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Marcelle Auclair (Traducteur)Jean Prévost (Traducteur)
EAN : 9782070309931
272 pages
Gallimard (17/05/2010)
3.68/5   114 notes
Résumé :
Dans la campagne espagnole, une jeune fille, contrainte d'épouser un homme qu'elle n'aime pas, fuit avec son amant. Le marié se lance à la poursuite. Inspiré d'un fait divers de 1928.
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Bodas de Sangre, le chant maudit de Garcia Lorca

“Mieux vaut mourir saigné que vivre avec du sang pourri”. le célèbre écrivain espagnol, soupirant éconduit de Salvador Dali, poète membre de la “Génération des 27” avec Antonio Machado ou encore Rafael Alberti, signe un succès de théâtre sur le funeste destin d'un mariage arrangé.

Cette pièce, proposée par Folio en version bilingue, aux allures de drame romantique du XIXe siècle est d'une singulière modernité dans les phrases, très brèves, définitives, vertigineuses aux accents presque durassiens.

Cette économie de moyen dans les dialogues est un peu contrebalancée par les interventions poétiques, peut-être un peu trop lyriques, de choeurs anonymes et même “la Luna” s'exprime sur ce drame, inspiré d'un fait divers qui poussa le poète, toujours engagé, à se faire dramaturge en 1933, quelques années seulement avant son assassinat par les franquistes.

L'intrigue est prenante, les tableaux se succèdent, implacables, sans l'ombre d'un doute sur le dernier rideau de sang qui va s'abattre sur les amants impossibles.

“Et moi je dormirai à tes pieds
pour veiller sur tes rêves.
Toute nue, surveillant la campagne,
(Tragique.)
comme si j'étais une chienne,
voilà ce que je suis ! Car je te regarde
et c'est ta beauté qui me brûle.”

Un chant éculé, désespéré, manichéen, sans nuance et sans issue. Les noces de sang, c'est beau ainsi, et pas autrement.

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L'Espagne. Aride. Torride. Intrépide. L'Espagne du sud, l'Espagne fière. L'Espagne paysanne, reculée et profonde. L'Espagne où le poids de la tradition pèse des tonnes sur les épaules de chacun. L'Espagne de l'entre-deux-guerres, de l'entre deux dictatures, l'Espagne au bord de la guerre civile.
C'est dans cette Espagne-là que Federico García Lorca nous emmène et nous peint sa pièce, avec la poussière andalouse, au plus près du peuple, au plus près des gens et de leurs préoccupations terre-à-terre.
C'est donc une écriture remarquablement simple, qui brille par sa sobriété mais sans du tout être dénuée d'un certain lyrisme (surtout au troisième acte) ni de certaines images métaphoriques, symboliques ou paraboliques.
García Lorca nous parle des femmes, du mariage, et des terres agricoles en nous combinant l'ensemble pour nous faire ressortir tout ce qu'il peut y avoir de tragique dans la condition de la femme destinée à être mariée en grande partie en regard de la dot (quantité de surface agraire) qu'elle peut apporter à ce mariage.
L'auteur nous parle aussi des hommes, harassés par le travail mais aussi et surtout étouffés d'orgueil, qui dégainent le couteau pour un oui pour un non comme si leur vie se trouvait menacée quand l'honneur se trouve écorné.
Cependant, je trouve que la pièce passe parfois un petit peu à côté du propos qu'elle semble vouloir défendre. En effet, c'est en lisant un petit peu des documentations à côté que j'ai compris de quoi Federico García Lorca voulait effectivement nous parler au moyen de cette pièce. Il semble (d'après cette documentation car, je le répète, ce n'est pas flagrant à mes yeux en partant du simple recours au texte) que l'auteur souhaite promouvoir la liberté de choix dans le mariage pour les femmes, notamment, et pour les hommes pauvres, en second lieu. Il semble aussi qu'il dénonce le carcan de la tradition, lui le progressiste impliqué dans la politique républicaine naissante, désireux de faire évoluer les moeurs de son pays.
J'y ai pour ma part surtout vu une histoire d'amour tragique et un propos sur le prix donné à la vie, pas assez cher selon l'auteur, vu que le sang coule un peu trop facilement dans ces campagnes reculées d'Andalousie. (L'histoire ne le démentira pas car question sang qui coule, peu de temps après, c'était à torrents !)
Impression donc assez bonne mais mitigée, nonobstant, ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, bien peu de chose.
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Noces de sang (Bodas de sangre en espagnol) : avec un titre pareil, pas de doute, vous savez que vous allez rigoler un bon coup.


