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EAN : 9782070455126
304 pages
Éditeur : Gallimard (30/01/2014)
4/5   42 notes
Résumé :
Mon nom est Tiric Sherna. J'ai survécu à la guerre. Mais la défaite que vient de subir mon peuple, les shaos, me laisse un sale goût dans la bouche, comme une envie de vengeance.

Les qivhviens - des reptiliens belliqueux- nous ont massacré ou pire encore, réduit en esclavage. Une caravane nous convoie vers Ferza, la capitale de l'Empire qivhvien.

Là-bas, dans ce nid de vipères, les plus forts d'entre-nous seront destinés aux arènes, s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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Dionysos89
  11 janvier 2015
Dans le premier tome du diptyque du Sabre de sang, Thomas Geha s'attache à nous conter l'Histoire de Tiric Sherna. L'auteur (également sous son vrai nom, Xavier Dollo) a déjà conquis son public chez Critic et Rivière Blanche (Black Coat Press) avec notamment la saga d'Alone, de nombreuses nouvelles (dont celle qui ouvre l'anthologie Riposte Apo d'ImaJn'ère 2013) et le récent American Fays avec sa camarade Anne Fakhouri.
Si vous connaissez Thomas Geha davantage pour ses récits post-apocalyptiques, il est clair que l'univers du Sabre de sang va vous changer quelque peu, tout en conservant la fraîcheur de l'écriture de l'auteur. À l'inverse, si les univers de fantasy vous sont bien connus, celui du Sabre de sang devrait vous convenir également. Nous suivons ainsi Tiric Sherna, cartar (un comte local pourrait-on dire) d'une contrée shao, peuple fier mais en proie à une invasion dévastatrice par les Qivhviens, peuple reptilien particulièrement bien organisé. Ceux-ci sont redoutables sur le champ de bataille comme en dehors, et surtout les Qivhviennes qui dominent la politique de cet empire expansionniste.
L'Histoire de Tiric Sherna débute plus que mal, elle empire par la suite et peine à s'améliorer vers la fin. Pour autant, en simples lecteurs de fantasy, nous devons assurément nous réjouir du malheur des autres, car cela fait de belles histoires bien prenantes. Thomas Geha nous crée un héros caractérisé de manière raisonnable, pas de qualité fabuleuse ni d'élément facilitateur gratuit ; au contraire, nous le suivons alors qu'il est au plus bas et qu'il découvre un monde hostile mais recélant quelques relents de magie ponctuels et intéressants. Les bas-fonds de la capitale qivhvienne, Ferza, composent le décor des remous engluant Tiric dans un complot improbable ; par la suite, une échappée belle lui permet de davantage voir sa vie sous le coup de la revanche tant espérée, et ce Sabre qui compose la deuxième partie du récit fait alors figure de but et d'exutoire.
Dans ce roman, Thomas Geha fait preuve d'une sobriété touchante, je trouve. La souffrance est présente, bien sûr, mais elle fait partie intégrante du récit, sans jamais tomber dans l'action à outrance. de même, la sexualité est abordée à plusieurs reprises, mais les moments où des scènes auraient pu être développées longuement pour satisfaire notre voyeurisme (coutumier ?), il réussit à clore chaque situation concernée par une vision mignonne et complice qui suffit largement. À Tiric Sherna, il adjoint quelques personnages secondaires que nous aurions plaisir à découvrir davantage, mais sur lesquels il laisse planer de nombreux doutes astucieux : tant sur Zua Lazpoa, une grande dignitaire qivhvienne, que sur Kardelj Abaskar (dont nous apprenons heureusement bien l'origine en cours de route), un soldat servant un peu de mentor au héros, le roman ne se suffit pas à elle-même, et en même temps, c'est logique puisque nous n'avons là que l'Histoire de Tiric Sherna.
Avec ce premier volume du Sabre de sang, Thomas Geha nous emmène souvent sobrement, mais toujours efficacement, dans un monde crédible et digne d'intérêt. Suivant avec avidité un héros qui se construit par étapes, le lecteur ne pourra n'être qu'avide de découvrir la suite (dans l'Histoire de Kardelj Abaskar, le deuxième volet) après une conclusion aussi déchirante et insoutenable que potentiellement inattendue.
