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ISBN : 2757831054
Éditeur : Points (11/10/2012)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 121 notes)
Résumé :
Tout en cheminant jusque chez moi, Jack me dit : "Ma parole, Frank ! Ce que j'ai pu m'amuser avec la petite dame en bleu. Je lui ai dit que tu m'écrivais tous les samedis pour me raconter les événements de la semaine. Elle a tout gobé." Il s'arrêta pour rire, car il était secoué par de tels accès, de tels spasmes d'hilarité, qu'il n'était plus en état de marcher.

"Et je lui ai dit aussi que tu étais amoureux fou, nouveau spasme, d'une personne dont je... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  03 septembre 2017
Née 35 ans après Jane Austen, Elizabeth Gaskell est moins connue en France, mais possède le même style élégant mélangé à une douce ironie .
Un jeune homme fraîchement diplômé en médecine , a répondu à la proposition du cousin de son père ,de reprendre progressivement toute sa clientèle .
Mais la venue dans la très petite ville de Ducombe , d'un nouveau spécimen masculin est vécue par ces dames comme un événement car il est célibataire.
Immédiatement , invitations pour le thé , pour le déjeuner se multiplient , ainsi que maladies plus ou moins imaginaires , sans qu'il n' y comprenne rien . Sa naïveté pourrait bien jouer contre lui...
Se servant des "malheurs" de ce "pauvre" jeune homme, Elizabeth Gaskell en profite pour brocarder gentiment ses contemporains . Taclant les petites villes où les ragots font boule de neige, ou l'ennui "oblige" les gens à s'occuper des faits et gestes leurs voisins (quitte à les enjoliver ou les imaginer ) , histoire de se distraire .
Ayant vécu un temps, chez un médecin, et l'ayant suivi dans ses visites, l'auteur est parfaitement réaliste dans ses descriptions et nous régale avec le vieux médecin qui prendrait bien des décisions radicales ( comme une amputation) par méconnaissance des progrès médicaux ...
Avoir choisi un héros masculin célibataire pour parler du mariage , est , je trouve ,assez moderne pour l'époque .
Ce petit roman d'à peine 157 pages , est une jolie friandise Victorienne .
Dommage qu'il soit si court ...
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juliette2a
  17 février 2013
Comme tous les autres romans d'Elizabeth Gaskell, celui-ci est une petite merveille ! C'est un petit roman, l'un des moins connus de cette auteure, qui est en réalité une confession du Docteur Harrison, venu s'installer depuis peu dans le petit bourg de Duncombe. Dès sa venue, le jeune médecin est recherché par toutes les jeunes filles du village, et devient donc la victime des commérages les plus "mal à propos"...Il faut attendre la fin pour découvrir l'identité de l'heureuse élue qui a su charmer le beau jeune homme : s'agit-il de Mrs. Rose ? Miss Caroline ? Sophy ? Miss Bullock ?...
Elizabeth Gaskell nous dresse encore une fois un portrait moqueur des habitants d'un village, certains prétentieux et moqueurs (Mrs. Bullock, Miss Tomkinson) et d'autres attentionnés, aimables et toujours souriants (Sophy, Mrs. Rose). Par le biais de ce petit récit remarquable, Mr. Harrison narre également certaines aventures -parfois difficiles- liées au métier (mort, maladies graves...) mais campe un narrateur touchant, et qui donne envie de s'installer à Duncombe !
Bref, la magie de l'écriture d'Elizabeth Gaskell m'émerveille toujours, et elle reste l'un de mes écrivains favoris...
J'en redemande encore !!
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Rebus
  24 mai 2014
Mr Harrison est un jeune médecin, venu s'installer sur les conseils du Dr Morgan, à Duncombe, petite bourgade sympathique dans la campagne anglaise.
Mais un jeune homme célibataire avec une bonne situation ne court pas les rues, et très vite, le pauvre Mr Harrison est submergé par les attaques, subtiles ou non, de toutes les mères et vieilles filles de la région...Très, voire trop naïf, les réactions du jeune homme vont souvent prêter à confusion et créer d'invraisemblables quiproquos.
Un petit bijou d'humour, ce court roman d'Elizabeth Gaskell : c'est avec beaucoup de talent qu'elle nous parle de cette lutte acharnée pour le mariage.
La galerie de portraits est truculente : hommes et femmes, jeunes et vieux, riches et moins riches, gens sensés ou non, personne n'est épargné dans cette étude ironique et avisée de son époque.
Elle nous rappelle que si le salut pour les jeunes filles à l'époque victorienne est le mariage, la vie peut être difficile pour les jeunes hommes célibataires...
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Fafnirlit
  27 avril 2016
Un livre qui se lit rapidement et qui encore une fois m'a fait beaucoup rire. le narrateur, monsieur Harrisson se retrouve par la faute de son associé, qui est un peu trop élogieux à son égard, l'homme à séduire pour toutes les dames à marier du village. Quiproquos et ragots feront le reste et ce jeune homme naïf devient alors la victime bien malgré lui de cette société qui se veut bien pensante.