Donc. Attaquons. García Lorca s'est servi d'un fait divers survenu en 1928, devenu le matériau de cette pièce écrite en 1932. Andalousie, terre sauvage, mère endeuillée : le drame qui va suivre est déjà en germe depuis bien longtemps dans la petite communauté où nous entrons. Dès le départ, la mère (qui n'a pas de nom, pas plus que la plupart des personnages), parle de couteau, de mort, de deuil. Elle voit déjà son dernier fils, qui va se fiancer, courir à la mort à la suite de son père et de son frère. On sent la malédiction peser dès le départ sur cette femme. Pourtant, elle veut préserver son dernier fils, elle veut des petits-enfants. Elle veut le préserver, peut-être, de fiançailles funestes (ce qu'elles ne seront bien entendu pas, je rappelle que le titre nous incite à penser que tout se passera très très bien). Elle cherche à apprendre quelque chose, n'importe quoi, sur cette fiancée mystérieuse, qui vit dans un lieu reculé, et dont on dit vaguement que c'est une fille bien. Elle interroge une voisine, qui n'en dit pas beaucoup. Car personne ne souhaite dire grand-chose dans cette pièce : les non-dits, les silences, les allusions sont pléthore.


Mais bien vite le lecteur est submergé (puisque les êtres humains ne veulent rien révéler) par des signes. Les chansons, le cheval qui galope dans la nuit, la chaleur écrasante, la poussière, les motifs du couteau, et, bien entendu, celui du sang, sont omniprésents. Et cette histoire qui semble se répéter inlassablement. Pas une histoire de vendetta qui n'en finit plus, comme chez Mérimée, mais une histoire plus ancienne, qui vient peut-être même de la nuit des temps. D'où, sans doute, l'absence de noms (excepté un), qui rend cette histoire intemporelle. La mère a vu son mari mourir, puis un de ses deux fils. Son dernier fils lui paraît bien parti pour suivre le même chemin. La fiancée aurait hérité de sa mère, dont on ne parle que par énigmes, une nature maudite. La cousine de la fiancée dit quant à elle clairement qu'elle est en train de revivre la même chose que sa propre mère. Vous l'aurez compris, Noces de sang, ce n'est pas juste une histoire de fiançailles et de mariage traditionnel arrangé qui tournent court, c'est une histoire de passion et de désir irrépressibles, de mort, de destin inéluctable. Même la Lune s'en mêle et y va de ses tirades - morbides, ça va de soi.



Je regrette que García Lorca ait un peu trop appuyé sur l'allégorie de la mort. On voit une mendiante apparaître, qui discute notamment avec la Lune, et on ne saurait se tromper sur son identité. Pourquoi, alors, avoir précisé un peu plus loin que la mendiante était la Mort ? On avait compris, quand même ! Mais surtout, j'ai eu la sensation de me heurter à certaines barrières. La première, c'est celle de la langue. J'ai lu la pièce en français, je n'ai pas eu accès à une version bilingue, et j'en ai été très frustrée, car j'avais la sensation qu'il me manquait quelque chose d'essentiel - on ressent souvent ça chez Shakespeare, entre autres, et assez souvent dans le théâtre, mais pas forcément à ce point. Il faut préciser que cette pièce est composée de façon très spécifique. Beaucoup de chansons traditionnelles, voire de danses, y sont insérées, et le changement de style est fréquent. On peut passer de dialogues qui passeraient pour réalistes à des passages carrément lyriques. Et ne pas connaître la poésie de García Lorca - ce qui s'applique à mon cas - n'aide pas vraiment non plus, pour le coup.


Noces de sang mériterait donc que je me remette sérieusement à l'espagnol et que je m'intéresse de plus près à l'auteur - sans parler de voir la pièce sur scène, ne serait-ce qu'à cause de la musique et des danses. Malgré ces inconvénients, je trouve que c'est une pièce qui vaut la peine d'être lue, même en français, et que l'écriture de cette critique m'a aidée, je pense, à l'appréhender.


Et puis, on ne le répétera jamais assez, qu'est-ce que c'est rigolo !



Challenge Théâtre 2020
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Despierte, la novia! Lève-toi, la mariée!
Le ciel est sombre à l'aube de la noce. La promise qui l'attend a été fiancée à l'homme qui a tué son frère. La mère du promis, elle, se souvient et ne pardonne pas.
L'atmosphère est déjà lourde à l'ouverture de la pièce, mais va s'obscurcir encore, inéluctablement, quand à l'issue de la noce la mariée s'enfuit avec celui qu'elle n'a pas cessé d'aimer.
Tout marque la tragédie dans cette pièce âpre comme une vallée sans eau: les mots sont durs et tranchants au milieu des chants des convives qui se transforment en cris, le climat devient insoutenable au point que l'on accueille la mort comme un soulagement.
Rien ne vaut de voir le spectacle vivant, mais le texte se tient également seul et ouvre à toutes les évocations grâce au talent de l'auteur, maître du climat.

