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EAN : 9782371140868
Envolume (16/03/2021)
4.38/5   25 notes
Résumé :
Nicolas Berger, journaliste à La Gironde est prévenu : «Les gratte-papiers qui mettent le nez dans mes plumes ne savent pas à qui ils ont affaire. Cette histoire ne les regarde pas, ils ne sont ici que pour vendre du papier, ternir l’image de notre village» a écrit le corbeau. Cabossé par une histoire de cœur qui a mal tourné, il pensait se mettre au vert en acceptant ce reportage à Salerac, du tout cuit d’après son rédacteur en chef. Mais la petite affaire de lettr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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tutesvuquandtaslu
  16 mars 2021
Un livre sur l'humain, notre ruralité, notre terroir.
Un livre sur le renouveau d'un homme meurtri, abîmé, qui végète sans avancer depuis deux longues années.
Un corbeau, délateur violent et passionné, sévit dans un petit village du Sud-Ouest. Ses mots, ses attaques souvent invérifiables, blessent, heurtent et emprisonnent ses victimes dans une solitude peureuse.
Un journaliste, Nicolas, est envoyé sur place par son rédacteur pour comprendre les tenants et aboutissants de ces menaces et dénonciations calomnieuses. Cet homme au coeur brisé ne vit qu'à travers ses souvenirs amoureux, des souvenirs d'une vie dans laquelle il ne se reconnaît plus lui-même.
Salerac est le village du Sud-Ouest par excellence. Les gens du cru, de la terre, ces vieilles familles de la vigne, cette vigne qui fait vivre et qui tue depuis tant d'années, les nouveaux arrivants, des étrangers qui viennent acheter et rebâtir nos vieux corps de ferme abandonnés, les commerçants qui passent plus de temps à parler et à colporter qu'à vendre leur moyen de subsister.
Le corbeau, notre cher corvidé, n'oublie personne et s'attaque à tous, avec plus ou moins d'impact. Mais si les petits dirigeants sont touchés, alors là...
À chaque commune son Maire et son conseil municipal. Un premier édile qui gouverne, ses adjoints à qui il délégue des miettes et des conseillers municipaux qui hochent la tête lorsqu'on leur demande.
Si cette organisation est mise en péril par des dénonciations, rien ne va plus.
Des histoires de gros sous, d'abus de pouvoir ou de coucheries, rien de mieux pour régaler les membres de l'opposition qui s'opposent à tout par principe.
Mais à qui profite vraiment ces délations anonymes ?
Notre journaliste malheureux, épaulé de deux collègues, tennismen et psychologue à leurs heures perdues, va enquêter pour découvrir des vérités qui dérangent et se trouver lui-même.
J'ai beaucoup souri, j'ai ri.
Une enquête journalistique réaliste, vraie, des personnages attachants, des portraits simples d'habitants de nos petites communes rurales.
Une histoire revigorante, rafraîchissante qui prouve qu'il n'y a pas besoin d'une grande ville ou d'une capitale connue de tous piur retrouver les petits penchants malsains et les travers de l'homme.
Premier livre de cet auteur, lui-même journaliste, qui fait la part belle aux gens comme vous et moi.
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Levant
  22 février 2021
La lettre anonyme a encore de beaux jours devant elle pour qui veut jouer au corbeau. Les réseaux sociaux ne la détrôneront pas de si tôt. Avec ce roman, dont on nous dit en deuxième de couverture que l'auteur y a mis beaucoup de lui-même, on ne s'en étonnera pas s'agissant de son premier ouvrage, David Gauthier nous propose une histoire de clochemerle moderne. Sauf que la tragi-comédie tourne au vinaigre et devient polar. Une évolution dramatique rehausse l'intrigue sur le tard.
