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EAN : 9782232128318
468 pages
Éditeur : Editions Seghers (19/01/2017)
4/5   7 notes
Résumé :
Cuba, les années 1980. Le grand Gabriel García Márquez dirige un atelier pour former une nouvelle génération d'auteurs de fiction. Ici, pas de cours magistral : la parole est libre, fluide, sans façon – aucun snobisme ne prévaut entre les gens de métier et ceux qui aspirent à le devenir. On s'interpelle, on rit, on corrige, on s'interroge sur la meilleure façon d'élaborer des histoires originales qui accrochent et fonctionnent. Dans ce volume inédit, le lecteur fran... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
palamede
  04 décembre 2017
En 1986, quatre ans après avoir reçu le prix Nobel, Gabriel García Márquez crée une école de cinéma et de télévision à Cuba. Son idée est d'attirer et de former des jeunes talents d'Amérique latine mais aussi d'Afrique et d'Asie pour rivaliser avec la production d'Amérique du nord.
Dans ses ateliers, GGM, qui n'est pas seulement romancier mais aussi scénariste, enseigne à ses étudiants comment raconter une histoire. Pour ce faire, le ton est libre. Chacun peut exprimer ses idées, même les plus farfelues, mais pour que le travail de création soit fructueux, GGM insiste sur trois principes : la modestie pour oser se tromper, une énergie pour donner envie et une histoire digne de ce nom (pas simplement une idée). Et cela demande en autres de l'imagination, de la sensibilité et le sens de l'observation.
Dans ces ateliers, on découvre un Gabriel García Márquez humain et chaleureux, un artiste d'une extrême modestie qui doute de la qualité de son oeuvre, mais est convaincu que l'essentiel dans le processus de la création collective des scénarios de films, ou individuelle des romans, c'est avant tout raconter une bonne histoire.
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ileana
  09 janvier 2018
GGM anime des ateliers d'écriture de scénarios. Nous avons droit à un regard derrière les coulisses : ce recueil nous propose les comptes rendus de séances où l'apport créatif des participants est vivement encouragé.
A mon sens ce livre est destiné aux aficionados de GGM et/ou à ceux qui s'intéressent à l'écriture de scénarios : l'ensemble m'a paru long.
Un scénario est focalisé sur les rebondissements, sur les situations inattendues, sur le suspens, sur le rythme, et pas assez sur les personnages. Les personnages – voilà ce qui m'a manqué. Autrement dit, de manière générale, dans un scénario les personnages me semblent désincarnés, du coup je privilégie la prose.
La deuxième partie du livre m'a semblé plus cohérente : à partir d'une trame d'une vingtaine de lignes seulement, les participants et leur maître produisent le scénario d'une sitcom à six épisodes. A la fin nous avons le synopsis plus le scénario, oeuvre collective, dotée d'un nom vraiment accrocheur : « Mes rêves à louer ».
GGM « offre les clefs de ce qu'il appelle l'esprit de création » - je cite la quatrième de couverture. (Pffff, si c'était si simple que ça !)
Extrait : GGM : « J'ai dit un jour que les trois meilleurs films que j'ai vus dans toute ma vie sont le Cuirassé Potemkine, Citizen Kane et le Général Della Rovere. [Ce dernier, film italien avec Vittorio de Sica ] c'est l'histoire d'un pauvre bougre qu'ils enferment dans une prison d'Italie, destinées aux prisonniers politiques, et les autres le prennent pour un dirigeant de la Résistance, le général Della Rovere. [ ] Parce que les autres prisonniers ont fini par le convaincre qu'il est cet autre homme, et surtout parce qu'il est arrivé à la conclusion qu'il ne doit pas les décevoir [ ] il se convertit en général Della Rovere. » p 75
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GermaineMaureau
  26 juillet 2021
"Il y a des tas de méthodes proposées pour écrire des scénarios mais la vérité, c'est qu'aucune n'a la moindre utilité. Tout simplement parce que chaque histoire contient sa propre technique de narration.
Le défi du scénariste, c'est de la capter à temps."
Cuba, dans les années 1980. Gabriel García Márquez, prix Nobel de littérature, dirige un atelier pour former une nouvelle génération d'auteurs de fiction.
Oubliez les cours magistraux, les dogmes et les règles inviolables. Ce bouquin met en scène la pratique, avec une énergie débordante, un plaisir contagieux, et une impertinence jubilatoire.
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Audreylectrice
  01 octobre 2020
Cela donne envie d'écrire son roman.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
palamedepalamede   22 novembre 2017
... le processus de création. Quel est ce mystérieux mécanisme qui transforme le simple désir de raconter une histoire en une véritable passion, en une pulsion assez forte pour qu’un être humain soit capable de mourir pour elle, de succomber à la faim, au froid ou à tout autre péril dans le seul but de réaliser quelque chose d’impalpable, d’immatériel, quelque chose qui, en vérité, n’a aucune « utilité » tangible ?
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palamedepalamede   28 novembre 2017
GABO* : Moi, je ne relis jamais mes livres une fois qu’ils sont imprimés, par crainte d’y découvrir des défauts qui m’auraient échappé. Quand je vois la quantIté d’exemplaIres vendus, et la gentillesse des critiques, j’ai peur de m’apercevoir que tous, lecteurs et journalistes, se sont trompés, et que le livre est en réalité une grosse merde.


*Surnom de Gabriel Garcia Márquez donné par ses étudiants.
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palamedepalamede   01 décembre 2017
Il y a des tas de méthodes proposées pour écrire des scénarios mais la vérité, c’est qu’aucune n’a la moindre utilité. Tout simplement parce que chaque histoire contient sa propre technique de narration. Le défi du scénariste, c’est de la capter à temps.
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palamedepalamede   27 novembre 2017
L’insécurité est quelque chose de terrible, mais aussi d’indispensable si on veut arriver à un résultat qui en vaille la peine.
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tolstoievskitolstoievski   03 juin 2017
Il faut apprendre à couper, à refaire. Un bon écrivain se reconnaît moins à ce qu’il a publié qu’à ce qu’il a jeté à la poubelle. Évidemment, les autres n’en ont pas conscience mais lui, si. Il sait ce qu’il enlève, ce qu’il réécrit, ce qu’il améliore. Quand on recommence quelque chose, c’est qu’on est sur la bonne voie.
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