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ISBN : 2843045762
Éditeur : Zulma (02/02/2012)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 24 notes)
Résumé :
L'écrivain Jean-François Colombier a la cinquantaine tristounette. Peu ou mal reconnu de ses pairs, ignoré du grand public, il trimballe son blues entre deux verres... et entre deux femmes. Il y a bien son fils Damien. Mais il ne s'est guère occupé de son éducation et ils n'ont pas grand chose à se dire. Bref, à l'horizon, c'est le calme plat. Jusqu'au jour où un grand prix littéraire lui tombe dessus et l'assomme. Désormais riche et célèbre, il épouse une jeune adm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  01 février 2013
Un écrivain cinquantenaire, cynique et désabusé, enclin à la pleurnicherie et à l'auto-apitoiement reçoit un prix littéraire qui lui apporte une renommée et des revenus inespérés. Sentant l'âge et la bourgeoisie prendre le dessus, il décide de prendre un coup de jeune et de partir en virée avec son fils de 20 ans, musicien et dealer à ses heures, laissant en plan sa jeune troisième femme… mais bon, à trop frôler les gouffres, on risque d'y tomber et d'oublier que la vie n'est somme toute pas si mal… Sarcastique à souhait, une petite lecture avalée en une demi-heure pas inoubliable mais plaisante et efficace.
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canel
  13 novembre 2012
Jeff, cinquante ans, est un écrivain à succès - enfin, auteur d'UN succès. Sombre, désabusé, cynique, il traîne sa carcasse sans grande conviction, voit son fils de vingt ans de loin en loin. Divorcé deux fois, il vit avec une jeune femme, mais a visiblement besoin de prendre l'air. Avec son dealer de fiston, il fait une petite escapade fêtarde à Lille, le nez poudré... et les tuiles vont s'acharner sur lui.
Même type de personnage que dans 'Cartons' et 'Le Grand loin' : le quinqua revenu de tout, mal en point, qui a le don de s'attirer la poisse. Toujours beaucoup d'humour grinçant, et d'auto-dérision de la part du narrateur, mais aussi de déprime. La mise en abîme narrateur/auteur est amusante. Par contre l'intrigue... eh bien je me suis rendu compte à la fin que je n'arrivais pas à raccrocher les wagons, à rembobiner au bon endroit pour comprendre le fin mot de l'histoire. A relire ? pas le courage !
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Seraphita
  07 décembre 2013
Jean-François Colombier, la courte cinquantaine, reçoit un prix littéraire prestigieux qui le propulse sur le devant de la scène. Paradoxalement, ce succès inattendu va venir révéler les manques de son existence : et il se met à courir en un rythme effréné après une jeunesse qui lui a filé entre les doigts. Alors il accepte de suivre son fils dans un périple tumultueux où le risqué côtoie l'incertain.
En un peu plus de 100 pages, Pascal Garnier déploie une route qui lui est coutumière : une route sombre vers l'inconnu, entre promesses fugaces et risques assurés, mais toujours parsemée d'éclats de rire, un rire jaune, acerbe souvent, qui soulage autant qu'il blesse. Quelques piques absurdes se dressent çà et là et c'est le chemin d'une humanité, tendre et sombre, qui, peu à peu, se dessine.
« - C'est curieux comme la plupart des êtres humains ont une silhouette de cercueil…
L'homme qui vient de prononcer cette phrase à voix basse fixe une dizaine de personnes serrées les unes contre les autres sous un Abribus de l'autre côté de la rue. La pluie strie en diagonale la vitre du café. Il reprend en tournant vers moi un regard opacifié par des verres de lunettes aussi épais que des culs de bouteille.
- C'est un peu inquiétant, non ?
Pris au dépourvu, je hausse les épaules en ouvrant les mains comme quelqu'un qui libère un oiseau.
- C'est la vie !...
- Ah, vous trouvez ? On dit que la fête des morts c'est la faute des mères. Qu'en pensez-vous ? » (p. 11.)
