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ISBN : 2702437028
Éditeur : Le Masque (28/03/2012)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 111 notes)
Résumé :
John-Fitzgerald, surnommé Fitz par ses amis, est un parasite par excellence. Dragueur paresseux et noctambule, il partage sa vie entre les soirées parisiennes, son amour des jeux en réseau et la vente de coke à la petite semaine.

Ce héros improbable va se retrouver au coeur d'une enquête de plus en plus dangereuse, avec l'aide de ses conquêtes d'un soir et de ses amis toxicomanes. Grande gueule maladroite. incompétent notoire, séducteur au grand coeu... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Eskalion
24 juillet 2012
C'est un nouveau livre, un premier roman. Il est signé Olivier Gay, et sans doute s'agit il là d'un beau bébé puisque celui-ci vient de se voir décerner le prix du « premier roman » à Beaune. Remis chaque année à l'occasion du festival international du film policier qui ne manque jamais de faire une place à la littérature, ce prix est un coup de pouce donné à de jeunes auteurs en devenir.
Il s'appelle John Fitzgerald (un prénom qui, vous en conviendrez, donne une sacrée envie de vouloir s'essayer au fusil à lunette en accrochant ses parents dans la ligne de mire) et c'est un noctambule. Un clubber comme on dit dans le milieu branché des nuits parisiennes.
Mais un clubber du genre sangsue. de ceux qui vous collent aux basks, parce qu'il n'est pas pété de tunes au point de pouvoir vous lâcher plusieurs billets de 200 pour une bouteille, mais qui aime la lumière des stroboscopes et des lasers et tout ce qui s'agite dessous .Et si cela peut frétiller sur des escarpins et dans des bas résilles, cela n'est pas pour déplaire à notre play-boy.
Alors notre félin nocturne se faufile à votre suite, une main sur l'épaule, en se faisant passer pour votre ami pour accéder aux carrés VIP des boîtes de nuits, pour boire votre champagne et danser avec vous, agrégeant rapidement autour de lui des corps qui s'agitent et se frottent, focalisant sur sa personne des regards riches de promesses chaudes et avides de luxure.
Il n'est pas vraiment de leur monde, mais il y est toléré, quand il n'est pas désiré. Car Fitz sait se rendre indispensable. C'est un petit dealer. Il n'ambitionne pas de s'enrichir pour mener la grande vie ou pour devenir incontournable sur le marché. Mais il se targue d'être honnête avec ses clients, en ne coupant jamais sa dope, et les petites quantités qu'il leur vend lui permettent de profiter de cette vie de strass et de paillettes. Alors il fait partie du décor et peut profiter de ce monde qui n'est pas le sien, où il côtoie des vedettes sportives, des stars de la mode ou des jeunes premiers du cinéma, et profite un peu de leurs fastes.
Malheureusement, dans la multitude des conquêtes que sa belle gueule a pu lui permette de réaliser, figure une ex, Jessica. Celle avec qui il a partagé un peu plus qu'une nuit sans lendemain. Mais Jess est flic .Et après plusieurs mois de silence qui ont suivi leur rupture, la voici qui reprend contact avec lui. N'en déplaise à sa fierté de coq noctambule, elle ne revient pas vers lui pour des raisons sentimentales mais parce qu'elle a besoin de son aide et de ses connaissance des nuits de la capitale. Et pour obtenir cette aide, elle n'hésitera pas à le coffrer pour ses petites activités artisanales pour faire pression sur lui.
Car il y a urgence. Si la presse n'en parle pas , cela fait déjà plusieurs cadavres de jeunes femmes que la police retrouve, atrocement mutilées. Les victimes, si elles ne se connaissaient pas, ont toutes pour point commun d'être des habituées des discothèques parisiennes. Et qui mieux que Fitz pour rendre ce petit service à la police en enquêtant discrètement dans le microcosme de la nuit ?
Aidé de Moussah et de Deb , deux connaissances des pistes de danse et clients habituels de Fitz, le trio se lance sur la piste du tueur, bientôt rejoints par la jeune Mei. Mais il se pourrait bien qu'à vouloir approcher la vérité, ces papillons de nuit finissent par se brûler les ailes.