Elizabeth Gaskell se moque ici encore, avec un ton ironique toujours aussi fin, du snobisme et de l'hypocrisie d'une partie de la société de son temps.
En résumé une lecture très agréable et qui fait passer un très bon moment.
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Srafina
  07 mai 2016
« Confessions de Mr. Harrison » est un court roman, publié entre les mois de février et d'avril 1851, dans le magazine « The Ladies Companion and Monthly Magazine ». le narrateur et principal protagoniste de l'histoire, Mr Harrison, est un jeune médecin, qui évoque avec beaucoup de réalisme et d'humour ses premiers pas dans la profession et son apprentissage de la vie sociale dans une petite ville de province.
J'adore la plume d'Elizabeth Gaskell, pleine d'ironie envers les travers et les habitudes de la bourgeoisie provinciale. Elle dépeint aussi les joies et les peines du métier de médecin de campagne, alors en pleine évolution.
« C'est en effet au cours de la première moitié du XIXe siècle que ces généralistes, dont la formation avait été jusque là assez sommaire, commencèrent à suivre des études dignes de ce nom et purent peu à peu s'élever dans la hiérarchie sociale. Mrs Gaskell connaissait bien ce milieu, car un de ses oncles maternels, Peter Holland, était justement un de ces hommes en pleine ascension sociale. Elle séjourna souvent dans sa famille, avant son mariage et eut l'occasion de le voir à l'oeuvre et de l'accompagner parfois dans ses tournées. le fils de Peter, Henry Holland, devint à son tour un médecin réputé, ce qui permit à sa cousine de se tenir au courant des progrès médicaux et scientifiques et de donner ainsi plus de vraisemblance à son personnage et à son intrigue »
J'ai lu dernièrement « Nord et Sud » et je continuerai en principe avec « Ruth » de notre auteure outre-Atlantique. J'aime ce côté très caustique qu'elle a vis à vis de la société de l'époque ainsi que toute l'hypocrisie qui existe dans les relations sociales de tout ce petit monde.
D'un autre côté, ce roman, pourrait être qualifié : comment s'en sortir, pour un jeune homme lorsqu'il se retrouve sous les yeux et les ragots d'une toute petite ville ou alors comment détruire une réputation sans en avoir l'air.
Charmant.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
juliette2ajuliette2a   17 février 2013
Où donc aller pour être en sécurité ? Mrs Rose, Miss Bullock, Miss Caroline – elles habitaient, en quelque sorte, aux trois sommets d’un triangle équilatéral dont j’occupais le centre. Ma foi, j’allais me rendre chez Mr Morgan et prendre le thé en sa compagnie. Là, en tous cas, j’étais sûr que personne ne chercherait à m’épouser. Et je pourrais faire preuve de toute la douceur qu’exigeait ma profession sans avoir à redouter de malentendu. Hélas, chez lui aussi, je dus affronter un fâcheux contretemps.
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FolfaerieFolfaerie   17 janvier 2013
Tout en cheminant jusque chez moi, Jack me dit : “Ma parole, Frank ! Ce que j’ai pu m’amuser avec la petite dame en bleu. Je lui ai dit que tu m’écrivais tous les samedis pour me raconter les évènements de la semaine. Elle a tout gobé.” Il s’arrêta pour rire, car il était secoué par de tels accès, de tels spasmes d’hilarité, qu’il n’était plus en état de marcher. “Et je lui ai dit aussi que tu étais amoureux fou – nouveau spasme – d’une personne dont je n’avais pas réussi à t’arracher le nom, mais qui avait des cheveux châtain clair – bref, j’ai peint d’après nature et décrit avec précision tout ce que j’avais sous les yeux ; puis j’ai ajouté que je voulais à tout prix voir ta bien-aimée et la supplier d’avoir pitié de toi, car avec les femmes tu étais le garçon le plus timoré, le plus poltron du monde.” À ces mots, il fut saisi par une crise de fou rire si violente que je crus qu’il allait rouler sur le pavé.” [...] Je finis par être obligé de rire, si furieux que j’eusse été jusque-là ; son impudence était irrésistible.
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NorthangerNorthanger   12 juin 2013
 Entre-temps, Miss Bullock et moi avions noué une sorte d'amitié. Ayant pu constater que notre antipathie était mutuelle, nous fûmes fort satisfaits de la découverte. Chez les gens qui en valent la peine, ce manque d'intérêt réciproque est un excellent prélude à l'amitié future, car les bonnes qualités de chacun se révèlent alors de manière naturelle et progressive, offrant d'agréables surprises. 
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iris29iris29   03 septembre 2017
(...); sa compagne qui le dépassait d'une demi-tête, était en grand deuil, drapée dans une telle quantité de voiles et de pans, de capes et de rabats, qu'on aurait dit une meule de foin enveloppée de crêpe noir.
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iris29iris29   03 septembre 2017
Je ne m'étais pas rendu compte que nous avions ensemble une conversation , car j'avais toujours cru comprendre qu'il fallait pour cela la participation de deux personnes.
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