AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782213015644
518 pages
Éditeur : Fayard (05/12/1984)
3.92/5   20 notes
Résumé :

Cette fois, il s'agit d'une véritable refonte, qui intéresse presque tous les chapitres, en particulier ceux qui concernent le personnel révolutionnaire, l'économie, la Terreur, Robespierre, le Directoire et les développements relatifs à l'appareil jacobin. Si Gaxotte a travaillé, il a aussi utilisé tout ce que les érudits ont apporté de neuf, sans négliger les historiens " engagés ", cités ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
gill
  09 août 2013
Plus qu'un livre d'Histoire, plus qu'une explication de la révolution française, ce livre est une plaidoirie pour l'ancien régime et surtout pour la monarchie.
Pierre Gaxotte, avocat de la défense de son roi est à la barre.
Son propos est bien amené, construit, logique. Sa démonstration est intelligente voire même brillante. L'auteur du plaidoyer est un défenseur redoutable et un écrivain talentueux.
On sent qu'il va convaincre et nous amener à baisser gentiment le pavillon de la République.
Pourtant voilà qu'au fil des pages, le lecteur, virulent républicain qu'il ne peut s'empêcher d'être, pense percevoir une certaine mauvaise foi qui viendrait malheureusement teinter le discours.
Comment ! Ne savez-vous point, qu'au temps de Louis XII, le villageois avait pour son rude baron un respect familier qui le faisait l'inviter à tous les repas de familles ?
Ignorez-vous qu'à la nuit tombante, seigneurs et laboureurs de retour de la foire, après avoir échangé quelques verres et bonnes plaisanteries, s'en retournaient ensembles fièrement campés sur la même rossinante ?
L'auteur de cet ouvrage, Pierre Gaxotte, nous offre là une historiographie monarchiste et conservatrice de la révolution.
Le propos est, aujourd'hui, désuet et a perdu de son acuité politique. Pourtant ce livre, écrit d'un style élégant, conserve un intérêt majeur pour le lecteur moderne.
Il serait comme le récit, fait, au fil du temps, par un partisan du roi, des soubresauts et des troubles de la révolution française.
Il pourrait prendre ce titre de souvenirs apocryphe d'un fidèle à son souverain.
Cet ouvrage s'inscrit dans la même veine qu'une histoire de France rédigée par Jacques Bainville. Sa lecture peut expliquer par l'orientation de son propos bien des méandres de l'Histoire de France.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          233
paulallan380
  18 août 2018
Le prix Nobel d'économie 1974, Friedrich Hayek, pose la question de savoir si une société de liberté peut prendre ses racines sur la violence. L'ouvrage de Pierre Gaxotte donne des éléments de réponse à cette question.
Pendant toutes mes études secondaires, je n'ai jamais entendu autre chose qu'une apologie de la Révolution française, ainsi que de Rousseau et de son ‘Contrat social'. Pierre Gaxotte apporte un autre son de cloche bienvenu.
J'ai découvert ce livre par hasard. Aujourd'hui, je le garde toujours à portée de la main.
Commenter  J’apprécie          90

Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   31 juillet 2013
Il y a des périodes où les dangers et les malheurs publics font toucher au peuple l'utilité du commandement.
Mais ce péril oublié, le mal réparé, ce sentiment disparaît.
Désirée après la Fronde pour sa bienfaisance, saluée avec enthousiasme en 1661, l'autorité lassait en 1715 avant d'être, en 1789, traitée de tyrannie.
Ce n'était pas qu'elle fût plus lourde, ni plus coûteuse : elle avait seulement vieilli.
Habitué à ses services, le pays ne les remarquait plus.
Il prenait pour naturels et spontanés un ordre et une tranquillité qui ne se maintenaient que par des soins continuels et il s'impatientait de la soumission qui en était le prix.
A peine Louis XIV avait-il fermé les yeux que les agitations renaissaient parmi ceux qui, par position, sont les adversaires nés du pouvoir royal....
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          143
lecassinlecassin   27 octobre 2017
La France de l'ancien régime était un très grand et très vieil édifice qu'avaient bâti cinquante générations, embrassant plus de quinze cents années. Elles y avaient laissé chacune sa marque, ajoutant toujours au passé sans presque jamais rien en abattre ni retrancher. Aussi, le plan en était-il confus, les styles disparates, les morceaux irréguliers. Quelques parties abandonnées menaçaient ruine ; d'autres étaient incommodes ; d'autres, trop luxueuses. Mais somme toute, l'ensemble était cossu, la façade avait grand air, et on y vivait mieux et plus nombreux qu'ailleurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
paulallan380paulallan380   18 août 2018
La chose, cette fois, était claire. On n’essayait plus de barbouiller la Terreur aux couleurs nationales. Tous les prétextes mis en avant pour la justifier étaient rejetés. Il ne s’agissait plus ni d’effrayer les complices de Pitt et de Cobourg, ni même de contenir un parti hostile. Il s’agissait d’anéantir 300 000 familles pour prendre leurs biens.
Despotisme de la Liberté, dogmatisme de la Raison, c’est ainsi que les révolutionnaires appelaient le régime qu’ils avaient fondé. Camisole de force, tyrannie, enfer, oppression : c’est ainsi que les historiens les plus impartiaux le qualifient aujourd’hui. Disons plus simplement que c’est le règne du Contrat Social : « l’aliénation totale de chaque individu avec tous ses droits, à la communauté », selon l’exacte formule de Rousseau.
(p. 342, librairie Arthème Fayard, MCMXLI)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
paulallan380paulallan380   18 août 2018
Avocat depuis deux ans, Danton était en 1789, dans une situation financière difficile. Très endetté, dévoré de besoins, esclave d’un tempérament tyrannique, il se jeta dans la révolution comme un moissonneur dans un pré. Eloquence brutale, figure de dogue, mufle puissant : c’est le Mirabeau de la canaille. Pendant trois ans, il travaille les auditoires les plus populaires. Traînant après lui une clientèle d’aventuriers et d’individus tarés, il est répandu dans tous les complots, mêlé à toutes les agitations. Effronté, vénal, sans scrupules, jouant sur les deux tableaux, il touche de l’Angleterre, du Duc d’Orléans, de la Cour. Les uns l’achètent pour qu’il pousse aux désordres, les autres pour qu’il les contienne. Il fait de la démagogie par métier sans y croire.
(p. 249, librairie Arthème Fayard, MCMXLI)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
AntonyMAntonyM   07 septembre 2017
(avant la révolution)

La France entière participé au même mouvement de prospérité. A défaut d'autre signe, l'accroissement régulier de la population suffirait à le prouver. Elle atteignait 25 millions d'habitants, deux fois plus que l'Angleterre et que la Prusse, autant que l'Allemagne, l'Autriche et la Hongrie réunies.
Dans cet heureux pays, l’État était pauvre. Pour avoir été revu à Berlin et ailleurs, ce paradoxe ne nous étonne plus. Il faisait alors scandale. "Il était extraordinaire, dit Benseval de voir le roi prêt à faire banqueroute dans un instant ou la France était si florissante, la population au degré le plus désirable, l'agriculture et l'industrie poussées à leur comble, et Paris, regorgeant d'argent .."
....
Les recettes sont la partie la plus claire du budget : 594 millions dont 256 pour les impôts indirects. Pour les dépenses, en mettant les choses au pire, on arrive à 629 millions, soit un déficit de 125 millions pour 1789.
Sur ces 629 millions, 34 allaient aux maisons royales et princières, 32 aux pensions. Une grande partie de ces dépenses étaient justifiées. Il fallait bien entretenir les propriétés royales et les bâtiments nationaux. Beaucoup des pensions étaient, dans notre langage moderne, des retraites, des secours de charité que justifiaient les services rendus. On ne saurait oublier, que la Cour avait été, dans son principe un moyen de retenir et de surveiller les grands seigneurs factieux. Et si l'on se rappelle les horreurs de la Fronde, il faut avouer que la paix sociale y avait gagné.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Video de Pierre Gaxotte (3) Voir plusAjouter une vidéo

Un règne diffamé
Rencontre de Jean FELLER avec Pierre GAXOTTE (dans sa propriété d'Amboise) pour évoquer le roi Louis XV que l'historien et académicien s'efforce de réhabiliter. Au pied d'un tableau de Louis XV, Pierre GAXOTTE explique pourquoi il admire ce Roi, son règne, son temps. C'est un roimoderne, égalitaire. le 18ème siècle était progressiste. le règne de Louis XV est un règne...
autres livres classés : révolution françaiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2337 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre