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EAN : 9782070141876
304 pages
Gallimard (15/05/2013)
3.42/5   208 notes
Résumé :
Dans le bureau de feu Thomas Colbert, un magnat du commerce maritime, Philippe Zafar, le jeune préposé au classement des archives, découvre un bref texte manuscrit, fort compromettant pour celui qui s’en avérerait l’auteur.
Aveux déguisés du défunt? Exercice littéraire sans conséquence? Philippe Zafar se lance dans une enquête qui va vite prendre une dimension à laquelle rien ne l'avait préparé.
On retrouve dans ce roman d’aventures, déployé sur un s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
3,42

sur 208 notes
Un homme s'est caché toute sa vie.
Un grand patron au passé inconnu, planqué derrière sa réussite professionnelle, ses mariages, son discret mode de vie personnel.
Il laisse à sa mort le récit manuscrit insolite d'un jeune marin en escale, recruté pour don de gamètes contre trois couronnes (acte qui ne se faisait pas en éprouvettes dans les années 40...).

Le jeune enquêteur, mandaté par une veuve suspicieuse pour élucider cet insolite testament, ouvre une boite de Pandore de recherches en éventuelle filiation. Il va s'imprégner totalement des découvertes faites et des sentiments d'inconnus disparus, mettant en résonance sa propre histoire familiale.

Une enquête basée sur des rencontres insolites et variées, des entretiens, pour y parler pèle-mêle de numismatique, baleines, guerre civile et attentats, gynécologie, généalogie et filiation, combat syndical et politique.

Un très sympathique roman sur fond de secret de famille, aux destins intimes et collectifs.
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Lorsqu'il accepte la mission que lui confie la veuve de son 106ème client, Philippe Zafar est loin de se douter qu'il va s'embarquer dans une enquête qui le mènera sur trois continents.
Dans les archives de Thomas Colbert, il découvre un mystérieux courrier apparemment de la main du défunt relatant la relation d'un jeune matelot recruté lors d'une escale pour « honorer » une jeune femme masquée, avec 3 couronnes d'or pour salaire.
Est-ce une confession ou une pure fiction ?
Madame Colbert qui n'a pas eu d'enfant avec son mari demande alors à Zafar de percer ce mystère afin de savoir si un héritier est né de cette rencontre.
François Garde nous entraîne alors dans une lecture passionnante entre polar et roman d'aventure.
« Pour trois couronnes » j'ai fait un bien beau voyage !


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Cher François Garde,

ce fut une très belle surprise de découvrir votre livre. Passant à la librairie, et le voyant exposé, le dernier exemplaire, sur la table des nouveautés, je l'achetai aussitôt car j'avais lu et aimé votre précédent et premier roman "Ce qu'il advint du sauvage blanc". Je ne m'attendais pas cette fois à y rencontrer mon propre personnage.

Je suis resté ami avec Philippe Zafar dont je fis effectivement la connaissance lorsqu'il vint enquêter sur le passé de Thomas Colbert. Enfin, je veux dire celui que vous nommez "Thomas Colbert" car hormis le nom de Philippe et le mien, vous avez par discrétion maquillé tous les autres patronymes. Vos choix m'ont d'ailleurs bien amusé et il faut avoir bourlingué comme vous à travers l'outre-mer lointain ou disposer d'un bon ouvrage de toponymie pour savoir d'où vous vous êtes principalement inspiré.

Vous avez brillamment transcrit, sous forme romanesque et dans un style alerte, la substance de cette enquête. Bien sûr, les choses ne furent pas aussi simples et tranchées. Les Troubles n'atteignirent pas ce degré d'embrasement (mais peut-être le feu couve-t-il encore ?) et le vrai Benjamin Tobias ne fut pas à ce point le héros exalté et intègre que vous peignez. Mais pour servir le conte philosophique, car il s'agit bien de cela, au sens politique de la tradition des Lumières, vous êtes allé à l'essence du drame.

De vos paysages naturels et sociaux recomposés, d'aucuns voudront y reconnaitre d'abord la Nouvelle-Calédonie à cause des Evènements qui s'y déroulèrent, mais nous savons bien que l'image obsédante du nonchaloir est avant tout baudelairienne. Dans ce melimélo tropical, où se glisse une profusion de scieries que l'on trouverait plutôt près de Saint-Claude que de Saint-Denis, même les jubartes se sont embrouillé les hémisphères jusqu'à venir bizarrement nous visiter à contre-saison.

