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Olivier Le Lay (Traducteur)
EAN : 9782070779871
432 pages
Gallimard (03/04/2008)
3.73/5   20 notes
Résumé :
La maison de sa grand-mère dans un faubourg de Vienne constitue un héritage encombrant pour Philipp Erlach. Il aurait voulu échapper à l'histoire familiale, mais avec cette grande demeure dont il ne sait que faire, elle semble le rattraper : Richard et Alma, ses grands-parents, qui ne veulent pas jouer le jeu des nazis au moment de l'Anschluss ; sa mère Ingrid, née juste avant la guerre, qui s'éprend de Peter, enrôlé dans les jeunesses hitlériennes pendant les derni... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
mariecesttout
  01 février 2014
Je dois dire que j'ai eu un peu de mal avec ce roman. Pour deux raisons, d'abord mon mode de lecture , qui consiste à toujours lire plusieurs livres à la fois , et ensuite -et surtout- la manière dont cet écrivain a raconté l'histoire de cette famille, allers et retours, mais surtout morcellement d'histoires individuelles, toutes racontées au présent, qui concernent pourtant bien l'histoire de personnages très proches puisque sur trois générations ( grands parents -parents- enfants) qui se sont bien connus, mais qui donnent l'impression, à la lecture, de n'avoir que peu de liens entre eux. Ou plutôt de les rejeter. de ne surtout rien vouloir savoir.
Philipp , qui hérite, bien malgré lui, de la maison de ses grands parents, ne connaît rien, par exemple de l'histoire du boulet de canon sur la rampe d'escalier, qui a pourtant toujours été là. Seul le présent l'intéresse : Avec le temps tout est décrépit, bousillé, superflu, inutile , et les affaires de la grand-mère vont finir à la poubelle.
C'est un roman que j'ai trouvé très dense et complexe, parce que tout est raconté de façon fragmentée, et qu'en fait ce n'est qu'à la fin que commencent à se rassembler les morceaux épars de cette famille. Enfin, ceux qui restent et racontés par ceux qui veulent le faire.
C'est-à-dire une seule personne, Alma, la grand-mère . Qui aimerait bien parler avec son mari de choses qu'il a tenues secrètes toutes ces années. Des secrets qu'il a bien gardés.
"Et pour qui? Pour qui? Pour personne. Pour ne même plus pouvoir se les avouer à lui-même un jour ou l'autre. Des trésors, mais il ne sait plus où il les a enterrés. Des arbres comme points de repère. Les rivières, je crois, Richard, se sont creusées un nouveau lit. Des fleuves. Débordés. Des lacs. Asséchés. Ce qui était un fleuve est un lac. Comme des excréments de poisson les évènements partent par le fond, le fond, c'est-à-dire la mer."
Elle ne peut guère faire autrement que de laisser couler, Alma , son mari est atteint de la maladie d'Alzheimer, son fils est mort à la guerre et sa fille s'est noyée, et personne n'en a reparlé, de ces deux enfants morts..
Quant aux petits enfants, l'aînée est partie très tôt aux Etats-Unis sans donner de nouvelles, et le garçon , ce Philipp donc , pense , après qu'une phrase importante ait été prononcée ( par quelqu'un d'étranger à la famille, bien sûr..) : "-Tout être raisonnable regarde droit devant, et pour pouvoir regarder devant soi, il faut savoir ce qu'on a derrière soi. Tu ne peux pas te raconter des histoires et prétendre le contraire."- qu'il n'a pas beaucoup d'histoires à se raconter que ça tiendrait sur un timbre poste.. même la mort de sa mère.
Un roman, oui, qui parle d'amnésie, volontaire ou non. Il faut sans doute plus que j'ai pu le faire, savoir mettre en relation cette volonté de non- mémoire avec l'histoire de l'Autriche , un pays où , toujours selon Alma, sitôt entré, on doit ou on peut déposer le passé, selon la situation dans laquelle on se trouve .
Il me semble que c'est un roman qui doit rentrer en résonance avec culture et histoire autrichiennes et qu'il aurait sans doute fallu que je la connaisse mieux! Je ne pense pas que mon commentaire confus puisse encourager à lire ce roman, et pourtant... pourtant il y a des pages magnifiques.
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laetitiaflagothier
  21 mars 2022
Avec les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie, j'ai continué mes découvertes avec Arno Geiger, un auteur autrichien.
Je me suis rendue compte que je ne connaissais pas vraiment la littérature autrichienne. Je commence à connaître certains auteurs allemand, mais autrichien...?
C'est donc avec une certaine curiosité que je me suis plongée dans Tout va bien!
" Tout va bien ", c'est l'histoire de Philipp qui hérite de sa grand-mère Alma, la maison familiale dans un faubourg huppé de Vienne. Une maison qu'il décide de vider purement et simplement et dont on sent qu'il va finir par tisser des liens avec elle. On pourrait même dire que ce qu'elle lui amène à vivre, devient des sursauts de vie que Philipp ne croyait plus possible et donc précieux à ces yeux... Seulement Philipp est maladroit et pas très ancré dans sa propre vie! Ce qui n'aide pas son entourage, que ce soit Johanna, sa maîtresse, ou les deux ouvriers engagés pour lui prêter main-forte à décoder se qu'il cherche à exprimer... Je dirais même que derrière Philipp qu'on croirait papillonant de gauche à droite tant rien dans sa vie ne semble le retenir, l'émouvoir, le toucher au point de lui donner de la consistance, on a un homme frustré. Frustré parce que personne n'arrive à le voir tel qu'il est!
Ce qui nourrit un sentiment de solitude! Une solitude qui caractérise d'ailleurs tout le roman tant on découvre combien Alma, sa grand-mère, Richard, son grand-père et Ingrid sa mère ont du se construire avec elle!
Et c'est là que c'est opéré une certaine rupture pour moi en tant que lectrice. le livre qui alterne les chapitres où l'on suit Philipp, Philipp qui vide sans se poser de question, Philipp qui fait des travaux de restauration; alternent avec des chapitres qui nous plongent dans le passé où nous rencontrons Alma à un âge avancé, son mari Richard et sa fille ingrid au sortir de la guerre, Ingrid bien des années plus tard et avant son décès, Peter le mari d'Ingrid et père de Philipp à la veille de voir sa famille évoluer vers une étape suivante de la vie... Cette alternance m'a touché dans ce qu'elle me partageait de l'Autriche d'avant et d'après guerre au travers d'une famille... Par contre, cette alternance et les voix de chacun des membres de la famille ne m'ont pas permis d'entre apercevoir une trame qui m'aurait soit éclairé sur Philipp, soit permis de comprendre ce qui les unissait ou les désunissait chacun... C'est comme si on m'avait mis à voir des touches de couleurs intéressantes pour elle - mêmes mais sans lien entre elle, alors que le support laisse penser le contraire...
Du coup, j'ai été avide de lire la notice dans Les 1001... et je me suis demandée si nous avions lu le même livre! En effet, j'aurais du comprendre que les chapitres qui faisaient un saut dans le passé étaient des lettres et qu'elles permettaient à Philipp de prendre la mesure de son histoire et de celle de son pays... Je peux vous dire que là nous sommes très loin de cette proposition que j'aurais pourtant bien aimé lire...
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Bellonzo
  10 janvier 2014
Tout ne va pas si bien