Voilà un roman qui me laisse une impression mitigée au moment de le refermer. Des qualités indéniables pour un premier roman, mais en même temps des points de rupture pour le lecteur que je suis.
Laissons de côté le sujet du sempiternel tueur en série décliné à toutes les sauces dans les thrillers de ces 15 dernières années dont on finit par avoir une vrai overdose, car l'intérêt du roman d'Olivier Gay est ailleurs.
Par exemple dans la description de cet univers de la nuit dont l'auteur fait une restitution impitoyable et sans concession. Un monde où la valeur d'un individu ne se mesure pas à ses actes mais à la marque de ses vêtements et à l'épaisseur de son portefeuille. Un monde sauvage où les mâles chassent en rabattant au milieu de la piste les filles consentantes de leur sort à venir , où les plus riches, se servent les premiers comme des chefs de meute, et où les restes vont aux sangsues des soirées mondaines, aux seconds couteaux dont Fitz est le parfait représentant.
Personnage insipide et superficiel au début du roman, n'ayant que pour seul leitmotiv que de profiter de la vie et de l'argent des autres, d'investir dans des marques pour entretenir son image de clubber belle gueule et bon baiseur, Olivier Gay nous fait découvrir peu à peu l'envers de son univers.
Une chambre de bonne dans un quartier chic de la ville pour le cadre, une vie rythmée par la visite hebdomadaire à ses parents pour partager avec eux le repas dominical, et l'univers virtuel d'un jeu vidéo. Pour le reste, une existence mise en sommeil le temps que la nuit revienne, que réveillera et bousculera cette enquête dans laquelle il se lancera. Alors il redeviendra progressivement pour le lecteur plus humain, et de fait plus attachant aussi.
A cela s'ajoute un humour, un ton parfois grinçant qui rajoute au roman un soupçon de cynisme et donne paradoxalement une certaine saveur à l'écriture d'Olivier Gay.
Mais ces qualités s'en trouvent fortement altérées par deux défauts majeurs qui font que je n'aurai finalement jamais accroché à ce livre. D'abord celui d'un scénario trop linéaire, où il manque véritablement des rebondissements. Rien n'est entrepris pour duper un temps le lecteur, le conduire sur une fausse piste. Enfin, plus ennuyeux à mes yeux, le manque évident de crédibilité de l'histoire.
Comment en effet peut on imaginer un seul instant la police confier à un individu quelconque, dealer de son état qui plus est, le soin de mener une enquête !
Comme si celle-ci n'était pas capable d'interroger les habitués des discothèques, photos des victimes en mains, pour trouver une piste vers l'assassin et qu'il faille qu'elle en passe par Fitz ?
Que penser quand en plus celui-ci se voit invité à rejoindre une scène de crime sanguinolente comme un inspecteur de la première importance. Son ex fait vraiment une piètre enquêtrice !
Comment ne pas s'interroger qu'avec des corps qui s'accumulent, la presse n'ait à aucun moment, vent de cette histoire. La police veut taire cette affaire mais mets un fêtard dans le secret ? Peu crédible !
Au départ Moussah, Deb, ne sont même pas des amis, juste des connaissances, des clients, et pour Mei , la dernière fille levée pour finir dans son lit. Pourtant les voilà tous les trois à se lancer dans cette enquête avec entrain, à la suite de Fitz, comme si leur connivence était évidente et allait de soi.
Pour le coup donc, je suis nettement moins enthousiaste que certains de mes amis concernant ce roman. Les qualités romanesques sont là, c'est indéniable. Mais Olivier Gay gagnerait beaucoup à rendre plus réaliste le scénario qu'il propose à ses lecteurs. Car malgré les aspects positifs évoqués plus haut, ces détails ont fini par nuire à mon plaisir de lecteur.
Pour autant, le roman se laisse lire, et visiblement il a déjà su trouver ses lecteurs puisque les ventes semblent bien marcher pour lui. Ce n'est pas négligeable pour rentrer dans le métier, d'autant qu'Olivier Gay a décidé d'abandonner son boulot pour se consacrer entièrement à l'écriture.
