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EAN : 9782021320619
Éditeur : Seuil (02/03/2017)
3.08/5   33 notes
Résumé :
En 1982, David Binder, jeune auteur que son agent a convaincu d’écrire un roman d’horreur, s’installe avec sa femme (enceinte et réticente) et leur petite fille dans l’ancienne maison d’une famille de planteurs, à Beale Station, Tennessee. La demeure n’a pas bonne réputation : un fantôme cruel et facétieux y a tourmenté les Beale au début du XIXe siècle, persécutant plus particulièrement la jeune Virginia. David découvre sur la propriété la tombe de Jacob Beale : «1... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Ellane92
  06 juin 2017
Pas facile d'être un écrivain, surtout si l'on a connu une fois le succès et que l'on est en manque d'inspiration ! Sur les conseils de son éditeur, David Binder s'est décidé à écrire un roman de terreur, histoire de relancer la machine à écrire des histoires. Pour se mettre dans l'ambiance, il décide de s'installer, avec sa femme enceinte et sa petite fille, dans une propriété qui a très mauvaise réputation. Elle aurait été le théâtre de meurtres et de démence, et l'habitat d'esprit frappeurs et farceurs, à l'humour très noir.
Petite soeur la mort est un roman agréable à lire mais difficile à classer : il oscille entre plusieurs plusieurs registres, une pour chaque période de l'histoire (il y en a trois), du roman d'horreur a proprement parler au roman de maisons hantées comportant son lot de poltergeists et autres fantômes venus réclamer la santé mentale des hôtes de la-dite maison, et le fantastique "plus classique", pour la partie moderne. Bien entendu, la découverte et la compréhension par le lecteur des évènements passés créent une tension non négligeable, et font anticiper le pire pour les personnages de la période moderne, dont l'étonnant David Binder. Il est étonnant, ce garçon, d'abord parce qu'il n'est pas vraiment sympathique ; pour un écrivain, il manque sérieusement d'empathie, et puis sa fascination pour le passé et le mystère du domaine Beale, qui lui importe bien plus que sa femme ou ses enfants, frôle la manie furieuse.
Personnellement, j'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de mélange de genres, du coup, ce livre a un peu de mal à se positionner franchement sur un registre principal ; les attentes du lecteur sont malmenées et souvent déçues : l'histoire manque souvent d'un peu de tension ou d'horreur. On est bien loin du Shining de S. King, même si le sujet aurait pu y faire penser ! J'ai trouvé en revanche quelques rapprochement avec l'univers d'H.P. Lovecraft, dont William Gay, nous dit l'excellente et alléchante préface de Tom Franklin (il faut lire le retour de Silas Jones si vous en avez l'occasion !) était fan, avec une ambiance assez gothique et l'absence de sens des puissances obscures hantent des lieux sans objectif ni finalité. D'ailleurs, en lisant la dernière ligne de ce livre, on ne connaitra pas pour autant le dernier mot de cette histoire !
Ceci dit, reste la très belle écriture de W. Gay, assez atypique pour ce type d'ouvrage, et que je rapprocherais de celle de ses amis et pairs : Ron Rash, Tom Franklin, etc. Petite soeur la mort est une belle découverte qui me donne l'envie de découvrir d'autres livres de cet auteur et pour laquelle je remercie Babelio et les éditions du Seuil.
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licorne85
  09 mai 2017
Merci à Babelio et au seuil pour m'avoir fait découvrir un roman de sa nouvelle collection : le cadre noir.

Un bien étrange roman qui m'a happé dès les premières pages, l'histoire fait appel à de vieux fantômes qui sévissent dans un endroit tout à fait particulier, mais assez propice à ce genre d'évènements, imaginez une ferme perdue et abandonnée dans le fin fond du Tennessee, des écarts de températures important, on brule l'été et on gèle l'hiver, une végétation sèche avec quelques îlots de verdure où les crotales et les vipères pullulent ... et des grands chiens noirs qui apparaissent au détour des chemins pour disparaitre l'instant suivant... Bref de quoi vous faire frissonner !
