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Roger Kann (Traducteur)Bertrand Fillaudeau (Traducteur)
EAN : 9782714306968
210 pages
José Corti (19/05/1999)
3.53/5   48 notes
Résumé :
1691, Loïs Barclay, dix-huit ans, orpheline, doit quitter sa petite ville de Barford en Angleterre et rejoindre un oncle qu'elle ne connaît pas à Salem dans cette Amérique dont elle ignore tout. Cela fait beaucoup d'inconnu pour notre héroïne, déjà éprouvée par le décès de sa mère.

Elle va tomber de Chrarybde en Sylla, de l'accueil glacial de sa tante à celui trop chaleureux de son cousin, qui voit en elle sa promise.

Elle va surtout ê... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Myriam3
  11 janvier 2016
Quelle triste et sordide histoire que celle de ces femmes pendues parce qu'accusées à tort d'être des sorcières... Ce procès, vieux de plusieurs siècles, à cette époque où la justice reposait sur des pieds bancals sans véritables bases que celles de croyances superstitieuses, rappelle malheureusement une multitude d'autres procès profondément injustes pas si loin d'ici, et à notre époque.
Ceux qui ont accusé, par la suite, se sont repentis... mais encore une fois par peur et ignorance, parce que leur mort approchait et que le purgatoire les attendait.
Elizabeth Gaskell relate ici la célèbre histoire des sorcières de Salem - et j'aurais voulu commencer par la pièce d'Arthur Miller, mais je suis tombée sur ce roman avant - . Loïs, une jeune orpheline anglaise est envoyée chez son oncle à Salem, en 1691; elle arrive dans cette colonie puritaine isolée entre des forêts peuplées d'Indiens et profondément croyante. Plusieurs drames se nouent autour de Loïs tandis que plusieurs Indiennes, accueillies initialement dans les familles comme cuisinières ou nourrices, sont accusées de sorcellerie.
Loïs est l'archétype même de l'héroïne victorienne: innocente, vertueuse, belle et se refusant à mentir, ce qui la conduira à sa perte.
Elizabeth Gaskell dépeint brièvement mais magnifiquement la toute récente colonisation de la côte est américaine par ces puritains qui fuient l'Angleterre des Stuarts. On imagine bien les maisons en bois, leur atmosphère, les hivers sombres et brumeux propices aux histoires ténébreuses. La peinture de la psychologie des personnages est malheureusement moins subtile, et j'ai moins accrochée à la deuxième partie, quand le drame prend place, mais ce récit n'en reste pas moins intéressant historiquement et bouleversant.
Petite anecdote, un seul nom n'a pas été changé, celui du juge qui déclare le verdict, Hathorn, qui n'était autre que le grand-père de Nathaniel Hawthorne.
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cmpf
  12 mai 2015
Loïs, jeune fille anglaise devenue orpheline, est envoyée en Amérique rejoindre son oncle. Celui-ci très malade ne peut vraiment s'intéresser à elle. L'épouse essaie d'être juste malgré un coeur froid. Les trois enfants sont tous un peu étranges. La famille comme d'autres de la région est servie par une indienne. Ce qui m'a paru étrange puisque les habitants ne semblent guère douter qu'avec leurs peintures, ils ne soient des créatures du diable.
Cet ouvrage d'Élisabeth Gaskell s'inspire des faits historiques qui se sont déroulés en 1692 dans le village de Salem dans la Nouvelle Angleterre. En 1620 des puritains débarquèrent du Mayflowers. Pour eux la sorcellerie était une réalité et leurs descendants n'en doutaient pas non plus. Même Loïs qui sera condamnée y croit elle aussi. D'autant qu'enfant elle a reçu une malédiction de la part d'une vieille femme condamnée pour sorcellerie.
Évidemment pour le lecteur actuel, il est évident qu'il s'agit soit de faux témoignages dus à la jalousie ou à la méchanceté, soit de maladies psychiatriques. le préfacier Bertrand Fillaudeau parle de « retour du refoulé » Et même si l'auteur nous rappelle que l'on doit juger de ces faits en gardant à l'esprit la mentalité du temps, j'ai eu des difficultés à comprendre l'enchaînement des événements. Peut-être le roman, du moins la partie sur les possessions elles-mêmes est-elle trop courte.
