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EAN : 9782757831052
160 pages
Points (11/10/2012)
3.68/5   156 notes
Résumé :
Tout en cheminant jusque chez moi, Jack me dit : "Ma parole, Frank ! Ce que j'ai pu m'amuser avec la petite dame en bleu. Je lui ai dit que tu m'écrivais tous les samedis pour me raconter les événements de la semaine. Elle a tout gobé." Il s'arrêta pour rire, car il était secoué par de tels accès, de tels spasmes d'hilarité, qu'il n'était plus en état de marcher.

"Et je lui ai dit aussi que tu étais amoureux fou, nouveau spasme, d'une personne dont je... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
3,68

sur 156 notes
Née 35 ans après Jane Austen, Elizabeth Gaskell est moins connue en France, mais possède le même style élégant mélangé à une douce ironie .
Un jeune homme fraîchement diplômé en médecine , a répondu à la proposition du cousin de son père ,de reprendre progressivement toute sa clientèle .
Mais la venue dans la très petite ville de Ducombe , d'un nouveau spécimen masculin est vécue par ces dames comme un événement car il est célibataire.
Immédiatement , invitations pour le thé , pour le déjeuner se multiplient , ainsi que maladies plus ou moins imaginaires , sans qu'il n' y comprenne rien . Sa naïveté pourrait bien jouer contre lui...
Se servant des "malheurs" de ce "pauvre" jeune homme, Elizabeth Gaskell en profite pour brocarder gentiment ses contemporains . Taclant les petites villes où les ragots font boule de neige, ou l'ennui "oblige" les gens à s'occuper des faits et gestes leurs voisins (quitte à les enjoliver ou les imaginer ) , histoire de se distraire .
Ayant vécu un temps, chez un médecin, et l'ayant suivi dans ses visites, l'auteur est parfaitement réaliste dans ses descriptions et nous régale avec le vieux médecin qui prendrait bien des décisions radicales ( comme une amputation) par méconnaissance des progrès médicaux ...
Avoir choisi un héros masculin célibataire pour parler du mariage , est , je trouve ,assez moderne pour l'époque .
Ce petit roman d'à peine 157 pages , est une jolie friandise Victorienne .
Dommage qu'il soit si court ...
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Comme tous les autres romans d'Elizabeth Gaskell, celui-ci est une petite merveille ! C'est un petit roman, l'un des moins connus de cette auteure, qui est en réalité une confession du Docteur Harrison, venu s'installer depuis peu dans le petit bourg de Duncombe. Dès sa venue, le jeune médecin est recherché par toutes les jeunes filles du village, et devient donc la victime des commérages les plus "mal à propos"...Il faut attendre la fin pour découvrir l'identité de l'heureuse élue qui a su charmer le beau jeune homme : s'agit-il de Mrs. Rose ? Miss Caroline ? Sophy ? Miss Bullock ?...

Elizabeth Gaskell nous dresse encore une fois un portrait moqueur des habitants d'un village, certains prétentieux et moqueurs (Mrs. Bullock, Miss Tomkinson) et d'autres attentionnés, aimables et toujours souriants (Sophy, Mrs. Rose). Par le biais de ce petit récit remarquable, Mr. Harrison narre également certaines aventures -parfois difficiles- liées au métier (mort, maladies graves...) mais campe un narrateur touchant, et qui donne envie de s'installer à Duncombe !

