AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2265063185
Éditeur : Fleuve Editions (23/04/1998)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Un petit dîner entre amis qui vire au plus terrible des cauchemars : Roland, S.D.F. débarqué manu militari de son job de Père Noël, Rodophe, l'aveugle cynique qui se venge de la vie en pourrissant celle des autres. En l'occurrence celle de sa sœur , Jeanne, qui retrouve par hasard son amour de jeunesse, Olivier. Rien ne manque au décor : ni la vie insipide, ni les agapes obligées (nous sommes un 24 décembre), ni la folie qui guette.
Pascal Garnier porte un re... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
marina53
  21 juin 2018
Elle l'aura fait chier jusqu'au bout ! Mourir à Versailles, juste avant les fêtes de Noël, par -17°C, sa mère n'aura pas trouvé mieux pour l'emmerder. Bien obligé de quitter sa côte d'Azur, de laisser sa femme s'occuper seule de la parfumerie, Olivier remonte vers les lieux de son enfance... Des lieux qu'il n'est pas prêt de quitter. Avec ce froid glacial, on meurt beaucoup...
Roland, SDF, squatte à droite à gauche. Cherche des plans plus ou moins foireux pour s'en sortir : se faire passer pour un aveugle en vendant des petits Mickey en porte-clé sur le réseau SNCF ou, de saison, faire le Père Noël. Errant dans la ville après s'être fait virer, il va croiser la route de Rodolphe...
Rodolphe, lui, est aveugle de naissance. Cela ne l'empêche pas d'aller admirer le Radeau de la méduse. Impatient déjà de retrouver sa soeur, Jeanne, qui s'occupe beaucoup de lui. Elle ne sait pas encore que le fils de la voisine qui vient de mourir est une très vieille connaissance...
Rien n'est jamais simple avec Pascal Garnier. Bien au contraire... Une mère décédée dont il faut s'occuper des funérailles, un fils ancien alcoolique repenti, un aveugle obèse cynique et acariâtre, un SDF encombrant, une amie d'enfance retrouvée après 25 ans de séparation et un lourd secret partagé. Telle est cette galerie de personnages qui va se retrouver autour d'un festin de Noël. Évidemment, avec Pascal Garnier, on est bien loin des cotillons et des pétards. Quoique... Ce roman, sombre, original, à l'atmosphère tendue et oppressante, fait la part belle à des personnages hors du commun, cabossés, écorchés, à la dérive, et à des situations aussi rocambolesques qu'improbables. L'écriture, cynique et ciselée, sied parfaitement à ce roman noir et mordant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          573
koalas
  15 mai 2015
Olivier se rend à reculons et les mains dans les poches à l'enterrement de sa mère à Versailles. Rodophe aveugle bedonnant et cynique revient du Louvre où il a harcelé une petite vieille pour qu'elle lui décrive le Radeau de la Méduse, la toile de Géricault . Ce soir là, il rentre chez lui - chez sa soeur ainé, Jeanne qui le dorlote comme un gros poussin - accompagné de Roland, S.D.F, son nouveau chien d'aveugle. Quant à Jeanne la frangine, elle rentre des courses les bras chargés- en guise d'agape - d'un gros cadeau, un imposant pèse-personne destiné à son encombrant frangin.
Le soir de Noël, Olivier sonne à la porte en face du domicile de sa défunte mère. Surprise ! Une vieille connaissance d'enfance va l'inviter à un petit dîner bien arrosé entre amis qui vire au cauchemar...Un mort et un grand trou noir.
Pascal Garnier, fidèle à lui-même et à sa fine plume noire cendrée, brosse des personnages à la dérive accrochés au radeau de la vie qui n'ont comme bouée que des souvenirs d'un pas grand chose : Rodophe, une sorte d'Ignatius aveugle guidé par son cynisme et par Roland qui sonne sa déprime dans la brume, Jeanne qui s'accroche et jette du leste tandis qu' Olivier se laisse doucement engloutir.
Sans oublier, une vieille chouette, Madeleine, une voisine qui lorgne - et juge - d'un d’œil perçant ce vilain monde.
Un fleuve noir qui vous colle à la peau ...urticant et gluant comme une méduse échouée sur la plage.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          281
wordsandpeace
  21 février 2016
EN DEUX MOTS :
Encore un roman de Pascal Garnier que j'ai fort apprécié. J'aime son écriture à la limite du minimalisme. Rien de trop, juste ce qu'il faut pour créer une ambiance et vous entraîner à la suite de personnages inoubliables. Une réflexion tranchante sur le thème de l'itinérance, au sens physique du mot ou plus imagé. Peut-on vraiment trouver un chez-soi confortable, sous un toit, en soi, dans le présent. dans son passé, sur une île lointaine d'où l'on ne reviendrait jamais?
Ma chronique complète est ici:
http://wordsandpeace.com/2016/02/20/book-review-the-islanders-i-love-france-181/
Lien : http://wordsandpeace.com/201..
Commenter  J’apprécie          40
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   21 juin 2018
Les gens sortaient des magasins transformés en portefaix, sapins, sacs,, énormes boîtes ficelées, paquets cadeaux enrubannés qui quelque jours plus tard encombreraient les poubelles et dont le contenu ferait un boucan infernal dans les vide-ordures. Boucheries et charcuteries dégueulaient de dindes fraîchement troussées, de cuissots de sangliers sanguinolents, d'oies grasses, de pyramides d'escargots, de monstrueux étrons de boudins blancs, de quoi vous coller une crise de foie rien qu'en les regardant. On achetait n'importe quoi à n'importe quel prix, une sorte de suicide budgétaire qui n'avait plus qu'un très, très loin rapport avec la naissance du petit Jésus. On avait envie d'en finir, noyé dans le mauvais champagne et le foie gras de Monoprix.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
marina53marina53   23 juin 2018
Le curé lui avait demandé s'il était chrétien, s'il avait lu la Bible, bref, s'il avait ses papiers. Roland répondait oui à tout en hochant la tête, comme un âne, c'était plus facile.
Commenter  J’apprécie          240
marina53marina53   21 juin 2018
Les morts ne décorent pas la vie comme nous. Ils mettent des napperons au crochet représentant généralement des ananas ou des spirales un peu partout, sur la télé, sous le téléphone, sur les coussins, pareils à des toiles d'araignée.
Commenter  J’apprécie          181
marina53marina53   23 juin 2018
Lentement la chaleur reprenait possession de son corps, il redevenait flou, flasque, collant à la vie comme une boule de pâte molle.
Commenter  J’apprécie          240
koalaskoalas   14 mai 2015
Un enfant était venu se jeter dans ses jambes. Il avait déjà une tête de vieux con. Avec vingt ans de professorat derrière elle, Jeanne ne s'en étonnait plus. Elle les avaient aimés, puis détestés, à présent ils lui étaient aussi indifférents que les adultes. Il fallait vivre avec et parfois les chasser de la main comme des mouches.
Commenter  J’apprécie          60
Video de Pascal Garnier (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pascal Garnier
Pascal Garnier que (re)lisez-vous ?
autres livres classés : roman noirVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1655 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre