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EAN : 9782070321018
256 pages
Éditeur : Gallimard (28/04/2006)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Postface inédite de l'auteur

"Bartabas a inventé ce qui n'existait pas. Il façonne avec ses mains fortes et graciles de la splendeur éphémère. Ce rebelle que le chamanisme a pacifié, ce nomade que l'équitagion a conduit à l'extase, cet ambitieux dont la patience a été l'arme secrète, ne ressemble à personne, sauf à lui-même, qui reste une égnirme.
J'ai voulut exprimer ici la chance que nous avons d'être ses contemporains. Je sais trop qu'il r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  28 juillet 2019
Bartabas est un drôle de personnage, centaure un peu démiurge et déjanté. La biographie que lui consacre son ami Jérôme Garcin, journaliste culturel parisien passionné de chevaux, l'est tout autant.
On oscille entre la poésie et l'emphase, entre le parcours de vie et la mystique des spectacles, entre la fascination et l'incompréhension...
Si le personnage mystérieux m'a séduite, le style parfois pompeux moins. Aussi, je termine sur ma faim, toujours aussi perplexe devant le génie de Bartabas.
La solution ? C'est peut-être d'aller le voir en spectacle et de monter à cheval à sa façon, avec passion et folie... Et là, aucun doute, ce livre m'en a donné envie !
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Adl
  25 juillet 2016
Après des années d'attente j'ai en deux ans assisté à deux spectacles de Bartabas : Golgotha et On achève bien les anges . N'étant pas cavalière moi-même c'est davantage le spectacle vivant qui me fascinait : mélange de styles, d'époques, d'Arts.
Quelle gifle…émue aux larmes.
Comment les créations de cet homme peuvent à ce point me bouleverser ? Je n'ai pas trouvé de réponse dans ce livre.
Approcher ce centaure indomptable s'avère prétentieux. Son ami J.Garcin, l'auteur, en brosse un portrait admiratif et semble lui-même désarçonné par un tel personnage.
C'est un bel hommage qu'il lui rend, ainsi qu'aux chevaux qui l'ont accompagné, mais n'en attendez pas qu'il étanche votre soif de curiosité, bien au contraire !
Bartabas restera un personnage contemporain mythique, mi-homme/mi-cheval : présent et créatif, il reste insaisissable.
Je resterai admirative du travail qu'il a fourni pour traduire toute sa sensibilité dans ses spectacles, et reconnaissante de faire vibrer en moi des valeurs fondamentales : lui a trouvé chez les chevaux le moyen de vivre son humanité dans un monde où elle est si difficile à préserver.
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milbilou
  01 janvier 2020
Il s'agit du récit d'une amitié fraternelle qui offre aux lecteurs une excellente occasion de rencontrer un personnage singulier. Homme libre, fougueux, mystérieux, anticonformiste, et surtout homme créatif, Bartabas est le personnage romanesque par excellence. Au théâtre de bois d' Aubervilliers, les plus spectaculaires chorégraphies sont construites pour des humains recrutés au-delà de toute frontière, en dehors des normes sélectives de cet exercice, à partir de leurs capacités et de leurs envies. Comme ces derniers, les chevaux ne sont pas sélectionnés, ils sont eux aussi issus de la diversité, l'origine « premier du champ de courses » n'est pas un critère.
En France et à l'international, l'équipe enchante. En 2002, Bartabas investit la Grande Ecurie du Roi à Versailles pour y implanter l'Académie du spectacle équestre, école dédiée à l'apprentissage des arts équestres.
