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EAN : 9782072872693
Éditeur : Gallimard (27/02/2020)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Dans la campagne espagnole, une jeune fille, contrainte d'épouser un homme qu'elle n'aime pas, fuit avec son amant. Le marié se lance à la poursuite. Inspiré d'un fait divers de 1928.
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  06 juillet 2013
L'Espagne. Aride. Torride. Intrépide. L'Espagne du sud, l'Espagne fière. L'Espagne paysanne, reculée et profonde. L'Espagne où le poids de la tradition pèse des tonnes sur les épaules de chacun. L'Espagne de l'entre-deux-guerres, de l'entre deux dictatures, l'Espagne au bord de la guerre civile.
C'est dans cette Espagne-là que Federico García Lorca nous emmène et nous peint sa pièce, avec la poussière andalouse, au plus près du peuple, au plus près des gens et de leurs préoccupations terre-à-terre.
C'est donc une écriture remarquablement simple, qui brille par sa sobriété mais sans du tout être dénuée d'un certain lyrisme (surtout au troisième acte) ni de certaines images métaphoriques, symboliques ou paraboliques.
García Lorca nous parle des femmes, du mariage, et des terres agricoles en nous combinant l'ensemble pour nous faire ressortir tout ce qu'il peut y avoir de tragique dans la condition de la femme destinée à être mariée en grande partie en regard de la dot (quantité de surface agraire) qu'elle peut apporter à ce mariage.
L'auteur nous parle aussi des hommes, harassés par le travail mais aussi et surtout étouffés d'orgueil, qui dégainent le couteau pour un oui pour un non comme si leur vie se trouvait menacée quand l'honneur se trouve écorné.
Cependant, je trouve que la pièce passe parfois un petit peu à côté du propos qu'elle semble vouloir défendre. En effet, c'est en lisant un petit peu des documentations à côté que j'ai compris de quoi Federico García Lorca voulait effectivement nous parler au moyen de cette pièce. Il semble (d'après cette documentation car, je le répète, ce n'est pas flagrant à mes yeux en partant du simple recours au texte) que l'auteur souhaite promouvoir la liberté de choix dans le mariage pour les femmes, notamment, et pour les hommes pauvres, en second lieu. Il semble aussi qu'il dénonce le carcan de la tradition, lui le progressiste impliqué dans la politique républicaine naissante, désireux de faire évoluer les moeurs de son pays.
J'y ai pour ma part surtout vu une histoire d'amour tragique et un propos sur le prix donné à la vie, pas assez cher selon l'auteur, vu que le sang coule un peu trop facilement dans ces campagnes reculées d'Andalousie. (L'histoire ne le démentira pas car question sang qui coule, peu de temps après, c'était à torrents !)
Impression donc assez bonne mais mitigée, nonobstant, ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, bien peu de chose.
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Musardise
  25 avril 2020
Noces de sang (Bodas de sangre en espagnol) : avec un titre pareil, pas de doute, vous savez que vous allez rigoler un bon coup.

Donc. Attaquons. García Lorca s'est servi d'un fait divers survenu en 1928, devenu le matériau de cette pièce écrite en 1932. Andalousie, terre sauvage, mère endeuillée : le drame qui va suivre est déjà en germe depuis bien longtemps dans la petite communauté où nous entrons. Dès le départ, la mère (qui n'a pas de nom, pas plus que la plupart des personnages), parle de couteau, de mort, de deuil. Elle voit déjà son dernier fils, qui va se fiancer, courir à la mort à la suite de son père et de son frère. On sent la malédiction peser dès le départ sur cette femme. Pourtant, elle veut préserver son dernier fils, elle veut des petits-enfants. Elle veut le préserver, peut-être, de fiançailles funestes (ce qu'elles ne seront bien entendu pas, je rappelle que le titre nous incite à penser que tout se passera très très bien). Elle cherche à apprendre quelque chose, n'importe quoi, sur cette fiancée mystérieuse, qui vit dans un lieu reculé, et dont on dit vaguement que c'est une fille bien. Elle interroge une voisine, qui n'en dit pas beaucoup. Car personne ne souhaite dire grand-chose dans cette pièce : les non-dits, les silences, les allusions sont pléthore.

