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EAN : 9782371140431
208 pages
Éditeur : Envolume (25/10/2016)

Note moyenne : 2.7/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Dans les années soixante, le père Jean se situe aux antipodes de la plupart des curés : il croit profondément en Dieu, mais nourrit une solide aversion pour les religions. Et pourtant, il ne défroque pas et continue à enseigner les lettres à Saint-Sigismond. Un crime commis dans son collège le désigne comme suspect numéro un, mais un véritable coup de foudre amical le lie à Marcel, le commissaire
qui l’interroge, et transforme son destin. Il devient un justic... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Levant
  29 septembre 2016
A cheval donné on ne regarde pas les dents. le fameux dicton ne s'applique cependant pas dans le cadre de l'opération Masse critique. On attend en effet bien du lecteur que je suis une tentative de traduction impartiale de sa subjectivité quant à l'ouvrage offert. Laborantin que je serais le temps d'une lecture. Voyons voir donc ce que nous réserve l'étalon.
Le diplôme d'assassin, voilà un roman qui ne demandera pas de gros efforts d'adaptation pour en tirer un épisode de série de télévision moderne. Tout y est, le scénario improbable, l'épaisseur de l'ouvrage compatible avec le désormais obligatoire format de cinquante minutes, des personnages atypiques en but à tout ce qui fait figure d'institution en ce bas monde. Même la récurrence est envisagée. Notre héros, prêtre dans une institution religieuse, montre en effet de belles dispositions à l'enquête criminelle. C'est un gage de récidive. Il a curieusement trouvé grâce aux yeux du commissaire de police qui avait pourtant fait de lui un coupable idéal d'entrée de jeu. Mais cet ouvrage transposable satisfait surtout aux élans du courant humaniste en vogue dans nos médias, en gratifiant le pauvre-malmené-par-la-vie de l'absolution de ses péchés acquise d'emblée, quand bien même il aurait commis le pire. Notre binôme de circonstance, prêtre et commissaire de police, se transforme spontanément en chevalier servant du faible, avec cette propension aux bons sentiments devenue une clause du cahier des charges. Même si nul n'ignore que cette tendance est devenue à l'humanisme ce que la promesse est au discours politique : de la poudre aux yeux des gogos qui seront engloutis par le grand entonnoir du clientélisme médiatique. Et donc mercantile dans une société dont le bonheur est fondé sur le pouvoir d'achat.
L'idée de l'ecclésiastique qui s'acoquine avec un flic pour mener une enquête me rappelle toutefois une impression de déjà vu, en version féminine et connectée.
Nous voici donc avec un prêtre qui s'affuble de la soutane seulement pour se rappeler quotidiennement l'absurdité qu'il y a à rester fidèle à ses engagements. A moins que ce ne soit pour narguer ceux de son entourage que cette vocation tardive avait pu surprendre. Notre ecclésiastique propulsé sur le devant de la scène n'a en fait de goût affiché ni pour la religion, ce serait trop convenu, ni pour l'obédience de la franc-maçonnerie qui l'avait séduit un temps, c'est serait suspect, ni pour la vie de famille non plus, dans les années soixante c'est déjà ringard. Il a laissé femme et enfant à leur domesticité pour se consacrer à un Dieu qu'il imagine donc volontiers sans églises. Il a peut-être en revanche quelque tentation pour l'interdit. C'était attendu. Son déguisement ecclésiastique lui sert de sauf-conduit pour se livrer à quelques trafics condamnables. On aime bien les héros qui biaisent avec la loi. Juste ce qu'il faut. C'est le piment de la sauce aigre douce.
Nous sommes donc à peine surpris de voir notre porteur de soutane rebuté par toute communauté se prendre d'amitié pour un autre-gagné-par-le-doute: le flic qui s'est vu confier l'enquête sur le meurtre d'un confrère enseignant de l'institution religieuse. C'est le pivot de l'intrigue. Le flottement dans la vocation aura donc été le point de convergence de ces deux destins que tout prêtait à s'ignorer.
Beaucoup d'ambigüités planent sur les accointances. Elles deviennent connivences suspectes. On flirte avec le tout-peut-être-remis-en-question, même la probité de notre enquêteur improvisé. Heureusement qu'avec lui les sujets tabous n'en sont plus. L'hypocrisie ne fait pas partie de ses défauts, pas plus que la langue de bois. Il a l'avantage de bien connaître le milieu avec les inévitables perversions étouffées dans les institutions religieuses unisexes des années soixante.
Mais la morale est-elle sauve quand un crime est puni par un autre ?
Pas vraiment de suspense pour ce qui est de l'intrigue. Nos séries modernes nous ont habitués à la happy-end. C'est cousu de fil blanc. le chemin pour y parvenir est en revanche abracadabrantesque. Tout arrive à point à qui construit la trame de son intrigue autour d'un épilogue écrit d'avance. le couple police-justice est le grand perdant de l'histoire. Il est foulé au pied dans sa compétence, sans parler du code de déontologie de leurs professions respectives, face à nos justiciers de circonstance, champions de la lutte contre la perversion, aux pratiques adaptées au courant imposé par les séries modernes.
L'ouvrage serait-il sauvé par le style, une forme d'écriture ou de construction originales. Pas vraiment. Vous aurez compris que je n'ai pas vraiment adhéré au concept éditorial. Je promets toutefois un bel avenir à cette production calibrée pour les yeux d'un auditoire façonné pour la récurrence de cinquante minutes dans un trajet de RER ou entre deux pages de publicités. Tant pis pour la crédibilité. Ça aussi c'est périmé.