Mais revenons au début de l'histoire ...
David Binder, jeune écrivain, se voit obligé d'écrire un roman « alimentaire » pour flirter avec le top des ventes, le roman Noir semble être dans l'air du temps ; David trouve enfin une idée en exploitant le filon de la maison maléfique, il se persuade qu' habiter une vieille demeure au passé mouvementé, lui fera venir l'inspiration et l'aidera à écrire plus vite ... prétexte un peu tiré par les cheveux pour sa famille, mais c'est aussi l'occasion de tenter un nouveau départ, d'autant que Binder va être papa pour la deuxième fois. Malgré les mises en garde de quelques personnes qui pensent le coin vraiment hanté, il décide quand même de louer cette vieille ferme abandonnée au passé sombre et violent. L'écriture est longue à venir et finalement, l'écrivain va passer plus de temps à chercher des récits et des témoignages sur les occupants précédents. On va donc remonter à trois époques et sur plusieurs générations, en 1785, 1930 et en 1980, ces trois périodes se dévoilent sous forme de récits anecdotiques et vont éclairer le lecteur sur l'évolution de la malédiction subit par la famille Bell et Swan.
On comprend tout de suite que le personnage principal est cette demeure et ses alentours, ils dégagent des ondes malsaines et provoquent de véritables malaises. Notre jeune auteur est de plus en plus décontenancé par les lieux, en cherchant à en apprendre davantage, il dérive peu à peu dans un état dépressif, à la fois avec une certaine nonchalance et une violence cachée, ses proches s'inquiètent…
On ne peut s'empêcher de penser à Shining de Stanley Kubrick, le suspens et la peur sont là grâce à un cocktail de figures fantomatiques et d'apparitions animales. Et même si certains doutent de la véracité des événements, le surnaturel a sa place et les mécanismes d'écriture bien rôdés de l'auteur (du vrai) nous tiennent en haleine..
La densité de ce court roman revient surtout à l'atmosphère qui s'en dégage, elle est pesante et s'intensifie tout au long du roman. le style est simple, on notera d'ailleurs que Mr Gay a souhaité que les dialogues soient sans aucune ponctuation et fassent partie intégrante de la prose. Cela ne facilite pas toujours la lecture, mais apporte une originalité au texte. Son choix est expliqué dans un avant propos intéressant, vous trouverez aussi une préface de l'écrivain Tom Franklin qui nous éclaire et nous donne quelques clefs pour la lecture de ce roman. Il nous prépare l'ambiance.
Une ambiance franchement bien rendue par un tas d'apparitions fantomatiques, mais le thème reste somme toute assez banal et le sujet éculé, en effet, la possession ou les histoires d'esprits vengeurs dans une maison hantée, nous ramènent à bon nombre d'histoires déjà lues et vues, il est bien traité ici, mais le petit bémol est que nous restions avec beaucoup d'interrogations, il nous manque des précisions sur ce qui déchaînent encore ces fameux esprits, et leur persistance a revenir perturber les nouveaux propriétaires, on reste trop dans l'observation, sans vraiment comprendre ce qu'ils attendent, enfin je dois bien reconnaitre que ça donne aussi un côté très crédible à l'histoire.
Je vous invite donc à vous faire votre opinion en découvrant ce petit coin de l'enfer où les forces en présence se moquent bien de nos frayeurs, et nous plongent, pour peu qu'on s'intéresse à leurs histoires, dans un perpétuel cauchemar !
Lien : http://fanfanlatulipe85.blog..
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doublepage
  20 mai 2017
C'est avec beaucoup d'espoirs que j'ai reçu ce roman de William Gay : Petite Soeur La Mort.
L'histoire est celle d'un écrivain en mal d'inspiration, qui pour se renflouer, décide d'écrire un roman d'épouvante. Désireux de coller au mieux à son histoire, si j'ose dire, il va s'installer avec toute sa famille dans un coin perdu du Tennessee et loger dans une maison hantée. Cette dernière a plutôt mauvaise réputation. Depuis la fin du XVIIIème siècle, des actes horribles s'y sont passés.