Mais bien vite le lecteur est submergé (puisque les êtres humains ne veulent rien révéler) par des signes. Les chansons, le cheval qui galope dans la nuit, la chaleur écrasante, la poussière, les motifs du couteau, et, bien entendu, celui du sang, sont omniprésents. Et cette histoire qui semble se répéter inlassablement. Pas une histoire de vendetta qui n'en finit plus, comme chez Mérimée, mais une histoire plus ancienne, qui vient peut-être même de la nuit des temps. D'où, sans doute, l'absence de noms (excepté un), qui rend cette histoire intemporelle. La mère a vu son mari mourir, puis un de ses deux fils. Son dernier fils lui paraît bien parti pour suivre le même chemin. La fiancée aurait hérité de sa mère, dont on ne parle que par énigmes, une nature maudite. La cousine de la fiancée dit quant à elle clairement qu'elle est en train de revivre la même chose que sa propre mère. Vous l'aurez compris, Noces de sang, ce n'est pas juste une histoire de fiançailles et de mariage traditionnel arrangé qui tournent court, c'est une histoire de passion et de désir irrépressibles, de mort, de destin inéluctable. Même la Lune s'en mêle et y va de ses tirades - morbides, ça va de soi.

Je regrette que García Lorca ait un peu trop appuyé sur l'allégorie de la mort. On voit une mendiante apparaître, qui discute notamment avec la Lune, et on ne saurait se tromper sur son identité. Pourquoi, alors, avoir précisé un peu plus loin que la mendiante était la Mort ? On avait compris, quand même ! Mais surtout, j'ai eu la sensation de me heurter à certaines barrières. La première, c'est celle de la langue. J'ai lu la pièce en français, je n'ai pas eu accès à une version bilingue, et j'en ai été très frustrée, car j'avais la sensation qu'il me manquait quelque chose d'essentiel - on ressent souvent ça chez Shakespeare, entre autres, et assez souvent dans le théâtre, mais pas forcément à ce point. Il faut préciser que cette pièce est composée de façon très spécifique. Beaucoup de chansons traditionnelles, voire de danses, y sont insérées, et le changement de style est fréquent. On peut passer de dialogues qui passeraient pour réalistes à des passages carrément lyriques. Et ne pas connaître la poésie de García Lorca - ce qui s'applique à mon cas - n'aide pas vraiment non plus, pour le coup.

Noces de sang mériterait donc que je me remette sérieusement à l'espagnol et que je m'intéresse de plus près à l'auteur - sans parler de voir la pièce sur scène, ne serait-ce qu'à cause de la musique et des danses. Malgré ces inconvénients, je trouve que c'est une pièce qui vaut la peine d'être lue, même en français, et que l'écriture de cette critique m'a aidée, je pense, à l'appréhender.

Et puis, on ne le répétera jamais assez, qu'est-ce que c'est rigolo !

Challenge Théâtre 2020
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Under_the_Moon
  10 juin 2019
Quelque part dans l'Espagne rural du début du 20ème siècle, un jeune homme cherche à se marier à une jeune fille de sa campagne. Cette alliance intéressée, transaction financière ou investissement, devrait faire le bonheur des deux familles et pourtant... L'Amour, cet impossible trouble fête vient se mêler à la noce avec un mari volage épri de la donzelle, et la donzelle innocente trop prompte à brûler ses ailes pour des promesses de passions fougueuses...
Contente d'avoir lu ce texte pour ma culture personnelle, d'autant que le texte en espagnol a un petit côté bucolique qui jure de manière très ironique avec le contexte global. C'est surtout un texte très rythmé et imagé, ou tout est raconté et très peu de choses sont montrées.
Intéressant mais pas mémorable en ce qui me concerne.

