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ISBN : 2953499873
Éditeur : Critic (24/02/2012)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Il était une fois rien du tout. Il était une fois six histoires où des hommes et des femmes se trouvent confrontés à des situations improbables, quoiqu’étrangement familières. Et si vous pouviez faire revivre un être disparu ? Et si votre rêve le plus fou pouvait se réaliser ? Et si votre vie était factice ? Et si l’amour n’était qu’un éternel recommencement ? Et si… Voulons-nous vraiment connaître le jardin secret des personnes que l’on aime ? Quel prix sommes-nous... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
DarkHawk
  03 août 2015
Pour une fois, je traverse une période où j'ai assez peu envie de lire. J'ai donc hésité assez longtemps avant au final de me laisser séduire par Les Créateurs de Thomas Geha. Cet auteur ne m'ayant jamais déçu, il m'a paru parfait pour me redonner envie de lire.
Bien m'en a pris car ce recueil de nouvelles est tout bonnement excellent ! Je vous propose une critique succincte de chacun des textes. Je les ai notés de 1 à 5 étoiles. 1 étoile pour un texte que je n'ai pas aimé et 5 pour un chef-d'oeuvre que je relirai avec délice.

La voix de monsieur Ambrose
L'auteur nous propose de suivre le destin d'un acteur de théâtre. Unanimement salué par les critiques, ce dernier voit son ascension stopper en raison d'une voix trop peu puissante avant de voir son destin basculer de façon peu ordinaire.
« La vie est parfois comparable à un jeu d'escarpolette. Un moment on est en haut, un autre en bas et on n'est rien, mais on s'obstine à vouloir monter plus haut, quitte à tomber... »
Cette nouvelle est tout simplement envoûtante. J'ai dès les premières pages été séduit par les décors de ce Paris du XIXème où se mêlent réel et imaginaire. On se délecte de chaque page, de ce mélange subtile de citations et d'action. Excellent !
*****

Là-bas
Ce court texte se passe à Prague. On y suit un jeune couple en voyage romantique sur les bords de la Vltava jusqu'à ce que tout bascule.
« D'un pas lourd, je retourne à l'endroit où j'ai fait basculer son corps. Je reste rigide, immuable statue de pierre. Je ne comprends pas.
Une larme s'arrache de mon visage, et part se noyer, plus bas, dans la Vltava »
J'ai trouvé ce texte très beau et très mélancolique. Ce n'est pas tant le mythe du Golem que les personnages qui sont au centre de l'histoire. La détresse et le questionnement de Charles sont touchants, et le dénouement tristement romantique.
****
Copeaux
On nous propose ici de rentrer dans la peau de Klervi, une jeune femme qui a perdu ses parents dans un accident de voiture. La nouvelle aborde le thème du deuil des êtres chers et de la difficulté à le surmonter. Ce thème se retrouve dans plusieurs des textes de ce recueil.
« Il était une fois rien du tout.
Du moins, j'ai toujours cru que ma présence sur cette terre n'avait aucune importance, que j'allais passer puis repartir , sans laisser de traces, sans avoir envie d'en laisser, quoi qu'il advienne. J'ai toujours su que je n'étais rien, et que rien je resterais parce que ma vie avait toujours été ainsi faite ; »
Ce texte est comme les autres fort bien écrit. Dès les premières lignes (ci-dessus), on est intrigué. Une belle réussite.
****
Bris
On retrouve encore dans ce texte les thèmes de l'amour et de la mort, cette fois-ci mis en images dans un monde futuriste qui est pas sans rappeler "Blue" de Joel Houssin. Notre héros est en effet prisonnier d'une ville close.
La nouvelle est plus noire et amère que les autres. On perd en mélancolie mais pas en intérêt. C'est percutant, souvent absurde et très réussi.
****
Dans les Jardins
Retour dans le romantisme et la mélancolie avec une nouvelle dont le thème est de nouveau le deuil. J'ai beaucoup aimé l'atmosphère mais j'ai un peu moins accroché à l'histoire en elle-même. Elle n'en reste pas moins plaisante à lire.
***
Sumus Vicinae
Pour clôturer ce recueil, nous avons droit à un exercice de style remarquable. Thomas Geha nous plonge en effet dans un monde où sa prose est "musicale".
« Il notait à verse.
Un sombre requiem. Les notes s'écrasaient avec tristesse sur le sol
et sans bruit sur mon imperméable noir. »
Rapidement l'exercice prend le pas sur l'histoire et l'on se surprend à observer ce curieux spectacle. C'est agréable mais on peut regretter que l'histoire n'arrive pas à prendre le dessus.
