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EAN : 9781090648174
Éditeur : Critic (20/02/2014)
4.1/5   42 notes
Résumé :
Pépé est un Alone, un solitaire qui trace sa route dans une France dévastée. Son créneau : la survie.
Son credo : le mouvement. Armé de ses couteaux, il va affronter tous les dangers pour retrouver un fantôme de son passé : Grise. Mais suffit-il de survivre ?
Car un vent de renouveau souffle sur les débris de l’ancien monde, porteur de dangers autant que d’espoir.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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fnitter
  12 octobre 2019
Très divertissant.

Dans une France post apocalyptique, Pépé est un Alone. Seul, il (sur)vie et il est plutôt doué pour cela. Ce qui ne l'empêche pas de faire des rencontres, amicales ou pas. D'autres groupes de personnes tentent de survivre en se rassemblant (les rasses) et ce n'est pas toujours pour le meilleur.

Intégrale composée des deux romans A comme Alone et Alone contre Alone paru initialement aux éditions Rivière Blanche, le roman est de l'aveu même de l'auteur un hommage à l'univers de Julia Verlanger alias Gilles Thomas : L'autoroute sauvage. Je n'ai pas lu, donc, simple information pour moi.

Une survie divertissante, dans un style simple, un poil édulcoré au niveau des descriptions. Un univers aux reflets fantastiques ou mutants et pouvoirs psy se côtoient allégrement.
J'ai réellement apprécié ma lecture pour son côté très accessible. Les personnages principaux sont agréables. C'est de la lecture un peu old school (bien que paru en 2005), c'est là qu'on sent l'hommage à Fleuve noir.
Entre deux bouquins pour intellectuels (pour mémoire, il me fallait bien ça après chroniques des années noires), cette intégrale remplie parfaitement son rôle et on en demande pas plus.
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finitysend
  03 avril 2014
A comme Alone est un excellent roman post-apocalyptique mais il est avant tout le résultat de la démarche de l'auteur de rendre un hommage réussi à Julia Verlanger , l'auteur de la trilogie de l'autoroute sauvage .
Le style y est bon et la caractérisation est très soignée et pour vous en convaincre lisez le premier chapitre en ligne chez Rivière Blanche .
L'auteur nous ballade sur ce qui reste des routes d'une Bretagne ravagée par l'apocalypse . Les dangers sont nombreux car le monde livré à lui-même a changé .
Le personnage principal est très attachant et le récit qui est très rythmé , reste avant tout un roman d'ambiances à la saveur post-apocalyptique inimitable .
Ce monde détruit mais qui possède encore un avenir est peuplé en partie de mutants , de fanatiques , de survivalistes , de machines folles et dangereusement menaçantes.
Le personnage principal est un solitaire aux compétences pointues et c'est un véritable coureur des bois .
Mais c'est aussi un bon vivant qui qui ne manque pas de profiter du bien-être que seul peut fournir la société des hommes ...
Ces deux romans et ces nouvelles sont intégrés à cet univers
Des règles de base de la terre sauvage sont reprises comme l'univers s'éparé en deux sortes d'êtres , les groupés qui vivent en société et les Alones qui vivent seuls de leur coté .
L'auteur est peut-être un peu moins trash que notre vénérée Julia qui n'avait pas peur de décrire des l'anthophages fins gourmets .
Les éléments fantastiques et fantaisistes sont intégrés selon des modalités très réalistes , avec un ronron très rationnel et souvent assez scientifique qui possède une saveur très caractéristique .
J'aime beaucoup ce roman ...
C'est ainsi que dans la Terre sauvage l'univers était parsemé entre autres , d'aspects fantasques et dans Alone contre Alone , l'auteur qui est dans une dynamique d'hommage introduit de façon délicieusement rationnelle de l'irrationnel dans la trame narrative .
Il y a un vocabulaire de charretier dans ces deux romans qui est très présent , mais délicieusement sous contrôle . Ce vocabulaire aide à scander par ailleurs , des dialogues soignés et réussis.
C'est un véritable road movie que ce texte évocateur qui génère , souvent des visualisations puissantes qui donnent au lecteur la conviction d'habiter ce roman et de parcourir cet univers post-apocalyptique tangible .
Un excellent moment de distraction sans prétentions , mais terriblement réussis .
