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Citations sur Poésies (18)

Nastasia-B
Nastasia-B   12 novembre 2013
Aujourd'hui tremble en mon cœur
Un vague frisson d'étoiles
Et toutes les roses sont
Aussi blanches que ma peine.

CHANSON D'AUTOMMNE.
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Nastasia-B
Nastasia-B   10 novembre 2013
PAYSAGE

Les étoiles éteintes
Emplissent de cendres la rivière
Froide et verte.

La source n'a plus de tresse
Et se sont brûlés les nids
Invisibles.

Les grenouilles font du filet d'eau
Une syrinx enchantée
Désaccordée.

La lune sort de la montagne
Avec sa face débonnaire
De grosse mère.

Une étoile lui fait la nique
De sa logette de saphir
Enfantine.

La lumière rose pâle
Rend touchant l'horizon
Du mont.

Je note que le laurier en a
Assez d'être poétique
Et prophétique.

Comme nous l'avons toujours vu,
L'eau s'écoule en dormant
Et souriant.

Tout pleure, par habitude,
La campagne se lamente sans
S'en rendre compte.

Moi, pour rester dans le ton,
Je dis, poseur :
Mon pauvre cœur !

Mais une lourde tristesse
Teint mes lèvres souillées
De péchés.

Au-delà du paysage
Je vois en moi un trou profond
Comme la tombe.

Une chauve-souris m'apprend
Que le soleil se couche dolent
À l'occident.

Pater Noster pour mon amour
(Plainte des peupliers
Et des futaies.)

Dans la braise du soir
Je vois mes yeux au fond
Tels des milans.

Et je dépeigne mon âme
Tuée à coups d'égratignures
De regards perdus.

Voici la nuit et les étoiles
Qui transpercent la rivière
Froide et verte.
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patrick75
patrick75   25 août 2014
LE SOLEIL S'EST COUCHE
août 1920

Le soleil s'est couché.
Les arbres
Méditent comme des statues.
Le blé est moissonné.
Ô la tristesse
Des norias arrêtées !

Un chien de ferme aboie.
Il voudrait dévorer Vénus
Qui luit sur l'amoureux verger
Comme une pomme suspendue.

Les moustiques, pégases de la rosée,
Traversent l'air paisible.
La Pénélope immense du jour
Tisse une nuit limpide.

Fillettes, dormez, le loup va venir.
Les jeunes brebis bêlent.
" Est-ce déjà l'automne, mes amies ?"
Dit une fleur fanée.

Bientôt viendront les bergers avec leurs nids
Des montagnes lointaines.
Bientôt les fillettes joueront à la porte
De la vieille auberge.
Et retentiront les refrains d'amour
Que par cœur les maisons
Déjà connaissent.
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patrick75
patrick75   04 septembre 2014
MON VILLAGE (extrait)

Les contes de la nuit de la Toussaint et le jeu du loup ont été les grandes émotions de ma courte vie...Lorsque aujourd'hui je monte au grenier de ma maison dans le village...je donnerais tout ce que je suis et tout ce que je possède pour pouvoir jouer au jeu du loup et le sentir...Aujourd'hui les enfants jouent à l'argent et à d'autres choses et très rarement ils font le loup...Le soir se mourait tout de pourpre et d'azur et les enfants retournaient chez eux pour goûter. Tandis que je sortais avec un jeune berger attendre mon père en chemin et qu'en me souvenant du loup il me venait une envie de rire.
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Nastasia-B
Nastasia-B   07 décembre 2013
CŒUR NEUF

Mon cœur s'est dépouillé
Comme une serpent de sa peau vieille
Et je la vois entre mes doigts
Pleine d'entailles et de miel.

Les pensers qui nichaient
En tes plis, où sont-ils ?
Et les roses qui embaumaient
Satan et Jésus-Christ ?

Pauvre enveloppe qui étouffais
Mon astre fantastique !
Gris parchemin endolori
Des amours dont je me dépris.

Je vois en toi des embryons de science
Des germes de poèmes, les vestiges
De mes anciennes innocences
Et de mes secrets romantiques.

T'accrocherai-je aux murs
De mon musée sentimental
Près des froids et obscurs
Lys dormants de mon mal ?

Ou te mettrai-je au haut des pins,
Livre dolent de mes amours,
Pour que tu t'imprègnes des trilles
Du rossignol à l'aurore ?
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patrick75
patrick75   31 août 2014
MON VILLAGE (extrait)

Heureux d'ennui insupportable que j'ai passés à l'école de mon village ! Que vous étiez joyeuses comparées à celles qui me restent ! Mes petits camarades sentaient en eux les mystère de la chair et ils ouvrirent mes yeux sur les vérités et les désillusions. Moi je les aimais tous de tout mon coeur et lorsque je les laissai pour m'en aller vers une autre vie mes yeux gonflés ( lacune).
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petch
petch   23 décembre 2012
ADIEU

Si je meurs,
laissez le balcon ouvert.

L'enfant mange des oranges.
(De mon balcon je le vois)

Le moissonneur fauche le blé.
(De mon balcon je l'entends)

Si je meurs
laissez le balcon ouvert !
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patrick75
patrick75   05 septembre 2014
MON VILLAGE (extrait)

Matins d'hiver dans mon village ! Que vous êtes gonflés de souvenirs pour moi ! Matins froids du mois de la Noël, comme vous faites lever de lointaines légendes dans mon âme ! Matins brumeux de mon enfance, à mon insu, comme vous avez formé mon cœur !
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patrick75
patrick75   02 septembre 2014
MON VILLAGE (extrait)

A peine le soleil était-il levé que j'entendais dans ma maison l'affairement du travail et les pas sonores des valets dans la cour. A moitié endormi, je percevais le bêlement des brebis et le giclement tiède du lait des vaches dans les seaux...
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Philippe-rodolphe
Philippe-rodolphe   14 août 2012
" Je regardais tes yeux,
Étant tout jeune et sage.
Et toi, tu m’effleuras
La bouche d’un baiser.

(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)

Mon cœur s’épanouit
Tel la fleur au soleil
Pétales de luxure
Étamines de rêve.

(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)

Chez moi je sanglotai
Comme un prince de fable
Pour la bergère d’or
Qui s’en fut des tournois.

(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)

Je m’éloignais de toi
(Je t’aimais en secret.)
J’ignore comment sont tes yeux
Tes mains ou bien ta chevelure,

Mais il me reste sur le front
Le papillon de ton baiser.

(Les montres ont toujours la même cadence
Les nuits les mêmes étoiles.)
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