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EAN : 9782707329271
124 pages
Editions de Minuit (07/01/2016)
3/5   49 notes
Résumé :
Un homme, Fabrizio Annunziato, se retrouve accidentellement enfermé dans le musée national San Marco, à Florence. Annunziato ne cille pas, n’appelle pas à l’aide. Il épie à la fenêtre et avance des travaux de traduction. Jusqu’à sa découverte qui va faire grand bruit en Italie.
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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missmolko1
  24 janvier 2016
Voila un court roman qui commencait tres bien :
"Le 16 mars 2002, dans le couvent dominicain aménagé en Museo nazionale di San Marco, à Florence, piazza San Marco, numéro 1 (téléphone 055-294883 ; entrée : 4 €), Camelia dei Bardi, employée de musée, outrepassa sa mission de surveillance en s'autorisant une farce qui se voulait simplement, en unique ressort, une amusante réprimande."
Le ton était donné pour cet homme qui se retrouve enfermé dans une petite cellule moyenâgeuse musée du Beato qui n'ai autre qu'un ancien couvent, pour quelques minutes d'abord "Pour une fois que l'on s'amuse dans un musée" mais finalement va y rester plusieurs jours a cause de divers elements qui s'enchainent. Il ne panique pas, ne cherche pas a contacter quelqu'un au contraire, il est plutôt content et peut travailler sur un projet de traduction.
On est propulsé au coeur d'une Italie qui se révolte dans les rues et le retour du fameux Berlusconi fait couler beaucoup d'encre :
"Le mouvement, on n'a pas menti : c'est la foule. Les rues sont bondées, de Rome à Gênes, Naples et Milan n'en parlons pas. A San Gimignano paisible village touristique de Toscane réputé pour ses nombreux palais et tours, à 57 kilomètres au sud de Florence, le maire défile en tête, c'est le premier a gueuler que ça ne peut plus durer. L'édile est applaudi, il est surtout suivi. Deux mille cinq cents habitants derrière lui, des gens plutôt ages, c'est que San Gimignano vieillit. L'an passé, les statistiques nous apprenaient que la moyenne d'age y était désormais de 69,8 ans, la ville est comme une gigantesque maison de retraite, et aujourd'hui lundi 18 mars 2002, on manifeste et s'époumone.
A présent, à San Gimignano, c'est l'extase. En l'air, mais bien en dessous des nuages, un merle chanteur, emblème de la sage bourgade de Vecchiano, est venu en voisin rejoindre les manifestants. Or, le passereau est féru, non pas de sérénades roucoulantes, mais de chants partisans, sans doute par le truchement habile d'un habitant babouviste. La grâce empennée gagne la terre. le soutient mélodieux du volatile fait s'égosiller la foule, laquelle reprend une Internationale vrombissante sitôt les premières notes sifflotées. le merle s'envole ensuite vers Florence pour soulever d'autres assemblées."
Tout ce début de roman m'a plu mais ensuite tout ça c'est un peu gâté et je m'y suis perdue. le roman prend une tout autre tournure qui m'a beaucoup moins fasciné.... le style de l'auteur qui me plaisait tant au début m'a lassait et je suis restée sur ma faim. le roman prend une tournure rocambolesque qui est un peu trop pour moi. C'est en tout cas un auteur à suivre.
Lien : http://missmolko1.blogspot.i..
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Pirouette0001
  08 avril 2016
Le quatrième de couverture résume l'ouverture de ce roman. Tout démarre en fanfare, le rythme est vif, la mélodie originale et inventive, tout pour plaire. Mais une fois notre héros séquestré découvert, l'auteur tire un peu trop sur la corde. Cela devient invraisemblable jusqu'à la fin. Et si le style est dynamique et la langue belle, j'ai fort regretté les pédanteries de vocabulaire dont l'auteur a chargé son texte.
Un beau et bon début pour ce jeune auteur, qui doit encore affûter ses armes mais qui en a, visiblement, toutes les capacités et le talent.