Une histoire de corbeau ça ne passionne ni les gendarmes ni les médias nationaux tant qu'il n'y pas de bain de sang. On n'en dira pas autant des clients de la presse locale friands d'histoires croustillantes lorsqu'elles mettent en scène leurs voisins. Voilà donc du pain béni pour un rédacteur en chef dans sa course au scoop. Celui de la Gironde saute sur l'occasion pour dépêcher un de ses journalistes chevronné, Nicolas Berger, au secours de la jeune recrue de l'agence locale quelque peu dépassée par l'ambiance délétère qui s'est installée sur Sélérac, petite ville du sud-ouest. C'est aussi une façon de mettre Nicolas au vert. Il peine à se remettre d'une déconvenue conjugale avec celle qu'il n'évoque qu'avec déférence en lui attribuant la majuscule, parlant d'Elle, sans jamais la nommer. Comme par superstition. On se prend de sympathie pour ce coeur brisé.
Il n'en reste pas moins un coeur battant qui sait doser son rentre-dedans pour obtenir ce qu'il veut, bien conscient que sa position ne lui confère pas de prérogatives de police. On découvre avec cet éclairage les difficultés d'un métier dont les acteurs veulent se défendre de la réputation de "fouille-merde" que d'aucuns leur collent à la peau. Où est la limite entre droit à l'information et quête d'audience à grand renfort de sensationnel. On perçoit bien que l'auteur, journaliste lui-même, se livre inconsciemment à une forme de réhabilitation d'une profession qui souffre de ses francs tireurs peu regardant sur le glauque qu'ils jettent en pâture aux crédules pour faire du tirage.
Comme dans tout bon polar digne de ce nom l'identité du "coupable" est habilement préservée. Habilement car l'ouvrage ne pêche pas par surenchère d'artifices ou de coïncidences. Ça respire l'authentique, même si la scène finale violente quelque peu l'ambiance régionale qui prévaut dans cet ouvrage. On s'identifie volontiers à ces personnages, et on se laisse prendre au jeu des calomnies qui sèment le trouble dans l'esprit des villageois. La psychologie provinciale est bien restituée.
Je n'aurais toutefois pas craint de voir l'écriture s'enrichir de passes d'armes entre les mis en cause et les gogos prompts à une justice expéditive. L'exercice aurait supporté un supplément de dialogues bien sentis pris sur le vif entre place publique, bistrot et pas de porte. Mais peut-être mon ressenti est-il perverti par la mémoire du fort caractère d'un Pierre Fresnay dans le Corbeau d'Henri-Georges Clouzot et ses diatribes assénées d'une voix péremptoire.
La force de cet ouvrage réside à mon sens dans le fait qu'il dose à la juste mesure les envolées sentimentales et ne sombre pas dans la sociale démagogie en vogue. Il traite de déboires dans les parcours de vie avec crédibilité. Cette sobriété rend d'autant plus authentique et touchant le vécu intime des meurtris par la vie, ceux qui ont pâti de l'orgueil caractéristique à la nature humaine : l'histoire de Charles et Julia, les déboires de l'artiste Evan Janse sont traitées avec doigté et confèrent à cet ouvrage la touche d'humanité qui suscite l'attention sans verser dans le pathos.
J'ai pris beaucoup de plaisir à m'inclure dans l'ambiance de ce roman, à faire connaissance avec ses caractères, les apprécier. A découvrir l'envers du décor d'une profession que l'on vilipende volontiers, tant elle est contrainte à une rentabilité préjudiciable à la déontologie du métier. le sujet est traité avec sincérité par David Gauthier avec une écriture moderne, agréable, empreinte de naturel. C'est un très bon moment de lecture.
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Scribe
  29 mars 2021
Corvidés de David Gauthier
Lors de la dernière opération masse critique, j'avais sélectionné entre autres romans, celui de David Gauthier Corvidés. Pourquoi ce choix. Pour plusieurs raisons, celle de lire un premier polar d'un auteur inconnu, journaliste à Angoulême. La seconde, l'immersion dans un terroir celui d'un petit village qui pourrait ressembler au mien, sauf que chez nous ont cultive les pommiers à cidre et que dans ce roman l'on parle de vin. Mais, je connais un jeune agriculteur cidricole ayant fait ces classes dans les vignobles qui élabore son cidre avec des méthodes venant de ce monde. La troisième, celle de connaître l'investigation d'un journaliste dans ce petit village de Salerac en prise avec un corbeau, adressant des lettres anonymes.