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Alfaric
  05 août 2014
Je me faisais une joie de découvrir le diptyque fantasy de Thomas Geha, mais après lecture je suis assez mitigé. J'aurais sans doute adoré ce roman de fantasy classique il y a 20 ans, et je l'aurais bien aimé il y a encore 10 ans, mais difficile désormais de s'extasier devant ce type d'ouvrages assez classiques avec le courant de la fantasy néo-classique qui lui nous offre avec une belle régularité des cycles plus cools les uns que les autres depuis quelques temps déjà...

Visiblement Thomas Geha appartient à cette génération d'auteurs français (Fabrice Colin, Mathieu Gaborit, Michel Robert, Alexandre Malagoli...) qui ont dans un rétroviseur l'âge d'or du jdr et dans l'autre celui de la fantasy vintage. Bien souvent des imaginaires très sympathiques, car assez sincères, mais des personnages inégaux et des histoires inabouties. Ici on retrouve donc logiquement les ingrédients de la Fantasy à la Michael Moorcock : un empire expansionniste et esclavagiste, un monde libre de plus en plus réduit s'échinant à retarder l'échéance ou à sauver ce qui peut l'être, un héros tragique, une épée maudite... Et pour ne rien gâcher, l'empire qihivien des hommes lézards de Thomas Geha ressemble en beaucoup de points à la dystopie matriarcale des elfes noirs de R.A. Salvatore. du classique donc, mais du solide !
Le worldbuilding d'inspiration clairement rôlistique (cf. les glossaires en fin de volume) est plutôt plaisant sans être très approfondi ou très exploité : le climat, la faune, la flore, les différents peuples et leurs différentes coutumes sont souvent mis à contribution, avec un naming volontairement exotique certes mais qui n'est pas inutilement compliqué. Et on compte juste ce qu'il faut d'éléments magiques (les Rimaols, le Sabre de sang, la main rouge, la soltone...), dont certains fleurent bon la Science-Fiction (je pense ici aux Fâps). L'ensemble de ces éléments participent à la constitution d'une ambiance fantasy de bon aloi.
Malgré toutes ces bonnes intentions, j'ai eu un mal de chien à retrouver le souffle dark fantasy limite "Dark Sun" du début. On nous plonge initialement dans une bataille sanglante, avant de suivre le calvaire des survivants asservis, brimés et martyrisés quand ils ne sont pas mutilés ou exécutés. Mais ensuite les côtés violents comme les côtés sensuels sont édulcorés, et la prose constituée de phrase courtes, simple, directe et qui se veut percutante (mais qui n'évite pas les répétitions sur les vipères et les draguins nains), donnent l'impression de se retrouver face à un Thomas Day allégé et assagi, bref politiquement correct. Pourtant durant toute la partie intitulée « Ferza », il y avait un petit côté Spartacus pas déplaisant du tout dans l'alternance entre les intrigues des maîtres dans les couloirs des palais et les combats des esclaves sur le sable de l'arène (les scènes d'action sont d'ailleurs plutôt assez bien fichues et apportent donc une plus-value).
Mais ce qui aurait pu être vraiment très bon ne décolle pas vraiment car je ne retrouve ni descente aux enfers déshumanisante ni transfiguration par la haine, qui faisaient la force des personnages de la série télé de la chaîne Starz. Alors certes Tirik Sherna n'est pas un héros adolescent orphelin guidé par une prophétie et équipé d'une épée magique, mais il agit comme un héros adolescent orphelin guidé par une prophétie et équipé d'une épée magique donc on reste dans une heroïc fantasy très classique au ton assez YA. Jamais ne n'ai vraiment eu l'impression d'avoir suivi les aventures d'un seigneur déchu car du début à la fin il n'évolue pas, et la manière dont ses compagnons doivent tout lui expliquer du vaste monde qui l'entoure a renforcé mon sentiment d'avoir plus affaire à un héros candide qu'à un combattant cynique et aguerri.
Et le côté tragique est battu en brèche par le recours à des formulations familières voire teenage comme « merde », « c'est chouette » », « mon gars », « mon vieux », « mon copain », « je me foutais de sa gueule », « ah la bonne blague », « on aura tout vu », « c'est n'importe quoi » et autres « ça va chauffer dans les moufles ». Les personnages secondaires, forcément peu nombreux vu la brièveté du roman, sont unidimensionnels, et le héros leur voue naïvement amitié, amour ou haine au premier regard. C'est dommage car ils avaient clairement du potentiel : Zua Lapoa et Zoeziu Garskand les animaux politiques féminins, Kahrzoa la bibliothécaire progressiste, Kardelj Abaskar le frère d'armes d'alignement neutre bon, Apéô le forgeron fou...
