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Éditeur : BERKLEY (01/01/1982)

Note moyenne : 2.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Davalian
  05 septembre 2015
Il revient à John Gardner d'intégrer 007 aux années 1980, après l'échec de Colonel Sun et de quelques autres tentatives (non traduites en français) de reprise du célèbre héros. le constat est plutôt mitigé...
James Bond entre les années 1980 mais lu dans les années 2010, tout un programme me direz-vous ! Et vous avez raison, car il est difficile de croire aux menus détails sur la vie privée de l'agent secret (qui désormais vit en partie à la campagne et a opté pour une voiture Saab, car elle consomme peu d'essence au vu de ses prouesses !). Reproche facile à formuler aujourd'hui.
En revanche, ce qui ne pardonne pas c'est... tout le reste ! L'intrigue hésite entre faire du neuf (Bond éconduit une femme), proposer une histoire hollywoodienne (avec un méchant décidé à démontrer son génie en mettant la planète en danger) intégrant tous les détails que nous aimons tant voir au cinéma (le second couteau, les courses-poursuites, les gadgets), et faire des clins d'oeil aux premiers romans (la section 00, le SMERSH). Hélas, tout cela est très éloigné de ce à quoi nous a habitué le grand Ian...
Le texte est long, trop long. L'intrigue s'ensile et peine à convaincre. Pour ne rien arranger la surenchère est trop présente pour aboutir à un final décevant. Même le passage par Perpignan, même Lalander (ses amis l'appellent Lala) peinent à nous maintenir en éveil. Notons au passage que Lala n'est pas une créature labellisée Fleming, mais ne révèle son potentiel que dans un dénouement superfétatoire.
Un essai, de l'ambition, des idées. Assurément les ingrédients sont présents, mais le tour de main n'a pas réussi. Dommage...
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Kenehan
  29 août 2017
Mission n°22 : Empêcher le sabotage de plusieurs centrales nucléaires.

En 1981, "Rien que pour vos yeux" envahit les écrans avec Roger Moore dans le smocking bondien, qui rempile pour la cinquième fois. du côté des librairies, c'est le calme plat depuis 8 ans. Il y a bien eu les novélisations de Christopher Wood ("L'espion qui m'aimait" et "James Bond 007 et le Moonraker") mais personnellement je trouve que raconter un film en roman ça ne compte pas vraiment. John Gardner est la nouvelle plume chargée de sortir Bond de sa retraite littéraire.

Avec 14 romans à son actif (plus deux novélisations), John Gardner égale Ian Fleming dans le nombre de publication sur James Bond. Son tout premier, intitulé "Permis renouvelé" (Licence Renewed), insère James Bond dans les années 1980. Si l'on retrouve les idées de Fleming (personnages, lieux, etc.), Gardner apporte son lot de nouveautés.

Tout d'abord, John Gardner opère un rapprochement avec la franchise cinématographique. de nombreux gadgets, des scènes d'actions hollywoodiennes, de l'humour, offrent aux fans des films des éléments qu'ils ont vus et qu'ils maitrisent. Fort de 12 films, James Bond et ses codes sont mondialement connus.

Comme toujours, Bond est dans l'ère du temps. Autant les livres de Fleming que l'ensemble des films sont le reflet de différentes époques. Bond n'est pas intemporel, il se réinvente régulièrement en s'ancrant dans son temps. le présent roman n'échappe pas à la règle avec les questions du nucléaire.

Le Dr Anton Murik, éminent physicien nucléaire, veut prouver au monde le danger que représente les centrales nucléaires. Mal entretenues, dotées d'une sécurité insuffisante, elles mettent en péril les humains comme la nature. Il s'associe alors à un terroriste pour changer la situation. Evidemment, 007 s'en mêle.
On ne peut s'empêcher alors de penser à la catastrophe de Tchernobyl qui aura lieu 5 ans après la publication de ce roman. Comme quoi, cet ennemi de Bond n'avait peut-être pas entièrement tort…

Le roman pêche par sa longueur, le manque de profondeur et de charisme de ses personnages, la potichisation des figures féminines et l'incohérence de certaines scènes. du côté des "méchants", le constat est bien triste. le terroriste Franco ne sert à rien (un Carlos aurait été bien plus pertinent), Murik est plat, l'homme de main Caber est l'archétype du zombie musclé mais stupide et Mary Jane Maskhin est sous-employée. du côté des gentils on pourra s'amuser de croiser un représentant de la branche Q féminin dont malheureusement le surnom "Q'ute" ne fonctionne qu'en anglais (la traduction "Q-Cotte" en français frise le ridicule) et d'une James Bond girl nommée Lavender Peacock qui est certes aussi décorative qu'un paon mais dont l'absence de personnalité échappe à la vanité (cf. la traduction de Peacock). Bon, elle se pavane sur les podiums de la mode alors pourquoi pas…

Reste qu'à la fin de ma lecture, je n'ai toujours pas compris pourquoi Anton Murik partage son plan machiavélique aussi rapidement avec Bond. Apparemment, il suffit à 007 de vaincre Caber (en trichant) à un jeu écossais pour être automatiquement intégrer à la destruction du monde. Pas plus que je n'ai saisi l'envie irrépressible de l'espion britannique de quitter le château si vite au point d'en griller sa couverture.