Challenge Globe-trotteurs 2019
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Slava
  13 avril 2017
Espagne, Andalousie, un village quelconque dans le début du XXeme siècle. Une noce se prépare : un jeune vigneron va épouser une belle fille à la dot assez conséquent et le mariage promet grandiose. Seule la mère du futur époux voit les festivités de mauvais oeil : endeuillée par des tragédies, elle s'inquiète sur la présence des couteaux... mais elle ne dit rien. Or, alors que la fête bat son plein, voilà qu'on apprends que la future mariée s'est enfuit avec son amant ! Furax, le marié part à leurs traces et ce sera le début de sa perte. Ce seront des noces de sang.
Cela faisait longtemps que je voulais lire cette célèbre pièce espagnole du grand Lorca et voilà cette occasion réalisée. le moins qu'on puisse dire est que c'est une pièce magnifique, d'une poésie ravissante mais tragique. Une pièce où prédomine le sang, comme le titre l'indique d'emblée, où la mort rôde sournoisement et attaque férocement, ne laissant que des pleurs et des vies brisés.
Le sang est le thème dominant en effet. le sang de la famille qui est capital et définit le clan ainsi que sa descendance éventuelle. le sang de la vigne, crucial dans le contexte agricole de la pièce. le sang d'une mariée qui sera dédié à un futur époux lors de ses noces, en vu de donner des enfants. Mais c'est surtout le sang de la mort qui est omniprésent, le sang qui coule des cadavres par le biais des couteaux. Les couteaux, vecteurs de trépas, jouent également un rôle funeste, symbole d'un deuil, symbole de la tragédie à venir avec son lot de superstition (ce qui n'est pas étonnant vu le milieu). Dès l'apparition du couteau, on pressent le drame qui va en découler.
Lorca montre aussi une vie rurale rythmé par les préoccupations agricoles où les femmes n'ont pas une condition enviable. En effet, Lorca dénonce le poids des traditions et du machisme sur la vie des femmes qui ne doivent connaître qu'un homme et ne le regarder que lui et sont forcées de vivre cloitrées dans leurs maisons jusqu'à la fin de leurs jours et cela pour enfanter, une assignation présente depuis la nuit des temps et qui hélas est toujours actuel dans nombre de pays. La mariée, qu'on pense soumise au départ, tente de se rebeller en partant avec son amant, un ami d'enfance qui n'a jamais pu l'épouser et à du se contenter d'épouser une autre, mais l'escapade aussi libératrice qu'elle soit se terminera bien mal. de même, la mère, la figure la plus tragique, représente la femme prisonnière de ce milieu et qui a fini par se résigner de son statue d'épouse et de mère mais qui aime sincèrement son fils et pleure ses morts. C'est un dame qui a beaucoup souffert et bien qu'elle nous parait une vieille aigrie, grincheuse et coincée, c'est une victime qui voit le pire arriver.
Si la pièce est très réaliste où les coutumes sont bien retranscrites, la dernière partie voit déployer le surréalisme cher à Lorca et qui était en vogue en son temps, mais d'une telle originalité et poésie : la lune est une entité masculine qui veut se rougir du sang des amants, et la mort est une mendiante dont l'apparition n'est jamais anodin.
Quant aux chansons qui rythment la pièce, elles sont très belles, imagées mais avec toujours une connotation macabre, signe que la mort hante toujours l'oeuvre.
Et évidemment, une fin... tragique. Pas de surprise, le sort est jeté et les noces finissent dans le sang, avec son lot de regret.
Une pièce incontournable de la culture espagnole, mais qui est aussi représentative de la fatalité du destin, de l'amour passionnel et du poids lourd des traditions sur les femmes qui brisent des rêves et des vies. Une pièce où on en ressort avec le sang justement.
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Bene31
  14 octobre 2013
Federico Garcia Lorca se lance dans l'écriture de Noces de sang quelques années après avoir lu dans un journal l'histoire tragique d'un couple.
Dans un petit village andalou, un jeune homme s'apprête à se marier, et donc à quitter la maison familiale, laissant sa mère inconsolable, elle qui a déjà perdu son mari et son fils aîné morts assassinés. Une fois la cérémonie achevée, la fête bat son plein, mais la mariée demeure introuvable. On découvre que la jeune femme s'est enfuie avec son ex-fiancé, devenu par la suite le mari de sa cousine, mais aussi membre de la famille des assassins de la famille de son mari. Tout le village se lance à la poursuite des fuyards.
Dès les premières scènes, la violence est évoquée à travers les couteaux, qui servent à la fois à travailler la terre, la vigne, et à tuer. L'attachement à la terre qu'il faut fertiliser est primordial, empreint le premier acte d'une sagesse paysanne. Si le second acte est le récit de la noce, avec beaucoup de mouvement sur scène, de chants, de danses, le troisième acte prend une dimension fantastique avec l'entrée en scène de la Lune et de la Mort. le drame devient universel, le fait que les personnages ne soient pas nommés renforce cette impression. J'ai trouvé le texte bouleversant, poétique, même si parfois c'était un peu hermétique, ce que je redoutais. Je n'ai pas encore eu l'occasion de voir cette pièce, si cela se présente, je n'hésiterais pas une seconde !