Un premier roman est toujours l'amorce d'un art qui se peaufine avec le temps. Gageons qu'Olivier Gay parvienne à nous surprendre avec son prochain roman et corriger ces quelques erreurs évoquées plus haut, c'est bien là en tout cas, tout le mal que je lui souhaite.
Lien : http://passion-polar.over-bl..
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Horizon_du_plomb
08 mars 2017
Le titre est joli, aérien comme a dit ma compagne qui ne se doutait pas du thème. Si on y réfléchit plus pourtant, il cache une interprétation bien macabre. Ce n'est pas à un défilé de mode auquel on va assister mais bien à un ballet de corps désarticulés. Quand le populaire et le geek débarque au dancing puis au salon, cela crisse et laisse des traces.
« Lorsque le gazole et la pollution devenaient votre madeleine de Proust, c'était le signe que votre vie ne tournait sérieusement pas rond. »
Dés les premières pages, on a compris que l'auteur a le sens de la formule et cela continuera toutes les 1,5 pages. Comme dirait l'auteur, c'est toujours plus facile avec une belle écriture (gueule) mais une écriture pas blanche assurément car, comme dans tous bons polars, elle se nourrit de social, d'odeurs de villes, de néons déboussolés.
« Elle maniait le tonfa, je me passais de la pommade anti-hémorroïdes sous les yeux. Nous étions parfaits l'un pour l'autre. »
« C'est quand même dur de vieillir. A une époque, on venait me demander des autographes. Maintenant, on me tabasse dans le caniveau. »
Le narrateur est dealer dans le monde de la nuit, il est sensible aux réseaux sociaux, aux humeurs, c'est un charmeur. Toutes ces qualités sont ses armes de survie. Il va pouvoir employer ces dons pour enquêter sur une série de crimes sauvages.
« Joséphine (Baker, pas l'ange gardien) chantait ses deux amours - pour ma part c'est la coke et Paris. »
« Je ressentis un frisson de plaisir devant la caresse du soleil. C'était sans doute ce que l'on appelait la photosynthèse. Ou pas. »
« On ne survivait pas dans le milieu de la nuit avec un ego : trop de gens trustaient ce créneau. »
« On rejetait beaucoup ses cheveux en arrière dans les clubs. »
« Vous voulez arrêter de fumer ? C'est possible, en traquant les serial killers ! Un boyau dépecé, un paquet économisé ! »
La musique est présente et rappelle certaines époques de sorties mémorables. Quand on a entre 25 et 40 ans, on a tous connu la bande son de ce livre. Roméo et Juliette et son « Les rois du monde », le Guetta pré Ibiza, les mêmes hits du moment un peu partout,… en particulier, je me suis souvenu de ma période Sexy Sushi. En attendant les « Il est 5 heures, Paris s'éveille » de Dutronc remixé à la Bob Sinclair.
La scène du dealer enquêteur (et qui mange du poulet dans tous les sens du terme) qui rentre chez ses parents le dimanche midi après avoir joué à WoW quelques heures vaut son pesant de poudre.
Le beau gosse, prince de la nuit et pourfendeur de dragons sous extasy, qui va draguer la fille de noble gardée par père grand, c'est un peu facile. J'ai trouvé la dernière partie comme un cheveu dans la soupe ou plutôt comme un second livre quasiment tout en la trouvant trop bien ficelée (schéma sorties, folies et vie dissolue, chaotique et aucune relation durable à part le fantôme de l'ex suivi par l'histoire d'amour spontanée et linéaire). La fille à problèmes si ce n'est pas un cliché de géante je ne sais ce que c'est. On pourrait dire que le talent s'aiguille un peu trop facilement (ou alors enfile le chas trop facilement). Cela dit, la scène de la cuisine est mémorable, le pire étant que cela évoque des fantasmes noirs de la visite à la belle famille. On sent d'ailleurs que l'auteur s'est fait plaisir sur cette partie noblaillonne. C'est dans cette même partie qu'on apprend le nom complet du narrateur.
