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ISBN : 2366511086
Éditeur : Paul&Mike (25/01/2018)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 26 notes)
Résumé :
« Un rien enseveli sous la neige, une température avec des pointes en hiver à moins quarante-neuf et une moyenne d'âge de soixante-sept ans : ce n'était pas un village mais un congélateur à vieux. » Un médecin de Montréal se rend tous les mois à Grand Soleil, un village perdu dans le Québec arctique. Docteur de l'âme autant que du corps, il y rencontre Cléophas, un patient particulier. Conservé par le froid qui a saisi cette partie du Canada, l'homme de Grand S... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  02 mars 2018
Il ne fait pas froid, il fait frette !
Grand Soleil, un bled perdu dans le Québec arctique, à deux heures de vol et six heures de 4x4 de Montréal, où se rend chaque mois pour consultations notre narrateur, un médecin franco-canadien. Village enseveli sous la neige en hiver, une température avec des pointes à moins quarante-neuf et une moyenne d'âge de soixante-sept ans , “ un congélateur à vieux.” La gnôle est la seule chose qui les réchauffe et donne une consistance à leurs vies. Notre bonhomme, le médecin, Docteur Leboucher, un type insolite, intelligent, à l'humour cynique et blasé, va y faire deux rencontres surprises, dans la même baraque. Celle d'« un livre » et celle d'un homme, Cléophas,.....que je vous laisse découvrir......
Une grande réussite pour un premier roman. Pas facile de combiner un sujet original avec mine de rien un brin de philosophie, dont il s'amuse avec, de nombreux digressions ironiques dans l'air du temps, des réflexions lucides et truculentes sur notre monde moderne “civilisé”, mixé à une prose fluide qui lui va comme un gant ; le tout, un récit sans prétention, où l'humour est le fil conducteur, intelligent, intéressant et très plaisant à lire; sous forme de fable, une belle réflexion sur notre condition d'homme dans le monde d'aujourd'hui, supposé un monde “évolué”. Aucun sentiment de supériorité de la part du narrateur alias l'écrivain, simplement un souhait pour “que les choses soient mieux faites”. On retrouve ici les réflexions de Tiziano Terzani, dont j'ai récemment lu le livre, écrit en 1994, comme quoi au nom du progrès, humainement parlant, on s'enfonce de plus en plus. Pour terminer j'aimerais ajouter, que le choix de la lumineuse photo de couverture reflète bien l'esprit du livre.
Un premier roman que je vous conseille vivement ! Ne passez pas à côté ! Un régal !
“Il est évident que nous n'avons pas évolué dans le bon sens.”
“Être soucieux, se laisser inquiéter par le monde, me semble une assez bonne définition de la condition humaine......Il y a aussi cette phrase de Tim Cook, le patron d'Apple : « Nous allons vous donner des choses sans lesquelles vous ne pourrez pas vivre, mais dont vous ne ressentez pas le besoin aujourd'hui ». Quelle magnifique épitaphe pour la période que nous vivons.”
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jeunejane
  26 avril 2018
Le narrateur, médecin, habite à Montréal.
Une fois par mois, il se rend dans un village du nord , à Grand Soleil. Le village n'a de chaleur que le nom car il y règne un grand froid indescriptible, douloureux, transperçant.
Le médecin apporte médicaments, soins, produits de première nécessité aux habitants.
Une patiente héberge un colosse nommé Cléophas.
Impossible de bouger, il est allongé. On soupçonne un cancer des os. le médecin prélève son sang, l'envoie à son retour au laboratoire et, comme tout semble normal, il demande des analyses plus poussées.
Surprise, l'ADN pose problème. Ce n'est pas tout à fait un ADN humain.
Le récit va s'organiser autour de Cléophas, de la bibliothèque rare contenue dans sa maison. Des spécialistes viendront chez lui.
Les chapitres vont s'alterner entre la présence du docteur à Grand Soleil et son retour à Montréal. Nous aurons même droit à un voyage à Cuba pendant lequel il se moque du tourisme de masse.
Les réflexions personnelles, très lucides, mûrement réfléchies de Jacques Gaubil sur divers aspects de la société moderne sont atypiques et remplies d'ironie mais aussi de bon sens.
J'ai eu l'impression que les incursions à Grand Soleil constituaient un tremplin pour comparer les besoins de l'Homme à l'origine et ce qu'il est devenu dans notre société qui crée de plus en plus de besoins.
Un premier roman qui sort des entiers battus.
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sylvaine
  06 mars 2018
COUP DE COEUR. UPPERCUT !! Quel roman !
