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ISBN : 2705002243
Éditeur : Flammarion (21/10/1991)
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
5Arabella
  05 juin 2019
Il s'agit de la septième et l'avant dernière pièce de Robert Garnier, publiée pour la première fois en 1582. Après trois tragédies à sujet grec et trois tragédies à sujet latin, et avant d'aborder un sujet biblique dans « Les Juives », son oeuvre la plus connue, il innove avec cette Bradamante, inspirée par l'Arioste et intitulée « Tragécomédie » (tragi-comédie).
Ce genre a connu une brève période de gloire à la fin du XVIe et surtout au début du XVIIe siècle. Il apparaît dans le prologue de l'Amphitryon de Plaute (tragico-comedia) qui mélange des personnages de haut rang et de rang plus modeste. Le mot est repris dès la fin du XVIe siècle en Italie, et en France on le retrouve dans des pièces qui relèvent du mystère ou de la moralité. Garnier semble le premier à créer une oeuvre profane avec cet intitulé, et il va contribuer à donner des traits caractéristiques au genre. Ce type de pièces a, au contraire de la tragédie, un dénouement heureux, un caractère romanesque, de nombreuses péripéties, et l'amour y tient une grande place, en plus de mélanger des personnages nobles à d'autres qui le ne sont pas forcément.
Ce nouveau genre va entraîner des modifications importantes qui marquent une distanciation avec le théâtre antique : la disparition du choeur, la diminution sensibles des stichomythies, une grande place accordée aux dialogues avec des confidents etc. La part plus importante de l'action et le rôle central de l'amour nécessitent une adaptation de la structure de la pièce. En cela, la pièce est une étape importante de l'évolution du théâtre.
Même si elle semble avoir avant tout avoir été écrite pour être lue, des mentions des représentations de la pièce existent, à la cour de Louis XIII en 1611, même s'il s'agissait sans doute d'adaptations ; elle est aussi citée comme au répertoire des comédiens ambulants du Roman comique de Scarron, ce qui pourrait refléter des pratiques réelles de troupes ambulantes.
Au premier acte nous sommes au palais de Charlemagne, qui prononce un long monologue, surtout à la gloire de Dieu, origine de tout. Suit un dialogue avec Nymes, qui incite Charlemagne à poursuivre la guerre avec les Sarrasins. Mais l'empereur préfère récompenser ses loyaux sujets : le thème de la pièce est très brièvement introduit : l'amour de Roger et de Bradamante, et le fait que son père préfère lui faire épouser Léon, le fils de l'empereur de Byzance. Mais il faut que le prétendant gagne le combat contre Bradamante, ce qui paraît difficile.
Dans l'acte deux, nous sommes dans la famille de Bradamante, en pleine querelle. Aymon veut qu'elle épouse Léon, fils d'un souverain, plutôt qu'un pauvre chevalier. Beatrix, la mère même si elle ne semble pas complètement convaincue, finit par se ranger à ses raisons. Mais la confrontation avec sa fille n'amène que la déclaration de Bradamante de vouloir plutôt se réfugier au couvent. Renaud, le frère de Bradamante, n'arrive pas à convaincre leur père de lui laisser épouser Roger. le combat entre Bradamante et Léon paraît inéluctable.
Au troisième acte, nous suivons Leon. Ce dernier a sauvé la vie de Roger, en ignorant son identité. Roger lui doit reconnaissance, et il lui demande de se battre avec Bradamante à sa place, en se faisant passer pour lui. Roger se désespère en allant au combat, auquel se prépare fiévreusement Bradamante.
Au quatrième acte, nous apprenons l'issue du combat : la victoire de Roger que tout le monde croit être Leon. Roger s'enfuit, Bradamante se désespère. Marphise, la soeur de Roger défit Leon au combat, Charlemagne l'autorise. Leon ne se défile pas, croyant pouvoir compter sur Roger. Mais Basile lui apprend sa disparition.
Au cinquième acte, Leon a fini par retrouver Roger, qui lui révèle son identité et son amour pour Bradamante. Leon la lui cède. Entre temps, des ambassadeurs bulgares demandent à Charlemagne de leur donner Roger comme nouveau roi. Aymon ne voit plus d'objections au mariage, Charlemagne accorde la main de sa fille à Leon.
C'est touffu, et il vaut mieux connaître l'Arioste pour comprendre complètement ce qui se passe, ce qui était le cas à l'époque de Garnier dans le milieu auquel s'adressait la pièce. le premier acte est encore très statique avec le long monologue de Charlemagne, qui n'apporte pas grand-chose à l'action. Mais Garnier cherche visiblement des nouvelles voies dans cette pièce : l'importance des dialogues, les retournements de situation, malgré des maladresses, sont d'indéniables tentatives pour construire une véritable action. Même s'il y a quelques beaux passages poétiques, la pièce essaie d'être autre chose que de la poésie à lire. Robert Garnier est décidément un jalon important dans le théâtre français.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
5Arabella5Arabella   04 juin 2019
Et quoy ? Roger, tousjours languiray-je de peine ?
Sera tousjours, Roger, mon esperance vaine ?
Où estes-vous mon coeur ? quelle terre vous tient ,
Quelle mer, quel rivage ha ce qui m'appartient ?
Entendez mes soupirs, Roger, oyez mes plaintes ;
Voyez mes yeux lavez en tant de larmes saintes,
Quand votre oeil, mon soleil, le luist en cette Cour.
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5Arabella5Arabella   03 juin 2019
Les sceptres des grands rois viennent du Dieu supreme
C'est luy qui ceint nos chefs d'un royal diademe,
Qui nous fait quand il veut regner sur l'Univers,
Et quand il veut fait choir nostre empire à l'envers.
Tout dépend de sa main, tout de sa main procede.
Nous n'avons rien de nous, c'est luy qui tout possede,
Monarque universel, & ses commandemens
Font les spheres mouvoir & tous les elemens.
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