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Quelque part dans l'Espagne rural du début du 20ème siècle, un jeune homme cherche à se marier à une jeune fille de sa campagne. Cette alliance intéressée, transaction financière ou investissement, devrait faire le bonheur des deux familles et pourtant... L'Amour, cet impossible trouble fête vient se mêler à la noce avec un mari volage épri de la donzelle, et la donzelle innocente trop prompte à brûler ses ailes pour des promesses de passions fougueuses...

Contente d'avoir lu ce texte pour ma culture personnelle, d'autant que le texte en espagnol a un petit côté bucolique qui jure de manière très ironique avec le contexte global. C'est surtout un texte très rythmé et imagé, ou tout est raconté et très peu de choses sont montrées.

Intéressant mais pas mémorable en ce qui me concerne.


Challenge Globe-trotteurs 2019
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
LEONARDO : J'ai tenté de t'oublier
et j'avais mis un mur de pierre
entre ta maison et la mienne.
C'est vrai. T'en souviens-tu ?
Et lorsque de loin je t'ai aperçue
je me suis jeté du sable dans les yeux.
Mais j'étais à cheval
et le cheval filait vers ta porte.
Parsemé d'épingles d'argent,
tout noir est devenu mon sang
et le sommeil a commencé à m'emplir
les chairs d'une fort mauvaise herbe.
Ce n'est pas ma faute,
c'est la faute de la terre,
et de ce parfum qu'exhalent
tes longues tresses et tes seins.

(Yo quise olvidar
y puse un muro de piedra
entre tu casa y la mía.
Es verdad. ¿ No lo recuerdas ?
Y cuando te vi de lejos
me eché en los ojos arena.
Pero montaba a caballo
y el caballo iba a tu puerta.
Con alfileres de plata
mi sangre se puso negra,
y el sueño me fue llenando
las carnes de mala hierba.
Que yo no tengo la culpa,
que la culpa es de la tierra
y de ese olor que te sale
de los pechos y las trenzas.)

Acte III, Premier tableau.
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LA MÈRE : Avec un couteau,
avec un tout petit couteau,
à jour nommé, entre deux et trois heures,
deux hommes amoureux se sont entre-tués.
Avec un couteau,
avec un tout petit couteau
tenant à peine dans la main,
mais s'immisçant finement
dans les chairs étonnées
et s'arrêtant à l'endroit, ici
où frémissent tout entortillées
les sombres racines du cri.
Voilà ce que devient un couteau,
un tout petit couteau
tenant à peine dans la main ;
poisson sans écailles ni ruisseau.

(Con un cuchillo,
con un cuchillito,
en un día señalado, entre las dos y las tres,
se mataron los dos hombres del amor.
Con un cuchillo,
con un cuchillito
que apenas cabe en la mano,
pero que penetra fino
por las carnes asombradas
y que se para en el sitio
donde tiembla enmarañada
la oscura raíz del grito.
Y esto es un cuchillo,
con un cuchillito
que apenas cabe en la mano ;
pez sin escamas ni río.)
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LA JEUNE MARIÉE : J'étais une femme brûlée, pleine de plaies au-dedans comme au-dehors, et votre fils était un peu d'eau dont j'attendais des enfants, une terre, la santé ; mais l'autre était un ruisseau sombre, plein de branches, qui entre ses dents me tenait de son chant et de la rumeur de ses joncs. [...] Moi, je ne voulais pas, entendez bien ça ! Moi, je ne voulais pas. Votre fils était mon dessein, et je ne l'ai pas trompé, mais le bras de l'autre m'a entraînée comme la tempête, comme la tête d'un mulet, et il m'aurait entraînée, toujours, toujours, même si j'avais été une vieille femme et si tous les fils de votre fils s'étaient accrochés à mes cheveux !
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LA MÈRE : On m'avait dit que la jeune fille a déjà été fiancée il y a longtemps.
LA VOISINE : Elle devait avoir quinze ans. Le garçon s'est marié il y a déjà deux ans, justement avec une cousine à elle. Personne ne se souvient de ces fiançailles-là.
LA MÈRE : Et comment fais-tu pour t'en souvenir toi ?