Le grand nord québécois, l'hiver, un médecin itinérant vient chaque mois à Grand Soleil , un village perdu dans le Québec arctique. "un rien enseveli sous la neige, une température avec des pointes en hiver à moins quarante neuf et une moyenne d'âge de soixante sept ans : ce n'était pas un village mais un congélateur à vieux. ".. Un jour , Elle lui demande de venir visiter Cléophas , malade , souffrant . La vie de notre médecin va prendre un tour nouveau. Qui est donc Cleophas ?
Jacques Gaubil nous raconte, se raconte ? , l'exil loin de France, son arrivée à Montréal, ses débuts difficiles, sa vie de célibataire quinquagénaire, et puis le froid , le froid encore le froid , non le frette .... le ton impertinent du début , sarcastique , devient soudain plus profond , plus touchant. La sincérité des propos , leur justesse, créent une émotion palpable, donnent matière à réflexion sur l'homme, son devenir, son passé, son présent, son futur . Quand l'humanité rejoint l'humanisme.
Une lecture coup de coeur pour ce premier roman découvert dans l'aventure des 68 premières fois hiver 2018. Un livre à relire sans aucun doute que je ne peux que vous conseiller bonne lecture !
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AMR
  21 mars 2018
Encore une lecture dans le cadre des 68 premières Fois…, L'Homme de Grand Soleil de Jacques Gaubil, un auteur franco-québécois.
Ce roman est une drôle d'histoire, dans les profondeurs du Québec, là où il fait très « frette », mais où « c'est pas pire », là où de drôles de gens nous donnent des leçons de vie, là où les derniers survivants d'une étrange communauté sont les ultimes gardiens d'une lointaine mémoire ; ils témoignent d'une forme de sérénité, d'une aptitude à la vie et d'une plénitude qui nous fait craindre de ne pas avoir « évolué dans le bon sens ».
Grand Soleil est un endroit improbable, isolé du monde et de la civilisation pendant l'hiver boréal ; les habitants, une centaine à peine, sont des gens rudes, rustres et peu communicatifs, du moins en apparence.
Un médecin de Montréal s'y rend une fois par mois et résume ainsi l'intrigue : « l'énigme c'est que l'homme de Grand Soleil est plus civilisé que nous. Il a sauvegardé le premier livre, sa conversation surpasse la nôtre, il a maintenu une forme de pudeur et de grandeur. L'homme de Grand Soleil est plus homme que nous … »
L'écriture à la première personne est savoureuse, truculente, pleine d'humour, d'autodérision et de réflexion. le narrateur, un médecin quinquagénaire, tient plus de l'anti-héros que du personnage charismatique ; il n'est pas très porté sur les relations humaines, passe volontiers inaperçu. D'ailleurs, il a bâti sa vie un peu par défaut et même son nom, Docteur Leboucher, porte à sourire tant il contredit sa fonction… Il faut attendre les deux-tiers du roman pour apprendre et mesurer le poids de sa solitude et de la blessure intime et indicible qu'il porte en lui. de même, le nom du lieu, Grand Soleil, accentue cette onomastique décalée : c'est un endroit invivable, boréal et paradoxalement empli de la lumière de la connaissance…
Une chose est certaine, le narrateur porte un regard très aiguisé sur le monde qui l'entoure, un monde où Trump vient tout juste d'être élu, où des enfants se font massacrer dans des attentats terroristes, où les réseaux sociaux ont reformaté les échanges et l'information par la connexion, où « les ordres marchands » s'emparent de tout et ne respectent rien, où seuls l'anonymat et le retrait du monde pourront protéger ce qu'il a découvert.
La tonalité générale de ce livre surprend, mais le héros s'en explique : « j'aurais pu faire des efforts littéraires et mon récit n'aurait pas cette tournure rigolarde. Mais le grotesque, ce n'est pas moi, il vient de la vie. Je ne suis pas responsable du fait que nos existences sont dérisoires ». À l'instar du Docteur Leboucher, les lecteurs, qui vont s'identifier peu à peu à lui, subissent les évènements, le froid, les révélations, la maladie et la mort, la nécessité du secret, et comprennent sa manière « d'en rendre compte avec précision, sans mystification, sans poudre aux yeux ».