« Un prénom, c'est quelque chose de bien trop important pour le laisser aux parents. Parole de Fitz. »
« - L'amour et la haine, est-ce que c'est si différent? - Pour l'un des deux, je ne mets pas de capote. »
Si je compare avec « Dernier meurtre avant la fin du monde » ou « Ma mémoire assassine », ce livre est bien écrit mais il manque d'originalité. On pourrait même dire que comme « La fille du train », ses thèmes ont été calculés pour un certain lectorat. Pas étonnant que les deux auteurs partagent une même profession libérale à la base. Je dirais toutefois que l'humour vient relever le livre face à un roman comme La fille du train. Bref 3 étoiles, un bon livre que je ne relirai pas.
« Les gens regardaient dans le vide avec un fatalisme qui me donnait froid dans le dos… Les plus courageux sortaient un livre à la couverture jaunie, les plus blasés ronflaient avec application. » (Dans le RER)
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Marmoutre
09 janvier 2014
Je vais commencer cette critique par avouer un péché....
J'ai acheté ce livre, uniquement parce que cet auteur a de sublimes yeux bleus et que je l'avais rencontré lors du dernier salon du livre où je suis allée...et oui...je sais...c'est MAL lol
Revenons en à ce livre : Fitz ou l'art de l'indolence !
La première chose que je relèverai, c'est la surprise du contenu. Je m'attendais à un polar, ou du moins à un bon policier, et en lisant le résumé au dos du livre, j'étais confortée dans cette idée. Et bien NON, du moins..pas vraiment (ne soyons pas si tranché sinon j'irai en enfer), il s'agit plus en faite de la vie de FITZ, alors certes cette fois il participe à la résolution du crime (ou plutot des crimes à vrai dire) mais cela n'occupe qu'une dizaine de pages au final. On passe bien plus de temps à psychanaliser Fitz, à découper sa vie en petite tranchette et à l'analyser.
La seconde chose que je relèverai c'est l'IRONIE de l'auteur, et sans doute une certaine dose d'autodérision, parce que...mhummm y'aurait 'il une part d'autobiographie là dedans? lol
Fitz est affolant de réalisme, de second degré, et d'humour et Olivier Gay dans ce registre est totalement crédible.
Au final j'ai adoré ce bouquin, non pas pour son côté polar, ou son côté suspens haletant, mais bien pour cette écriture fluide, les dialogues réalistes et l'histoire bien achalandée.
Un petit coup de coeur, et cette fois, rien à voir avec les yeux bleux de l'auteur :)
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yv1
08 août 2012
Pas mal du tout ce polar. Alors, certes, l'intrigue est assez linéaire, sans vraiment de rebondissements ni de surprise, même si elle n'est pas totalement dénuée d'intérêt, le livre a plus d'un atout en son sein.
D'abord, il se déroule dans le monde des clubbeurs, des jet-setteurs, bien décrit -enfin, ça, c'est ce que je pense, puisque, personnellement, je n'y connais rien. Et ensuite, Olivier Gay fait montre d'un réel talent d'écriture : humour, détachement, personnages à la fois sympathiques et antipathiques. Fitz est un glandeur, un mec qui n'a aucune ambition et qui ne veut pas travailler. C'est un parasite. Totalement inadapté à la "vraie" vie et a fortiori à celle des flics, il découvre ses limites au fur et à mesure de son aventure.Dans le même temps, il n'est pas dupe du monde dans lequel il évolue ; il sait que les relations qu'il entretient ne tiennent qu'à la coke qu'il vend, à petit prix et régulièrement. Qu'il stoppe son commerce et ses amis lui tournent le dos.
D'aucun pourront dire que ce roman policier n'est point réaliste. Sans doute : un clubbeur-enquêteur, ça ne fait pas sérieux. Mais il est plaisant et récréatif, original par le personnage principal et le monde dans lequel il évolue. Bon, certes, il y a un énième tueur en série, modèle à la mode des polars actuels, mais bon, il est pardonné à l'auteur.
Très sympa ce polar donc, très loin des standards habituels qui décrivent par le menu les supplices des victimes. Ici, malgré le calvaire qu'elles subissent -certes dit-, le sang ne coule pas, l'horreur n'est pas à toutes les pages. Merci Olivier Gay de nous épargner des descriptions insoutenables et de préserver vos lecteurs. Idéal pour ces vacances ou pour d'autres, ou pour des occasions différentes. Enfin, idéal, tout court !