Notre journaliste s'appelle Nicolas Berger. Vivant mal une séparation avec ELLE, il se voit confier par son rédacteur en chef Gérard en reportage en campagne, loin du siège du journal, histoire de se remettre les idées en place. «  Si tu ne ramènes pas de sujet , on s'en fou, » dit son rédac-chef. «  le but, c'est que tu repasses les portes de la rédaction avec une autre gueule. » En effet, Nicolas n'a plus le goût à rien, plus de blague pour ces collègues, plus d'envie, plus d'humour. Fini sa bonne humeur.
Dès la page 7 de ce roman, Corvidés de David Gauthier, nous avons un premier indice. Nous sommes le vendredi 24 mars 2017, Nicolas vient de recevoir un coup de pied latéral parfaitement décoché à hauteur de son arcade gauche qui se brise sous le choc. « C'est tout ce que vous avez ? Ta gueule » suivi d'un autre coup de pied «  dont la pointe s'enfonce dans mes côtes et je sens un craquement.  » Page 11, un exemplaire d'une lettre anonyme est présenté «  le corbeau salue les ignorants, leur donne un peu de lumière, alors notez bien ceci …. La vieille militante n'a plus la fougue... le chat de la secrétaire binoclarde n'a pas fugué... Des cornes poussent sur la tête de l'adjoint .. signé Votre dévoué corvidé accompagné d'un sceau de trois têtes de corbeaux bec à gauche. Pendant une semaine, nous allons suivre Nicolas, mais aussi Mathieu le journaliste en CDD, responsable seul de l'agence du journal installé à Salerac, traquant ce mystérieux corbeau.
Rapidement immergé dans ce village, Nicolas va vite se rendre compte de l'ambiance locale et de « la sympathie »  avec laquelle il est accueilli en tant que journaliste venant de la grande ville : «  il fait un métier de con... il vient remuer la merde, ils sont ici que pour vendre du papier, ternir l'image de notre village …etc... » Ambiance, Ambiance !
Armé de son carnet rouge et de son stylo, Nicolas part à la recherche des indices qui le mettront sur la piste de cet immonde corbeau qui s'attaque tout azimut, aux gens du villages, élus, artistes, commerçants, tant dans leurs activités professionnelles que dans leurs vies privées, bien entendu. A la faveur d'une bagarre lors d'un conseil municipal entre le maire Michel Menard et Norbert Bontemps , référent pour la vie scolaire, Nicolas, fait connaissance des membres de l'opposition. Au fur et à mesure de ces rencontres et alors qu'il schématise ses investigations dans sa chambre à l'auberge BERGE ou il a pris ses quartiers pour six nuits, Nicolas nous présente différentes pistes. Petit à petit le tableau prend forme et nous découvrons en détail les ambitions des uns, les rivalités, les amours illégitimes…
Nous ferons la rencontre avec des personnages haut en couleur entre autres : Nadège qui tient l'auberge, tabac, presse, bar, petite restauration, coin librairie, hôtel, relais colis, amie avec Michel Menard «  Ah, Michel… C'est un bel homme, vous savez. Nous avons a peu près le même âge ». La Danoise Kirsten Moller conseillère municipale : «  C'est le mot retraitée qui vous fait peur ? L'ambiance s'apaise. Elle évoque ses expositions photos… je m'abandonne totalement, nos fronts se rencontrent , nos bouches suivent… ai-je pris du plaisir … Il me reste deux jours pour boucler cette enquête ». Mais aussi Françoise Corton, Michaël Grelot «  Il vous faut quoi de plus pour accuser Michaël Grelot, que l'on déterre un cadavre dans son jardin », Charles le brocanteur, marin d'eau douce au long cours, mais aussi Jacques Bonin historien médiéviste spécialiste de la symbolique des couleurs , des emblèmes et de l'héraldique, qui sera précieux à plus d'un titre dans l'orientation de l'enquête de Nicolas.