***
Pour conclure, ce recueil est d'un excellent niveau. Je vous le conseille très vivement. Il serait dommage de passer à côté.
Note : 8,5/10

Lien : http://www.les-mondes-imagin..
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Commenter  J’apprécie          90
Arieste
  25 novembre 2012
Inutile de vous faire patienter plus longtemps, j'ai adoré !!!! Voyons ensemble les raisons de mon adoration d'abord nouvelles par nouvelles puis un avis plus général sur le recueil.
La voix de monsieur Ambrose : j'ai adoré le contexte de la nouvelle, le Paris du XIXe siècle, le monde des artistes, tout y était dès le début pour me plaire. Voilà que de surplus apparaît Arthur Machen, dont le livre le grand dieu Pan m'a enchanté (j'en ai parlé ici) et qui rajoute encore plus de mystère à l'ambiance. le ton y est juste, l'ambiance est sombre juste comme il faut et l'histoire est prenante.
Là-bas : une histoire d'amour et de mort se déroulant sur deux époques ; comme c'est à Prague, le golem n'est pas bien loin... L'ambiance de Prague et son golem revisitée pour en faire une très belle histoire.
Copeaux : une belle histoire de Noël se déroulant dans la campagne bretonne. Je suis friantes d'histoires de Noël donc ce récit m'a beaucoup ému et je pense que je suis loin d'être la seule.
Bris : dans un monde futuriste et guère joyeux, un homme sans passé cherche à se reconstruire. Rapidement plongés dans l'ambiance, on se demande quel secret se cache derrière l'amnésie de cet homme, et quel choix ferions-nous dans cette situation, ignorer son passé inconnu ou bien l'affronter ?
Dans les jardins : Une maison et un jardin pleins de mystères, un homme qui cherche à se reconstruire, une lanterne magique. Une belle histoire pleine de poésie.
Sumus Vicinae : inspirée d'un morceau de Nicholas Lens, cette dernière histoire se déroule dans un monde légèrement différent du nôtre où un homme cherche une vérité, LA vérité.

Concernant le recueil dans sa globalité, j'ai apprécié la qualité d'écriture que le format court permet davantage que le roman. On sent que les histoires racontées ne l'ont pas été fait dans la précipitation, mais sont le fruit d'une longue réflexion et d'une volonté de trouver le mot juste. Je ne parle pas forcément du temps d'écriture, mais du temps de réflexion et maturation de l'histoire elle-même.
Autre caractéristique, les nouvelles présentées ici ne sont pas "à chutes", l'intrigue y est menée progressivement vers le dévoilement d'une révélation, souvent belle, parfois triste, mais qui ne laisse pas indifférent.
J'aime aussi le fait que l'on voyage au fil des nouvelles, Paris, Prague, la Bretagne, le passé, le présent, le futur, on se rend compte au fil des pages que tout est lié, l'homme et sa soif de connaissances étant le dénominateur commun. Une concordance de ton qui n'a pas du être facile à mettre en place, comme souvent dans les recueils et que je salue particulièrement ici.
De par la variété des nouvelles, je pense que ce recueil peut plaire à tout le monde, car chacun peut y puiser des éléments qui le toucheront j'en suis persuadée.
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Nyuka
  22 mai 2017
Ce mois de mai me réserve décidément de belles surprises livresques !
Ce recueil est à lire absolument !
Premièrement il est extrêmement bien écrit et c'est agréable pour l'oeil et la pensée.
Deuxièmement, Thomas Geha a l'art de nous emmener dans ses différents univers et d'y vivre d'incroyables rencontres. Les nouvelles sont certes courtes mais les personnages sont haut en couleurs !
On s'y attache vite et on ne voit pas le point final arriver !
Coup de coeur garanti !
Bravo à l'auteur !
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Chauncey
  13 juillet 2013
Je commencerai simplement par le plus évident : la magnifique couverture que l'on doit à l'illustrateur Laurent Guillet (une page lui est consacrée en fin d'ouvrage). On a coutume de dire qu'un livre ne doit pas être jugé sur sa couverture, inutile cependant de nier que celle-ci attire l'oeil ; et une fois la lecture effectuée on ne peut qu'approuver le parti pris.
Je voue une affection toute particulière aux mythes de la création. L'évocation du mythe du Golem que j'ai eu l'occasion de travailler très superficiellement au cours de ma licence était un élément en faveur de l'ensemble. Ajoutons à cela les mentions dans la première nouvelle de l'une de mes pièces préférées qu'est Lorenzaccio, et j'étais définitivement accrochée.
