AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253184195
Éditeur : Le Livre de Poche (03/06/2015)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 603 notes)
Résumé :
Inspiré d’un personnage réel, Le lecteur de cadavres nous plonge dans la Chine Impériale du XIIIe siècle et nous relate l’extraordinaire histoire de Ci Song, un jeune garçon d’origine modeste sur lequel le destin semble s’acharner. Après la mort de ses parents, l’incendie de sa maison et l’arrestation de son frère, il est contraint de fuir son village avec sa petite sœur malade.

Ci se retrouve dans les quartiers populaires de Lin’an, la capitale de l’... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (203) Voir plus Ajouter une critique
ssstella
  17 février 2017
Un livre qui rassemble tout ce que j'aime dans une lecture : de l'histoire ; un sujet intéressant avec un personnage qui a réellement existé dans la Chine impériale du XIIIe siècle et les débuts de la médecine légale ; un peu de suspens ; de l'aventure et du dépaysement ; un pavé pour rester longtemps avec des personnages et une histoire passionnante.
Un auteur que je ne connaissais pas. Pour l'instant il a peu d'ouvrages à son actif... mais ce sera un grand plaisir de le suivre, parce que là, je me suis régalée.
Commenter  J’apprécie          923
Ptitgateau
  29 juillet 2017
Les premiers qualificatifs qui me sont venus à l'esprit, après avoir refermé (à regret) cet immense roman, sont destinés à Antonio Garrido qui mérite amplement le succès remporté par ce roman, à en juger par les excellentes critiques qu'il a reçues à juste titre.
Tout au long du récit, je me suis sentie admirative du travail de documentation effectué par l'auteur, toutefois je ne réalisai pas encore l'étendue de ce travail avant de parcourir les notes de l'auteur à ce sujet : documentation extrêmement poussée sur les écrits de l'époque, explication des noms, prénoms des personnages, situation historique de la Chine menacée d'invasion par les Jins, inventions, particulièrement une, dont je ne dévoilerai aucunement le nom, vie quotidienne dans les différentes couches sociales de l'époque, protocole et étiquette à la cour de l'empereur, respect dans la vie quotidienne, des préceptes de Confucius …
Mais le plus intéressant c'est que ce roman a été bâti d'après la vie de Song Cí, premier médecin légiste, auteur du Xi Yuan Ji Lu publié en 1247 traduit dans plusieurs langues et qui serviront de base à Antonio Garrido.
J'ai beaucoup appris tout au long de ce parcours sur ce personnage dont je suis devenue l'ombre pendant quelques jours, héros qui semble s'être élevé seul, qui perd ses parents, sa famille, progressant dans un environnement pratiquement toujours hostile, devant se battre pour simplement survivre, ne cherchant jamais la facilité, ce jusqu'à la dernière page et qui se sort de situations extrêmes grâce à une malice, une intelligence hors du commun, beaucoup de persévérance, de l'amour propre, qualités qui le rendent bien attachant et vous accroche à son histoire jusqu'au dénouement, même si parfois, il s'est avéré nécessaire d'avoir le coeur bien accroché, pas obligatoirement lors des autopsies en ce qui me concerne, mais surtout lors de la description de certaines tortures dont les chinois semblaient connaître les secrets et que personnellement, je refuse souvent d'imaginer.
Les personnages, nombreux, présentent un grand intérêt : généreux ou avares, intéressés ou altruistes, fourbes ou droits, ils ne font par leurs agissements que mettre en avant les qualités de Cí. Ce qui épice encore le récit, c'est qu'un même personnage peut se montrer successivement bienveillant, puis devenir un monstre et inversement, mettant en éveil la pensée du lecteur, (il m'est même arrivé d'essayer de comprendre ou de deviner le cheminement d'un personnage en dehors de la lecture).
décrivant dans un premier temps le parcours semé d'embûches et de dangers de toutes sortes d'un jeune homme sans défense, seul au monde, le roman devient par la suite un thriller historique passionnant regorgeant de suspense et de rebondissements que
j' ai hésité à lire parce que je n'ai pas vraiment apprécié La scribe du même auteur (voir critique), et puis j'ai décidé de lui donner une chance, je ne le regrette pas, ce roman fera partie des meilleurs récits lus cette année. Je vous le recommande. Et merci à l'auteur pour ces recherches et ces années de travail qui ont donné naissance à un roman historique abouti et passionnant.
Challenge MULTI DÉFIS
Challenge PAVES
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7110
nameless
  09 mai 2016
Ecrire une histoire de 700 pages à partir de la biographie de Ci Song, né en 1186, “qui ne se limitait qu'à une trentaine de paragraphes extraits d'une douzaine de livres” (p. 722), voilà l'exploit romanesque réalisé par Antonio Garrido. Autant dire que cette mince trame a nécessité de la part de l'auteur un travail de documentation phénoménal et de longue haleine, “dans les domaines politique, culturel, social, judiciaire, économique, religieux, militaire et sexuel”, et l'a obligé “à rechercher toutes les références existantes sur la médecine, l'éducation, l'architecture, l'alimentation, le mobilier, les vêtements, les systèmes de mesure, la monnaie, l'organisation de l'Etat et la bureaucratie dans la Chine médiévale de la dynastie Song” (p. 725). La bibliographie indiquée en fin d'ouvrage apporte quelques preuves de ce travail titanesque, ressenti par le lecteur dans chaque page du Lecteur de cadavres. L'auteur a lu le fac-similé des cinq volumes du Xi Yuan Ji Lu, premier protocole de médecine légale jamais élaboré au monde basé sur des constatations objectives niant le charlatanisme et la divination, cet art qui “se compose d'une part de vérité, de dix parts de mensonges, et pour le reste d'illusion” (p. 245). le Xi Yuan Ji Lu a été rédigé au pinceau et à la pierre d'encre, par Ci Song, et certaines de ses pratiques sont encore aujourd'hui d'actualité dans bon nombre d'instituts médicolégaux, c'est dire que cet homme d'un autre temps a contribué au progrès médical en particulier et à l'émergence d'idées novatrices, en général.