Dommage qu'il n'y ai pas trois tomes comme dans la terre sauvage ...
Thomas Geha est un excellent conteur et ces textes sont un véritable plaisir et une ballade définitivement réelle dans un monde post apocalyptique qui ne l'est pas.
Bref: de la bonne science-fiction !
En conclusion une modeste recommandation : lisez La terre sauvage de Julia Verlanger car c'est un monument de la littérature populaire francophone et aussi parce que : C'EST TELLEMENT BON .
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Dionysos89
  13 mai 2017
L'intégrale Alone est un beau travail des éditions Critic et de l'auteur pour refonder deux romans consécutifs, parus chez Rivière Blanche, en une belle intégrale avec l'ajout de deux courts récits qui vont bien, le tout sublimé par une couverture de François Baranger qui claque méchamment son Pépé !

Pépé (il vaut mieux découvrir par soi-même d'où lui vient ce surnom) est un solitaire dans la plus pure tradition des Alones, ces aventuriers qui errent dans les immensités de la France post-apocalyptique, survivant à l'écart des communautés qui tentent de se reformer, voire de se réformer, au prix de nombreux fanatismes. En effet, les Alones ont un code d'honneur entre eux, envers aussi ceux qui pourraient parfois être dans le besoin, mais ne peuvent pas blairer du tout les Fanar et les Fanam (fanatiques religieux / fanatiques militaires). La France transcrite par l'auteur a subi ce qui ressemble à une apocalypse scientifique, puis une apocalypse sociale, car les machines ont détruit les villes et les communautés restantes périclitent vers un nouvel âge de la loi du plus fort (ce n'est pas très clair dans ce roman-ci).
Ayant alors, eux, des traditions, des codes, un vocabulaire en commun, ces Alones pourraient être vus comme une nouvelle communauté, mais non, ils préfèrent la solitude, ou en tout cas les groupes réduits. Ils prônent la libre-conscience, la maîtrise très tôt de l'art de la survie, y compris de certains arts martiaux, ainsi que l'habitude de savoir se débrouiller foncièrement seul et d'aimer cela. Puisqu'il faut bien avoir été entraîné, voire élevé par un mentor, le héros l'a été par Grise, à peine plus âgée que lui, qui a disparu lors d'une escarmouche. Pépé s'est résolu à tracer sa route sans elle et à constamment se fondre dans un environnement inhospitalier, même si l'attrait romantique et la fougue de la jeunesse ne sont jamais complètement oubliés. L'est comme ça, le Pépé !
A comme Alone permet alors de se familiariser très vite avec le personnage (notamment une scène introductive extrêmement immersive) grâce à un vocabulaire un peu châtié, à de l'humour grinçant et un rythme très soutenu. Ainsi, les cent cinquante pages de ce roman en font une aventure au long cours, car la montée en puissance de l'intrigue est quasiment un cas d'école : le héros débute mal, trébuche plusieurs fois, affronte ses peurs et rencontre surtout, au fil de ses pérégrinations, des communautés de plus en plus hostiles. L'auteur a opté avec raison pour un panel de personnages restreint mais bien utilisé : trois personnages secondaire gravitent autour du protagoniste et lui sont, tour à tour, d'une bonne aide, sans pour autant s'arroger sa place.
Ce « A comme Alone » m'a soufflé par son rythme, ses personnages et sa fraîcheur ! Ne connaissant pas l'oeuvre de Gilles Thomas (alias Julia Verlanger) dont ce roman semble être un hommage, je ne peux pas décemment faire de parallèles, toutefois, si le but était de faire un exemple parfait de ce qui est appelé le « roman populaire », aventure-plaisir immersive, bien écrite et référencée (car les noms ne sont jamais un hasard), alors c'est réussi.
Une nouvelle a été insérée pour servir de transition entre les deux romans-miroirs : « L'ère du Tambalacoque » est un sympathique récit sur le destin d'un des derniers Arpenteurs et de son rôle dans la survie d'un arbre devenu conscient ; après avoir appris à se comprendre, à communiquer, les deux entités doivent s'assimiler pour viser plus haut dans leur impact sur un environnement hostile. C'est l'occasion de retrouver les combats pleins d'action façon Thomas Geha, même si cela manque d'une petite conséquence supplémentaire en toute fin de nouvelle pour bien comprendre l'impact de cette quête. Pour rester vraiment évasif, je dirais « Tambalacoque à l'eau, qu'à la fin il nous les brise », mais pour comprendre quelle influence majeure aura cet arbre majestueux, il faut poursuivre l'aventure des Alones.
