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ISBN : 2070363732
Éditeur : Gallimard (26/04/1973)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 2703 notes)
Résumé :
-Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D'Annunzio, Ambassadeur de France – tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là.
Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu'elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l'Armée de l'Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (271) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  25 janvier 2014
Je viens de relire Promesse de l'aube, je ne le regrette pas, je manque d'adjectifs pour encenser ce livre magnifique.C'est l'histoire de l'amour fou ,d'une mère pour son fils, l'autobiographie de Romain Gary.
Sa mère Nina Borisvoskaia,artiste,fille d'un horloger, très belle, mariée, divorcée, remariée , divorcée encore, qui a quitté sa famille, à l'âge de 16 ans,excessive, aimante, forte,va tout faire , pour Romain d'une façon démesurée,mythique , extravagante, belle.
Romain Gary nous raconte sa vie sous l'éclairage unique de cet amour agaçant parfois ,à cause des réactions de sa mère, inappropriées ou violentes dans la démesure,qui le gêneront pendant son enfance.

L'écriture est magnifique, chaleureuse, on sent l'amour souffler sur cet ouvrage, les anecdotes s' enchaînent pour notre plus grand plaisir, c'est un livre merveilleux que l'on referme avec regret!
La fin est douloureuse lorsque l'auteur atteint ses buts, sa mère est décédée.
On reste ébahi devant de tels liens d'amour, une telle leçon d'humanité, de chaleur humaine, doublés d'un humour et d'un style magnifique, vivant.
Quelle leçon de vie , d'amour et d'humanité!
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palamede
  20 juillet 2016
Quel merveilleux livre !
C'est L'histoire d'un amour démesuré d'une mère, extravagante et excessive, pour son fils, brillant, drôle, capable de réaliser les ambitions folles qu'elle nourrit pour lui.
Ce que Romain Gary estime être un poids : « Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ça vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. » est une bénédiction : l'amour sans limites de sa mère l'a condamné à ne plus jamais trouver l'équivalent, mais son ambition lui a épargné la médiocrité, a fait de lui un grand homme et un formidable écrivain.
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latina
  24 juillet 2015
Je rends hommage à l'homme pétri d'amour pour sa mère, extravagante, possessive, dramatique, mère russe et juive dans toute sa splendeur, socle sur lequel sa vie reposera à tout jamais.
Je rends hommage à l'homme hanté par l'Absolu, par l'Idéal, par la bonté des dieux et des hommes, et toujours en quête de compréhension de cet Univers, à l'écoute des étoiles et des bêtes.
Je rends hommage à l'homme au service de la France et de ses traditions de fraternité et de justice, même s'il a dû se battre contre la haine et la bêtise.
Je rends hommage à l'écrivain immense, doué de la vraie parole mêlée à l'humour piquant, celui qui fait tout ce qu'il peut pour transmettre son message de Beauté.
Dans cette autobiographie, Romain Gary nous retrace sa destinée marquée dès le départ par la volonté absolue de sa mère d'en faire un Grand Homme. Elevé par cette femme seule, courageuse et tenace, il n'aura de cesse de lutter pour donner une forme et un sens à la promesse qu'il lui a faite à l'aube de sa vie : « défier la cohorte ennemie du dieu de la bêtise, du dieu des vérités absolues et du dieu de la petitesse », et cela en s'élevant, pour s'éloigner de tout ce qui représente la médiocrité.
Son enfance marquée par la pauvreté, en Pologne notamment, puis son adolescence en France où la vie est dure, et enfin sa toute jeune vie adulte où il s'engage dans l'aviation au service de de Gaulle, ne sont qu'un vibrant hommage à cette mère qui, tel un puissant aiguillon, le poussera à sortir de lui-même pour atteindre l'inaccessible.
Récit émouvant, transcendant, tragique, humain et ô combien malicieux, car émaillé de mille anecdotes pétillantes pleines d'autodérision, telle est cette autobiographie de l'aube de la vie. Admirable.
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pergolese
  11 novembre 2012
Première rencontre avec Romain Gary. Un choc...
La promesse de l'aube, c'est d'abord l'histoire d'un amour fou. L'amour d'une mère pour son fils, qu'elle élève seule dans l'entre-deux-guerres, de la Lituanie à Nice en passant par la Pologne, dans des conditions matérielle très difficiles qu'elle surmontent avec une énergie et une inventivité hors de toute imagination.