Lien : http://bene31.canalblog.com/..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   10 juillet 2013
LA MÈRE : Avec un couteau,
avec un tout petit couteau,
à jour nommé, entre deux et trois heures,
deux hommes amoureux se sont entre-tués.
Avec un couteau,
avec un tout petit couteau
tenant à peine dans la main,
mais s'immisçant finement
dans les chairs étonnées
et s'arrêtant à l'endroit, ici
où frémissent tout entortillées
les sombres racines du cri.
Voilà ce que devient un couteau,
un tout petit couteau
tenant à peine dans la main ;
poisson sans écailles ni ruisseau.

(Con un cuchillo,
con un cuchillito,
en un día señalado, entre las dos y las tres,
se mataron los dos hombres del amor.
Con un cuchillo,
con un cuchillito
que apenas cabe en la mano,
pero que penetra fino
por las carnes asombradas
y que se para en el sitio
donde tiembla enmarañada
la oscura raíz del grito.
Y esto es un cuchillo,
con un cuchillito
que apenas cabe en la mano ;
pez sin escamas ni río.)
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Nastasia-BNastasia-B   07 juillet 2013
{spéciale 3000ème}
LEONARDO : J'ai tenté de t'oublier
et j'avais mis un mur de pierre
entre ta maison et la mienne.
C'est vrai. T'en souviens-tu ?
Et lorsque de loin je t'ai aperçue
je me suis jeté du sable dans les yeux.
Mais j'étais à cheval
et le cheval filait vers ta porte.
Parsemé d'épingles d'argent,
tout noir est devenu mon sang
et le sommeil a commencé à m'emplir
les chairs d'une fort mauvaise herbe.
Ce n'est pas ma faute,
c'est la faute de la terre,
et de ce parfum qu'exhalent
tes longues tresses et tes seins.

(Yo quise olvidar
y puse un muro de piedra
entre tu casa y la mía.
Es verdad. ¿ No lo recuerdas ?
Y cuando te vi de lejos
me eché en los ojos arena.
Pero montaba a caballo
y el caballo iba a tu puerta.
Con alfileres de plata
mi sangre se puso negra,
y el sueño me fue llenando
las carnes de mala hierba.
Que yo no tengo la culpa,
que la culpa es de la tierra
y de ese olor que te sale
de los pechos y las trenzas.)

Acte III, Premier tableau.
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Nastasia-BNastasia-B   09 juillet 2013
LA JEUNE MARIÉE : J'étais une femme brûlée, pleine de plaies au-dedans comme au-dehors, et votre fils était un peu d'eau dont j'attendais des enfants, une terre, la santé ; mais l'autre était un ruisseau sombre, plein de branches, qui entre ses dents me tenait de son chant et de la rumeur de ses joncs. [...] Moi, je ne voulais pas, entendez bien ça ! Moi, je ne voulais pas. Votre fils était mon dessein, et je ne l'ai pas trompé, mais le bras de l'autre m'a entraînée comme la tempête, comme la tête d'un mulet, et il m'aurait entraînée, toujours, toujours, même si j'avais été une vieille femme et si tous les fils de votre fils s'étaient accrochés à mes cheveux !
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Nastasia-BNastasia-B   28 juin 2013
LA MÈRE : On m'avait dit que la jeune fille a déjà été fiancée il y a longtemps.
LA VOISINE : Elle devait avoir quinze ans. Le garçon s'est marié il y a déjà deux ans, justement avec une cousine à elle. Personne ne se souvient de ces fiançailles-là.
LA MÈRE : Et comment fais-tu pour t'en souvenir toi ?

(MADRE : A mí me habían dicho que la muchacha tuvo novio hace tiempo.
VECINA : Tendría ella quince años. El se casó ya hace dos años con una prima de ella, por cierto. Nadie se acuerda del noviazgo.
MADRE : ¿ Cómo te acuerdas tú ?)
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Nastasia-BNastasia-B   06 juillet 2013
LA MÈRE : Ça ne se passe pas comme ça. Ça prend longtemps. Voilà pourquoi c'est si terrible de voir notre sang répandu par terre. Une fontaine qui coule juste une minute et qui, à nous, nous a coûté des années. Quand je suis arrivée auprès de mon fils, il était allongé en plein milieu de la rue. J'ai trempé mes mains dans son sang et je me les suis léchées avec la langue ! Parce que c'était mon sang. Tu ne peux pas savoir ce que c'est. Je voudrais mettre dans un ostensoir de topazes et de cristal cette terre imbibée de son sang.