Deuxième roman de cette intégrale, Alone contre Alone poursuit l'aventure. Pépé était bien heureux, ayant retrouvé son mentor et amour, étant entouré de ses amis, se reposant tranquillement sur la côte d'une vie d'aventure. C'était sans compter ses adversaires d'hier qui continuent de le traquer. C'était sans compter non plus sur le fait que son monde post-apocalyptique continue de produire des entités diablement dangereuses pour la survie de l'humanité. Après avoir combattu un commando désirant annihiler sa retraite tranquille, Pépé doit repartir en chasse à l'aide de ses comparses.
Un petit peu à l'image de ce que j'avais ressenti dans le diptyque du Sabre de Sang, ce diptyque d'Alone me fait préférer le parti-pris du premier tome et être légèrement déçu par sa suite directe, un peu comme si l'ouverture proposait plein de choix, mais que les deuxièmes tomes ne recelaient plus la même noirceur et reprenaient le schéma classique suivant un héros avec ses acolytes et ses antagonistes. Sans perdre l'aspect « aventure populaire », Alone contre Alone est un poil plus consensuel dans son déroulé avec des péripéties plus attendues. Cela n'enlève rien évidemment au côté agréable de ce Pépé dépassé par bien des événements mais qui tente de les régler avec ses petits bras musclés.
Une bonne poursuite de l'aventure lancée par A comme Alone, qui ne dépasse pas son prédécesseur mais construit globalement un monde cohérent et qui n'est pas figé.

Cette intégrale se clôt par une ultime nouvelle, « le silence est d'or », qui, contrairement à sa consoeur, ne nous informe pas de grand-chose, car elle reprend un événement fondateur pour le personnage principal, que nous avons déjà bien compris, mais ce coup-ci du point de vue opposé, afin de mieux comprendre leur psychologie. Il est évident qu'elle n'aurait de toute façon pas pu être mieux placée dans le présent volume : la placer avant le premier roman déflorait le tout, la placer au milieu n'aurait pas eu d'intérêt, alors la placer à la toute fin permet d'en faire un dernier baroud d'honneur, de retrouver une dernière fois deux personnages que nous avons aimé suivre.

Cette intégrale Alone est donc un sacré bel objet avec du contenu qui vaut le détour, un ensemble cohérent enrichi de deux nouvelles complémentaires qui éclairent le reste et une couverture de François Baranger qui envoie sec !
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claireo
  15 septembre 2017
Simple et efficace.
C'est un bon récit, rapide et agréable, écrit à la première personne. J'ai bien aimé l'histoire, racontée par le héros, Pépé, dans un langage familier, avec des touches d'humour.
Le monde a changé après une catastrophe. Les survivants s'organisent ou restent seuls, alones.
Il est question de survie, aventure, entraide (ou non !) et amour.
L'intégrale regroupe les deux romans "A comme alone" et Alone contre alone". si j'ai mieux aimé le premier, j'ai aussi apprécié le second, qui donne des explications sur les mutants, parle un peu de magie bizarre avec l'arbre, mais surtout aventure et survie.
Une lecture bien sympathique.
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meygisan
  04 août 2019
Après le sabre de sang et Des sorciers et des hommes, c'est donc vers Alone contre alone que s'est porté mon prochain choix de lecture concernant Thomas Geha.
La première bonne nouvelle est que j'aime beaucoup les récits post apocalyptiques, et c'est donc tout naturellement que je me suis tourné vers celui ci avant d'autres.
La seconde bonne nouvelle, c'est que l'auteur annonce qu'il rend hommage à Julia Verlanger, dont il dit qu'elle est sa romancière populaire favorite, et tout comme l'auteur, je vous invite, si ce n'est déjà le cas, à vite découvrir l'ensemble de l'oeuvre de Julia Verlanger ( alias Gilles Thomas), que vous ayez lu Alone contre Alone, ou pas.
En réalité, il n'y a que de bonnes nouvelles dans ce roman, dans cette intégrale.