Présentation de l'éditeur :

"La maison de sa grand-mère dans un faubourg de Vienne constitue un héritage encombrant pour Philipp Erlach. Il aurait voulu échapper à l'histoire familiale, mais avec cette grande demeure dont il ne sait que faire, elle semble le rattraper: Richard et Alma, ses grands-parents, qui ne veulent pas jouer le jeu des nazis au moment de l'Anschluss; sa mère Ingrid, née juste avant la guerre, qui s'éprend de Peter, enrôlé dans les jeunesses hitlériennes pendant les derniers jours de la débâcle, dans Vienne en ruine. La fin tragique de leur mariage laissera Philipp seul avec sa soeur Sissi et un père un peu farfelu..."


Arno Geiger fait partie de la jeune vague des auteurs autrichiens, né en 68. "Tout va bien" est un tour de force littéraire dans lequel je suis entré à pas comptés. J'ai d'ailleurs mis pas mal de temps pour le lire. C'est que la famille Erlach, au long de 70 ans d'Histoire de l'Autriche ne laisse pas si facilement apprivoiser son intimité. Sur un tempo d'allées et venues entre 1938 et 2001 nous assistons à la vie d'une famille qui aura tout connu de l'histoire, Anschluss, compromissions, Guerre Froide, désarmement, chute du Mur, dans ce curieux pays mort au moins deux fois en moins de quarante ans. Rien dans ce pays n'est tout à fait comme autre part. Il règne comme dans "Le troisième homme" une sorte d' "arrangement" permanent et d'amnésie compréhensible, d'où probablement des gens comme Michael Haneke ou Thomas Bernhard.

Mais "Tout va bien" évoque aussi les petits tracas, le manque de carburant, la maison familiale à liquider, les souvenirs de la Vienne impériale, et mille petite misères de quatre générations. Ce livre a eu un succès prodigieux en Germanophonie. Relativement déconcertant car on ne sait guère où il veut en venir, c'est une belle aventure de lecture dont les mots sont parfois assez près d'une désespérance belle à se damner.

. . . Pas de doute, les Autrichiens de talent sont revenus sur les bords du Danube. Il a fallu bien des décennies.

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sandrine57
  11 décembre 2010
J'ai eu bien du mal à entrer dans cette histoire de famille. Il a fallu plus de 200 pages pour que je commence à m'intéresser à la vie des personnages, en particulier à Ingrid et Peter les parents de Philippe. Malheureusement les évocations du passé sont entrecoupées par de longs passages concernant de ce même Philippe et il est loin d'avoir une vie passionnante! Complètement largué, il subit les évènements, que ce soit sa liaison avec une femme mariée ou les travaux dans sa maison. Cependant, au fil des page j'ai ressenti sa grande détresse et son désir d'avoir des amis coûte que coûte m'a quelque peu émue. Bref, cette incursion dans la littérature autrichienne ne m'a pas emballée et je ne recommande pas ce livre excepté si on a envie d'en savoir plus sur l'histoire du pays et qu'on n'a pas peur de s'ennuyer un peu.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
BellonzoBellonzo   10 janvier 2014
Son ventre s'arrondit misérablement, des bourrelets gélatineux entourés de plis profonds et pas le moindre soupçon de bronzage bien que l'été vienne à peine de finir. Pas de muscles non plus, de la graisse, rien que de la graisse, des bouffissures, tout le gras des sept années grasses. Là-dessus des poils sombres et gris rassemblés autour d'un nombril blanchâtre, comme s'il en émanait un attrait magique. . .
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line70line70   21 mars 2011
En secret chacun de nous voudrait savoir ce que lui réserve l'avenir, ne serait-ce que pour pouvoir imaginer plus facilement, au présent, qu'il sait encore ce qu'il fait.
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