Je pense que Jérôme Garcin aurait pu se dispenser des nombreuses références culturelles qui rapportent sans cesse le parcours et l'oeuvre à un personnage ou à un fait. Pour ma part, j'ai ressenti une lourdeur dans cette histoire qui aurait pu s'autosuffire. A elle seule, elle dégage la richesse du personnage principal décrit dans des fresques littéraires et romantiques émouvantes. Tel « ce dialogue d'ombres entre une violoniste à pieds et Bartabas à cheval…Face à face, la musicienne et le cavalier, tout de noir vêtus, sans se quitter des yeux, exécutèrent pizzicato, l'une une très féérique mélodie, l'autre un récital de passage, pirouette et galop arrière. …On eût dit alors que, à l'insu des deux interprètes, l'animal vivant et l'instrument à cordes parlaient, au coeur de la nuit provençale, le même langage ». (Qu'apporte là, la référence à « l'annonce faite à Marie » ?) . Puis, il y a la relation de Bartabas avec l'animal. L'auteur consacre un long passage sur la complicité entre Bartabas et Zingaro, le vide quasi désespéré créé par la mort du cheval mythique. Déniant tout anthropomorphisme, Jérôme Garcin se demande « si ce grand escogriffe poilu, moitié dandy, moitié canaille, appartenait au monde équin… ».
Eblouie par cette lecture, je précise que ce commentaire repose sur le roman. Il est évident que ma naïveté ne saurait annihiler une réflexion sur la condition animale. Je n'ai jamais assisté à une représentation du cirque équestre proposé par Bartabas, je le ferai certainement.
Ce roman est avant tout l'histoire d'une amitié entre deux hommes bien différents, animés par la même passion.

Lien : https://mireille.brochotnean..
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Acerola13
  11 avril 2020
Hommage à Bartabas, cet essai incarne l'amour que son auteur voue à l'homme et au symbole, et qu'il transcrit dans une écriture lyrique, fantasmée, parfois ébahie, qui peut tout aussi bien énerver que faire sourire tant la fascination qu'éprouve Jérôme Garcin est démesurée.
Ce dernier retrace l'histoire de Bartabas : du jeune Clément Marty aux vagabondages espagnols d'un jeune homme ayant quitté le domicile familial, du Cirque Aligre aux Opéras équestres, puis enfin à Zingaro et à l'Académie de Versailles.
Les chevaux, les artistes, les femmes qui ont rencontré Bartabas sont esquissés, toujours dans l'ombre du maître, dont l'intimité est peu à peu dévoilée : on y apprend qu'il a deux fils, qu'il eut une femme, et sa passion inavouée pour les courses.
J'ai beaucoup aimé cet ouvrage parsemé aussi de nombreuses références aux grandes figures de l'équitation et de la littérature équestre ; tout amoureux des chevaux devrait y trouver son compte !
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liberliber
  05 mars 2020
Après « D'un cheval l'autre », j'ai eu envie de relire « Bartabas, roman », le livre que Jérôme Garcin a écrit en 2004 sur son ami.
Contrairement au premier qui rend hommage aux chevaux qui ont marqué sa vie et qui ont fait de lui l'être qu'il est devenu, l'auteur de « La chute de cheval » se penche sur le parcours de l'énigmatique écuyer à travers ses compagnons à quatre jambes bien sûr mais aussi via les humains qui ont contribué à faire de ses spectacles de purs moments de grâce.
« Ce n'est pas un hasard s'il n'est jamais entré en scène à pied. Sans son allié et son double, il est gauche, paralysé. le théâtre équestre, ce n'est pas un choix, c'est une nécessité » écrit Jérôme Garcin, soulignant la vocation naturelle de Bartabas pour l'art à cheval. Comme l'albatros de Baudelaire si maladroit quand il ne vole pas, le cavalier paraît empoté quand il a les pieds sur terre.
« Il façonne avec ses mains fortes et graciles de la splendeur éphémère » poursuit-il à propos de celui qui ne crie jamais avec les chevaux mais à qui il arrive de gueuler en compagnie des hommes.
C'est à l'origine les courses qui le passionnaient mais un terrible accident de mobylette lui brisa les deux jambes et lui explosa le pied gauche.
Adieu la griserie de la vitesse, place à la lenteur. Bartabas confirme : « Plus je vais lentement pour dresser un cheval, plus je gagne du temps ».
Après avoir fréquenté une école de mime, il croise le Théâtre emporté puis le cirque Aligre. Clément Marty devient Bartabas le Furieux. Mais ses premières amours lui manquent. Il achète Hidalgo. le théâtre Zingaro n'est plus très loin. Au bout du rouleau, au bord de la folie, la création de la compagnie va le sauver. Les chevaux, souvent achetés par hasard, se suivent, les spectacles aussi. Les spectateurs sont souvent déconcertés par sa démarche visant la pureté du geste et son sens du sacré. Il devient presque un chamane, celui qui considère que le cheval permet d'atteindre l'extase c'est-à-dire de sortir de soi-même.