Vous aurez compris, à la lecture de ce préambule, à quel point j'ai été impressionnée par l'étendue du travail de recherches accompli par l'auteur, que je tiens à saluer avant tout.

Laissez-vous emporter par ce roman-fleuve qu'il est impossible de résumer, au cours duquel Ci Song, affronte tous les malheurs du monde, ses parents disparus dans l'incendie de leur maison, son frère meurtrier, sa petite soeur, Troisième (les deux premières n'ont pas survécu), atteinte d'une maladie pulmonaire qui nécessite la prise régulière de poudre de racines, fort chère. Mais Ci Song est équipé d'un puissant moteur, il veut étudier et réussit à surmonter toutes les difficultés : il brave son père qui pense que “c'était dans les champs qu'un homme montrait son véritable courage. Ni les textes ni les études ne lui procureraient le riz ou les ouvriers agricoles” (p. 17). Grâce à Bouddha sans doute, il rencontre le Juge Feng, qui montre un intérêt inusité pour la médecine avancée, au détriment des pratiques des guérisseurs, et prend le jeune ambitieux sous son aile protectrice. Pour un temps ! Ci Song navigue sur des barcasses, survit à l'eau vénéneuse, s'enfuit, échappe aux fouinards, aux paresseux, aux bateleurs, aux miséreux qui peuplent les grandes villes, dont il connait toutes les ruses. Il est aidé par une caractéristique médicale rare, il ne ressent pas la douleur. Il survit aussi aux entourloupes des “fleurs”, prostituées à la profession poétisée par ce doux vocable. Affamé, battu, torturé, trahi, Ci Song poursuit son chemin.

Enfin, après maintes péripéties dignes de Pardaillan, il devient le Lecteur de Cadavres de l'Empereur Ningzong parce que Doux Dauphin, un eunnuque veillant sur son harem, a été assassiné. Complot ? Vengeance amoureuse ? Mais ce n'est peut-être pas la fin de l'histoire du héros. Ce n'est pas parce que Iris, épouse aveugle du Juge Feng, est sexuellement sympathique avec lui que Ci Song doit se sentir tiré d'affaire. Bien au contraire.