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Donderry
  07 février 2016
Tout commence de façon légère : arroseur arrosé, un traducteur se retrouve enfermé dans un musée par une gardienne, après avoir lui-même tenté d'enfermer un couple d'amis. On est à Florence, au musée San Marco. La blague est amusante, et puis plus amusante du tout : apprenant la mort de son père, la gardienne laisse tout en plan - dont notre héros Annunziato. Heureusement que ce dernier a des choses à faire, soit une traduction à finir, un roman pas terrible dans sa sacoche, allons bon autant s'y atteler.
Et puis ça dure, cette histoire : retour de Berlusconi au pouvoir, grèves et manifestation, la politique fait son entrée, c'est un peu moins léger...
Quand Annunziato est finalement découvert, ce n'est plus léger du tout.
Vincent Almendros, Julia Deck, Bertrand de la Peine, ou plus récemment Marion Guillot : en misant sur de jeunes auteurs, les éditions de Minuit ont pris l'habitude, depuis quelques années, de ne pas se tromper. Et cette fois, encore, ça fonctionne. Habile et érudit, léger et mordant, ce Cas Annunziato, premier roman de Yan Gauchard, m'a vraiment convaincue. Plume alerte en bandoulière, Gauchard a digéré le meilleur de ses aînés, entre Echenoz en particulier.
A lire sans tarder !
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nath45
  29 février 2016
Une blague entre copains et voilà notre traducteur Fabrizio Annunziato enfermé dans l'une des cellules du Musée National San Marco à Florence. Une plaisanterie qui ne devait pas durer mais dont des évènements changent le cours de cette farce.
Un premier roman cocasse, bien écrit qui se lit vite dont j'ai préféré le début, un auteur à suivre.
Je remercie Masse critique et les Éditions de Minuit pour cet ouvrage
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YANCOU
  30 avril 2016
On écrit toujours à la suite d'un autre, ou des autres. On écrit pour être personne, mais aussi pour être les autres, en toute impudence. Ainsi Yan Gauchard est un autre Jean-Philippe Toussaint et un autre Jean Echenoz et un autre Tanguy Viel peut-être. Yan Gauchard en est tant qu'on s'y perd parce que son roman est savamment melvillien (les amateurs de Bartleby comprendront, les autres iront le lire ou jouer à la pétanque). Ainsi son protagoniste, le traducteur Fabrizio Annunziato, ne préfèrerait pas... en tout point comme Bartleby, mais dans le somptueux décor de la ville de Florence, et, pour être précis, au Museo beato Angelico. L'auteur s'amuse beaucoup dans cette satire qui rappelle le meilleur cinéma italien (celui d'Ettore Scola qui vient de nous quitter et qui est cité dans ce livre), et on s'amuse beaucoup avec lui quand on découvre que l'enfermement peut être une libération - vous ne comprenez pas ? Alors il ne reste plus qu'à lire ce premier roman qui est une réussite en tous points, car c'est sûr : s'il s'inscrit dans une veine très Minuit, Yan Gauchard n'en est pas moins un auteur singulier, à suivre de près.
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critiques presse (1)
Liberation   19 février 2016
Le Cas Annunziato (...) séduit par sa façon de prendre le réel et de le tordre, voire de lui offrir une porte de sortie. Un premier roman drôle et séduisant.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   24 janvier 2016
Le mouvement, on n'a pas menti : c'est la foule. Les rues sont bondées, de Rome à Gênes, Naples et Milan n'en parlons pas. A San Gimignano paisible village touristique de Toscane réputé pour ses nombreux palais et tours, à 57 kilomètres au sud de Florence, le maire défile en tête, c'est le premier a gueuler que ça ne peut plus durer. L’édile est applaudi, il est surtout suivi. Deux mille cinq cents habitants derrière lui, des gens plutôt ages, c'est que San Gimignano vieillit. L'an passé, les statistiques nous apprenaient que la moyenne d'age y était désormais de 69,8 ans, la ville est comme une gigantesque maison de retraite, et aujourd'hui lundi 18 mars 2002, on manifeste et s’époumone.