En conclusion, le premier Bond de Gardner se lit un peu moins vite qu'il ne s'oublie. Pas mal de défauts, d'éléments mal exploités et de personnages vides pour réellement vivre cette mission. J'imagine, en tout cas j'espère, que s'il y a 13 autres romans, c'est que les choses s'améliores par la suite.
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hellrick
  13 avril 2018
Après la mort de Ian Fleming et le succès des films tirés de ses oeuvres, l'envie de prolonger la carrière de James Bond semblait légitime. Ainsi, en 1968, fut écrit l'efficace COLONEL SUN qui ne rencontra pas le succès escompté. Il fallut attendre 1981 (et encore dix ans de plus pour la traduction) pour voir débarquer cette nouvelle aventure du moins secret des agents de sa majesté. Les temps ayant changés, la section « double zéro » a été dissoute et Bond a quelques cheveux blancs. M le charge cependant d'une nouvelle mission : enquêter sur les rapports entre le terroriste international Franco et le physicien nucléaire Anton Murik. Bien sûr, les services secrets craignent une alliance entre les deux qui pourraient mener à la construction d'armes atomiques. Bond se voit dès lors charger d'infiltrer l'entourage de Murik en se faisant passer pour un mercenaire. Après une habile prise de contact, 007 débarque dans le château écossais de Murki, Laird de Murcaldy, et rencontre sa maitresse, l'entreprenante Mary Jane Maskhin, sa séduisante pupille, Lavander « Lala » Peacock, et son homme à tout faire, le colosse Caber.
Avec PERMIS RENOUVELE, John Gardner prend la succession de Fleming pour quatorze romans (auxquels s'ajoutent deux novelizations) dont huit furent traduits en français. Par la suite Raymond Benson poursuivit la saga, avant de se voir remplacé par Jeffery Deaver, Sebastian Faulks, William Boyd, Anthony Horowitz, etc.
La position de Gardner n'était pas spécialement enviable : continuer l'oeuvre de Fleming (dont les derniers écrits dataient de plus de 15 ans) tout en intégrant l'univers cinématographique de Bond, nettement plus « parlant » pour les lecteurs des années '80. Son Bond constitue donc, logiquement, un compromis entre la version littéraire et son avatar des grands écrans. Une nouvelle Q, version féminine (Qute ou Qcote en français), offre à l'agent ses inévitables gadgets, et le scénario reprend les grandes lignes des longs-métrages période Roger Moore, à savoir l'infiltration de Bond dans le repaire d'un savant génial qui menace le monde de la destruction nucléaire. Cependant le bonhomme agit ainsi pour démontrer les dangers de l'énergie atomique, ce qui lui confère une certaine ambiguïté malheureusement peu creusée par Gardner qui se contente d'en faire un grand méchant mégalomane archétypal. Les autres personnages se révèlent encore plus schématiques : Caber est une brute stupide, Mary Jane une « vieille peau » qui tente de séduire un Bond évidemment plus intéressé par la potiche Lala au corps forcément « merveilleux ». Comme dans tous les films, le méchant explique longuement son plan à Bond (alors que ce-dernier est soi-disant un simple mercenaire). 007 n'agit pas de manière beaucoup plus intelligente puisqu'il tente de s'évader, échoue à prévenir les autorités (eh oui pas de portable en cette époque reculée) et se retrouve dans la salle de torture de Murik. du déjà vu et revu, tout comme le final modérément spectaculaire au cours duquel Bond stoppe avec une facilité déconcertante le plan machiavélique du génie du mal.
En apparence, le bilan apparait donc fort négatif mais, en réalité, cette lecture n'est pas désagréable. En dépit de nombreuses longueurs, le roman garde un bon rythme et maintient l'intérêt par ses nombreux rebondissements. Pour les inconditionnels de James Bond, PERMIS RENOUVELE possède donc suffisamment d'attrait pour se lire sans déplaisir quoiqu'il ne dépasse pas véritablement la moyenne des « romans de gare » d'espionnage qui pullulaient au cours des années 70 et 80. Rien de déshonorant mais rien de vraiment mémorable non plus.

Lien : http://hellrick.over-blog.co..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
KenehanKenehan   29 août 2017
S'il ne peut pas arrêter cette sarabande infernale, monsieur le Premier ministre, alors personne ne le peut.
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