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EAN : 9782130619659
228 pages
Éditeur : Presses Universitaires de France (04/09/2013)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Aux Capétiens succèdent les Valois en 1328, mais leur dynastie a du mal à s’imposer. Le royaume connaît de graves crises, économiques avec la réapparition des famines, démographiques après la Peste Noire de 1348 et ses résurgences, sociales avec de nombreuses révoltes. Le conflit armé avec l’Angleterre, la guerre de Cent Ans, ajoute encore aux difficultés. Pourtant ces crises précipitent les transformations politiques : des impôts sont levés après avoir été consenti... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Bigmammy
  30 septembre 2013
C'est le troisième petit livre paru dans la collection « Une histoire personnelle de la France », et le second de l'historienne Claude Gauvard après « le temps des Capétiens ». Celui-ci couvre la période allant de 1328 (avènement de Philippe VI qui succède au dernier capétien en ligne directe) – se souvenir des « Rois Maudits » de Maurice Druon – jusqu'à l'accession au trône de François Ier en 1515. Une période bien confuse de guerres incessantes, de peste noire, de profondes mutations et de héros devenus mythiques comme Bertrand du Guesclin et Jeanne d'Arc.
Le regain de croissance qui suit une profonde récession (mauvaises récoltes, disettes, troubles militaires, effondrement du prix des céréales, dévaluation de la monnaie enrichissant ceux qui sont endettés) va durer jusqu'en 1348, avec la Peste qui arrive de Crimée par Gènes et Marseille. Elle reviendra ensuite chaque décennie … La guerre, d'autre part, est le moyen qu'ont les seigneurs de compenser par des conquêtes leur baisse de revenus (rançons, pillages, soldes). On ne fait pas la guerre pour tuer, mais pour prendre des otages … La construction d'ouvrages défensifs mobilise hommes et capital. L'accroissement de la fiscalité fait face à la bureaucratisation de l'Etat et permet le financement des conflits. Nous sommes au temps de la Guerre de Cent ans ….
C'est aussi le temps des révoltes : revendications égalitaires, antinobiliaires et antifiscales, dotées de leaders qui sont d'honorables gens de métiers (Etienne Marcel en 1358). Les institutions administratives résistent mieux que les individus … Car si la population a sensiblement diminué, le nombre des officiers royaux reste stable et on se plaint déjà de sur-encadrement.
Entre 1364 et 1400, les Valois reconquièrent le territoire. Charles V opère une véritable transformation du royaume, jusqu'à la folie de Charles VI et la guerre civile provoquée par les Grands du royaume : c'est la lutte entre les Armagnacs et les Bourguignons. Les possessions de Louis d'Orléans gênent celles du Duc de Bourgogne (pour faire la jonction avec la Flandre). Jean sans Peur, fils de Philippe le Hardi, fait assassiner son cousin Louis d'Orléans en 1407. Il sera à son tour assassiné en 1419 sur ordre de Charles VII sur le pont de Montereau. La guerre civile s'achève en 1440 par le traité d'Arras.
Charles VII mâte la Praguerie, s'impose à l'Eglise par la Pragmatique Sanction, établit une armée permanente avec une cavalerie d'environ 12000 hommes. La bataille de Castillon en 1453 signe la perte définitive de la Guyenne pour l'Angleterre.
Louis XI, loin des images controversées, est un roi autoritaire mais habile, excellent gestionnaire et soldat courageux, à la fois rebelle et très pieux, sans charisme mais utilisant à fond les ressources du renseignement.
Comme on le constate, certaines constantes avec l'époque contemporaine émergent. L'important est la construction progressive de l'Etat qui est surtout le fait d'officiers royaux. Existe-t-il pour autant un sentiment national ? Dans cette société fortement hiérarchisée, chacun doit rester à sa place : cela tue dans l'oeuf tout développement du sentiment national. En revanche, les rouages institutionnels du royaume se mettent en place.

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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melodbellaisa
  15 février 2020
Le royaume de France au temps de la guerre de Cent Ans connaît-il les désordres, les violences gratuites et le chaos que suggère l'historiographie traditionnelle ?
Lien : https://books.google.fr/book..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
BlackbooksBlackbooks   21 mai 2020
Le pouvoir royal est renforcé par les victoires de Charles V. Le roi se fait d’abord appeler « très chrétien ». Le titre n’est pas officiel avant Louis XI, mais il est révélateur du comportement de Charles et de l’image qu’il renvoie. Soucieux de prendre ses décisions politiques au sortir de sa chapelle, mêlant ainsi harmonieusement activités profanes et sacrées, il rend inextricables, dans l’État moderne naissant, les liens entre le laïc et le religieux. Le roi gouverne en étroite collaboration avec les papes installés en Avignon, pour désigner les prélats et récompenser ses fidèles. Son pouvoir sacré ne cesse de grandir. Il émet ainsi, en 1365, un nouvel Ordo, c’est-à-dire une nouvelle organisation du sacre pour son successeur ; il favorise l’écriture du Traité du sacre par Jean Golein, un carme, qui, finalement, rédige les légendes concernant les insignes royaux, le sceptre, l’oriflamme, les fleurs de lys. L’origine de ces attributs régaliens est rattachée à Charlemagne et à Clovis et l’entourage du roi se charge de diffuser cette nouvelle figure royale. Le pouvoir thaumaturgique du roi s’affirme d’ailleurs parallèlement, certains sous-entendant même parfois que c’est le roi qui fait le miracle, ne se restreignant ainsi pas au rôle d’intercesseur ; ce ne serait donc plus Dieu qui accomplit un miracle par l’intermédiaire du roi, mais le roi qui accéderait à un pouvoir divin. La nuance est de taille. 
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Vidéo de Claude Gauvard
À l'occasion de la sortie de Générations historiennes, dirigé par Yann Potin et Jean- François Sirinelli, les intervenants explorent les lignes de forces qui traversent le champ historien depuis la Révolution française jusqu'à nos jours, et interrogent leurs propres itinéraires à la lumière de leurs générations respectives.
MODÉRATION : Emmanuel LAURENTIN, de France Culture. INTERVENANTS : Guillaume CALAFAT, Maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Claude GAUVARD, Professeur émérite de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Pascale GOETSCHEL, Professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Bibia PAVARD, Maître de conférences à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, Yann POTIN, Archiviste historien, maître de conférences associé à l'Université Paris Nord- Paris 13, Jacques REVEL, Directeur d'études à l'EHESS, Jean-François SIRINELLI, Professeur émérite de l'IEP Sciences Po de Paris.
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