Si l'homme est taciturne, il ne tergiverse pas. Et ses décisions sont parfois radicales. A la mort de Zingaro, son magnifique frison, il met à la retraite tous les chevaux qu'il montait et crée « Triptyk » en 2000. Puis vient l'aventure de l'Académie équestre de Versailles.
Nous sommes en 2020, seize ans après la publication du livre de Jérôme Garcin. Bartabas, toujours debout, même de front Zingaro et Versailles. Aubervilliers et le Roi-Soleil. Bartabas a décidément plusieurs visages et il reste une énigme.

Lien : http://papivore.net/litterat..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
VALENTYNEVALENTYNE   24 avril 2013
Le carton, tout simple, d'un genre que je ne connaissais pas, est arrivé par la poste, au début de 1999. Au recto, figurait l'annonce suivante : "Le théâtre Zingaro vous fait part du décès du cheval Zingaro. Il s'est éteint à l'âge de dix-sept ans. Il avait participé à tous les spectacles depuis quinze ans." Au verso, signé Ernest Pignon- Ernest, un portrait au crayon, trait noir sur fond blanc, du beau disparu tel qu'en lui même la légende le fixe, à la dernière d'Eclipse : accroupi dans la neige, les antérieurs tendus, la lourde encolure en col de cygne et la tête méditative. Une version équine du penseur de Rodin.
Haut de garrot, ce prince des ténèbres appartenait à la race volontaire et très résistante des frisons, originaire des Pays-Bas, qui fut créée jadis pour la guerre, les travaux des champs, les attelages royaux, avant d'être adoptée, au XIXème, par les pompes funèbres ; tirée, portée par eux, la mort était non seulement confortable mais aussi majestueuse.



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VALENTYNEVALENTYNE   24 avril 2013
Zingaro, autrement dit bohémien, était un gros bébé poilu de deux ans, pataud et bancal, lorsque Bartabas l'acheta en 1984, à Alex Wilms, un marchand bruxellois. Sans doute pensait- il à cette rencontre cardinale lorsqu'il griffonna, quinze ans plus tard, ce poème amoureux sur un bout de papier : " Après s'être longtemps observés à distance / ils se retrouvèrent un matin face à face / ce fut le cheval qui fit le premier pas". Bartabas le paterna, l'éleva, le dressa, le balada, le muscla, plus jamais ne le quitta. Il grandit sous les vicinales, nez et crinière jais au vent, suivit sans changer d'allure la roulotte du cirque Aligre de pays en pays et son maître, de spectacle en spectacle. Mieux qu'un animal, un partenaire d'une fidélité absolue, un allié substantiel, et un symbole assez fort pour que son "hypponyme", gravé au fronton du théâtre équestre, devienne le nom de la compagnie. D'un cheval noir et luisant, on dit qu'il est moreau. Zingaro était aussi moral.
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michelekastnermichelekastner   06 novembre 2012
j'ai voulu exprimer ici la chance que nous avons d'être les contemporains de Bartabas. Je sais trop qu'il ne restera presque rien, lorsqu'il aura disparu, de ce qu'il a créé sous des chapiteaux de bois et de toile. Je sais aussi que les films de ses spectacles sont impuissants à restituer la magie du vivant, les parfums et les couleurs du cérémonial nocturne sont il est le spectral officiant. Déjà Zingaro, le frison que l'on croyait invincible, l'éternité en muscles noirs, est mort. Et puis je me méfie de Bartabas. Je le sais capable de s'éclipser aussi vite qu'il est apparu. Il ne sera jamais un rentier de l'art équestre, un fabriquant de sons et lumières, un institutionnel de la haute école. Il ne s'installera pas, si s'installer, c'est abdiquer.
Un homme qui cherche l'épure finit toujours par rejoindre le blanc marllarméen, le désert - chrétien ? musulman ? - du père de Foucauld, l'inatteignable solitude. Je rêvais donc de le portraiturer, de le saisir en mouvement, avant sa dissolution ou sa métempsychose.