Parce qu'elles faisaient miroir à cette histoire, j'ai aussi trouvé beaucoup d'intérêt à vos digressions historiques et numismatiques et à aucun moment je n'ai eu le sentiment qu'elles servaient à bourrer la page.

Comme vous l'aurez compris, emporté dans l'aventure par le fil du récit, touché par la sensibilité de vos réflexions sociologiques, réchauffé par le soleil du voyage, j'ai adoré votre livre et c'est désormais pour moi un réel plaisir d'en recommander la lecture à mes amis.

Ah, un dernier détail ! Mon prénom est Arthur, pas Alexandre !

Vous êtes le bienvenu,

A. Channer
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Aïe, aïe, aïllllllllle... Mauvais signe !

Savez-vous ce qu'il m'arrive ? Et bien cela fait une dizaine de jours que j'ai terminé ce roman et aujourd'hui je veux en faire une petite critique, et déjà je ne me souviens plus de grand chose.
Aïe, aïe, aïllllllllle... Mauvais signe !

Il faut dire que, contrairement à la quatrième de couverture qui promettait de l'aventure, la lecture me fut profondément ennuyeuse. Pourtant l'intrigue littéraire était prometteuse. Lisez plutôt :

Un jeune homme, ayant pour profession de trier les documents personnels de personnes riches mais décédées, découvre dans les papiers d'un de ses clients, une lettre bien embarrassante pour sa veuve, si ce qu'elle contient se révèle vrai.
Cette lettre dit qu'il serait peut-être le père d'un enfant né hors mariage. La relation avec la dame aurait été conclue et scellée par un contrat tacite avec le mari de celle-ci et son médecin. Et pour le dédommager de sa bonté (ça c'est moi qui le dis), il aurait reçu trois couronnes d'or.

Intriguant, non comme début ? Mais voilà ça devient... , non plutôt...
Bref, j'ai posé plusieurs fois le livre pour en changer. C'est ainsi que je suis partie sur les traces d'Agatha Christie (voir ma précédente chronique) et là je me suis régalée.

Enfin, j'ai fait l'effort de lire celui-ci jusqu'au bout, mais je peux dire que ça m'a coûté plus que trois couronnes.
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Je dois reconnaître que je sors de la lecture de ce roman de François Garde avec un sentiment mitigé. Parmi les points positifs, une entame particulièrement réussie, un sentiment de dépaysement et d'aventure lors de la lecture, et une très belle écriture. En revanche, j'ai trouvé que l'enquête s'enlisait à un moment donné, que certains passages n'amenaient pas grand-chose… et j'ai aussi été un peu perturbé par l'existence, au milieu du monde tel que nous le connaissons, de cette île tropicale fictive avec pour capitale Bourg-Tapage, dans laquelle se déroule une grande partie de l'histoire. Enfin, je n'ai pas vraiment vu l'intérêt des digressions du narrateur concernant les relations avec son propre père.