Les personnages sont caractérisés avec finesse et justesse, jusque dans leur manière de parler. L'univers y est sale, dévasté et devenu dangereux pour tout être humain. Au fil des pages, on se rendra compte de cette dangerosité qui s'installe peu à peu, la menace ne venant pas seulement des hommes qui s'entre tuent pour survivre, mais bien de la terre elle même. Je trouve à ce propos intéressant le thème ainsi abordé ( qu'on peut retrouver dans d'autres oeuvres de sf), à savoir qu'après un holocauste causé certainement par la folie de l'être humain et qui a amené sa perte et la destruction de la planète, celle ci se rebiffe d'une manière ou d'une autre et tente par des moyens surnaturelles de lutter contre l'envahisseur responsable de sa perte. J'ai beaucoup aimé la manière subtile et progressive dont Thomas Geah incorpore l'élément fantastique, surnaturel à son récit ( tout comme Julia verlanger), sans que celui ne vienne empiéter sur le ton global de l'histoire. On reste dans un roman sf post apo.
Côté références ( il ne s'agit que des miennes, et pas celles de l'auteur), j'y ai retrouvé des ambiances et des atmosphères proches des univers de Mad Max ou Cyborg sur grand écran ( la seconde n'est pas forcément une excellente référence mais l'aspect crade, poubelle ainsi que la nature du personnage principal m'a fortement rappelé ce film avec JCVD), et j'y ai ressenti cette sorte de désespoir qui caractérise ces films, et qui nous montrent une humanité désabusée, au point d'être déshumanisée, qui retourne à des considérations et des comportements proches de la bête, une humanité qui ne se définirait plus que par sa capacité de survie au détriment d'elle même. Une humanité consciente de sa propre impuissance face à sa déchéance...
J'ai donc beaucoup apprécié de suivre le parcours de Pépé, un Alone, un solitaire, dont les secrets de survie résident avant tout dans ses capacités à rester en mouvement et de combat au corps à corps, à la recherche de celle qui l'a formé, et pratiquement élevé, Grise, une femme forte, intelligente, qui ne sera pas que son simple mentor.
Le roman de Thomas Geha se veut foncièrement positif car dans ce monde dévasté, et malgré la dureté dont font preuve les personnages, c'est bien à la vie qu'ils s'accrochent, chacun à leur manière et même si certains empruntent des voies complètement opposées. Pépé ne vit que pour Grise, par amour, Solenn et son convoi d'Archéo ne survivent que dans la croyance en leur collectif, et elle même est guidée par l'amour jusqu'à la bataille finale. Même les gros pourris de l'histoire comme Argento ont quelque chose de bon en eux. On ne pourra que s'attacher à chacun d'entre eux, ne serait que parce que l'auteur a eu l'intelligence de leur donner une ampleur et une profondeur singulière. Aucun n'est foncièrement mauvais ou bon, mais tous ont ce côté qui les rend si humains, tous ont des doutes à un moment donné, et sont prêts à faire des concessions pour une cause commune. Dans ce monde de solitaires où seule la loi du plus fort prévaut, sans doute un peu d'entraide et de tolérance ( de confiance, à l'image de la relation Pépé/ Corman) mènera vers un monde meilleur, et surtout vers un monde que chacun aura choisi, et pas un monde imposé par un despote, alors que même ces intentions sont louables ( le tambalacoque, ou même Alésia d'une certaine manière).
En fait, Thomas Geha défend certainement la liberté sous toutes ses formes, liberté d'action, de choix, de penser, à travers son personnage de Pépé, qui l'incarne à lui seul, dans ce qu'elle a de plus pure et de plus simple.
Comme je le disais plus haut, Thomas Geha insère méticuleusement un élément surnaturel dans son récit. Que ce soit des capacités surhumaines, la présence de mutants inquiétants, une atmosphère lourde, sombre et menaçante et indicible, une nature qui a muté vers des formes de vie bizarres, difformes, ou complètement monstrueuses, le surnaturel est sans cesse présent, comme une menace qui plane encore et toujours, et qui vient renforcer le récit sans jamais l'alourdir. Il en devient même un élément essentiel caractéristique de l'histoire. On pourrait presque l'humaniser et en faire un personnage à part entière, dont le Tambalacoque pourrait en être l'incarnation.
