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ISBN : 2919066730
Éditeur : Editions du Caïman (26/03/2019)

Note moyenne : 4.4/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Antoine Spisser est obèse. Ça ne le définit pas, mais ça le décrit assez bien. Surtout quand il se retrouve en équilibre sur la rambarde d'un balcon à 15 mètres du sol. Mais ce qui l'a amené dans cette situation est une autre histoire. Et ce ne sont pas les copropriétaires de son petit immeuble qui vous diront le contraire. Enfin... Ceux qui sont encore en vie...
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
FredericSoulier
  15 mars 2019
Mon retour sur Laisse tomber, du rondouillard et talentueux Nick Gardel.
C'est la troisième, ou quatrième, je ne sais plus, perle noire du gazier que je m'enfile. C'est ce que j'appelle une valeur sûre. Il y a des auteurs comme ça dont on est certain qu'ils ne vont pas vous décevoir, autant qu'on est sûr que certains autres ne vont pas vous enthousiasmer.
S'il y a une chose que je peux lui reprocher, à part son attirance pour les jeux de mots - qui sont, je vous le rappelle, des pets de l'esprit - à laquelle il peut rien, le pauvre... s'il y a bien quelque chose que je peux lui reprocher, c'est un certain mal à s'affranchir de ses maîtres et à sortir de ses petites habitudes d'écriture.
Le style truculent à la Audiard, c'est bon, on sait qu'il le maîtrise, il fait ça parfaitement, mais qu'est-ce qu'il y a d'autre sous le capot de cette DS qu'est Gardel ?
La réponse est peut-être dans ce nouveau roman. Gardel prend un virage, non pas à 180 degrés comme tu t'attendais à ce que j'écrive, gorgé de poncifs que tu es, mais à 51. Degrés.
Comme le pastaga.
La truculence est toujours là, mais elle se dote d'un fond plus rugueux, avec davantage de relief. La nostalgie est toujours là, mais au service de ses (vieux personnages), et pas pour flatter celle de l'auteur. Gardel a des choses à dire, sur la vieillesse qu'est un naufrage et qui lui pend au nez, comme je l'ai fait sur Epilogue, comme l'a fait un auteur indépendant que je m'apprête à lire. La vieillesse, un thème à la mode, je trouve, en tout cas en littérature. Les antihéros que Gardel met en scène sont criants de vérité, et le côté polar de cet ouvrage est anecdotique. le meurtre n'en est même pas un, mais ça suffira à ceux qui aiment bien ranger les livres dans des cases...
C'est une fois de plus à une petite leçon d'écriture à laquelle nous convie donc Gardel, dont le mot est toujours juste, et qui fait paraître facile le boulot abattu. Par exemple, les réflexions du gros bonhomme par qui tout arrive sont aussi hilarantes que pleines de bon sens. Dommage que ses états d'âmes ne prennent pas plus de place dans le bouquin, j'aurais bien fait un bout de chemin plus long avec ce type aussi lymphatique que lucide.
Oui, il a encore progressé, ce bougre de Gardel. Il m'a fait rire plus qu'il m'a ému, à cause de sa fichue verve qui fauche un peu au pied les émotions. J'ai fortement pensé à Daniel Pennac en lisant ce roman. Y a pire comme référence.
J'attends encore que, comme Pierre Lemaître qui délaissa pour le meilleur son terrain de prédilection (le polar noir) pour de la "blanche", Gardel hausse encore ses ambitions d'un cran et offre le chef d'oeuvre qu'on est en droit d'attendre d'un type aussi doué avec son clavier.
Une dernière chose : j'ai été assez déçu par la fin. Je ne sais pas ce qu'il se passe, en ce moment, avec les livres que je lis, mais c'est comme des massages thaïlandais sans la finition.
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QuandOpheLit
  14 mars 2019
Chronique d'un shoot de bonne humeur
Véritables médicaments contre la morosité, la mauvaise humeur et la grisaille, les romans de Nick Gardel sont des shoots de bonheur littéraire.
Avec Chorale, il avait frappé fort, et surtout mon petit coeur marshmallow, en évoquant l'amitié tout au long d'un roman qui m'a particulièrement touché. Émouvant, remarquablement écrit, Chorale » m'avait ému au point d'avoir du mal à me mettre dans un autre roman à l'issue de ma lecture.
Avec Laisse Tomber, pas autant d'émotions, mais les thèmes s'y prêtent moins. En revanche, j'ai eu ma dose de soleil dans cet hiver qui n'en finit pas! Dès le prologue, le ton est donné. Je retrouve Nick au sommet de son art: tournures de phrases et jeux de mots qui font mouche. C'est la Gardel Touch!
» Il voyait cet être de tendons et d'os conservé dans le vinaigre de ses aigreurs échouer lamentablement malgré les efforts qu'elle faisait pour s'humaniser un peu ».
Ce nouveau roman c' est l'histoire d'Antoine, cinquantenaire rentier, qui n'a jamais rien fait de sa pauvre petite vie. Obèse, il vit auto-centré dans son monde sorti d'un des films dont il est fan! Il habite dans un petit immeuble où il fait figure de jeunot au milieu de vieux grabataires, aigris au possible, détestables, curieux… qui le prennent quasiment tous pour le concierge. Alors quand l'une de ses voisines vient lui intimer l'ordre de venir changer un lustre défaillant, Antoine le fait, contraint et forcé, sans se douter une seconde que ses qualités d'électricien l'emmèneront sur une balustrade, en équilibre précaire, au bord de la chute..
