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André Belamich (Autre)Claude Couffon (Autre)
ISBN : 2070301710
Éditeur : Gallimard (30/06/1967)

Note moyenne : 4.52/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Tome 1, Livre de poèmes, Mon village, Impressions et paysages (Extraits)
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
paroles
15 septembre 2016
Je viens de terminer le recueil de Poésies II (Chansons, Poèmes du Cante Jondo, Romancero gitan) de cet auteur espagnol qu'est Federico Garcia Lorca. Pour moi, c'était une première découverte de ce poète.
Dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé ses textes, tout au moins la traduction. Pour moi qui n'ai jamais fait d'espagnol, il m'a manqué parfois la sonorité de cette langue rapide, sonnante et parfois chuintante. J'avais l'impression d'entendre de temps à autre le claquement des talons du flamenco, la fluidité du Guadalquivir, l'engouement des Espagnols dans l'arène et ce mot d'encouragement lancé au torero, olé !
A d'autres moments, j'ai senti la caresse d'un haïku, surprenant n'est-ce pas ? Des couleurs me sont restées aussi, le vert en particulier pour la première partie, le gris et le noir pour les deux autres.
La variété des thèmes est en plus très interessante : l'amour, l'absence, la campagne, la ville, le gitan, la mort... Il y a de la joie un peu, mais beaucoup plus
de la nostalgie, de la tristesse et de la tragédie dans les textes de Lorca.
Oui mon ressenti général est très positif (surtout pour la première partie dont les thèmes sont plus légers), même si quelques textes me sont demeurés hermétiques...
Il me reste encore à faire la connaissance de cet auteur à travers le théâtre. Je crois que je commencerais avec "la maison de Bernarda Alba".

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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Aude_85
18 avril 2015
C'est très déprimant. Poésie très pessimiste. le contexte le veut aussi.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B10 novembre 2013
PAYSAGE

Les étoiles éteintes
Emplissent de cendres la rivière
Froide et verte.

La source n'a plus de tresse
Et se sont brûlés les nids
Invisibles.

Les grenouilles font du filet d'eau
Une syrinx enchantée
Désaccordée.

La lune sort de la montagne
Avec sa face débonnaire
De grosse mère.

Une étoile lui fait la nique
De sa logette de saphir
Enfantine.

La lumière rose pâle
Rend touchant l'horizon
Du mont.

Je note que le laurier en a
Assez d'être poétique
Et prophétique.

Comme nous l'avons toujours vu,
L'eau s'écoule en dormant
Et souriant.

Tout pleure, par habitude,
La campagne se lamente sans
S'en rendre compte.

Moi, pour rester dans le ton,
Je dis, poseur :
Mon pauvre cœur !

Mais une lourde tristesse
Teint mes lèvres souillées
De péchés.

Au-delà du paysage
Je vois en moi un trou profond
Comme la tombe.

Une chauve-souris m'apprend
Que le soleil se couche dolent
À l'occident.

Pater Noster pour mon amour
(Plainte des peupliers
Et des futaies.)

Dans la braise du soir
Je vois mes yeux au fond
Tels des milans.

Et je dépeigne mon âme
Tuée à coups d'égratignures
De regards perdus.

Voici la nuit et les étoiles
Qui transpercent la rivière
Froide et verte.
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patrick75patrick7525 août 2014
LE SOLEIL S'EST COUCHE
août 1920

Le soleil s'est couché.
Les arbres
Méditent comme des statues.
Le blé est moissonné.
Ô la tristesse
Des norias arrêtées !

Un chien de ferme aboie.
Il voudrait dévorer Vénus
Qui luit sur l'amoureux verger
Comme une pomme suspendue.

Les moustiques, pégases de la rosée,
Traversent l'air paisible.
La Pénélope immense du jour
Tisse une nuit limpide.

Fillettes, dormez, le loup va venir.
Les jeunes brebis bêlent.
" Est-ce déjà l'automne, mes amies ?"
Dit une fleur fanée.

Bientôt viendront les bergers avec leurs nids
Des montagnes lointaines.
Bientôt les fillettes joueront à la porte
De la vieille auberge.
Et retentiront les refrains d'amour
Que par cœur les maisons
Déjà connaissent.
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Nastasia-BNastasia-B07 décembre 2013
CŒUR NEUF

Mon cœur s'est dépouillé
Comme une serpent de sa peau vieille
Et je la vois entre mes doigts
Pleine d'entailles et de miel.

Les pensers qui nichaient
En tes plis, où sont-ils ?
Et les roses qui embaumaient
Satan et Jésus-Christ ?

Pauvre enveloppe qui étouffais
Mon astre fantastique !
Gris parchemin endolori
Des amours dont je me dépris.

Je vois en toi des embryons de science
Des germes de poèmes, les vestiges
De mes anciennes innocences
Et de mes secrets romantiques.

T'accrocherai-je aux murs
De mon musée sentimental
Près des froids et obscurs
Lys dormants de mon mal ?

Ou te mettrai-je au haut des pins,
Livre dolent de mes amours,
Pour que tu t'imprègnes des trilles
Du rossignol à l'aurore ?
+ Lire la suite
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patrick75patrick7504 septembre 2014
MON VILLAGE (extrait)

Les contes de la nuit de la Toussaint et le jeu du loup ont été les grandes émotions de ma courte vie...Lorsque aujourd'hui je monte au grenier de ma maison dans le village...je donnerais tout ce que je suis et tout ce que je possède pour pouvoir jouer au jeu du loup et le sentir...Aujourd'hui les enfants jouent à l'argent et à d'autres choses et très rarement ils font le loup...Le soir se mourait tout de pourpre et d'azur et les enfants retournaient chez eux pour goûter. Tandis que je sortais avec un jeune berger attendre mon père en chemin et qu'en me souvenant du loup il me venait une envie de rire.
+ Lire la suite
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Philippe-rodolphePhilippe-rodolphe14 août 2012
" Je regardais tes yeux,
Étant tout jeune et sage.
Et toi, tu m’effleuras
La bouche d’un baiser.

(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)

Mon cœur s’épanouit
Tel la fleur au soleil
Pétales de luxure
Étamines de rêve.

(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)

Chez moi je sanglotai
Comme un prince de fable
Pour la bergère d’or
Qui s’en fut des tournois.

(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)

Je m’éloignais de toi
(Je t’aimais en secret.)
J’ignore comment sont tes yeux
Tes mains ou bien ta chevelure,

Mais il me reste sur le front
Le papillon de ton baiser.

(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)
+ Lire la suite
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