A présent, à San Gimignano , c'est l'extase. En l'air, mais bien en dessous des nuages, un merle chanteur, emblème de la sage bourgade de Vecchiano, est venu en voisin rejoindre les manifestants. Or, le passereau est féru, non pas de sérénades roucoulantes, mais de chants partisans, sans doute par le truchement habile d'un habitant babouviste. La grâce empennée gagne la terre. Le soutient mélodieux du volatile fait s’égosiller la foule, laquelle reprend une Internationale vrombissante sitôt les premières notes sifflotées. Le merle s'envole ensuite vers Florence pour soulever d'autres assemblées.
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YANCOUYANCOU   30 avril 2016
"Beaucoup de visites, surtout pour une chambre strictement privative. En plus, il y a le téléphone : Laurent Tongue par exemple, à la mi-avril. Le ton est franchement détendu. Au téléphone : nulle solennité du décor n'intervient.
« Alors d'abord bravo, s'écrie, enthousiaste, Laurent Tongue. On ne pouvait pas faire mieux. En Italie, en France, dans les pages "Culture", on ne parle que de toi. Et c'est rien encore : tu débordes même sur les séquences politiques. Ça fait des jaloux. Parce que vu d'ici, c'est ce que l'on appelle un coup. Je ne sais pas où t'as eu cette idée de génie. Mais en dix ans, jamais pensé à un truc qui vaudrait le quinzième de cette histoire de couvent. Alors voilà, je te le dis : bravo. Bravo et merci. »
- C'est pas volontaire. Le coup, c'est pas prémédité, interrompt Annunziato.
Laurent Tongue n'a cure du mouvement d'humeur porté par la voix du traducteur, au contraire, il s'égaye visiblement. Il s'égaye et jubile :
« Je m'en doute mais le résultat est là. Ils ont revendu trente-deux mille exemplaires de Portland en une semaine. Même les exemplaires français sont épuisés en Italie, ça augure d'un beau carton avec la prochaine traduction, surtout si t'es encore dans les murs. Jardel a appelé pour nous féliciter. Il est aux anges. J'en ai profité pour l'avertir que dans ces conditions, ton nom, tes droits...
- Quoi, mon nom ?
- Ton nom, l'éditeur italien va le passer en première page sur la couverture.
- Ah non, pas de ça, prévient Fabrizio Annunziato. On ne va pas commencer maintenant. Ce livre est un désastre. "
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missmolko1missmolko1   23 janvier 2016
Le 16 mars 2002, dans le couvent dominicain aménagé en Museo nazionale di San Marco, à Florence, piazza San Marco, numéro 1 (téléphone 055-294883 ; entrée : 4 €), Camelia dei Bardi, employée de musée, outrepassa sa mission de surveillance en s’autorisant une farce qui se voulait simplement, en unique ressort, une amusante réprimande.
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Marti94Marti94   15 avril 2016
« Qu’est-ce que vous savez de ces gens-là, Annunziato ? », questionne l’inspecteur, reprenant méthodiquement l’énumération précédente.
Maria Cristina Rossini d’abord.
Fabrizio Annunziato se révèle incollable.
- C’est une ancienne brigadiste, débute-t-il. Elle est à la prison de Rebbia, en semi-liberté. Elle a participé à l’enlèvement d’Aldo Moro, président de la démocratie chrétienne. Le 16 mars 1976.
- Un enlèvement ? reproche Tito Santanelli.
- Un enlèvement qui a fini en assassinat, s’amende Fabrizio Annunziato.
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AxelinouAxelinou   16 avril 2016
Tiens la faim, pourquoi pas. On peut toujours essayer. Les doigts de sa main droite se ferment pour dessiner une tête de serpent, qu'il agite à cinq centimètres de sa bouche. Il mimerait avec ses deux mains, on dirait un Italien qui parle. Là, ça signifie : la faim.
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Videos de Yan Gauchard (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yan Gauchard
Yan Gauchard - le cas Annunziato .Yan Gauchard vous présente son ouvrage "Le cas Annunziato" aux éditions de Minuit. Rentrée littéraire janvier 2016. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/gauchard-yan-cas-annunziato-9782707329271.html Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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