Le début est d'ailleurs très explicite, on est rapidement glacé d'effroi par les scènes décrites.
Malgré cela, les promesses entrevues ne sont que partiellement tenues, je me suis rapidement ennuyé ne sachant trop quelle attitude prendre face à cette lecture. je m'attendais à voir décoller cette histoire, plonger dans l'inimaginable, mais rien n'est venu.
Une déception donc. Peut être attendais je trop de ce roman ou de cet auteur : la lecture de la préface me laissait espérer tout autre chose.
En dépit de toutes ces réserves, je tiens à remercier Babélio pour cette découverte.


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gabrielleviszs
  01 juin 2017
Je remercie Babelio pour m'avoir choisie, et la maison d'édition le Seuil pour m'avoir fait parvenir ce livre.
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, le résumé me tentait beaucoup et je me suis lancée dans l'histoire. La couverture sombre (en même temps un roman noir, dans cadre noir de cette maison d'édition) rappelle la noirceur de ce qui s'est passée, ou a pu se passer, ou va peut-être se passer. Allez savoir !
J'ai beaucoup aimé la préface (oui je ne parle pas encore de l'histoire du livre) de Tom Franklin qui nous parle de sa rencontre avec l'auteur. Ses mots sont fluides et donnent envie de connaître un peu plus l'oeuvre de cet homme qui a eu une vie simple, qui n'était pas quelqu'un qui se montre. Et qui semblait adorer donner une fausse image de lui.
Le mot de l'éditeur nous explique que l'auteur a délibérément oublié les tirets de dialogues et autres ponctuations qui pourrait indiquer qu'il y a du dialogues. J'ai eu peur, mais au final, je ne me suis pas trop perdue et je me suis prise au jeu.
Passons au livre maintenant.
David Binder, nouvel écrivain, doit écrire un livre "commercial" afin de se remettre sur les rails. Son premier livre a reçu un beau prix, mais ne s'est pas vendu comme il l'aurait aimé. Ce livre qui doit plaire à tout le monde, c'est son agent qui le lui demande, afin qu'il puisse se mettre sur l'écriture d'un autre roman qui lui tiendra plus à coeur. Il décide, suite à plusieurs événements, d'aller dans cette ferme très loin de chez lui, pour y ressentir, y découvrir ce qui s'est réellement passé. Il embarque sa femme Connie et sa fille Stephie dans l'aventure. Mais au beau milieu de rien et les esprits tourmentés est-ce que quelque chose de bon va en ressortir ?
Nous débutons en 1785. le passé n'est pas reluisant. Puis nous continuons avec David. Entrecoupé de différents passés (1785, 1930 et en 1980), nous en apprenons plus sur ces lieux maudits. Des fantômes qui sont si nombreux que nous devons nous demander sans cesse d'où ils viennent. du suspense, des bruits de couloir, du commérage, une histoire à vous glacer le sang, mais, car il y a un mais, rien de très probant. Disons que je suis restée sur ma fin.
L'écriture est fluide, l'ambiance est travaillée, mais il m'a manqué ce petit quelque chose pour frissonner à la lecture. du mystère, du sombre, de la noirceur, tout cela est bien présent.
J'ai bien aimé suivre la vie de David, comme la découverte du passé. de générations en générations, la ferme va vivre des moments éprouvants. du sang, de la rancoeur, de la violence, tout est distillé par ci, par là. Notre écrivain effectue beaucoup de recherches sur les lieux. Binder aime sa femme, mais lorsqu'il écrit, il est dans un autre monde. Et ce monde devient surnaturel. Il y a très peu de personnages, tout tourne autour de Binder, de sa famille. Quelques anecdotes sur le père de Connie en dehors de l'histoire, tout comme le fameux bal mensuel du coin.
Arrivée au dernier point du livre, j'ai bon nombre de questions. Il y a encore des points non éclaircis, des découvertes à faire. Par contre nous savons qui est ce "petite soeur la mort" vers la fin du récit.