Tout cela pour dire que, à la manière de Julia Verlanger, Thomas Geha n'oublie jamais ses personnages au profit du surnaturel ou d'un quelconque autre élément qui aurait plus d'attrait. Et c'est en cela, en ce qui me concerne, que réside la plus grande réussite de l'hommage qu'il lui rend.
Encore une fois, bravo et merci Mr Geha pour le plaisir de lecture que vous m'avez procuré. Vives les auteurs français...!
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
VerdorieVerdorie   18 août 2015
"Laissez-moi vous raconter, mes chers enfants, ce que je sais sur les Alones. Quelques années après la grande catastrophe, des hommes ont commencé à surgir, seuls, de ce qui avait été la Manche. À présent, nous connaissons cet endroit sous le nom de Couloir des Supplices. À l'époque, quelques groupes avaient gardé un noyau de civilisation de ce côté-ci. Et ces hommes, venus de l'ex-Royaume-Uni, criaient invariablement, les mains levées en signe d'apaisement : I am alone !
Petit à petit, cette expression s'est gravé dans la mémoire de ceux qui les croisaient.
Et ceux qui préféraient sillonner seuls nos contrées dévastées se surnommèrent bientôt ainsi.
Il me faut tout de même ajouter : les Alones évitent les Rasses comme la peste, les groupes ayant une forte tendance au fanatisme et à l'anthropophagie."
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Dionysos89Dionysos89   22 février 2017
Je me suis fait surprendre comme la première bleusaille venue.
La survie, pourtant, c’est mon créneau. Mais j’avais soif, et le soleil de plomb m’avait tanné le cuir toute la journée. La découverte inespérée d’un puits dans la cour d’une antique ferme m’avait fait perdre tout discernement. J’aurais dû me méfier : l’absence de végétation exubérante dans la cour était un signe. Et même si les bâtiments de la ferme s’étaient écroulés sous le poids des ans, mes sens auraient dû m’alerter. Le pompon : le pourtour du puits était dégagé. Il ne pouvait y avoir qu’une seule raison à cela : le coin était fréquenté. L’eau, c’est assez rare dans certaines régions, surtout potable. Pour tomber par hasard sur une source inconnue dans ce coin perdu, il fallait une chance de cocu.
Je n’étais ni cocu ni veinard.
Non, le Pépé, c’est plutôt le genre abruti !
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MaksMaks   01 juillet 2016
Voitortue.
C’est le mot bizarre qui m’est venu à l’esprit à ce moment-là.
D’après moi, un organisme animal s’était développé dans les carcasses de vieilles caisses, s’y était adapté et s’en servait comme carapace. Mais question tortue gentille-gentille, ça gazait quand même mollement. Ces machins-là, je les soupçonnais plutôt véloces : quatre pattes nerveuses, musclées. Peau squameuse. Gueule fusiforme et mâchoire de gros carnivore affamé. Rien qu’à voir ce ramassis de belles canines enchevêtrées, fallait pas les cataloguer bouffeurs d’herbe. On ne pouvait pas les battre avec nos armes. La meute d’une dizaine d’individus nous avait repérés. Leurs yeux vicieux nous épluchaient. Alors, dans un bel ensemble, elles ont commencé à s’avancer vers nous, faisant grincer les châssis
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fnitterfnitter   14 octobre 2019
Il y avait des gardes, mais pas tant que ça, comme si le patron ne craignait aucune rébellion. Et peut-être était-ce le cas : des moutons bien nourris, bien éduqués, ne cherchent pas tant la liberté qu'une certaine forme de sécurité ici.
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CornwallCornwall   20 février 2014
Dans le temps, celui des civilisés, on aurait peut-être passé ce type à tabac en raison de sa peau noire. Les gens, alors, avaient peur des autres races. A présent, belle évolution, on était toujours prêt à lui en balancer sur la gueule, pas parce qu'il était black, mais parce que tout le monde a la trouille de tout le monde, et que la trouille n'est pas l'allié du discernement et de l’intelligence. La couleur de peau , maintenant, la France entière s'en pelote les miches, mais la peur, cette sacrée peur de l'autre, celle-là n'est pas prête à foutre le camp. Elle mute, elle aussi, d'époque en époque. Elle vit chez l'homme comme un parasite
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