Je ne regrette pas ma lecture mais elle ne m'a pas enthousiasmée comme celle de Lady Ludlow.
Challenge 19ème siècle
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Labibliothequedemarjorie
  01 juillet 2018
1691, Salem en Nouvelle-Angleterre (Etats-Unis).
Loïs Barclay, une jeune anglaise de dix-huit ans, se retrouve orpheline à la mort de ses parents. Avant de mourir, sa mère lui fait promettre de rejoindre son oncle en Nouvelle-Angleterre. Au décès de cette dernière, Loïs s'embarque pour une longue traversée en bateau, direction les Etats-Unis. Arrivée sur le continent, elle se rend à la demeure de son oncle mais personne ne l'attend. Ce dernier est mourant et son épouse n'est pas très heureuse de la voir débarquer dans son foyer. Leurs trois enfants sont élevés dans l'esprit des écrits religieux et semblent très perturbés. Loïs va tout faire pour se faire accepter par la famille, elle va apporter beaucoup de douceur et d'affection à ses cousines et se rendre utile auprès de sa tante. Mais rien n'y fait et tout bascule quelques mois plus tard lorsque les habitants de Salem accusent un grand nombre de personnes de sorcellerie.
"La sorcière de Salem" parle des quelques mois qui ont suivi ces premières accusations jusqu'à devenir une paranoïa collective. le récit est écrit à partir d'un fait historique qui s'est déroulé durant l'hiver 1692 dans le Massachussets.
Ce petit roman est court et peut aisément se lire d'un trait. Sa publication originale date de 1861, elle a été éditée sous le titre "Loïs, the whitch". L'histoire des sorcières de Salem est un événement dont l'histoire a traversé l'atlantique et a touché le peuple britannique.
A cette époque, la Nouvelle-Angleterre est une région renfermée sur elle-même et sujette très régulièrement à des attaques d'indiens. Salem est une ville gérée et administrée par ses habitants, il n'y a ni gouvernement, ni police, ni juge. L'Eglise et la place du pasteur ont beaucoup d'importance.
Alors, quand plusieurs habitants se disent victimes d'actes de sorcellerie, toute la commune est en émoi. Les accusations se succèdent, la peur collective et la haine engendrent tout un tas d'accusations souvent infondées. Beaucoup de personnes innocentes seront emprisonnées puis pendues.
Par l'écriture de ce texte, Elizabeth Gaskell a voulu démontrer l'absurdité des accusations, des procès qui ont suivi et des condamnations prononcées, sans preuve. Dans son récit, elle évoque les effets du puritanisme, la mentalité et le mode de vie des populations de l'époque.
Une lecture intéressante, une autrice à connaître.
Lien : http://labibliothequedemarjo..
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NATB
  10 février 2017
1691, Loïs Barclay,18 ans, est obligée de quitter l'Angleterre après le décès de ses parents.Elle part chez son oncle en Nouvelle Angleterre, à Salem.
Salem, petite ville américaine où le fanatisme religieux contrôle la communauté : adepte du puritanisme,la ville est frappée par la paranoïa et la défiance superstitieuse à l'égard des principes papistes du vieux continent, pour eux les rites de l'Eglise romaine ne sont que des cérémonies démoniaques.
Dans son roman, Elizabeth Gaskell restitue des faits historiques avec l'atmosphère de délation, de haine et la folie collective qui vont amener à l'arrestation de plus de deux cents personnes, dix neuf furent pendues.
Le contexte historique : Cromwell avec le soutien des Calvinistes, des Presbytériens et des Puritains s'oppose aux Stuart qui ne croient pas à la sorcellerie.A la mort de Cromwell, les Puritains sont chassés par Jacques Ier Stuart et partent en Amérique : laboratoire idéal de leur foi pure et dure.

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Zora-la-Rousse
  27 novembre 2018
Au cours de l'année 1691, la petite ville de Salem en Nouvelle-Angleterre connut un des épisodes les plus célèbres de folie collective. Suite à une épidémie de possessions diaboliques touchant plus particulièrement des jeunes enfants, un grand nombre de personnes se trouvèrent accusées de sorcellerie, jugées, et pour certaines, exécutées.