En conclusion, une histoire qui se passe dans le Tennessee où le passé sombre d'une génération de famille a vécu des cauchemars. Un fantôme qui revient, ou une multitude de fantômes qui revient hanter les lieux afin de se venger. Un peu déçue par le fait qu'il manque des éléments. Par contre une très belle écriture.
http://chroniqueslivresques.eklablog.com/petite-soeur-la-mort-william-gay-a130358702
Lien : http://chroniqueslivresques...
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Yuyine
  16 mai 2017
Les éditions Seuil viennent de créer une toute nouvelle collection pour leurs policiers et romans noirs de tout genre (dans laquelle Seuil policier va se fondre): la collection Cadre noir. C'est à l'occasion d'une opération Masse Critique spéciale de Babelio que j'ai eu la chance de découvrir un des premiers titres de la collection, à savoir Petite soeur la mort de William Gay, un roman de maison hantée au Tennessee…
Je dois avouer que j'étais vraiment impatiente de découvrir l'auteur William Gay, qualifié de maître de l'épouvante par certains, et de lire Petite soeur la mort dont le résumé me donnait terriblement envie. Et au début, tout commençait plutôt bien. La préface, très bien écrite par Tom Franklin, nous présente un auteur atypique en dressant un portrait mystérieux et alléchant. Ensuite, le premier chapitre, se déroulant au XVIIIème siècle est lui aussi plein de promesses. L'ambiance gothique, mystérieuse et sombre à souhait, s'installe. L'écriture, atypique et particulière est très travaillée et l'ensemble nous laisse présager un roman glaçant. Et puis, … rien. La suite a été d'un grand ennui pour moi, il ne se passe rien, hormis quelques petits moments où l'auteur nous laisse espérer, par de petites brides d'ambiance sombre, que quelque chose va arriver. Au final, l'attente a été déçue et j'en suis ressortie frustrée. Je pense d'ailleurs honnêtement que, si je n'avais pas reçu le livre en échange d'une critique, je n'aurai pas été jusqu'au bout. Pourtant j'ai aimé certains passages, j'ai aimé la construction qui faisait des sauts dans le temps pour nous raconter l'histoire de la maison, notamment le passage plus glaçant des années 30. Mais ce n'était tout simplement pas ce que j'en attendais au vu de la 4ème de couverture et j'ai regretté que ce récit nous évoque plusieurs pistes, plusieurs récits, sans tout à fait bien lié l'ensemble ou nous apporter toutes les réponses.
William Gay a une écriture vraiment atypique, que je qualifierais de distante, objective, voir même parfois froide. le souci c'est que, pour une fiction sur une maison hantée, cette froideur m'a éloigné du contenu éventuellement angoissant et m'a laissé de marbre. Aucun moyen de compatir avec les personnages ou de s'impliquer émotionnellement, on reste à distance. Ce qui a entraîné l'ennui et une véritable difficulté à venir au bout de 270 petites pages (dont presque 30 de préface)… Après réflexion, cette écriture quasi clinique, tel un essai, peut aussi signifier autre chose et prendre alors une dimension plus intéressante. En effet, il est envisageable que ce récit soit le résultat de travail de Binder, l'écrivain du roman, ou ses notes de travail puisque contenant des extraits d'autres ouvrages que l'écrivain consulte pour travailler à son roman. le parallèle avec William Gay lui-même peut aussi se faire, les deux hommes partageant beaucoup de points communs si on se fie à la préface. C'est alors bien plus qu'une fiction d'épouvante qui manque de relief mais une véritable réflexion sur l'écriture et la force des écrits. En effet, on retrouve ici beaucoup de remises en question sur les récits à propos de la maison, de l'impact aussi de ces textes sur les habitants successifs de cette dernière, et de leur impact sur les recherches sur la maison que fait Binder. C'est certainement un récit beaucoup plus profond qu'il n'y paraît et si j'ai été déçue parce que ce n'est pas ce que j'en attendais, je dois quand même souligner les points forts du récit.