Détailler chacune des émotions proposées par chacune des nouvelles imposerait une lecture on ne peut plus fastidieuse aux courageux lecteurs déjà arrivés jusqu'ici. Je me contenterai simplement de mentionner Copeaux qui m'a ramené à l'enfance.
Thomas GEHA explore des univers riches et diversifiés, y laissant vivre des personnages qui ne laissent pas indifférents. Chacune des nouvelles m'a semblé prenante et ce même si j'ai eu l'impression d'une qualité parfois inégale de l'une à l'autre. L'exploration des sentiments est globalement bien menée, sans caricature excessive. Les sonorités sont intéressantes et la temporalité maîtrisée. La réflexion sur la création est agréable à suivre, le rapport à l'art exploré de façon traditionnelle et efficace. du théâtre à la musique, GEHA fait partie des monstres de culture classique et on sent celle-ci poindre à chaque phrase. La plume de l'auteur, poétique et travaillée, rythme l'ensemble sur de courts paragraphes en une mécanique minutieuse qui, si j'ose l'écrire, relève presque de l'horlogerie.
A titre personnel j'ai particulièrement apprécié la liberté que GEHA propose à son lecteur en matière d'interprétation, la seule limite étant sa propre imagination.
Il me faut ici conclure de façon fort peu originale et précisant simplement que je suis impatiente de trouver le temps de lire La Guerre des Chiffonneurs au vu de la qualité de ce recueil qui mérite qu'on s'y arrête et que je relirai sans aucun doute.
Lien : http://happymonde.wordpress...
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celindanae
  14 juillet 2019
Les créateurs est un recueil de six nouvelles de Thomas Geha publié aux éditions Critic en février 2012.Ce recueil fait partie de la catégorie « Hors collection » des éditions Critic. Thomas Geha est l'auteur de plusieurs romans et de plusieurs nouvelles. J'ai craqué pour ce recueil lors des Imaginales et je ne le regrette vraiment pas. Les 6 nouvelles sont assez différentes et je vais les détailler une à une.
Les créateurs est ainsi un magnifique recueil qui vient montrer à quel point le format court peut être porteur d'émotions et de magie. Les 6 textes sont dans des tonalités et des registres différents mais on retrouve avec plaisir la très belle plume de Thomas Geha. Une merveille, à lire et relire pour certains textes!
Chronique beaucoup plus détaillée sur le blog
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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critiques presse (1)
Elbakin.net   03 mai 2012
Comme toujours, le style Geha a fait mouche et ce recueil de six nouvelles se lit en un rien de temps. Des nouvelles au ton fort différent de l’une à l’autre.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
DarkHawkDarkHawk   02 août 2015
Il était une fois rien du tout.
Du moins, j'ai toujours cru que ma présence sur cette terre n'avait aucune importance, que j'allais passer puis repartir , sans laisser de traces, sans avoir envie d'en laisser, quoi qu'il advienne. J'ai toujours su que je n'étais rien, et que rien je resterais parce que ma vie avait toujours été ainsi faite ;
Commenter  J’apprécie          60
UnpapillondanslaluneUnpapillondanslalune   21 mars 2012
Il notait à verse.
Un sombre requiem. Les notes s'écrasaient avec tristesse sur le sol
et sans bruit sur mon imperméable noir.
Commenter  J’apprécie          90
DarkHawkDarkHawk   30 juillet 2015
Dans ma tête, venue de nulle part, apparaît l'image d'un orchestre composé de violons et d'une clarinette. J'entends les notes de leur musique pour la première fois de ma vie ; elle sont mélancoliques et donnent un ton de valse triste.
Commenter  J’apprécie          40
AriesteArieste   25 novembre 2012
A trente ans, avec l'impression d'être au lendemain de mes vingt-cinq et de n'avoir rien vécu entretemps, ma situation n'avait guère évolué, hormis sur un point précis : comme une large majorité de mon entourage Mamé avait pris rendez-vous avec St-Pierre et je demeurai seule pour la première fois de ma vie, vraiment seule, dans cette grande et vieille ferme où les rares activités restaient un jardin, une dizaine de poules, autant de lapins, et l'armoire de mon grand-père, remplie en majorité de livres du mois et de volumes hétéroclites dénichés en brocante ou foires Amnesty
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DarkHawkDarkHawk   02 août 2015
D'un pas lourd, je retourne à l'endroit où j'ai fait basculer son corps. Je reste rigide, immuable statue de pierre. Je ne comprends pas.
Une larme s'arrache de mon visage, et part se noyer, plus bas, dans la Vltava
Commenter  J’apprécie          40
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Vidéo de Thomas Geha
Recueil de nouvelles signé #Thomas Geha Couverture, musique et vidéo réalisées par #JimmyRogon
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