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michelekastnermichelekastner   06 novembre 2012
A trente ans, Bartabas découvre l' "horreur vulgaire". Il en sera marqué à vie. C'est à ce moment-là qu'il prend la mesure du risque dont il est menacé, sinon la prostitution du moins la récupération. Il apprend à refuser les défilés de mode, les soirées branchées, à repousser les liasses de billets lâchées par de grosses mains baguées. Il a, plus que jamais, l'ambition de placer son travail très haut, très loin de tout ce qui pourrait le salir, le trahir. Il ne pense déjà qu'à garder son public, le vrai public, à lui être fidèle, à ne pas le décevoir. Rien n'est calculé chez lui, mais tout est raisonné. Ces années où il a frôlé la mauvaise gloire, la gloire qui pue, ont fait de Bartabas l'inflexible méditant et l'écuyer intègre de Loungta.
Commence alors la geste belle et pure de Bartabas. Elle réchauffe, autour d'un feu grégeois, des coeurs brisés, des âmes glacées.
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VALENTYNEVALENTYNE   24 avril 2013
Difficile d'imaginer plus froid que la Iakoutie, aujourd'hui république de Sakha, où souvent le thermomètre descend jusqu'à moins cinquante degrés. Pour résister, les petits chevaux développent un poil d'hiver si abondant et si pelucheux qu'on dirait des fourrures. En apparences banals, sans avoir même le caractère sanguin des shetlands, ils deviennent fascinants dans la taïga. Ils savent se nourrir d'un invisible lichen en grattant la neige d'un sabot négligent. Ils galopent au milieu des congères avec un équilibre et un aplomb enviables. Ils sont à la fois farouches et sociables. Les Iakoutes les montent à cru et les mangent cuits. (Bartabas n'a toujours pas digéré le festin qu'on lui a offert, le jour de son arrivée à Iakoutsk, composé de steaks, tripes et saucissons de poneys. C'est la seule fois de sa vie que, dégoûté, il a été obligé de se gaver d'équidé).
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Vidéo de Jérôme Garcin
A l'occasion de la rentrée littéraire, France Culture s'associe à l'Obs pour vous présenter le choix des deux rédactions : une sélection de 10 nouveaux romans qui marqueront sûrement cette rentrée 2020. Nous commençons par la sélection de l'Obs, avec le nouveau roman d'Emmanuel Carrère, Yoga, aux éditions P.O.L, La Tannerie de Celia Levi chez Tristram, Comédies françaises d'Eric Reinhardt aux éditions Gallimard, mais aussi de la littérature anglo-saxonne avec Les Lionnes de l'américaine Lucy Ellmann au Seuil, ainsi qu'Histoire de la Nuit de Laurent Mauvignier chez Minuit. Côté France Culture, cinq grandes plumes également : Histoire du Fils de Marie-Hélène Lafon aux éditions Buchet-Chastel, Sous le Ciel des Hommes de Diane Meur chez Sabine Wespieser, Chavirer de Lola Lafon aux éditions Actes Sud, Autoportrait en Chevreuil de Victor Pouchet aux éditions Finitude et enfin Nickel Boys de l'américain Colson Whitehead Prix Pulitzer 2020.
Retrouvez la sélection des deux rédactions en présence de Sandrine Treiner, directrice de France Culture, Arnaud Laporte, producteur de l'émission Affaires culturelles du lundi au vendredi de 19h à 20h sur France Culture, Mathias Enard écrivain, producteur du nouveau magazine littéraire la Salle des machines tous les dimanches à 17h sur France Culture, Jérôme Garcin, rédacteur-en-chef Culture à l'Obs, ainsi qu'Elisabeth Philippe journaliste littéraire. Ils seront rejoints en seconde partie d'émission par Pascal Thuot, directeur général de la librairie Mille pages à Vincennes.
Les matins de France Culture de Guillaume Erner - émission du 27 août 2020 A retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/dix-livres-pour-la-rentree-litteraire-2020-la-selection-de-france-culture-et-lobs
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