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ISBN : 2070129144
Éditeur : Gallimard (16/04/2010)

Note moyenne : 2.91/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Le narrateur de ce roman, Doogie, est un jeune chimpanzé (Pan troglodytes troglodytes).

Le sol du continent africain, dévasté par des guerres, des famines et une vague de pollution chimique, a été laissé expérimentalement en jachère. Partout ailleurs, l’espèce humaine s’est retranchée dans les villes et à l’intérieur de vastes stations orbitales. Un immense zoo près du lac Victoria accueille scientifiques et étudiants afin d’observer la faune préservé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Fisheye
  04 août 2011
Mémoires de la Jungle fait partie pour moi de cette catégorie d'objets artistiques un peu hors norme : les OER (ou : oeuvres à effet rétrospectif). Autrement dit ces films, ou ces livres incroyablement ennuyeux, laborieux, qu'on a envie d'abandonner dix fois en court de route, qui sont ingrats ou maladroits, et qui pourtant commencent à vivre une seconde vie à peine la première terminée. On range le livre dans sa bibliothèque, on rentre chez soi la projection terminée, en maugréant un peu ("c'est dommage, y'avait de l'idée, mais putain qu'est ce que c'était mal foutu, comment on peut atteindre un tel degré d'ennui ?"), et puis on passe au suivant. Sauf que quelque chose de l'OER s'accroche, malgré tout, malgré vous, et reste là, bien décidé à vous hanter. Loin du montage voulu par le réalisateur, loin de la succession des chapitres décidée par l'auteur, une oeuvre parallèle grandit dans l'ombre de votre cerveau, bébé mal formé, mal aimé, mais qui refuse de partir avec l'eau du bain.
Pénible, Mémoires de la Jungle l'est à plusieurs titres. Une structure particulièrement raide (diégèse/analepse/diégèse/analespe… ad libitum), une lenteur dans le récit proprement exaspérante, une fâcheuse tendance au répétitif (voire au radotage), une volonté un peu trop affichée de "faire sens", bref on avance dans le livre comme son héros dans la jungle : avec la fâcheuse envie d'arriver pour pouvoir aller se coucher.
Seulement quelque chose résiste. Entre les phrases, entre les mots. Comme un limon amer. Presque malgré l'auteur, finalement. La gageure que s'impose TG est à la fois ce qui ruine son livre, et ce qui peut-être finira par le sauver. Car, rappelons-le, le narrateur de Mémoires de la Jungle est un chimpanzé, qui a appris le langage des hommes mais se retrouve soudain confronté à la Nature qu'il avait voulu oublier. Dans sa tête les mots se bousculent, tente d'agripper le réel, de le décrire (beaucoup) pour le comprendre (un peu). le tour de force est impressionnant, c'est tour à tour poétique, tellurique, rhétorique, fantasmagorique. Et épuisant. On n'en peut plus, mais on en redemande. Allez, 5 pages et j'arrête. Vas-y Doogie, raconte encore un peu. Fait retentir cette langue qui te stigmatise aux yeux du monde entier : toi qui n'es plus animal puisque tu parles si bien, mais qui parles si mal que tu n'es pas humain. Et plus on force Doogie à s'exprimer, plus on le vide. le roman comme le singe est au bout de ses forces, on sent bien qu'il ne tiendra pas le coup, et pourtant on continue, pour voir ! "Mais puisque je me tue à vous le dire" pourrait rétorquer Doogie au lecteur sadomasochiste. N'importe, après tout l'art n'est-il pas un tombeau !
Mais alors… se pourrait-il que cet étrange fantôme qui revient nous hanter longtemps après le livre terminé ait simplement pour nom "remord" ?
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patatipatata
  22 août 2011
Vous aimez les langues vivantes ? Tant mieux ! Car il va vous falloir apprendre celle que Tristan Garcia a inventée pour raconter l'histoire de Doogie, un chimpanzé élevé dans une famille de chercheurs.
Inventer un langage n'est pas banal. Que le narrateur soit un singe l'est encore moins. L'exploit dans tout ça est que l'on en ressort bouleversé. Les plus sensibles auront de l'eau dans les yeux quant aux autres ils iront boire un coup pour oublier.
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LoretteIpsum
  14 août 2010
Le travail sur la langue est époustouflant, surtout en fin d 'ouvrage, mais....chut !, je ne dévoile rien. le roman m'a cependant semblé un peu long : peut-être quelques amputations auraient-elles été bienvenues ? Reste à saluer le talent de l'auteur !
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critiques presse (1)
Bibliobs   06 décembre 2011
Tristan Garcia dresse un époustouflant roman d'aventures à travers le regard d'un chimpanzé parlant.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
BooknappingBooknapping   19 novembre 2014
Au-dessus de l'eau sous les palmes tristes comme les endives cuites au four de madame Diane, Doogie laisse tomber ses grands pieds très laids dans le vide vide vide. Mauvais pieds. Il renifle en cherchant le mouchoir et devant lui dans la fumée blanche de l'eau sans couleur un gros roc gris comme le dos des baleines à côté d'une terre d'îlots gros tel Doogie allongé deux fois.
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rkhettaouirkhettaoui   16 mai 2013
Je suis grand comme la civilisation à présent, monsieur Doogie. Seule elle me manque. Lumières et murs noirs, les stations rondes, les satellites et la capitale de la Lune s’en vont : oh Tokyo ! oh New York ! oh Paris ! Les villes vivent dans des cubes, les habitants sont plus que civilisés, Doogie, ce ne sont que fête-toi, fête-moi, la nourriture vient de planète la Terre, ici, monsieur Doogie, nous n’avons rien à faire. C’est une civilisation hors-sol, nous vivons comme des dieux !
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rkhettaouirkhettaoui   16 mai 2013
Si un sale singe a trop de proximité avec moi, le chien Fidèle aboie sa grogne et protège le moi. Je me monte les ruines des marches et tel le bon soldat, le chien accompagne, le chien trotte et jamais il ne demande : où va le maître ? Où est le maître est le chemin.
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rkhettaouirkhettaoui   16 mai 2013
Je fus la dernière héritière d’un mouvement sinueux par lequel, humains que nous sommes, nous nous opposâmes aux autres animaux, pour parvenir au point paradoxal où nous en vînmes à réaliser pourquoi et comment nous leur appartenions pourtant. C’est bien tardivement qu’il nous a été loisible de nous comprendre parmi les animaux et de comprendre l’animalité en nous.
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rkhettaouirkhettaoui   16 mai 2013
Il n’y a qu’air mouillé, en bloc, terre qui pue, fumée de la chaleur, bois brûlé qui a pris la douche de la pluie ploc-ploc et les mille parfums de la Nature qui n’a pas mis de pschitt pour sentir bon la civilisation, tout n’est dans mon nez que comme une seule odeur qui ne dit rien, l’odeur du junglement. Qui ne parle pas. À quoi sert le langage dans la Jungle ? Maudit nez qui n’est pas nez, sale nez qui n’est même plus museau.
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Videos de Tristan Garcia (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tristan Garcia
Tristan Garcia vous présente son ouvrage "Histoire de la souffrance Volume 1, Ames" aux éditions Gallimard. Rentrée littéraire janvier 2019.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2281262/tristan-garcia-histoire-de-la-souffrance-volume-1-ames
Notes de Musique : Free Musique Archive.
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