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EAN : 9782246814788
Éditeur : Grasset (04/10/2017)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 6 notes)
Résumé :

« L'entropie, c'est quoi ? L'entropie, ça va avec l'impéritie, comme la poule avec l’œuf et vice-versa. Comme  Moïse et la fille de Pharaon.

Comme la vérole et le bas-clergé. Comme la manne et le  désert. Mais encore ? L'entropie, c'est quand tout empire, empiriquement et  in situ, et qu'on  peut plus échapper à l'empire du pire.

L'entropie, c'est simple, dit la Poulette,  l'entropie, c'est notre père. Quand un bricolo-parachu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Nowowak
  10 mars 2020
Voilà un chef d'oeuvre d'ennui coulé dans le béton. Impossible de lire jusqu'au bout tellement c'est sans intérêt.  de quoi vous figer la moue. Comment peut-on parvenir à une écriture aussi vide, bêtifiante et nonchalante ? Faut-il un CAP de maçonnerie pour cultiver autant les barbarismes, pour s'en choupinoter autant de la syntaxe, pour s'en barracuder autant de l'orthographe ? Ben quoi, moi aussi je peux inventer des mots pour faire croire que je suis original ! L'auteure qui a hérité du Médicis en 2002 a dû faire un stage chez Gédimat en 2017 pour s'offrir le pavillon de ses rêves. L'entreprise de gros oeuvre a oublié une bétonneuse dans le jardin : la cata ! C'est écrit à la truelle. le lecteur se prend donc des parpaings d'écriture illisibles, des moellons de strophes catastrophes, des quérons de chapitres déprimés qui n'ont plus que le suicide comme seule issue.
Avoir fait des études ne dispense pas d'écrire correctement. Au lieu de pondre par exemple : "Ma petite soeur en a fait l'observation, avec beaucoup de tact et de sang froid, à notre père." C'est tellement plus français et littéraire d'écrire : "Avec beaucoup de tact et de sang froid, ma petite soeur en a fait l'observation à notre père." Je note page 163 l'abomination : "Parce que ya pas kles veaux à être les objets de la sollicitude de notre père". A force de vouloir faire de l'humour ce livre en est totalement dépourvu. C'est l'ambition de ceux qui n'en possèdent pas de vouloir "faire du style". C'est monstrueux tout ce sskon peut lire. N'est pas Céline qui veut. Ne godaille pas dans la smoule qui veut. A oublier de toute urgence sauf si vous aimez le préfabriqué !
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LeCombatOculaire
  26 octobre 2017
Fignole, la narratrice, et sa soeur Poulette, ont grandi dans l'béton. Genre, elles ont appris à manier la bétonneuse quand certains autres jouaient encore dans le bac à sable. Ça, c'est parce que leur papa, qui a plusieurs prénoms et plusieurs noms, il est à fond dedans, dans l'béton, moderniser un peu tout ça, réparer les bidouilles et rafistoler en six-quatre-deux, s'électroputer à répétition - même pas mal - et détruire autant que construire. La mère, elle est pas trop fan, surtout quand ses enfants ressemblent à des sarcophages ou que le plafond lui tombe sur la tête.
Alors entre le béton et les cahiers de comptabilité, il y a aussi la campagne pendant les vacances, les forts et les champs de bataille, les explosifs et les catapultes-araignées, les combats à sang pour défendre Dame Catherine, la petite fille noire adoptée par la vieille, pour son honneur et pour la beauté de la chevalerie. Et il vaut mieux en profiter à bloc, parce que le retour à la ville, ça fait mal. Mais surtout pour les autres, qui se font casser la gueule.
Difficile de vraiment classer ce livre, dont on peut dire, tout au mieux, qu'il est quand même original, de par son écriture tellement cassée dans ses recoins, tellement tordue, qu'elle transpire l'amour du béton plutôt que l'amour des mots, mais en même temps on peut dire que ça retranscrit bien quelque chose, peut-être de l'ordre de la Guerre des boutons, enfin pas trop non plus, c'est juste pour vous situer. C'est sûr, on y croit à la môme qui raconte son enfance et qui décrit l'entropie suprême. C'est tellement oral que l'écrit pique les yeux. Et on pourrait dire aussi que c'est une parodie du machisme crasse, une cassure dans les étiquettes qu'on colle aux petites filles comme on les colle à la dinette, et aussi un peu une parodie qui veut que ceux qui ont peur de se briser les orteils c'est tous des tafioles. Même si parfois à vouloir faire trop, c'est marre et c'est trop plein de clichés gratuits, on va dire que c'est fait exprès. En tout cas, ça se lit vite, ça c'est sûr, et la forme sert le fond donc on peut dire que c'est artistiquement intéressant. Et ça m'a rappelé certains souvenirs, un peu, mais ça c'est tout personnel.
Lien : http://lecombatoculaire.blog..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LeCombatOculaireLeCombatOculaire   26 octobre 2017
Tous leurs ptits cailloux, ptits cailloux, ptits cailloux, Asskon s'en bat les zouilles, Ach ! sskon s'en bat les zouilles, bat les zouilles, tsoin, tsoin ! Avec une ptite patte, ptite patte, de gros merlan velu, lan velu, lan velu, tsoin tsoin.

Et leur foutue mitraille, tue mitraille, tsoin tsoin, on s'en secoue les douilles, scoue les douilles, scoue les douilles.

Et leur molle artillerie, mollartillerie, on s'en gondole la nouille ! avec une pluche de gnou, pluche de gnou.

Quant à leur race de Schleuhs, on s'en tamponne les ouilles, ponne les ouilles, avec une jolie pince, jolie pince de doux homard femelle, ou avec une belle queue de gentille loutre mâle, outre mâle, outre mâle, tsoin tsoin.

Mais ça rime même pas ! dites-vous...

La rime aussi, on s'en bat, on s'en bat quoi ? On s'en bat l'oeil et puis l'oreille. Et avecque quoi ? Avec au choix : une planche à clous ou une trombe de strass.

Ca manque de poésie, aussi ?

Vous savez quoi ? La poésie, on s'en balaie, on s'en baleine, on s'en bat les noix, et avec vous savez quoi.

Tsoin tsoin.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   26 octobre 2017
Je fais du béton dans ma tête, ou de l'électricité, ou des histoires, ou des théories. Et je fignole. Et je m'évertue. Je fais tout nickel, tout propre, tout solide et dans l'ordre, toujours en commençant par le commencement. Des dalles bien planes. Des théories sur des intuitions. Des talochages impecs. De la science expérimentale mentale. Des raccords de plomberie qui fuient pas. Zéro dommage collatéral. Et quand ça merdre, je recommence. En mieux. En tout d'aplomb. Visé au niveau à bulle. Et bien d'équerre.
Je fignole, je fignole.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   26 octobre 2017
L'entropie, ça va avec l'impéritie, comme la poule avec l'oeuf et vice versa. Comme Moïse et la fille de Pharaon. Comme la vérole et le bas-clergé. Comme la manne et le désert.

Mais encore ?

L'entropie, c'est quand tout empire, empiriquement et in situ, et qu'on peut plus échapper à l'empire du pire.

L'entropie, c'est simple, dit la Poulette : l'entropie, c'est notre père.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   26 octobre 2017
En ville, on est la proie dla race des préposés à la discipline. On nous y aère dans des centres. On nous y conserve dans des conservatoires. On nous y inculque et incarcère, tant que c'en est un calvaire et que dès qu'on me foutit en prison à l'école, je n'eus de cesse de m'en évader.
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LeCombatOculaireLeCombatOculaire   26 octobre 2017
Dans la merde, ya pas de milieu. Ya juste la merde. C'est la merde, le milieu... Dans l'béton, c'est pareil.
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