Se sentant menacé, le corbeau colle une dizaine d'exemplaire de sa lettre sur la façade de l'agence de Salérac mettant en émoi le jeune journaliste Mathieu. Il est vrai que les menaces sont clairement dirigées vers ces deux journalistes : «  les gratte-papiers qui mettent le nez dans mes plumes ne savent pas à qui ils ont affaire…. Ils doivent se méfier de moi… Personne ne se soucierait de leur disparition ». «  Ce n'est plus un reportage mais une course contre la montre avant que ce cinglé ne prenne son rôle trop au sérieux et ne mette ses menaces à exécution » dit Nicolas
La suite vous le saurez en lisant ce livre Corvidés de David Gauthier. Un polar à l' écriture agréable ou il est très facile de s'immerger, spectateur de la vie des habitants de ce petit village de Salérac. David Gauthier démontre un réel talent de conteur et l'on reconnaît bien dans son style d'écriture celle d'un journaliste ne serait que par la tournure des phrases, simples, allant droit au but et de la restitution jour par jour de cette enquête.
J'ai des ami e s dans le journalisme et je vais sans tarder leur présenter cet ouvrage, emprunt d'humour et d'une belle restitution psychologique des personnages. Je remercie Babelio Masse critique de m'avoir permis de découvrir ce premier roman Corvidés de David Gauthier et François Sirot des Éditions Envolume de me l'avoir fait parvenir. Bien à vous.
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EvlyneLeraut
  22 mars 2021
« Corvidés » est époustouflant. Mené d'une main de maître par David Gauthier, ce polar juste né est déjà un vif succès. Il faut dire qu'avant l'intrigue, il s'agit de l'écriture qui est un petit miracle. On est à l'aise dans ce récit « benaise » comme on dit en Charente. David Gauthier emprunte les codes de l'humour, du suspens, de la psychologie, toujours dans cette finesse, palme d'une trame dont on ne lâche rien. « Corvidés » est cela : une ambiance, un évènementiel implacable, l'habitus d'un village qui va voler en éclats. Des protagonistes qui vont s'entre-déchirer. le marionnettiste Nicolas Berger, journaliste à « La Gironde » (suivez mon regard) va démêler les noeuds d'une affaire hors norme. Qui est donc le corbeau de Salerac ? « Un corbeau sévit dans le village de salerac depuis plusieurs semaines. Il envoie des lettres comme ça à tout le monde. Ça tombe chaque jour, comme un couperet ». Nicolas Berger mène l'enquête. Plus il déplace les pions et plus sa propre histoire de vie douloureuse qui plus est (une séparation dotée d'un chagrin d'amour) va être un électrochoc, un exutoire pour lui. La mairie de ce village est une cocotte-minute prête à exploser. Turbulences, aigreurs intestines, un maire disparu. Mais où se trouve-t-il donc ? David Gauthier est habile. L'ombre de Nicolas Berger devenue.Le summum est la rencontre fabuleuse avec Charles, brocanteur. Ici, la lecture est sublime. Quant à l'écriture, elle est dans cette haute voltige mais d'une telle humilité, sans arrogance, le piédestal. Et, que ça fait du bien ! « Il emprunte un langage autrement plus soutenu et précis de la voile et étire ses phrases comme des trainées blanches d'écume qui mettent quelques secondes à se fondre dans l'océan. » « -Vous savez, je peux vous la jouer brocanteur moi aussi, pendant des heures s'il le faut : Vous préférez un modèle classieux, ou une table de grand-mère en chêne massif… -Pourquoi on t'a envoyé depuis la grande ville pour v'nir là ? Ton canard te laisse vagabonder comme ça une semaine, dans ce coin paumé, pour un seul article ? -Faut croire… -Si t'es pas honnête avec moi mon p'tit, j'le serai pas non plus… Et on se marre comme des baleines. » Haut les coeurs ! Nicolas Berger subrepticement perce au grand jour tous les mystères. Soulève la poussière sous le tapis. Lettres diffamantes qui sèment la zizanie mais pourquoi donc ? N'oubliez pas que nous sommes dans un village entouré des vignes, donc, voici le mot qui fâche : pesticides. Attention ! ici pas de politique, de jugements. Trois corbeaux ornent les lettres dans le bas de page. Que signifie ce symbole ? Ce récit trépidant, captivant est une double chance. Lire un premier roman qui dépasse largement ses grands frères. Une déambulation en terres charentaises, un futur feuilleton télévisé en version 3D un jour certain, vous avez « Corvidés ». Brillant. Publié par les majeures Éditions Envolume.
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JeanPierreV
  22 mars 2021
« Tu  pars sur un reportage, loin du siège du journal, dans la campagne. Si  tu ne ramènes pas de sujet, on s'en fout. le but c'est que tu repasses  les portes de la rédaction  avec une autre gueule, pas du genre à donner  envie à un clown de se suicider »
Nicolas,  journaliste à La Gironde, journal régional a le moral dans les  chaussettes. Il n'a plus de goût à rien…les peines de coeur sont  difficiles à soigner. « Son moral lugubre n'a échappé à personne au  journal ».
Il  a rangé son humour et sa bonne humeur habituels au placard. Alors,  Gérard son rédacteur en chef lui propose d'aller se mettre au vert  pendant une semaine, et d'aller enquêter sur un corbeau qui dénonce tous  les coups tordus qui ne lui plaisent pas, toutes les coucheries de  village…bref d'aller enquêter sur une personne, homme ou femme, qui va  encore plus mal que lui, dans sa tête, un vrai malade car il s'attaque  anonymement aux autres, élus comme citoyens lambdas dans le seul but de  faire le mal.
Voilà  Nicolas parti dans le village où il s'installe pour la semaine…Son  arrivée suscite une empathie hors du commun !…il fait un « métier de  con » et il n'est venu là que pour « remuer la merde »….! Ambiance!  Bref, personne n'a envie de le voir débarquer.
Même le corbeau ne l'aime pas !
Alors  courageusement il part à la chasse aux informations et rencontre ceux  ou celles qui ont été ciblés par ce corbeau qui a pris pour têtes de  turcs le maire, une femme, le boucher qui a écrasé un chat, l'adjoint au  maire qui porte des cornes…bref on à affaire avec un détraqué, à un  adepte des coups bas, des coups sous la ceinture – c'est souvent ce qui  se passe sous la ceinture qui passionne ces corbeaux.
Un corbeau dont les dénonciations causeront une bagarre au sein du conseil municipal…
Premières  pages qui mettent le lecteur dans la course…..dans l'ambiance de ce  petit village, des ambitions et projets des uns, des amours des autres.
Certains  sont presque des parias, car ils ne se mêlent pas aux autres, d'autres  sont au contraire toujours en tête pour améliorer leur compte en banque.
Nicolas  va travailler et s'informer sur ces rivalités de clocher, ces amours  illégitimes, ces ambitions personnelles dénoncées par notre corbeau…
Et qui sait..peut-être l'a-t-il déjà interrogé ?
Et chacun soupçonne l'autre…
On  ne sait jamais qui sera la prochaine tête de turc de Maître Corbeau, ni  comment il transmettra sa lettre…il est plein d'imagination : on en  trouve une dans un cageot de légumes au marché !
Notre  journaliste va progressivement se prendre au jeu, connaître la vie d'un  bourg, les coucheries, les ambitions personnelles, les misanthropes,  les rivalités de personnes, et surtout cette ambiance de village, cette  vie rurale. Tout ne se sera pas aussi simple cependant.
Ça  ne prêtait pas à conséquence quand  notre corbeau touchait les petits,  les sans-grade…mais quand il s'attaque aux élus, c'est autre chose !  Parler des coucheries, c'est pénible pour certains, amusant pour  d'autres, mais quand on parle d'histoires de gros sous ou pire encore  d'abus de pouvoir…certains peuvent en devenir méchants.