Bref, la magie de l'écriture d'Elizabeth Gaskell m'émerveille toujours, et elle reste l'un de mes écrivains favoris...
J'en redemande encore !!
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Cette comédie romantique se passe dans un petit village anglais, à l'époque victorienne.
Un jeune médecin célibataire vient s'installer au village et cela crée bien des émois parmi la population féminine, car il devient le prétendant idéal pour toutes les femmes célibataires ou veuves, jeunes ou moins jeunes d'ailleurs.
A cause d'une blague faite par un ami, notre jeune docteur va se retrouver dans une position bien inconfortable et cela va semer la zizanie dans tout le village.
J'aime beaucoup ces romans où les gens passent leur temps à se recevoir autour d'un thé, d'une vente de charité ou d'un pique-nique champêtre.
Les hommes y parlent de sujets sérieux, pendant que les femmes parlent de jardinage, de mode ou du temps qu'il fait, alors que les domestiques s'affairent dans l'ombre et en silence.
Bien entendu, toutes les femmes vont être au petit soin pour ce nouveau venu, que ce soit les jeunes filles à marier elles-mêmes ou leurs parents, qui multiplient les invitations afin d'avoir une chance de marier leurs filles, même si celles-ci ne sont pas intéressées par le prétendant !
J'ai souri à de nombreuses reprises, car le style est très caustique, un peu à la manière de Jane Austen.
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Les confessions de Mr Harrison ou comment un jeune médecin nouvellement installé à Duncombe, un gros village non loin de Londres, devient l'objet de toutes les attentions des mères et de leurs filles... un beau parti à l'horizon !!
Elizabeth Gaskell brosse le tableau d'une petite société où les rumeurs le plus souvent infondées se propagent à vitesse V. le ton vif, enlevé, élégant, souvent très drôle rend la lecture de court roman très plaisante , ce microcosme dominé par la gent féminine est taillé en pièces par Elizabeth Gaskell, gageons que ces propos n'ont pas du plaire à tous en son temps.
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Un livre qui se lit rapidement et qui encore une fois m'a fait beaucoup rire. le narrateur, monsieur Harrisson se retrouve par la faute de son associé, qui est un peu trop élogieux à son égard, l'homme à séduire pour toutes les dames à marier du village. Quiproquos et ragots feront le reste et ce jeune homme naïf devient alors la victime bien malgré lui de cette société qui se veut bien pensante.
Elizabeth Gaskell se moque ici encore, avec un ton ironique toujours aussi fin, du snobisme et de l'hypocrisie d'une partie de la société de son temps.
En résumé une lecture très agréable et qui fait passer un très bon moment.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Où donc aller pour être en sécurité ? Mrs Rose, Miss Bullock, Miss Caroline – elles habitaient, en quelque sorte, aux trois sommets d’un triangle équilatéral dont j’occupais le centre. Ma foi, j’allais me rendre chez Mr Morgan et prendre le thé en sa compagnie. Là, en tous cas, j’étais sûr que personne ne chercherait à m’épouser. Et je pourrais faire preuve de toute la douceur qu’exigeait ma profession sans avoir à redouter de malentendu. Hélas, chez lui aussi, je dus affronter un fâcheux contretemps.
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Tout en cheminant jusque chez moi, Jack me dit : “Ma parole, Frank ! Ce que j’ai pu m’amuser avec la petite dame en bleu. Je lui ai dit que tu m’écrivais tous les samedis pour me raconter les évènements de la semaine. Elle a tout gobé.” Il s’arrêta pour rire, car il était secoué par de tels accès, de tels spasmes d’hilarité, qu’il n’était plus en état de marcher. “Et je lui ai dit aussi que tu étais amoureux fou – nouveau spasme – d’une personne dont je n’avais pas réussi à t’arracher le nom, mais qui avait des cheveux châtain clair – bref, j’ai peint d’après nature et décrit avec précision tout ce que j’avais sous les yeux ; puis j’ai ajouté que je voulais à tout prix voir ta bien-aimée et la supplier d’avoir pitié de toi, car avec les femmes tu étais le garçon le plus timoré, le plus poltron du monde.” À ces mots, il fut saisi par une crise de fou rire si violente que je crus qu’il allait rouler sur le pavé.” [...] Je finis par être obligé de rire, si furieux que j’eusse été jusque-là ; son impudence était irrésistible.
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 Entre-temps, Miss Bullock et moi avions noué une sorte d'amitié. Ayant pu constater que notre antipathie était mutuelle, nous fûmes fort satisfaits de la découverte. Chez les gens qui en valent la peine, ce manque d'intérêt réciproque est un excellent prélude à l'amitié future, car les bonnes qualités de chacun se révèlent alors de manière naturelle et progressive, offrant d'agréables surprises. 
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(...); sa compagne qui le dépassait d'une demi-tête, était en grand deuil, drapée dans une telle quantité de voiles et de pans, de capes et de rabats, qu'on aurait dit une meule de foin enveloppée de crêpe noir.
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Je ne m'étais pas rendu compte que nous avions ensemble une conversation , car j'avais toujours cru comprendre qu'il fallait pour cela la participation de deux personnes.
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