(MADRE : A mí me habían dicho que la muchacha tuvo novio hace tiempo.
VECINA : Tendría ella quince años. El se casó ya hace dos años con una prima de ella, por cierto. Nadie se acuerda del noviazgo.
MADRE : ¿ Cómo te acuerdas tú ?)
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LA MÈRE : Ça ne se passe pas comme ça. Ça prend longtemps. Voilà pourquoi c'est si terrible de voir notre sang répandu par terre. Une fontaine qui coule juste une minute et qui, à nous, nous a coûté des années. Quand je suis arrivée auprès de mon fils, il était allongé en plein milieu de la rue. J'ai trempé mes mains dans son sang et je me les suis léchées avec la langue ! Parce que c'était mon sang. Tu ne peux pas savoir ce que c'est. Je voudrais mettre dans un ostensoir de topazes et de cristal cette terre imbibée de son sang.

(MADRE : No es así. Se tarda mucho. Por eso es tan terrible ver la sangre de una derramada por el suelo. Una fuente que corre un minuto y a nosotros nos ha costado años. Cuanto yo llegué a ver a mi hijo, estaba tumbado en mitad de la calle. Me mojé las manos de sangre y me las lamí con la lengua. Porque era mía. Tú no sabes lo que es eso. En una custodia de cristal y topacios pondría yo la tierra empapada por ella.)
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Vidéo de Federico Garcia Lorca
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/sylvie-le-bihan-les-sacrifies-53498.html Elle est présente en librairie depuis plusieurs années et Sylvie le Bihan a prouvé la qualité de sa plume même si elle reconnait elle-même ressentir encore le syndrome de l'imposteur quand elle voit ses livres en vitrine. En 2013 parait son premier ouvrage, « Petite bibliothèque du gourmand », une anthologie de textes littéraires autour de l'art culinaire, un livre préfacé par son mari, le chef Pierre Gaignaire.
Elle est présente en librairie depuis plusieurs années et Sylvie le Bihan a prouvé la qualité de sa plume même si elle reconnait elle-même ressentir encore le syndrome de l'imposteur quand elle voit ses livres en vitrine.
En 2013 parait son premier ouvrage, « Petite bibliothèque du gourmand », une anthologie de textes littéraires autour de l'art culinaire, un livre préfacé par son mari, le chef Pierre Gaignaire.
L'année suivante, choisissant la plume romanesque, elle signe « L'autre », récompensé au festival du 1er roman de Chambéry, histoire saisissante sur le pervers narcissique. le livre est fortement remarqué. Dès lors, Sylvie le Bihan devient un nom qui compte. « Là où s'arrête la terre », « Qu'il emporte mon secret », « Amour propre » ont crée autour de la romancière un lectorat fidèle qui se retrouve dans ses intrigues, dans les sujets abordés, dans la fragilité des personnages, dans la subtilité de son écriture
Voici son nouveau titre, « Les sacrifiés ». Et quelle réussite ! Sylvie le Bihan choisit cette fois-ci la fresque historique et nous entraine dans l'Espagne des années 30, celle qui de l'insouciance va sombrer dans la violence et la guerre civile. Juan est le personnage central de cette histoire de soleil et de sang. Il est encore gamin quand on lui fait quitter son village d'Andalousie pour devenir le cuisinier du célèbre torero Ignacio Ortega. Dès lors, dans l'ombre, le jeune Juan va découvrir une nouvelle vie de luxe et d'insouciance où les stars de la tauromachie côtoie tous les artistes de l'époque. Fasciné, il va surtout devenir le témoin d'un trio exceptionnel, celui que forment, entre amour et amitié, le sémillant torero Ignacio, la belle danseuse Encarnacion et le fragile poète Federico Garcia Lorca. Mais bientôt, le ciel d'Espagne vire à l'orage. Juan et tous les protagonistes de cette histoire vont être balayés par le vent de l'Histoire.
Là est la force du livre de Sylvie le Bihan. A l'exception du personnage fictif de Juan, tous les autres sont authentiques. Au prix de plusieurs années de travail et de recherches, elle leur redonne vie dans ce roman foisonnant, flamboyant, douloureux, qui résonne étrangement avec notre époque contemporaine et interpelle : qui sont les sacrifiés d'aujourd'hui ?
Hommage à l'Espagne et à son histoire, hommage à la littérature et à Federico Garcia Lorca, Sylvie le Bihan signe un livre au souffle puissant, parfaitement construit, à l'écriture remarquable, un livre que vous refermerez le coeur déchiré
C'est un coup de coeur ;
« Les sacrifiés » de Sylvie le Bihan est publié aux éditions Denoël.
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