(MADRE : No es así. Se tarda mucho. Por eso es tan terrible ver la sangre de una derramada por el suelo. Una fuente que corre un minuto y a nosotros nos ha costado años. Cuanto yo llegué a ver a mi hijo, estaba tumbado en mitad de la calle. Me mojé las manos de sangre y me las lamí con la lengua. Porque era mía. Tú no sabes lo que es eso. En una custodia de cristal y topacios pondría yo la tierra empapada por ella.)
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Videos de Federico Garcia Lorca (27) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Federico Garcia Lorca
Federico García Lorca : La Maison de Bernarda Alba (La Comédie-Française / France Culture). Traduit de l’espagnol par Fabrice Melquiot. Mise en scène : Lilo Baur. Conseillère littéraire : Lucie Spindler. Réalisation : Michel Sidoroff. Enregistré en public les 23 et 25 juillet 2015 à la Comédie-Française. Diffusion sur France Culture le 8 novembre 2015. À la mort de son second mari, Bernarda Alba impose à sa famille un deuil de huit ans et l’isolement à ses filles, comme l’exige la tradition andalouse en ces années 1930. Soucieuse des apparences et du qu’en-dira-t-on, « ce que je veux, c’est que le front de ma maison soit lisse, et la paix dans ma famille », la maîtresse de maison définit pour ses cinq filles, âgées de 20 à 39 ans, les règles d’une nouvelle société où la femme est bafouée, coupée du monde et des hommes. « Naître femme est la pire des punitions », déclare Amelia, l’une des filles. Seule pourvue d’une importante dot, Angustias, fille aînée du premier mariage de Bernarda Alba, est fiancée à Pepe le Romano. Mais Adela, sa cadette, s’est rapprochée de lui depuis longtemps. Autour de ce jeune homme, obscur objet du désir, “La Maison de Bernarda Alba” donne à voir, sous la forme d’un huis clos, la violence d’une société verrouillée de l’intérieur que la passion fait voler en éclats. Avec les comédiennes et comédiens de la Comédie-Française : Claude Mathieu (la servante) Anne Kessler (Angustias) Cécile Brune (Bernarda) Sylvia Bergé (Prudencia) Florence Viala (Maria Josefa) Coraly Zahonero (Magdalena) Elsa Lepoivre (Poncia) Adeline d’Hermy (Adela) Jennifer Decker (Martirio) Elliot Jenicot (Pepe le Romano) Claire de La Rüe du Can (Amelia) Et les voix de : Claire Boust, Ewen Crovella, Charlotte Fermand, Thomas Guené, Solenne Louër et Valentin Rolland.
Musique originale et réalisation sonore : Mich Ochowiak. Prise de son, montage, mixage : Stéphane Desmons, Sébastien Royer. Assistant à la réalisation : Félix Levacher. Stagiaire : Manon Sabatier
Suivi de quelques poèmes de Federico García Lorca choisis par Michel Sidoroff, dits par Charles Gonzalès, Arnaud Bedouët et Sara-Jeanne Drillaud. Traductions : André Belamich et Claude Couffon. En 1931, Federico García Lorca fonde “La Barraca”, troupe universitaire qui joue le répertoire classique dans les villages d’Espagne. Il écrit “La Maison de Bernarda Alba” en 1936, deux mois avant son exécution par les franquistes. Il a alors 38 ans. Dernier volet de la trilogie rurale après “Noces de sang” (1933) puis “Yerma” (1935), ce drame en trois actes est joué pour la première fois en 1945 au Teatro Avenida de Buenos Aires. Si cette œuvre dramatique a été longtemps censurée par le pouvoir franquiste, c’est que García Lorca y dénonce le poids des traditions en même temps qu’il annonce le long repli de l’Espagne prisonnière de ses croyances et de ses superstitions. À travers trois générations de femmes emmurées, ce texte interroge l’essence même de la tyrannie, intime et politique. Source : France Culture
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