Ce court roman d' Elizabeth Gaskell, publié pour en 1861, relate les quelques mois qui ont précédé cette terrible histoire à travers la tragique destinée de Loïs Barclay. Cette jeune orpheline anglaise, suite au décès de ses parents, se trouve confiée aux soins de son oncle, exilé sur le nouveau continent. Mais ce dernier est mourant, et c'est auprès de sa belle-mère, que Loïs va tenter de trouver refuge. Malgré tous ses efforts, elle ne réussira pas à trouver sa place au sein de cette nouvelle famille, ne trouvant pas plus de réconfort auprès des habitants de la ville. Son statut d'« étrangère », mêlé aux jalousies et à la paranoïa ambiante, la conduira à partager le sort des pauvres condamnés.
Avec une écriture engagée, Elizabeth Gaskell tente d'analyser les causes de cette panique collective qui a saisi la population. Dans cette société très puritaine, où l'Église et le pasteur ont beaucoup de pouvoir, en cette terre « élue de Dieu », Satan prend sa place dans les esprits. Est-ce le moyen de s'affranchir de la crainte des attaques indiennes qui sévissaient à l'époque ? Est-ce l'émanation de la peur de celui ou celle qui est « différent » ? Est-ce l'expression d'une bien triste considération des femmes et de leur condition ? C'est tout cela à la fois, attristant et effrayant.
C'est un récit assez froid, sur la forme et sur le fond, bien documenté, qui m'a fait découvrir une auteur que je ne connaissait pas. Moi qui m'attendais à un roman gothique, j'en ai plus retenu l'aspect social et critique.
Une jolie découverte.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   12 mai 2015
On s’arrachait le moindre fragment de nouvelles sur les Tappau : ainsi son chien avait hurlé la nuit durant sans qu’on ait pu le faire taire ; sa vache avait soudainement manqué de lait deux mois après avoir vêlé ; la mémoire du pasteur lui avait manqué un matin pendant une minute ou deux en récitant la prière au Seigneur ; il avait même omis un membre de phrase lors de ce lapsus subit. On pouvait interpréter et comprendre, grâce à ces signes avant-coureurs, les maux étranges de ses enfants. Tel avait été le fond de l’entretien de Grace Hickson avec ses amies. A la fin une controverse s’éleva : dans quelle mesure devait-on considérer ces assujettissements au pouvoir du Malin comme la preuve d’un péché commis par le pasteur Tappau et, dans ce cas lequel ?
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Myriam3Myriam3   10 janvier 2016
Moi-même, je crois que ces Peaux-Rouges sont en vérité les créatures du mal dont nous entretiennent les Saintes Ecritures. Sans aucun doute ils se sont ligués avec ces abominables papistes que sont les Français du Canada. Ces Français, on me l'a rapporté, payent aux Indiens une somme fixe en or pour chaque douzaine de scalps anglais.
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ThrinecisThrinecis   27 décembre 2021
Presque chacun dans Salem était réveillé et debout, cet affreux matin, même si peu étaient sortis, tandis que Loïs avançait au long des rues. Là se trouvaient les potences érigées à la hâte, leur ombre noire traversant la rue avec une signification épouvantable. Elle devait maintenant passer la prison aux barreaux d'acier ; à travers les fenêtres sans vitre, elle entendit le cri rempli de peur d'une femme, et le bruit de nombreux pas.
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Mouche307Mouche307   13 décembre 2021
D'ailleurs il y aurait beaucoup à dire sur les fables qui circulaient à l'époque dans ces contrées lointaines. On croyait dur comme fer aux manifestations des esprits bons ou mauvais, constamment révélés au cours de la vie humaine ; un grand nombre passaient pour des messagers du Seigneur. On prenait la Bible, on laissait les pages s'ouvrir au hasard ; le premier texte venu était regardé comme une révélation divine, un ordre. On entendait des bruits qu'on ne parvenait pas à identifier ; ils étaient dus probablement aux esprits malins qui n'avaient pas encore été chassés des régions désertiques où ils avaient si longtemps régné.
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rkhettaouirkhettaoui   02 février 2013
C’était un bienfait que toute sorcière disparaisse de la face de la terre, Indienne, Anglaise, païenne ou, pire, chrétienne baptisée qui avait trahi le Seigneur, comme Judas, et rejoint Satan.
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