Et c'est un peu inévitable avec une narration à la 1ère personne, mais j'ai aussi trouvé que le héros dégageait un égocentrisme assez adolescent : il ne cesse de parler de sa vengeance, mais il ne fait presque jamais mention de ses camarades tombés au combat, de son pays occupé et mise en coupe réglée ou de son son peuple à délivrer. Non, à la longue il n'y en a que pour lui, ses fantasmes de destinée manifeste, la haute opinion qu'il a de lui même et ses prouesses dans diverses domaines. Prompt à dénoncer les défauts d'autrui, mais jamais à voir les siens, il se pique de diriger son groupe d'évadés en cavale alors que c'est lui qui apporte le moins au dit groupe...
Bref niveau moments of High Adventure, on est encore loin du Conan de R.E. Howard, donc pour les côtés épiques et tragiques il faudra sans doute attendre le tome 2, surtout vu la maladresse voire la balourdise de l'épilogue qui enfonce le clou d'une intrigue assez linéaire dont la prévisibilité est renforcée ici et là par de la pré-itération.


J'aurais aimé être plus positif, mais difficile de se prendre au jeu quand on a pris en grippe le personnage principal qui est aussi le narrateur de l'histoire. Je gage que la 2ème partie du diptyque centrée sur Kardelj Abaskar m'emballera sans doute davantage. Content d'avoir découvert l'auteur et son imaginaire entre Michael Moorcock et R.A. Salvatore. le roman est court donc on ne perd pas son temps et qu'importent mes réserves, "Le Sabre de sang" ajoute assurément une pierre de plus au bel édifice de la Fantasy française.
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meygisan
  29 avril 2018
Une fois n'est pas coutume, grâce à Babelio et aux critiques de qualité que j'y trouve, je découvre ici encore une fois un auteur. Et ma première rencontre avec celui ci m'est plutôt agréable.
J'ai aimé ce premier tome qui nous conte l'histoire de Tiric Sherna, guerrier devenu esclave. J'ai apprécié le point de départ, qui est somme toute assez peu commune. En effet, le récit prend place directement après une guerre qui a vu la défaite du peuple Shao, dont est originaire le personnage principal. Nous retrouvons donc le destin de cet homme qui va devoir survivre malgré tout, ne serait ce que pour assouvir sa soif de vengeance, qui désormais rythme sa vie.
Le roman se lit très vite, d'une part parce qu'il est court ( à peine 300 pages), d'autre part grâce à l'écriture de Thomas Geha, qui nous livre ici un style épuré, presque naïf, mais extrêmement fluide et lisible. Les mots coulent avec une facilité déconcertante et on ne s'ennuie jamais. On entre aisément dans la peau du personnage principal, et on finit par s'attacher aux rôles secondaires, qui en dehors du fait qu'ils soient relativement bien caractérisés, sont loin d'être seulement des faire valoir. En effet, Tiric Sherna, même s'il est le personnage central, n'efface pas pour autant les autres. N'en témoigne sa formidable amitié qui naît dans les entrailles de l'Arène d'avec Kardelj Abaskar, et de sa relation ambiguë avec l'objet de sa vengeance, Zua Lazpoa, qui incarne pratiquement à elle seule le peuple Qivhvien, sorte d'hommes lézards. Pratiquement car d'autres représentants de ce peuple apparaissent, tiennent un rôle plus ou moins important comme Zoeziu Garskand, l'impératrice Zerna Krillia ou bien Kahrzoa dont la destinée sera liée de près à Kardelj et Tiric. Et c'est là ma première déception car ses personnages là ne sont pas suffisamment mis en valeur, pas suffisamment caractérisés. On est vraiment frustré à l'idée qu'ils ne sont que peu exploités. Les quelques 300 pages ne suffisent finalement pas pour détailler tous les points intéressants qui auraient pû donner une histoire forte, dense, et une profondeur qui aurait pû reposer sur la plupart de ces personnages. D'autant que Thomas Geha s'échine à créer des relations et des événements qui les pourraient les rendre véritablement attachants. La promesse n'est donc pas tenue et c'est bien regrettable.
Reste que l'intrigue est palpitante et même si le dénouement demeure inattendu, on constatera avec du recul que Thomas Geha avait parsemé son récit de quelques indices ( qui n'en sont pas en soi!) qui auraient dû nous mettre sur la voie ( la forte amitié entre les deux personnages principaux, l'histoire annexe de ce sabre magique, et cette satanée prophétie à peine esquissée).