A cheval donné on ne regarde pas les dents. Mais en aurais-une contre l'auteur de cet ouvrage. Non monsieur le juge. Je jure que je ne le connaissais pas.
Je remercie Babelio et les éditions Envolume de m'avoir adressé cet ouvrage.
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Gaiange
  28 septembre 2016
Tout d'abord je tiens à dire que le livre est magnifique, une couverture noir aux tendances brillantes. le papier à l'intérieur ressemble aux vieux livres, un papier épais comme j'aime. de la très bonne qualité pour cette maison d'éditions que je viens de connaître.
Parlons du roman....
Autant dire que le résumé m'avait de suite attiré, donc j'ai commencé ce roman avec beaucoup d'enthousiasme et puis plus le pages tournaient et plus je me suis ennuyée.
C'est triste à dire et je n'aime pas faire ce genre de chronique.
Une très grosse première partie qui se met en place, mais longue longue longue..... Pourtant cette façon d'aborder l'histoire me plaît d'habitude, style journal intime d'un curée Anarchiste, rebel, anticlérical.... mais je ne suis pas arrivée à me projeter.
La seconde partie était un peu mieux, mais on survole trop "l'enquête", si on puisse dire qu'il y en a une. On passe totalement à côté de cette enquête. J'aurai voulu voir évoluer les personnages et leur amitié au milieu d'investigations plus poussées.
Je pense que le format de 184 pages est bien trop petit pour exploiter cette histoire, j'ai eu l'impression de lire un résumé, mais en même temps ce résumé m'a paru long.
Il y a pourtant à la base une superbe intrigue, ce curé a une personnalité qu'on aurait pu grandir, détailler beaucoup plus. Il joue avec son entourage, personne ne peut vraiment le cerner et ça aurait pu aller en faveur de l'enquête de jouer double Je/Jeux.
J'ai beaucoup aimé me retrouver dans les années soixante, époque que je n'ai pas connue. L'après les Trente Glorieuses, Mai 68, le pouvoir de l'église sur l'éducation et cetera.... Une part historique qui rappelle qu'on a pas toujours été dans l'époque de la technologie.
Lien : http://les-mots-de-gaiange.o..
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Antigramme
  06 octobre 2016
Je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les Editions Envolume pour cet envoi dans le cadre de l'opération Masse critique.
Autant je pense il est facile de parler des livres qu'on a pu aimer autant je trouve toujours l'exercice plus difficile d'exprimer notre déception face à des livres qu'on pensait prometteur mais où l'essai n'a pas été transformé. Malheureusement, ce livre fait partie de ces derniers.
A la lecture du résumé et même en lisant le dossier de presse fourni avec l'ouvrage je me disais que j'allais tomber sur un bon roman, on nous promettait même « un polar français qui renouvelle le genre ».
Arrivé à la fin de la lecture je me demande vraiment où se trouve le renouveau.
D'une part, les personnages me semblent hyper clichés : le prêtre pédophile, le policier alcoolique, … et peu réaliste. Je veux bien que le prêtre soit aux antipodes de l'idée qu'on se fasse d'un membre de l'Eglise mais là je pense que même la plupart des caricaturistes n'auraient pas osé imaginer un prêtre comme celui ci.
D'autre part, je suis un vrai fan du genre policier/thriller/polar mais ici il n'y a pour ainsi dire pas d'enquête policière puisqu'une fois « l'interrogatoire du Père Jean par Marcel » qui n'est qu'un simulacre d'interrogatoire il ne se passe absolument plus rien. A la moitié du roman l'enquête n'a pas avancé mais on connait malgré tout l'identité du tueur qui avoue le crime et il faut attendre les dernières pages pour avoir une « révélation » qui vont éclairer les derniers points d'ombre qu'il pouvait encore y avoir.
Par ailleurs, je veux bien être très ouvert d'esprit mais je ne cautionne absolument pas le fait que des personnes en général et encore plus un prêtre et un policier puisse accepter la loi du talion.
Enfin et cela va dans le sens de ce que j'ai pu dire juste avant, on peut concevoir des événements tragiques/macabre/… dans des romans d'horreur, des romans retraçant l'histoire, … où il n'y a pas de morale à la fin. Je ne conçois pas par contre qu'un polar puisse sous prétexte de « la finalité des choses » soustraire à la justice une personne avec la complicité d'individus censés représenter la droiture et l'intégrité.
Je sais que les mots que j'emploie peuvent sembler dur mais je tiens à préciser que je ne remets pas en question le temps qu'a passé l'auteur à rédiger ces pages et le travail fourni. Cet avis n'exprime que mon propre ressentis par rapport à l'ouvrage.
Lien : https://antigramme.wordpress..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
StephanieMarcosStephanieMarcos   05 septembre 2016
Une sorte d’autiste dont le trajet quadrangulaire emprunté quotidiennement – chambre, bureau, réfectoire, chapelle – n’a jamais connu d’autres étapes, jamais rêvé le moindre écart. Comme c’est à mon avis plus fréquent qu’on ne le croit, son entrée dans les ordres n’a sans doute pas été l’aboutissement d’une vraie vocation, mais une sorte de refuge providentiel.
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StephanieMarcosStephanieMarcos   05 septembre 2016
Moi qui trouvais qu’il n’arrivait jamais rien dans ce foutu bahut ! Branle-bas de combat dès l’aube ! Saint-Sigismond, rebaptisé Sainte-Nitouche par mes soins, est en émoi : Forgerit a été trouvé égorgé, étendu sur le dos dans sa chambre. Il paraît qu’il était complètement à poil. Nu comme le goret qu’il était ! Ça me donne des haut-le-cœur !
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