survie nous plaçons notre foi et notre espérance, et si invraisemblable, si absurde que cela paraisse, nous avons pourtant raison d’y croire parfois. »
+ Lire la suite
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nanoucznanoucz   28 janvier 2019
Cette petite cabane d’Herman vaut dorénavant à mes yeux le cher chalet de Heidi. N’y manquent que les chèvres de Peter. Et tous les animaux de ma fermette en bois peint. Or les vaches, le cochon, les poules, le dindon ne survivraient pas dans la prairie de Kloo Lake. Tout pousse et meurt si vite durant le court été nordique que les fermiers blancs voient dépérir leurs cultures et leur bétail dès le premier froid, dire qu’ils tiennent pour feignants les indiens qui dédaignent de travailler la terre ! Kaska rit de ces imbéciles qui importent leurs manières de faire d’autres pays sans admettre qu’ici plantes, bêtes et éléments ont leurs lois et leur volontés propres, qu’on ne glane, pêche et chasse que pour le besoin de se nourrir, se vêtir et s’abriter grâce aux ressources que la Terre offre gracieusement ; quand elle en décide. Eux croient la plier à leurs caprices. Souvent ils en deviennent dingos, parfois ils en meurent. Elle s’en félicite.
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NadaelNadael   06 septembre 2018
« Si l’aigle royal nous souhaite la bienvenue, tous les autres animaux sauvages, la forêt, les montagnes, les glaciers, tout ce que cet immense pays réserve de prodiges nous sera également favorable, me disais-je, le cœur rempli d’allégresse et de gratitude pour ce signe du destin. J’avais six ans. Je ne doutais de rien, surtout pas des mérites de ma mère. À mes yeux son orgueil, son cran et son esprit d’à-propos lui valaient la protection du pygargue femelle : à l’égal de la reine des cimes, elle me guidait en attendant que les plumes me poussent
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Videos de Anne-Marie Garat (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Anne-Marie Garat
Tout plaquer pour partir à l?aventure ! Jessie, l?héroïne du nouveau roman d?Anne-Marie Garat, n?a pas eu d?autre choix. À l?âge de six ans, elle doit suivre sa mère en exil, de la Californie jusqu?au Grand Nord-Ouest. Avec elle, plongez dans les paysages du Yukon et de l?Alaska des années 1930, à la rencontre des peuples amérindiens et d?innombrables secrets de famille ! « le Grand Nord-Ouest » est publié chez Actes Sud.
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