Malgré les quelques défauts de ce premier tome, je reste convaincu du talent de l'auteur; son écriture m'a touché et je compte bien, non seulement lire le tome suivant, mais également d'autres oeuvres de celui ci.
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Arieste
  25 août 2013
L'auteur m'avait beaucoup diverti avec son space-opera La guerre des Chiffonneurs, m'avait touché avec son recueil de nouvelles Les Créateurs (les liens renvoient à mes billets sur mon ancien blog overblog), et voilà que je le retrouve dans un diptyque de fantasy !
Mais il ne faudrait pas croire que ce côté touche-à-tout nous condamne à lire de la fantasy non-maîtrisée, bien au contraire. L'auteur connaît visiblement bien ce genre et nous offre donc un très bon roman de fantasy avec tous les ingrédients nécessaires pour l'amateur du genre :
- L'univers : pas de bon livre de fantasy sans un univers qui tienne la route. Ici, on nous plante bien le décor. Un décor bien solide, pas de carton-pâte dont les incohérences sauteraient aux yeux du premier pinailleur venu (de la pinailleuse dans le cas présent), mais aussi assez original avec par exemple les qivhviens, une espèce reptilienne peu commode. L'auteur ne se perd pas pour autant dans les détails inutiles et l'on comprend rapidement toutes les subtilités de la situation compliquée du narrateur.
- "Blood, toil, tears, and sweat" ("Du sang, du labeur, des larmes et de la sueur", je cite Churchill hors-contexte si je veux, c'est mon blog) : un bon personnage de fantasy est un personnage à qui il va arriver un sacré nombre d'emm… d'ennuis. de vrais ennuis dans le cas de Tiric Sherna, le pauvre se faisant réduire en esclavage par les reptiliens susnommés et condamné à se battre à mort dans une arène (cela vous rappelle l'Antiquité romaine ? c'est normal). de vrais bons combats, dont la description précise et vivante mettra l'amateur de ce genre de choses en joie. Et là je vous narre juste le début du tome 1 pour vous donner une idée de l'ambiance.
- un petit peu de magie : nul n'est besoin de trop en mettre, ici elle est présente sous la forme d'un sabre forgé dans le sang et j'ai hâte d'en connaître tous les secrets dans le deuxième tome.
- des personnages complexes : les gentils trop gentils, les méchants juste méchants, c'est dépassé. Ici, le narrateur a pour seul objectif de survivre et comme tout shao digne de ce nom, il emploiera les moyens nécessaires pour y parvenir. le narration interne faite par le personnage nous montre qu'il n'est cependant pas exempt de tout sens des valeurs, ce qui fait que l'on peut tout de même s'identifier à lui. Les autres personnages sont à cette image, complexes, plus ou moins prévisibles.
- le style et le rythme : un style fluide tout en étant précis, de l'action alternant avec des scènes plus calmes qui donnent à l'ensemble un rythme de lecture très agréable et assez prenant. La fin du tome annonce une suite des plus prometteuses et qui ne tardera pas à sortir de ma PAL.
Lien : http://arieste.wordpress.com..
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idevrieze
  05 mars 2014
C'est avant tout l'histoire d'un Shao !
Le sabre de sang, c'est avant tout l'histoire d'un Shao, Tiric Sherna. Et il a de quoi se demander s'il n'a pas un mauvais karma ou, malgré lui, une étoile de survie particulièrement tenace. En effet, Tiric était un guerrier, toujours debout sur les champs de bataille, à résister contre les lézards géants, des Qivhiens. Ce sont malheureusement des guerriers compétents et efficaces car la guerre contre les Shaos leur est favorable.
Que se passe-t-il donc lorsqu'on est dans le camp des vaincus ? Ou on se fait tuer, ou on devient prisonnier. C'est la seconde option qui se présente : Tiric est fait prisonnier. On lui retire son grade, ses possessions, sa fierté, sa mort et sa liberté. On tente de lui enlever son identité, en le matant et en le transformant en esclave, combattant dans les arènes. Mais Tiric s'y accroche, à cette identité, au fait qu'il va s'en sortir et qu'il va retourner dans son pays et surtout, surtout se venger.

Car oui, l'histoire de Tiric, c'est le goût amer de la vengeance.