C'est  certainement lui…ou peut-être lui, et pourquoi pas elle? On cherche ce  corbeau aux côtés de Nicolas…le dénouement m'a surpris
Bref, ces  huit jours nous permettent de passer un bon moment de lecture à la  découverte de cette France viticole, de ses problèmes, de ses  contradictions, de ses coups tordus, de ses petits monarques ceux en exercice, et ceux qui aspirent à prendre leur place.
Lien : https://mesbelleslectures.co..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
ChristlbouquineChristlbouquine   01 avril 2021
Je passe ma vie en terrasse des cafés à observer celle des autres. C'est une mine d'or pour un journaliste. Bien meilleure que les réseaux sociaux. Il suffit de tendre l'oreille - pas au sens propre si vous voulez rester discret - pour palper le pouls d'une ville, les préoccupations des habitants.
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collectifpolarcollectifpolar   17 septembre 2021
Je passe ma vie en terrasse des cafés à observer celle des autres. C’est une mine d’or pour un journaliste. Bien meilleure que les réseaux sociaux. Il suffit de tendre l’oreille – pas au sens propre si vous voulez rester discret – pour palper le pouls d’une ville, les préoccupations des habitants. Je me souviens d’un sujet sensible et tristement banal, dans une commune rurale. Un changement de circulation obligeait les voitures à contourner le centre-ville. Les commerçants, déjà à l’agonie, se sentaient condamnés. Et si je n’étais pas en train de siroter un peu trop bruyamment mon café ce matin-là, dans le troquet du village, je n’aurais jamais pris connaissance de la petite virée improvisée de quelques commerçants dans le bureau du maire. Tendre l’oreille, toujours, près du comptoir si possible.
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collectifpolarcollectifpolar   17 septembre 2021
– Ton collègue de notre édition la plus isolée ne sait pas quoi faire de ça.
Il attrape une feuille de papier sur son bureau et me la tend. Lui seul arrive à s’y retrouver dans cet océan de paperasse.
– Un corbeau sévit dans le village de Salérac depuis plusieurs semaines. Il envoie des lettres comme ça à tout le monde. Ça tombe chaque jour, comme un couperet. Les habitants n’osent même plus aller chercher leur courrier. C’est Mathieu, le petit jeune qui couvre la zone, qui l’a scannée et nous l’a envoyée ce matin. Je l’ai appelé pour avoir des précisions.
– Et elles disent quoi, les lettres ?
– Lis celle-là, t’as des yeux, non ?
– Tu ne veux pas que je la lise à haute voix en plus ?
– Lis, Nicolas.
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collectifpolarcollectifpolar   17 septembre 2021
– On a tous des soucis personnels, finit-il par lâcher. Parfois on a besoin de couper, de s’éloigner.
– Tu me proposes des congés ? J’ai déjà dit non. Je tourne en rond chez moi, alors que je suis sur quinze dossiers au bureau. Certains sujets sont déjà passés de chaud à tiède, voire glacial. Je n’ai pas le temps.
– On va faire un mix des deux. Tu pars sur un reportage, loin du siège du journal, dans la campagne. Si tu ne ramènes pas de sujet, on s’en fout. Le but c’est que tu repasses les portes de la rédaction avec une autre gueule, pas du genre à donner envie à un clown de se suicider, s’emporte-t-il. Bon, tu m’écoutes ?
– Oui, oui.
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PillyPilly   13 mars 2021
Le vieux près de moi a l'air de celui qui veut causer, le menton en avant. Il est le premier habitant que je rencontre pendant mon enquête, je vais soigner mon entrée. Je me tourne vers lui :
- C'est plutôt sympa ici, hein ! Boire une mousse puis attraper une revue. Ce n'est pas dans tous les villages qu'on trouve ça.
- Ouaip. Qu'est-ce qui vous amène ? répond-il sèchement.
- Heu, je suis journaliste.
- Vous v'nez parler du corbeau et ces conneries.
- Oui, voilà.
- Okay. Journaliste, métier d'con, balance-t-il, l’œil torve et vitreux.
Première approche chaleureuse réussie.
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