Un fils dont on ne connaîtra pas le père, un fils pour lequel elle n'a que des ambitions simples : en faire 1) un intellectuel 2) un "vrai" français 3) un grand écrivain (le nouveau Tchékov, Dostoievsky ou Hugo, peu importe) 4) un ambassadeur de France 5) un chevalier de la Légion d'honneur ou, a minima, un héros de l'Armée Française.
Deux prix Goncourt, Consul général de France aux Etats-Unis, Chevalier de la Légion d'Honneur, titulaire de la médaille de la Libération... Romain Gary a été tout ça.
Grace à sa mère.
Mais à quel prix...?
C'est là tout le questionnement de ce livre. Comment devient-on un homme capable de relations normales à la vie et aux femmes quand une femme, unique, votre mère, vous a tout donné et a réussi à modeler le cours de votre vie selon ses attentes ?
La promesse de l'autre ne plonge pas dans le questionnement psychanalytique "prise de tête". Cest un texte très vivant, magnifiquement écrit, émaillé tout du long d'un humour extraordinaire (ah, les métaphores de Gary !!) et donnant une vision très interessante de certains épisodes de notre histoire, en particulier de la défaite de 1940.
Nul doute que les autres romans de Romain Gary (et d'Emile Ajar) vont trè bientôt prendre place dans ma bibliothèque.
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Junie
  05 août 2012
La Promesse de l'aube est un titre qui résume le destin d'un homme exceptionnel, à qui le talent et l'élégance, l'humour désenchanté ont servi de talisman.
le jeune Roman Kacev, né en Lituanie, enfant illégitime élevé par une mère passionnée et fantasque, enfant précoce, élève brillant, voue une grande admiration à la patrie de Victor Hugo. Il est condamné à devenir lui-même un génie, un héros, une vedette, un Grand Homme.
Il exécutera ce projet grandiose en s'engageant dès la première heure en 1940 comme aviateur, puis en devenant écrivain, diplomate, époux d'une actrice adulée, Jean Seberg, enfin doublement récompensé par le Prix Goncourt sous deux identités, il finira par se donner la mort à Paris en 1980.
Romain Gary nous parle avec intensité de cette vie pleine de rebondissements, faite d'exils et de misère, d'humiliations et de gloire, de scènes burlesques ou tragiques, une vie qui doit le rendre valeureux comme Achille et puissant comme un Prince. Romain va combler les attentes maternelles, au prix de sa vie et de son bonheur.
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critiques presse (3)
LaPresse   12 avril 2018
La promesse de l'aube, publié en 1960, est, avec La vie devant soi (paru en 1975 sous le pseudonyme d'Émile Ajar), considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de Romain Gary, et comme l'un des plus beaux hommages de la littérature à l'amour maternel.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeFigaro   28 juillet 2017
Dans les années 1930, le double prix Goncourt a lui aussi livré des repas à vélo. Une expérience inattendue que l'écrivain raconte dans La promesse de l'aube. Comme quoi, modernité n'est pas toujours synonyme de nouveauté.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Sceneario   13 mars 2014
Cette Promesse de l'aube est donc avant tout un formidable livre qu'il vous faut absolument découvrir, sans plus tarder. Mais ici c'est aussi l'occasion de le rencontrer aux côtés de Joann Sfar dans cette remarquable édition qui permet de prendre toute la dimension de cette œuvre !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (624) Voir plus Ajouter une citation
Isa746959Isa746959   04 novembre 2018
la cohorte ennemie qui se penche sur moi (...)
Il y a d'abord Totoche, le dieu de la bêtise, (...) ; en 1940, il était le chouchou et le doctrinaire des Allemends ; aujourd'hui, il se réfugie de plus en plus dans la science pure (...) ; sa ruse préférée consiste à donner à la bêtise une forme géniale et à recruter parmi nous nos grands hommes pour assurer notre propre destruction.
Il y a Merzavka, le dieu des vérités absolues (...) ; il y a si longtemps qu'il préside à notre destin, qu'il est devenu riche et honoré ; chaque fois qu'il tue, torture et opprime au nom des vérités absolues, religieuses, politiques ou morales, la moitié de l'humanité lui lèche les bottes ...
Il ya aussi Filoche, le dieu de la petitesse, des préjugés, du mépris, de la haine (...)
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si-bemolsi-bemol   02 novembre 2018
Il y avait une chèvre attachée à un arbre, un mimosa. Le mimosa était en fleurs, le ciel était très bleu, et le soleil faisait de son mieux. Je pensai soudain que le monde donnait bien le change. C'est ma première pensée d'adulte dont je me souvienne.