Ce qui maintient Tiric en vie, malgré les épreuves qu'il a subies, c'est la perspective de la vengeance. Tiric veut tuer celle qui la réduit en esclavage. Cela devient tout d'abord un but, une bouée de sauvetage. Cela lui a permis de survivre en milieu très hostile, lui qui a tout perdu. Celui qui veut se venger se raccroche à cela pour garder son identité.
Ainsi, Tiric survit et réussit à grappiller sa liberté, grâce à son comportement de cellule, un vieil homme à moitié fou qui parle de magie et une qivhvienne qui a échappé grâce à lui à la trahison. Ce petit groupe qui fuit à travers le pays apprend à se connaître, à se faire confiance, à se soigner et aussi à faire la paix.
Mais Tiric ne se débarrasse pas de son idée de violence. Ce poison l'empêchera de savourer sa liberté retrouvée et ses amitiés naissantes. Malgré l'harmonie ambiante, il va s'isoler et se ronger de lui-même jusqu'à ce que la vengeance le contrôlera totalement.

Lien : http://labibliodekoko.blogsp..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   03 février 2014
Après deux romans SF, Thomas Geha nous entraîne dans une histoire résolument fantasy pleine de sang, de complots et de violence.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   02 mars 2015
Ne tombe pas sous le charme des Qivhviennes. Elles sont belles, mais ici, ce sont elles qui ont le pouvoir. Si tu ne le sais pas encore, l’empereur est... une impératrice. Les mâles sont les guerriers, et les femelles gouvernent. Depuis toujours. Les Qivhviens naissent par portées, les femelles sont très rares. Elles sécrètent aussi un poison, au bout de leurs doigts, qui peut tuer le mâle rien qu’au toucher. De fait, elles sont sacralisées. Et craintes.

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ACdeHaenneACdeHaenne   28 septembre 2014
Une tête à la bouche ouverte et aux yeux surpris injectés de sang roula près de moi, idiote incarnation de la mort. Une tête de Shao. Tout un symbole.
Commenter  J’apprécie          102
TortoiseTortoise   26 février 2014
Elle nous avait dit qu'à Ferza, elle travaillait aux archives impériales ; un recoin du palais dont tout le monde se contrefichait. Archiviste était sans doute le métier le plus dégradant et le plus honteux pour un Qivhvien digne de ce nom, surtout pour une femme de l'empire supposée intelligente et ambitieuse, en âge pour la quête de reproduction. Mais pas pour Karzhoa : son travail l'avait passionnée. L'histoire de son peuple et son évolution la fascinaient. Elle s'était donnée corps et âme. Et pour quelle récompense ? La fuite, en compagnie de deux esclaves shaos et d'un Snadien !
Néanmoins, nous pouvions bénir sa connaissance parfaite de l'empire. Avec elle, ce n'était pas du tout la même histoire que sans elle.
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TortoiseTortoise   26 février 2014
J'étais d'avis, après ça, que nous la fermions définitivement, et j'eus un regard acide vers mon ami. Il me fit un geste désabusé de la main et reprit une position convenable sur son harull, me tournant le dos. Apeô, lui, n'ouvrait toujours pas sa bouche mangée par sa longue barbe grise. En l'occurrence, c'était lui, pour une fois, le plus avisé de nous trois. Mais ses yeux nébulaient, et je me demandais si, à ce moment, il comprenait vraiment ce qui l'entourait.
Quant à Kahrzoa, j'avais un mal de fjark à la reconnaître. Elle n'avait plus rien de l'archiviste impériale fébrile et peu assurée que les gardes de Lazpoa nous avaient présentée, ou la fille en pleurs consolée par Kardelj le jour de notre fuite.
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AlfaricAlfaric   04 août 2014
- J'avoue qu'une idée me trotte dans la tête : de nombreux marins sont partis explorer ce qui existe au-delà des mers. L'un deux, une fois, l'a raconté qu'il existait d'autres terres, d'autres continents. Nous pourrions, si nos finances nous le permettent, affréter un navire et fuir vers ses autres terres... […]
- Pauvre garçon, crois-tu que les terres que tu découvrirais seraient meilleures que les nôtres ? Je veux dire, crois-tu que les tyrans que tu y rencontrerais serais plus doux que les nôtres ? Tu rêves ! En quasi cent ans de vie, j'ai perdu tout espoir de ce côté-là. Les hommes sont tous des chiens qui s’entre-tuent pour le même os. Alors, à quoi bon ? Mieux vaut que ce monde disparaisse à jamais.
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