Les trois grandes parties ont des titres en latin… Les trois premiers vers du Veni Creator, un hymne grégorien composé au IXème siècle, une prière au Saint-Esprit qui célèbre la Pentecôte : « Viens, Esprit Créateur nous visiter, / Viens éclairer l'âme de tes fils, / Emplis nos coeurs de grâce et de lumière »…
Je suis latiniste et j'ai reçu une éducation religieuse et cela m'a immédiatement frappée. En gardant cette vision spirituelle en mémoire, je comprends mieux la trame narrative de ce roman : la rencontre avec Cléophas, les recherches pour comprendre et enfin le choix final du narrateur. J'en viens à partager son sentiment de déréliction : Dieu a abandonné le monde et celui-ci ne sera pas sauvé… Je vous recommande le passage où il revisite à sa manière le texte des béatitudes…
Il y a à la fois une forme d'ironie et de retour aux fondamentaux de la religion dans ce roman : les convictions sont affaiblies, le Québec n'échappe pas à une baisse des pratiques et, dans une vision prophétique, le docteur Leboucher imagine de grandes mutations à venir.
Jacques Gaubil fait preuve d'une immense culture ; les livres, l'écriture et la littérature sont un des noeuds thématiques du récit car c'est la découverte d'une bibliothèque qui amorce l'intrigue du roman : « je me suis souvent demandé ce qui se serait produit si je n'avais pas pénétré dans cette pièce. Aucun doute possible, le monde aurait été profondément différent de ce qu'il est devenu par la suite ». Les recherches autour d'un livre rare, La Bible de Guttenberg, portent une partie du récit tandis que le narrateur nous livre ses états d'âmes sur la littérature contemporaine, « modèle d'une vie sans pensée ».
Mais le thème le plus important fait écho à de récents travaux sur le séquençage de l'ADN néanderthalien et remet en cause ce que nous tenons pour acquis dans l'évolution de l'humanité.
J'adore quand un roman me pousse à approfondir ce que je sais déjà, me fait entreprendre quelques recherches supplémentaires et m'entrainent dans des domaines peu ou pas connus ; c'est un dimension didactique à laquelle je suis sensible.
L'Homme de Grand Soleil est un roman québécois très actuel, proposant un vrai dépaysement dans une ambiance de littérature de terroir revisitée et modernisée.
Ayant un peu étudié la littérature québécoise, j'ai reconnu dans ce roman les grandes thématiques des romans du terroir mêlant les valeurs de la terre et de la religion. J'y ai retrouvé les détails sur les milieux et les moeurs, les précisions sur les vêtements et la nourriture par exemple, quelques expressions typiques, la description du climat avec l'hiver au centre de toutes les préoccupations, les grandes oppositions entre l'intérieur et l'extérieur, entre Montréal et Grand Soleil, ville et campagne… de même, Jacques Gaubil a beaucoup soigné ses portraits d'hommes et de femmes, ses descriptions des paysages et des rues de Montréal, des ambiances olfactives, sonores…
L'Homme de Grand Soleil de Jacques Gaubil est une superbe découverte, un excellent moment de lecture, un roman profond, aux multiples clés de lecture, aux personnages attachants et travaillés.
Mon premier grand coup de coeur de cette session hiver 2018 des 68 premières Fois…
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AudreyT
  19 mars 2018
****,*
Le docteur Leboucher s'est retrouvé à Montréal après avoir fui la France. Exilé, seul, il a dû prouver qu'il était un vrai médecin et qu'il pouvait exercer en toute confiance. Mais pour montrer patte blanche, il s'est vu obligé de prendre l'avion puis l'hélicoptère pendant plus de 6h chaque mois pour se rendre dans un village isolé et reculé du grand nord québécois. Mais en plus du froid, ou plutôt du frette, il va découvrir à Grand Soleil bien d'autres choses, toutes aussi belles qu'extraordinaires...
Quel premier roman revigorant !!! Je ne m'attendais à rien de particulier en ouvrant ce livre et j'y ai trouvé tout ce qu'un bon roman peut apporter : de l'humour, de la réflexion, de belles descriptions, des personnages attachants et une très très belle écriture...
On se laisse envahir par le grand froid et on se réchauffe au coin d'une bibliothèque. On embarque pour un paysage de neige et on se maintient en vie en se désolant de ce qu'est devenu l'homme moderne... mais en espérant... en souhaitant que tout ceci n'est qu'un mauvais rêve et que nous allons enfin nous réveiller...
A découvrir, à savourer, à partager sans aucune modération !!!!