Pour convaincre les lecteurs réfractaires à la médiévalitude de surcroît chinoise, j'ajoute que bon nombre des situations décrites sont facilement transposables dans notre monde européen moderne, la pauvreté, le chômage, la difficulté d'accès aux études supérieures pour les jeunes issus de milieux défavorisés, les incivilités, la mort pour un mauvais regard, la malhonnêteté des politiques, leur enrichissement personnel au détriment de l'intérêt général. Antonio Garrido se livre aussi à une belle évocation de l'art culinaire chinois, qui met souvent l'eau à la bouche. La preuve ? Si vous vous sentez un peu fatigué, si certains lecteurs mâles sentent leur tige de jade en baisse de forme, il suffit de réaliser cette recette fort simple, le jus de chat : “On attrape un beau chat et on lui brise les os avec un marteau en prenant soin de ne pas lui écraser la tête afin qu'il reste vivant. On le laisse reposer un peu et on met le feu à ses poils. Puis on l'ébouillante et on l'assaisonne à son goût. Après une heure de cuisson, on filtre dans un pichet et voilà.” (p. 498). C'est pas simple d'être en forme selon Antonio Garrido ?

Enfin, pour répondre à une interrogation qui semble tarauder l'auteur p. 733 : dans quelle collection doit entrer son titre, genre “majeur”, genre “mineur”, genre “supérieur”, genre “inférieur”, “roman romantique ou fantastique”, “ouvrage de cape et d'épée”, “roman historique proprement dit”, je souscris à cette définition des genres qu'a laissée José Manuel Lara, président et fondateur du groupe éditorial Planeta : “Il n'existe en réalité que deux sortes de romans, les bons et les mauvais” (p. 734). Inutile donc de perdre du temps à faire entrer le lecteur de cadavres dans une case éditoriale, lisez-le.

Excellente découverte à toutes et tous.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          583
Kittiwake
  17 août 2017
Coup de coeur pour ce polar sino-médiéval riche en émotions, en action, et en documentation!
Nous sommes en Chine, au 13è siècle, alors que la dynastie Song est à son apogée.
Lorsque nous faisons la connaissance de Cí, celui-ci se prépare à une dure journée de labeur à la rizière, laissant à la maison sa petite soeur malade, son père usé par l'âge, alors que Lu le frère ainé établit son autorité sur la famille.
Pourtant, peu de temps auparavant, Cí avait su par son courage et ses qualités se faire une place et un renom à Lin'an. Son application et son habileté à lire les indices lors de l'examen des cadavres auprès du juge Feng pouvaient lui faire entrevoir un avenir prometteur à la capitale.
Malheureusement, le décès du grand-père contraint la famille doit rentrer au village, selon les rituels de deuil en vigueur.
C'est le début d'une descente aux enfers pour Cí et sa famille, et bientôt pour Cí seul…
De retour à la ville, les obstacles vont s'accumuler sur le parcours du vaillant jeune homme, parfois prêt à abandonner tant le sort s'acharne sur lui..
Mais c'est un personnage hors du commun. Si sa naïveté lui vaut bien des déboires, sa résistance aux attaques physiques (pas ordinaire, puisqu'il est atteint d'une maladie neurologique rare, qui le rend insensible à la douleur au froid et au chaud. Utile quand on est attaqué, dangereux quand on est la proie des flammes). Et c'est surtout sa détermination inébranlable qui permet au roman d'emmener le lecteur pour un long voyage passionnant sur plus de sept cent pages.
Le suspens est intense, et je n'ai pu résister à la tentation de parcourir les dernières pages pour savoir si le jeune homme était toujours là…