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stcyr04stcyr04   22 octobre 2012
Il n'est pas bon d'être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c'est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Partout où vous allez, vous portez en vous le poison des comparaisons et vous passez votre temps à attendre ce que vous avez déjà reçu.
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solisolsolisol   20 juin 2010
[...] On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d'amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n'y a plus de puits, il n'y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l'aube, une étude très serrée de l'amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu'il faille empêcher les mères d'aimer leurs petits. Je dis simplement qu'il vaut mieux que les mères aient encore quelqu'un d'autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n'aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. [...]
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araucariaaraucaria   27 août 2016
Mariette était une fille au bas-ventre bien ancré dans un bassin généreux, aux grands yeux malins, aux jambes fermes et solides, et dotée d'un derrière sensationnel que je voyais constamment en classe au lieu et à la place de la figure de mon professeur de mathématiques. Cette vision fascinante était la très simple raison pour laquelle je fixais la physionomie de mon maître avec une si complète concentration. La bouche ouverte, je ne la quittais pas des yeux pendant toute la durée de son cours, n'écoutant bien entendu pas un mot de ce qu'il disait - et lorsque le bon maître nous tournait le dos et se mettait à tracer des signes algébriques sur le tableau, je transférais avec effort mon regard halluciné sur celui-ci, et je voyais aussitôt l'objet de mes rêves se dessiner sur le fond noir - le noir a toujours eu sur moi, depuis, l'effet le plus heureux. Lorsque le professeur, flatté par mon attention fascinée, me posait parfois une question, je m'ébrouais, je roulais des yeux ahuris, j'adressais au postérieur de Mariette un regard de doux reproche, et seule la voix vexée de M. Valu me forçait enfin à revenir sur terre.
- Je ne comprends pas! s'exclamait le maître. De tous mes élèves, vous paraissez le plus attentif et on dirait même parfois que vous êtes littéralement suspendu à mes lèvres. Et pourtant vous êtes dans la lune!
C'était exact.
Il m'était cependant impossible d'expliquer à cet excellent homme ce que je voyais au lieu et à la place de sa figure avec une telle perfection.
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Videos de Romain Gary (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Romain Gary
"Souvenirs d?un électron libre du cinéma"
En librairie le 17 octobre 2018 Cahier photo 16 pages 368 pages ?21 ?
Il a traversé un demi-siècle de cinéma français, tournant avec Godard, Barbet Schroeder, Rivette ou encore Lelouch, Truffaut et Chabrol. Après des débuts au théâtre, Jean-Pierre Kalfon a fait le choix d?un cinéma exigeant et éclectique, loin des sentiers battus. Pourtant, rien ne le destinait à une carrière aussi détonante : il a été enfant de ch?ur, ses parents n?avaient ni télévision ni tourne-disques. Adolescent, il fugue pour découvrir les caves du Quartier Latin : le Tabou, le Caveau de la Huchette, Les Trois Mailletz... Bientôt naît son goût pour la scène : il sera le premier à repérer l?inoubliable Pierre Clémenti. Nombreux sont ceux dont il croisera la route : Pierre Brasseur, Jacques Brel, Annie Girardot, Romain Gary, Alain Delon, Lauren Bacall... À la télévision, on le verra dans des téléfilms et séries à succès (Maigret, Navarro, La Rivière Espérance, Mafiosa?). Le théâtre et le cinéma ne sont pas ses seules passions. Ce fou d?Elvis et des Doors a fondé le « Kalfon Roc Chaud » et « Black Minestrone », collaborant avec Bob Marley, les New York Dolls, Serge Gainsbourg... À quatre fois vingt ans, Jean-Pierre Kalfon ne se prend toujours pas au sérieux : il signe des souvenirs filousophiques d?un humour et d?une vivacité réjouissants !
Né à Paris le 30 octobre 1938, Jean-Pierre Kalfon a, depuis 1959, joué dans plus de soixante films, côtoyant de grands réalisateurs et acteurs : Jean-Luc Godard (Week-end), Philippe Garrel (Le lit de la vierge, Un ange passe), Jacques Rivette (L'Amour fou), Barbet Schroeder (La Vallée), François Truffaut (Vivement dimanche !), Claude Lelouch (Les Uns et les Autres)... Cette carrière bien remplie ne l'éloigne pas pour autant des plateaux télé et des scènes du théâtre, puisqu'il a joué dans une vingtaine de séries et autant de pièces. Récemment encore, on l'a vu dans les films d'Arnaud des Pallières, de Johann Sfar ou encore d'Agnès B.
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