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   28 février 2018
.....nous nous étions rencontrés dans des circonstances inoubliables, une exposition d’art moderne dans une galerie réputée. Nous avions fait la queue, les Inrocks avaient parlé de l’expo. Même si l’espace était immense, seules vingt-quatre personnes pouvaient entrer en même temps pour que l’expérience soit intime.....Les œuvres n’avaient pas d‘unité entre elles. Dans une section, un performeur nu s’était enfermé dans un sac poubelle transparent et respirait grâce à un roseau qui dépassait. Un autre lisait à voix haute l’annuaire de la ville de Limoges. Il en était à la lettre D. Quelques amas de kalachnikov. Une série de photos de l’artiste d’origine sud-africaine, Steven Cohen. Ce grand artiste s’était fait un nom en dansant au Trocadéro avec un coq attaché à son pénis. « Avec cette performance, Steven Cohen voulait évoquer sa situation, partagé entre deux pays, l’Afrique du Sud, son pays natal, et la France, où il vit actuellement », avait expliqué son avocate lors de son procès pour exhibitionnisme. Elle avait rajouté « la France embastille les artistes ».
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BookycookyBookycooky   03 mars 2018
Les policiers nordiques sont en général admirables, les crimes sont sordides......la littérature noire permet au vice des Scandinaves de s’épanouir avec impudeur. Sans doute ont-ils été, eux aussi, abîmés par les températures. Le roman noir me semble d’ailleurs la meilleure approche pour appréhender notre société et c’est la raison pour laquelle je lis mes livres policiers à la façon dont d’autres étudient des essais. Le crime manifeste le monde comme un révélateur photographique dévoile des images. Il fait exploser les conventions, les habitudes, et divulgue les tempéraments. On a violé un commandement majeur, plus rien ne tient, chacun se lâche. Pour comprendre un cabinet de notaire en province, un bordel de Pigalle ou un clan ostendais, rien de tel qu’un bon assassinat qui met les âmes à nu. Le commissaire Maigret est le meilleur des anthropologues. L’homme éclot quand il tue.
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BookycookyBookycooky   01 mars 2018
....l’homme est sans limites, il n’a pas de bouts, on est toujours surpris. On croyait que la Première Guerre mondiale était indépassable. Eh bien non ! En fait, la Première, ce n’était pas du tout la première et puis surtout, il y a eu la Seconde. Et le spectacle fut encore plus grandiose avec Treblinka et Nagasaki. On se dit : enfin, c’est terminé ! Et paf ! Le goulag, les généraux argentins, la révolution culturelle, Pol Pot et Tchernobyl. Et puis ils démolissent un mur et, alors là, tout le monde pense que vraiment tout est accompli, c’est la fin de l’Histoire. Pan sur le bec ! Le Rwanda, l’Afghanistan, l’Irak et Fukushima. Et encore, je dois m’excuser auprès de tous ceux auxquels je n’ai pas rendu hommage car ils sont très nombreux, on ne peut pas être exhaustif avec les malheurs. Certains flairent, à travers toutes ces aventures, la main invisible du progrès.......Un homme ne peut pas se contenir, sa forme n’est pas torique comme celle du cosmos mais il est un Univers à part entière. On ne le saisit pas. Il vaut peut-être mieux parce que si, un jour, quelqu’un réussissait à l’empoigner, je ne sais pas dans quel état il ressortirait
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BookycookyBookycooky   01 mars 2018
Sous la douce vigilance des lions de Saint-Marc, à l’ombre du Palais des Doges, et protégé par des canaux irriguant la splendeur de sa ville, un Vénitien finit par s’imprégner de la beauté qui l’entoure. Par une osmose mystérieuse il devient beau lui-même ainsi que son esprit. Pour ceux qui vivent dans les villes nouvelles et vont faire leurs courses dans des zones industrielles, ce même processus osmotique va accoucher de monstres. La laideur finira par infuser leurs corps et leurs âmes comme une dégénérescence. Certaines villes reculées des États-Unis donnent une idée de la rapidité du phénomène.
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BookycookyBookycooky   27 février 2018
Nous entrons dans un restaurant à moitié vide. Plusieurs couples dînent, chacun penché sur son portable, en train de lire et d’envoyer des messages. Les mains jointes, la tête penchée, on dirait qu’ils récitent une prière de bénédiction au début de leur repas. Ces bénédicités impies donnent l’impression de se retrouver dans un restaurant amish ou dans une réunion de prière d’un groupe charismatique. Mais ces prières s’adressent à un dieu nouveau qui prêche la séparation au lieu de la présence, le silence à la place de la parole, l’isolement en remplacement de l’amour. Pour cette nouvelle religion, le lointain a remplacé le prochain.
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Jacques Gaubil nous conte «L'homme de Grand Soleil» et du grand froid.
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