En dépit de cet avis un peu partagé, je compte bien persévérer dans ma découverte des romans de François Garde, et, suivant les précieux conseils qui me sont donnés, j'inscris sur ma (longue) liste de livres à lire le précédent roman de François Garde, « ce qu'il advint du sauvage blanc »…
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critiques presse (5)
LeMonde
02 janvier 2015
François Garde fait de l’analyse de texte le ressort d’un palpitant roman d’aventures où se mêlent autant de foi dans les vertus du genre que de malice dans la façon d’en réactiver les codes.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte
09 juillet 2013
Le rythme posé ou encore l'écriture classique, parfois désuète, offrent au roman un charme élégant, assez rare mais désormais propre à François Garde, écrivain hautement recommandable et terriblement réjouissant.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint
03 juillet 2013
"Pour trois couronnes", confirme le talent de ce haut fonctionnaire, passé par les terres australes, pour embarquer son lecteur dans des aventures au long cours tout en l'amenant à faire des escales réflexives sur les questions de l'identité, de la transmission ou de la mémoire.
Lire la critique sur le site : LePoint
LesEchos
18 juin 2013
Avec « Pour trois couronnes », œuvre palimpseste, on en a vraiment pour son argent : une énigme de polar, des atmosphères tropicales, un portrait cruel de patron, des histoires d’amour et d’héritage, des notations érudites sur la numismatique.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress
06 juin 2013
Si vous demandez à un roman d'être un tapis volant, de vous emmener vers de fabuleux horizons, de vous surprendre jusqu'à la dernière page, précipitez-vous sur celui-ci.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
- Vous avez tenu toute seule ?
- Il fallait bien. Et je ne suis pas restée toute seule. Lorsque les combats se sont rapprochés du centre et nous ont coupés de l'hôpital, on venait m'apporter de plus en plus souvent des blessés. J'ai deviné que je n'y résisterais pas, qu'il me fallait de l'aide. Un petit matin où j'avais dans mon officine deux grands gaillards, hachés menu par une rafale de pistolet-mitrailleur, je dus prendre une décision. J'ai laissé là les combattants et suis allé chercher le fils du boucher.
- Pourquoi lui ?
- Parce que je pensais que lui au moins ne s'évanouirait pas à la vue du sang.
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Une vie, ce n'est pas seulement la somme des choix que l'on a faits. Elle est cette somme, multipliée par le regard des autres, et divisée par le coefficient indescriptible du hasard.
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Le soir même, un peu avant la fermeture, je remontai à la Villa Raymonde. Je demandai à Frédéric où était la chambre de Benjamin. Il n'en savait rien, mais me confirma que j'avais vu toutes les pièces. L'enfant dormait-il avec ses parents ? Ou dans un salon converti provisoirement en chambre, et qui avait retrouvé son usage initial ?
Peu importait. mais quelle que soit la réponse, Robert Tobias, si attentif à l'aménagement intérieur, n'avait transformé aucune des nombreuses pièces de la Villa pour en faire une chambre. Benjamin, et non Bienvenu.
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Je ne connais pas de douleur plus brutale et plus intime que cet effroi : entendre un politicien annoncer que vous n'êtes pas d'ici . Il ne parle pas de vous chasser, de vous exclure, de vous menacer. Il dit, simplement, et devant une foule qui trépigne de joie et applaudit, que tels et tels ne sont pas d'ici, et vous savez en l'écoutant, et chacun sait que vous faites partie de ceux qu'il signale ainsi . Lui et les siens se sont donné le droit de trier, de trancher dans ce qui était indifférencié jusqu'alors, de séparer, de se mettre, eux, du bon côté, du côté des gens d'ici . Et vous, de l'autre côté de cette barrière qu'ils viennent d'inventer : ailleurs, n'importe où, mais pas avec ceux d'ici.
Vous, bien sur. Et pas davantage votre père âgé, votre sœur, le voisin du fond du jardin, l’épicier, le chauffeur, l’institutrice.
Et pourtant, d'une manière absolue et craintive, vous savez que sans avoir à demander d'autorisation à quiconque vous êtes d'ici, vous ne pouvez pas ne pas l'être . Vous y êtes né . Tout ce que vous possédez est ici, et tous vos amis, vos projets, vos souvenirs, vos ambitions, vos remords .
D’ailleurs, si vous n’êtes pas d’ici, d’où seriez vous ? Quelle ville, quels rivages seraient les vôtres ? Cela commence comme une démonstration par l’absurde, et se transforme très vite en un insupportable sentiment de culpabilité. Vous n’êtes pas d’ailleurs, mais comment le prouver, comment justifier que vous êtes, avec évidence, d’ici ? p113
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Le phare au loin s'éteignit. Comme en réponse et dans un lent crescendo les couleurs, l'intuition même des couleurs, apparurent: d'abord les verts de la végétation sortant de la nuit, tous fondus en un émeraude indistinct et progressivement différenciés; le bleu outremer du lagon, naissant d'un gris foncé comme d'un malentendu; le brun rouge des terres au flanc des collines ou dans les saignées des chantiers; le ciel blanc qui se révélait soie grège, de plus en plus profond, léger, tout en délicates irisations; le gris de l'asphalte, velouté après la pluie, aux éclats de mica, choisissant à son tour d'être une couleur ivoire. Le jaune n'apparaîtrait qu'en dernier, une bonne demi-heure plus tard. (pp. 94-95)
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Vidéo de François Garde
Augustin Trapenard accueille Tatiana de Rosnay pour "Poussière blonde", roman qui raconte la rencontre entre une femme de chambre et Marilyn Monroe, paru chez Albin Michel. A ses côtés, Sonia Kronlund présente "L'Homme aux mille visages", l'histoire d'une extraordinaire imposture éditée chez Grasset, François Garde évoque "Mon oncle d'Australie", paru chez Grasset. Régis Jauffret publie, lui, "Dans le ventre de Klara", aux éditions Récamier, et Julia Malye, âgée d'à peine 18 ans, présente son premier roman, "La Louisiane", paru chez Stock.
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