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ISBN : 284809298X
Éditeur : Joca Seria (03/11/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Le lieu est toujours présent au coeur des livres d'Hélène Gaudy, l'idée de l'inviter en résidence d'auteur l'Esprit du lieu sur les rives du lac de Grand-lieu s'est imposée comme une évidence. Avec Grands lieux, en passant du singulier au pluriel, Hélène Gaudy nous rappelle que nous sommes tous attachés quelque part ; à une maison d'enfance, à un jardin perdu, aux eaux étroites d'une rivière ou aux rives d'un lac.
« Sans doute chacun a ainsi, en soi, quelque... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Charybde2
  01 novembre 2018
Le lac de Grand-Lieu comme creuset poétique d'une quête obstinée de l'esprit des lieux.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2018/11/01/note-de-lecture-grands-lieux-helene-gaudy/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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critiques presse (1)
LaCroix   30 mars 2018
À la recherche du lac de Grand-Lieu, près de Nantes, Hélène Gaudy dresse une cartographie mentale et poétique des lieux fondateurs, entre territoires intimes et mythes partagés.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   01 novembre 2018
Le lac est une poche, une outre, une ellipse, on dit, méfie-toi de l’eau qui dort et c’est cela, qui fascine, pousse les auteurs de polars à creuser au centre de leurs livres les trous que forment les lacs et à y jeter des corps – cette vie profonde et invisible.
Le lac est le cœur du livre, l’épicentre du film, quelque chose y repose ou s’apprête à surgir, monstre préhistorique, voiture gorgée d’eau tirée de là par un treuil, secret de famille ou bien jeune fille noyée, tombée d’une barque, poussée d’un ponton, tête enfoncée dans l’eau noire, les lacs aiment les jeunes filles, les jeunes filles aiment les lacs, on ne compte plus les films où, pieds nus, en robe d’été, elles s’y mirent sans savoir qu’elles ne vont pas tarder à y sombrer.
Le lac est un trou au cœur de la forêt, l’œil de la terre par lequel les habitants du monde d’en dessous regardent la surface comme un écran de télé, la lune tombe tout au fond, se prend dans les cheveux des filles, le lac contient les cygnes et les contes, les sagas nordiques et les vilains petits canards.
L’amour aussi se plaît au bord des lacs, les borde comme un rivage. Le mouvement du ressac y est contenu comme une colère.
Alors on peut tout imaginer.
À Grand-Lieu, pas de baignades, de soirées au bord de l’eau. C’est un lac sans hommes, sans jeunes filles, sans pique-niques, dont la vie s’épand en notre absence.
C’est un lac silencieux où l’on n’a aucune place.
La plus secrète des cachettes, la plus opaque, où ce qui se presse gonfle aussi dans son nom – il est forcément là, quelque part, le « grand lieu » promis, aiguisant l’attention, donnant au lac un double-fond.
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Charybde2Charybde2   01 novembre 2018
La maison serait tombée au fond du lac où elle se dissoudrait comme un morceau de sucre.
Il faudrait s’approcher de la surface pour l’apercevoir couverte de limon et de plantes aquatiques – lobélie, coléanthe, cresson.
Bien sûr, on ne distinguerait pas ses pièces, mais quelque chose de la maison resterait visible, comme une empreinte, une découpe noire. Ces eaux-là sont propices à ce genre d’impressions.
Les silhouettes qu’on y devine – pierre, os, animaux -, l’épaisseur qui les recouvre rappellent, si on s’y penche, cette mélasse du temps qui isole les souvenirs, relègue les lieux dans un recoin perdu de la mémoire auquel on n’a accès que dans les longues solitudes, les ennuis profonds ou parfois les douleurs, les moments où la vie change subitement de cours et alors ressurgissent, sans qu’ils semblent liés d’une manière ou d’une autre à ce qui vient de faire obstacle, les paysages profonds qu’on avait oubliés.
Il y a, à marcher aux abords du lac de Grand-Lieu, l’impression de s’enfoncer, de descendre alors que tout est plat, horizontal.
Il y a l’idée de forer, de creuser.
Si l’eau est un miroir, il est ici sans tain, sans fond, maculé, charbon noyé – souches sèches, friables, arbres brisés, brindilles, chaudrons de sorcières, et les fleurs toutes jeunes des genets sur fond nuit brune du cours d’eau.
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Charybde2Charybde2   01 novembre 2018
Je me demande à quoi font appel ces lieux-là, jamais parcourus encore, immédiatement reconnus pourtant, ces pauvres images qui sont comme des souvenirs de voyages jamais faits, s’ils rappellent des choses enfouies ou s’ils sont, comme l’écrivait Julien Gracq, l’écho de lieux encore à venir, d’épisodes inconnus de nos vies qui commencent, dont on croise les prémices comme les réminiscences. (…)
Choisir Grand-Lieu alors, pour sa topographie, pour l’attrait de son nom, comme miroir et comme laboratoire. Décider d’y aller à la pêche aux histoires.
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Videos de Hélène Gaudy (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hélène Gaudy
UN MONDE SANS RIVAGE | ?À l'orée du XXe siècles, mes personnages sont dans une espèce de frénésie, d'appétit, de saisissement du monde : ils veulent cartographier, posséder, dominer, découvrir.? Hélène Gaudy
? Paru le 21 août #RL2019 #RentréeLittéraire Également disponible en livre numérique https://rentree.actes-sud.fr/#Gaudy
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