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Lanto_Onirina
25 juin 2014
Cela faisait un moment que je voulais lire cet auteur, je n'avais pas eu le temps de discuter avec lui aux Imaginales. Je n'ai donc pas raté l'occasion de le faire à Saint-Maur en Poche. Eh bien, qu'en plus d'être très sympathique et d'avoir des yeux bleus magnifiques, Olivier a aussi une belle plume.
Le livre se lit très rapidement. Ce n'est pas qu'un polar. L'enquête, dont le dénouement est étonnant, est un prétexte. La vraie histoire, c'est celle de Fitz, ses tribulations, ses états d'âme. On plonge dans son univers et ses questions existentielles dès le premier chapitre. Avec ce personnage qui se complaît à ne rien faire de sa vie, à part clubber, draguer, jouer à WoW et vendre de la coke (mais à petites doses hein pour pas avoir d'histoires), on a affaire à l'anti-super-héros notoire ! Mais voilà, lorsque des crimes atroces sont commis sur deux de ses ex, le Fitz va foncer bille en tête, et au-delà du raisonnable, pour les venger.
L'intrigue est sympa. On passe outre très vite sa linéarité et certains événements improbables. Olivier Gay nous embarque dans un rythme rapide, une écriture fluide et un enchaînement de scènes qui rendent l'expérience de lecture agréable. C'est fort bien rédigé avec peut-être quelques maladresses et clichés d'écriture et d'images dus à la jeunesse de sa plume mais ça laisse augurer une belle évolution avec de la maturité.
Ce qui m'a le plus plu dans l'écriture d'Olivier, ce sont, d'une part le style ironique, un brin cynique même parfois, de son écriture ciselée, et d'autre part sa façon de croquer ses personnages. Déjà, Fitz qui joue à WoW, ça ne pouvait que me séduire, même s'il ne joue pas un démo… Je plaisante, les personnages sont colorés, drôles, sensibles, sympathiques, antipathiques à la fois. Ils ont la fraîcheur de leur jeunesse. Ils m'ont fait rire, m'ont agacée, m'ont étonnée. C'est un chouette moment et une belle découverte.
Personnellement, je vais m'empresser de lire les autres romans de l'auteur. Je regrette de ne pas les avoir pris à Saint-Maur. Je m'en vais donc de ce pas vérifier s'il est en dédicace dans les parages un de ces jours prochains.
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Les critiques presse (3)
Lexpress05 juillet 2012
Classique, Les talons hauts rapprochent les filles du ciel le demeure tout au long de son développement, mais se voit dédoubler d'une atmosphère tout à fait saisissante.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress20 avril 2012
Un bon p'tit polar: voilà ce qu'on peut dire de ce premier roman, récemment couronné par le Festival du film policier de Beaune, à très juste titre -et moyennant un titre particulièrement inspiré!
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeMonde16 avril 2012
On sent qu'Olivier Gay connaît son sujet. Il le décrit avec un savoir-faire digne d'un entomologiste qui relève tout autant du journalisme que de la sociologie.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations & extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
stokelystokely18 septembre 2014
Elle se retourna vers moi pour me fixer avec son drôle de sourire en coin.

-Tu connais Denver, le dernier dinosaure?
-Euh... ouais

Je fronçais les sourcils. C'était peut-être l'alcool, mais je ne comprenais pas où elle voulait en venir.

-Bah, tu vois, dans le générique, le gars dit que c'est son ami et bien plus encore. Qu'Est-ce que tu crois qu'il voulait dire par là? Tu penses qu'il y a anguille sous roche? Tu penses qu'il est homo lui aussi? (p257)
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CroquignolleCroquignolle15 décembre 2014
Le grésillement de la porte qui s'ouvrait, puis l'attente lorsqu'ils appelaient l'ascenseur et montaient dedans. Ils finirent par arriver, lui musulman noir comme l'ébène, elle juive blanche comme la craie. A eux deux, ils auraient pu me refaire le conflit israélo-palestinien, mais la coke avait remplacé toute religion et ils éteint devenus les meilleurs amis du monde. Je soupçonnais qu'ils couchaient ensemble, parfois.
Voilà un parfait moyen pour régler les problèmes de la bande Gaza. Larguer des caisses de coke et de capotes sur les lignes de conflit et regarder les guerres se résorber. Je devrais gagner un prix Nobel pour des idées pareilles.
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TakalirsaTakalirsa23 avril 2015
Paris la nuit avait une beauté qu'on ne retrouvait pas dans la journée. Sous le manteau de l'obscurité, tous ses défauts étaient gommés. On ne voyait plus les pavés inégaux, les trottoirs mal lavés, les lourds nuages de pollution. C'était une nouvelle naissance à chaque sortie, une redécouverte de mon univers. Carpe Diem, disent les épicuriens. Pour moi, c'était plutôt Carpe Noctem - profite de la nuit.
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CroquignolleCroquignolle15 décembre 2014
- Au fait. Ce Glock, il vaut deux cents euros. Je t'ai mis quelques balles gratuites. Mais je compte sur toi pour régler la facture du flingue la prochaine fois, OK ? On se fait confiance, entre amis.
Il eut un sourire plein de bonne humeur, et me claqua la porte aux nez.
Je restai seul dans le couloir de l'hôtel avec un revolver dans un sachet de papier kraft et deux cents grammes de coke dans les poches.
Si seulement ma mère pouvait me voir, elle serait tellement fière.
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BMRBMR29 mai 2013
[…] Bon, tu m’as dit que tu avais des ennuis, et c’est vrai que tu n’as pas l’air dans ton assiette. Qu’est-ce qu’il se passe ?
— C’est une histoire de drogue ? T’as les flics aux trousses ? Des trafiquants ? T’as pas honoré un deal ? renchérit Moussah avec sa belle voix de basse.
— T’as baisé la mauvaise fille ? T’es tombé sur une femme mariée ? Tu t’es embrouillé avec un videur ?
— Tu t’es chopé une MST ? Le virus maudit ?
Je secouai la tête devant toutes leurs hypothèses. À les entendre, c’était un miracle que je sois encore en vie avec tous les risques qui me pendaient au nez.
[…] Les videurs ici semblaient sortis d’une publicité Benetton : un asiatique, un black, un blanc, un beur.
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Videos de Olivier Gay (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Gay
On prépare ensemble les Imaginales 2017 ! On s'y retrouve au mois de mai ? + d'infos sur le festival : imaginales.fr
Pour plus de vidéos lectures : https://www.youtube.com/user/Lanylabooks
Contact mail : lanylabooks[at]gmail.com
Liste des livres présentés : - Eos de G. D. Arthur publié chez Mnémos - A durée déterminée de Samantha Bailly publié chez JC Lattes - Nos Âmes Rebelles de Samantha Bailly publié chez Rageot - Le Septième Guerrier-Mage de Paul Beorn publié chez Bragelonne - Arkane, tome 1 : La Désolation de Pierre Bordage publié chez Bragelonne - Port d'Âmes de Lionel Davoust publié chez Critic - Plaguers de Jeanne-A Debats publié chez l'Atalante - L'héritage des Rois Passeurs de Manon Fargetton publié chez Bragelonne - La main de l'Empereur d'Olivier Gay publié chez Bragelonne - Faux Frère, Vrai Secret d'Olivier Gay publié chez Castelmore - Le Noir est ma Couleur, tome 1 : Le Pari d'Olivier Gay publié chez Rageot - Les épées de glace, tome 1 : Le Sang sur la Lame d'Olivier Gay publié chez Bragelonne - Lum'En de Laurent Genefort publié chez Le Bélial - Les Salauds Gentilshommes, tome 2 : Des Horizons Rouge Sang de Scott Lynch publié chez Bragelonne - De L'autre Coté du mur d'Agnès Marot publié aux Editions du Chat Noir - Les Sentiers des Astres, tome 2 : Shakti de Stefan Platteau - Le Prestige de Christopher Priest - Au Sortie de l'Ombre de Syven publié chez aux Editions du Riez - Les Six Royaumes, tome 1 : La Geste du Sixième Royaume d'Adrien Tomas publié chez Mnémos - Immortel de Catherynne M. Valente publié chez Eclipse
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