En bref, Petite soeur la mort a été une déception. Loin de l'angoisse que j'espérais, ce petit roman s'est finalement révélé être plutôt une réflexion sur la force de l'écrit, le tout dans un soupçon d'ambiance gothique insuffisante pour moi.
Lien : http://yuyine.be/review/book..
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   10 avril 2017
À la fois lyrique et particulièrement sombre, ce roman posthume de l’écrivain américain William Gay ressuscite brillamment le thème des maisons hantées.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
doublepagedoublepage   04 mai 2017
Vern n'aimait pas Binder. En fait, il détestait sans doute autant Binder que Binder le détestait. Vern n'accordait aucune confiance aux gens qui n'avaient pas d'emploi ou qui n'étaient pas riches; selon lui, si vous n'étiez pas à la tête d'une fortune indécente, c'est que vous deviez pointer quelque part tous les matins. Il n'avait jamais vraiment compris en quoi consistait le travail de Binder. L'idée qu'un adulte passe son temps à inventer des histoires et à les écrire dans un cahier le stupéfiait, et celle qu'il puisse exister à New York des gens qui payaient Binder pour le faire dépassait tout simplement son entendement.
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Pixie-FlorePixie-Flore   02 septembre 2017
Il se demanda à quel moment sa peur s'était muée en jubilation, et il se rappela Charlie Cagle assis sur le banc du parc, lui disant : Vous, ces choses-là, vous les laissez entrer. En quelque sorte, c'était bien ce qu'il venait de faire. Et l'idée de sa propre complicité dans cette histoire lui paraissait bien plus effrayante que la chanson ne l'avait été.

[p162]
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Pixie-FlorePixie-Flore   02 septembre 2017
Je ne sais pas s'il y a quoi que ce soit de vrai dans tout ça. Et comme près de deux cents ans ont passé depuis les premières prétendues apparitions, je suppose que personne ne le saura jamais. Mais ce dont je suis sûre, c'est que le monde est un lieu étrange et merveilleux ; où que vous choisissiez de porter le regard, il y a des mystères.

[p270]
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SeraphitaSeraphita   18 avril 2019
L’hiver courait dans ses veines, ses entrailles charriaient à présent des glaçons teintés de sang, et il comprenait qu’il avait franchi la frontière d’une étrange province du cœur, qu’il avait quitté Corrie plus sûrement qu’il n’avait jamais redouté de la voir partir. Il ne pouvait plus trouver le chemin qui lui aurait permis de retourner en arrière, mais le pire était de savoir que, de toute façon, il ne l’aurait pas rejointe, même si cela avait été possible. (p. 248.)
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gabrielleviszsgabrielleviszs   01 juin 2017
En conflit avec son propriétaire pour une histoire de charrue à deux socs qu'il avait détériorée, Owen Swaw s'était trouvé brutalement mis à la porte au milieu de l'été, privé - tant que le litige ne serait pas réglé - de la récolte qu'il pensait partager, et cerné de tous côtés par des rancunes tenaces. Swaw avait une femme et quatre filles presque toutes adultes. Expulsés de la maison qu'on habite depuis quatre ans...
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Videos de William Gay (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Gay
Trois romans comme autant de variations sur les codes du polar. Ancien officier du renseignement israélien, Dov Alfon joue, avec un humour ravageur, des grammaires de l'espionnage et du thriller, entre Paris, Tel Aviv, Jérusalem et Macao. L'Américain William Gay, figure majeure de la littérature du Sud, interprète à sa manière les standards du hard boiled et de la country, sur les traces de Ross McDonald. Quant au Français Olivier Norek, il revisite pied au plancher l'enquête à l'ancienne, dans un village de l'Aveyron, façon Agatha Christie sous amphets.
"Unité 8200" de Dov Alfon (Liana Lévi) "Stoneburner" de William Gay (Gallimard) "Surface" de Olivier Norek (Michel Lafon)
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