C'est un roman d'aventures fascinant, très instructif sur l'histoire de la Chine, savamment incluse dans l'action , sans effet de copié collé.
Une très belle découverte : les deux autres titres de l'auteur sont déjà au menu de mes lectures à venir.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          667
joedi
  26 juillet 2016
Antonio Garrido raconte la vie de Ci Song, le lecteur de cadavres, précurseur de la médecine légale. Après d'importantes recherches sur ce Chinois de l'époque médiévale l'auteur en a fait le sujet de ce roman. Antonio Garrido commence la narration de l'histoire de Ci Song en l'an 1206 lorsque celui-ci découvre le cadavre décapité d'un villageois alors qu'il laboure un champs appartenant à son frère aîné ; Ci regrette amèrement ses années d'études à la capitale et n'a qu'un rêve, y retourner. Après cette macabre découverte et l'enquête qui condamne son frère, l'incendie de la maison dans laquelle meurent ses parents, il s'enfuit avec sa jeune soeur malade. C'est comme fugitif qu'il arrive après bien des péripéties, à Lin'an, la capitale de l'empire. Sa vie n'est qu'une suite de catastrophes jusqu'au jour où ...
Le lecteur de cadavres est un roman très instructif sur la vie et les moeurs de cette époque médiévale de la Chine impériale. À lire !
Challenge Pavés 2015-2016 - 755 pages
Challenge Atout Prix 2016-2017 - Prix international du roman historique - 2012
Club de lecture Babelio - juillet 2016
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          640

critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   03 août 2015
Son fabuleux récit magnifiquement documenté nous permet à la fois de découvrir la Chine impériale du XIIIe siècle et l’étrange parcours de Cí Song, qui a été le tout premier médecin légiste de l’Histoire.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Chatelaine   03 septembre 2014
Les extraordinaires aventures de Ci nous captivent et nous entraînent dans un monde fabuleux remarquablement décrit par l’auteur, qui a su doser les informations historiques et médicales sans jamais nuire au rythme de l’intrigue.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
WitchbladeWitchblade   10 juillet 2018
Anniversaire : Les Chinois ne comptent pas l’âge des personnes de la même façon que les Occidentaux. En Occident, une personne a un an de plus le jour de l’anniversaire de sa naissance, alors que tous les Chinois ont un an de plus le même jour, qui coïncide avec l’entrée dans la nouvelle année célébrée à la première lune du mois de février. Ainsi, un enfant chinois né en novembre a-t-il un an au début de février alors que trois mois seulement se sont écoulés depuis sa naissance. c’est la raison pour laquelle la date de naissance n’était enregistrée que pour le calcul de l’horoscope, mais pas pour celui de l’âge.

(issu du Glossaire en fin de volume).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
WitchbladeWitchblade   09 juillet 2018
- Aimer serait-il un délit ?
- Non. Je ne crois pas. L’amour est un dévouement inconditionnel, sans rien demander en échange, n’est-ce pas ?
Commenter  J’apprécie          230
WitchbladeWitchblade   08 juillet 2018
Il n’y a pas de plus grand aveugle que celui qui ne veut pas voir !
Commenter  J’apprécie          130
WitchbladeWitchblade   06 juillet 2018
Un arbre est toujours responsable de ses fruits, mais un fruit ne peut l’être de son arbre. Pourtant, je suis certain que si tu cherches en toi, tu trouveras des raisons d’être fier de ton père.
Commenter  J’apprécie          240
WitchbladeWitchblade   04 juillet 2018
Les mois passant, Ci apprit à distinguer les blessures accidentelles de celles produites dans l’intention de tuer ; à discerner entre les coupures produites par les haches de celles causées par des dagues, des couteaux de cuisine, des coupe-coupe ou des épées ; à faire la différence entre une pendaison et un suicide ; à observer – sachant que la quantité de poison ingéré pour un suicide est toujours inférieure à celle utilisée pour un assassinat – les effets différents produits par un même venin selon la personne qui l’avait administré. Il découvrir que les procédés employés pour assassiner étaient le plus souvent grossiers et instinctifs quand les mobiles obéissaient à la jalousie, à la fureur ou à une brusque dispute, mais qu’ils augmentaient en raffinement et en ruse lorsqu’ils avaient pour origine l’obsession et la préméditation.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Videos de Antonio Garrido (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antonio Garrido
Inspiré d'un fait réel, "Le lecteur de cadavres" d'Antonio Garrido nous entraîne dans la Chine impériale du XIIIème siècle.
autres livres classés : chineVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1317 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
. .