Prenez dans un premier temps une dose de personnages truculents, des références cinématographiques de folie (là je m'agenouille devant la culture de notre auteur dans ce domaine), la Gardel Touch pour des jeux de mots dont on ne peut que se délecter…
Ajoutez y l'évocation de sujets sensibles comme l'obésité, la vieillesse et le pourquoi l'on devient acariâtre à l'approche de la mort, des réflexions profondes sur l'évolution de notre société…
Mélangez le tout et vous obtiendrez un cocktail à siroter sur votre chaise longue cet été!
Laisse Tomber c'est la boîte de Berocca qui va vous donner la patate, le sourire que vous allez scotcher sur votre visage tout au long de votre lecture. Alors certes c'est un humour noir, intelligent, loin du style potache des humoristes! C'est un humour décapant que Nick met en valeur avec son talent indéniable pour jouer avec les mots et OMG je suis fan:
» Moi, j'ai toujours été rond, enveloppé, empâté, bien en chair et tous les euphémismes moisis que vous pourriez inventer pour ne pas dire gros. J'ai laissé dériver mon navire corporel jusqu'à la bordure du naufrage de l'obésité ».
ou encore
« D'autant que la découverte ne s'était pas faite immédiatement. Cinq jours c'est long, et je peux vous dire qu'il n'est pas de la première évidence de trouver le sommeil quand on sait que votre voisine du dessus écrit son dernier poème, dévorée par la versification »
Enfin, je vous l'ai dit, ce roman est émaillé de réflexions sur la vie:
» Dans son état de compréhension du monde, l'alignement des tombes était un spectacle sans cesse renouvelé. Un véritable défilé marbrier où chacun tentait de laisser une trace en ce lieu qui ne sera plus visité que par des enfants qui s'ennuient et des vieux qui attendent. Un avenir qui s'impatiente et un passé qui ne regrette rien au présent. Laisser une trace… Ambition d'escargot pour celui qui a passé sa vie à en baver… »
Alors ouvrez vos chakras, savourez cette petite bombe littéraire et le style de Nick. Sortez des sentiers battus et rebattus, osez l'originalité et prenez cette dose d'humour qui vous donnera le smile!
Lien : http://www.quandophelit.fr
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chevalierortega33
  13 mars 2019
C'est de la pure jubilation cotée à 9.5/10 sur l'échelle d'agression des zygomatiques ! Avec sa gouaille habituelle, son sens du calembour et ses personnages hors normes, l'auteur nous présente les tribulations d'un obèse qui a des difficultés à s'assumer.
Pourtant il a eu de la chance Antoine, il vit comme on dit « de ses rentes » mais du fait de son appartement en rez-de-chaussée, on le confond avec le gardien de l'immeuble. Il se voit alors contraint de rendre service … et c'est alors que tout tourne mal !
Coté fiche pratique de bricolage, de volets (cf. Droit dans le mur) il n'est plus question, cette fois nous apprenons à fabriquer nos produits de nettoyage domestiques (désinfection du frigo et joints de salle de bains), écologiques et économiques.
Des copropriétaires encombrants et complètement barrés vont rendre la vie d'Antoine quasi impossible. Et c'est aussi une réflexion grave sur la vieillesse et la dépendance qui s'invite chez le lecteur …
Nous découvrons également l'approche du doute comme philosophie de comportement : la zététique.
L'auteur émaille son récit de références cinématographiques, le jardin secret d'Antoine.
Oui, tout pourrait aller pour le mieux dans la vie d'Antoine, pas aussi vieux que ses voisins, mais cependant handicapé par son embonpoint. Dans cet immeuble, le drame vient des voisins du dessus ! Souvent les voisins du dessus ! Et quand survient un accident mortel, c'est un enquêteur placardisé et incompétent qui va être chargé de l'enquête. Il voit là l'occasion de redorer son image et va mettre tout en oeuvre pour confondre des innocents ! Tous suspects sauf peut-être le véritable auteur de la bavure …
Nick Gardel nous balade dans cette « aventure alsacienne » et son héros n'est pas sans rappeler le « pauvre » Martin de ses débuts (cf. le cercle d'agréables compagnies) victime des coups du sort incongrus autant qu'improbables. 212 pages, je l'ai dit, de rigolades … mais où va-t-il chercher tout ça ! 212 pages truffées de surprises comme on aimerait en lire d'avantage dans ce monde de brutes, car en fin de compte, c'est bougrement bien écrit !
Trop court Monsieur Gardel, même si certains personnages ne sont pas en état de servir une deuxième fois, on en redemande !

Lien : https://collectifpolar.com/2..
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s_des2015
  13 mars 2019
Laisse Tomber compile tout ce que j'aime dans l'écriture de Nick Gardel. C'est noir, cynique, corrosif à souhait, et ça fait un bien fou !
Je pense que je me suis ajoutée une petite ride au coin des lèvres à sourire de la sorte sans discontinuer, mais ça en valait la peine.
Ce n'est pas pour rien que Ian Manook le recommande !
Lui aussi a forcément dû tomber sous le charme du débonnaire Spisser, d'Orsini, cet artiste peu banal, ou encore de cette brave Janine à la foi inébranlable.
Ils sont tous beaux à leur manière.
Bref, un roman jubilatoire !
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MarieLaureS
  16 mars 2019
Un ensemble de personnes aigries, des références cinématographiques, des sujets sensibles comme l'obésité, des réflexions profondes sur l'évolution de notre société…
La vieillesse est-elle synonyme de sournoiserie et de méchanceté ?
Mélangez le tout et vous obtiendrez un petit bijou littéraire !
Laisse Tomber va vous (re)donner le sourire. Humour noir garanti !
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Videos de Nick Gardel (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nick Gardel
http://www.passion-bouquins.com http://www.facebook.com/pages/Blog-Passion-Bouquins/327561607257926
26e salon du livre de Colmar 2015. Entretien avec Nick Gardel, auteur alsacien, pour son dernier roman Mal placé
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