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Readingintherain
  27 avril 2012
Bon, vous connaissez déjà mon avis sur Pascal Garnier. Je suis assez ravie de voir que Zulma a republié ce titre, déjà paru en 2001 mais passé en dessous de mon radar à l'époque… Cela dit, je comprends un peu pourquoi il a été oublié, pour moi ce n'est pas le meilleur roman de cet auteur que j'adore. Pourtant tout part plutôt bien : le héros est un auteur un peu raté qui, tout à coup, est lauréat d'un grand prix, ce qui va radicalement changer sa vie. Mais en fait, on voit assez peu le changement, j'ai trouvé que tout était traité un peu trop rapidement et que, certainement, si Garnier l'avait écrit dans les dernières années, il l'aurait probablement plus étoffé. Ici, on retient surtout un homme à femmes défaitiste, un fils dealer et une fin complètement abracadabrante. Je suis rentrée dans le roman, j'ai eu du plaisir à le lire, mais moins que dans les romans que j'ai lus précédemment.

J'ai bien sûr apprécié le côté noir, mais ce ne sera pas mon meilleur souvenir de Garnier
Lien : http://www.readingintherain...
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vdujardin
  09 octobre 2012
Un très court roman, ou plutôt une longue nouvelle, vite dévorée (150 pages, dont beaucoup de pages blanches entre les chapitres...), menée à un rythme soutenu. J'ai beaucoup aimé ce ton plein d'humour noir et d'autodérision de l'écrivain, son retour sur sa vie, les relations à son fils, conçu très jeune pour une nuit d'amour qui s'est terminée en mariage et presque aussi vite en divorce. Et voici finalement le fils dealer qui donne de la drogue à son père... Un texte à découvrir! Après Opium Poppy et Palestine de Hubert Haddad, je m'aperçois que j'aime assez les choix de cet éditeur, il faudra que j'en lise d'autres...
Lien : http://vdujardin.over-blog.c..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   13 novembre 2012
Je suis prêt à tout pour conserver le petit moignon de liberté qui me reste. D'accord, mon corps ne vaut guère mieux qu'une cellule, mais c'est mon corps, j'y suis seul. Je ne supporte pas la promiscuité. Ce qui m'effraie le plus dans le monde carcéral, ce n'est pas la solitude, loin de là, j'ai l'habitude, mais la présence d'autres détenus. Je préfère m'ennuyer seul qu'en compagnie. Mon choix est fait. (p. 134)
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litolfflitolff   31 janvier 2013
Une anxiété congénitale , héritage d'un père horloger que la mort a surpris plus tôt que prévu, m'a contraint depuis ma plus tendre enfance à arriver trois bons quarts d'heure en avance à tous mes rendez-vous. Sur cinquante ans de vie, j'en ai passé la moitié à attendre un train, le bon vouloir d'une employée de la Sécu, l'amour, le succès, le bonheur...
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litolfflitolff   31 janvier 2013
Neuf mois plus tard, M. et Mme Robuchon, parents de Dolorès del Rio et pharmaciens à Fontenay-sous-Bois nous imposèrent le mariage. Au bout de deux ans, à force de se les jeter à la tête, plus un seul élément de notre liste de mariage n'était valide. Il avait fallu se séparer faute de projectiles.
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canelcanel   13 novembre 2012
"Le Juste Prix" a fait place aux infos. Des guerres exotiques se disputent la vedette un peu partout dans le monde. On ne comprend jamais très bien ce qu'il s'y passe. Les héros du jour engendrent les tortionnaires du lendemain. Il n'y a plus ni bon ni méchant, rien que des méchants. Les résultats sportifs qui suivent servent tant bien que mal à cautériser toutes ces plaies béantes. Puis c'est le tour du mini-documentaire régionaliste, ces miettes qu'on jette aux ploucs pour leur faire croire que Paris ne les oublie pas. (p. 47)
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canelcanel   13 novembre 2012
(...) elle avait des principes dans ce domaine. L'alcool non, mais la dope oui. Elle hiérarchisait la défonce comme d'autres la société, un relent de sa culture bourgeoise de la banlieue ouest. Il y avait les barons de la drogue, dure de préférence, et les manants de comptoir. Jamais elle n'avait pu comprendre que je sois à la fois l'un et l'autre, voyou chez les snobs et snob chez les voyous. (p. 66)
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