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ISBN : 2714309100
Éditeur : José Corti (02/02/2006)

Note moyenne : 3.22/5 (sur 9 notes)
Résumé :

Un jour le narrateur, traducteur très consciencieux,remplace un point-virgule par une virgule. Il s'aperçoit de son erreur mais ne la corrige pas. Le voici sur une pente qui va le mener très loin. Dans les traductions suivantes, il change quelques détails ; l'éditeur n'y voit que du feu. Le traducteur glisse alors une phrase de son cru, puis plusieurs, apportant de nouvelles nuances aux œuvres traduites ce qui le conduit - et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Tandarica
  20 novembre 2018
Sur le style je reprends une citation de la page 99 qui exprime bien mon ressenti de lecture : «n'avez-vous jamais vécu un pareil moment où à travers une idée, un amour, un projet, ou toute autre raison, la certitude d'être dans le vrai efface toutes les contradictions au profit d'une plénitude incomparable ? »
Comment un traducteur devient-il écrivain, tel est le propos de ce bref roman. Par une habile mise en abîme, nous lisons presque le roman en construction du narrateur, intitulé La mécanique du mal. Mais attention, ce titre a réellement été publié par l'auteur avec un sujet sensiblement différent à en croire la quatrième de couverture. C'est subjugué par la traduction qu'il est en train de faire qu'il éprouve un indicible bonheur. Cette « fraîcheur d'une première lecture », « cette absence d'a priori si nécessaire à la perception exacte d'un livre » (p. 78) sera l'objet d'une mini enquête menée de front avec l'écriture de son roman. La violence ressentie après le refus d'un premier livre par de nombreux éditeurs laissera la place aux plaisirs habituels de ceux qui sont publiés, au point de songer aussitôt au nouveau livre ayant pour protagoniste le peintre flamand (inventé de toutes pièces) Adrian Terlinck. C'est un échec qui fait douter le narrateur et le prochain roman aura finalement un tout autre sujet. Un accident survient et avec lui une nouvelle vie pour le narrateur. En guise de conclusion : «pas de sortie majeure en littérature. Rien d'autre à afficher que soi. Sous tous les déguisements possibles. Pauvre carnaval.»(p. 123) Cela renvoie à la citation d'André Ar Vot en épigraphe et la boucle est ainsi bouclée, pourrait-on dire.
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verobleue
  27 septembre 2013
« le traducteur » comporte trois étapes distinctes.
D'abord, le traducteur, fidèle travailleur de l'ombre qui, peu à peu dérape, modifie le texte qu'il traduit, désirant apporter de nouvelles nuances au texte et qui finalement trahit l'écrivain en réécrivant le roman.
Deuxième étape, le traducteur devient lui-même écrivain, essaye de déterminer qui il est et ce que l'écriture va lui permettre de dire.
Troisième étape, l'écrivain se trahit lui-même en écrivant n'importe quoi et se laisse prendre au piège du métier et du succès.
Jacques Gélat traduit toute l'étendue des états d'âme de l'écrivain. Les différentes périodes de ce cheminement s'enchaînent et si j'ai pris beaucoup de plaisir à commencer le livre, il m'a finalement emmenée sur l'évolution des angoisses de la création où je me suis perdue et finalement ennuyée.
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tulisquoi
  13 novembre 2010
Un traducteur, normalement, c'est quelqu'un qui se met au service du texte d'un auteur. « On doit se faire à l'autre, l'écouter, le comprendre, s'en imprégner, avec cette différence qu'au lieu d'un personnage, c'est un roman qu'il va falloir traduire. » Alors pourquoi donc notre narrateur remplace un point-virgule par une virgule ? Pourquoi ensuite va-t-il continuer à modifier de plus en plus les textes qu'il devrait seulement traduire ? Jusqu'à modifier des paragraphes complets ? Mais très vite, cela ne lui suffit plus et il finit par découvrir l'autre, celui qui veut écrire. Celui qui, d'un coup, force le chemin et s'impose naturellement avec quelque chose à transmettre.
Un premier roman refusé ne va pas l'arrêter, car il doit traduire un texte qui brusquement va lui amener l'inspiration. Mais ce texte à traduire, qu'il trouve lui magnifique, est relégué par ses amis libraires au rang de roman de gare à peine. Il finit par se poser des questions. Sur ce livre, sur ses qualités à lui en tant qu'écrivain. Alors de rencontres d'auteurs en réunions mondaines, il va finir par se perdre et par perdre sa foi en lui et en son écriture.
(lire la suite...)
Lien : http://www.tulisquoi.net/le-..
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Luc-Michel
  03 janvier 2015
Une histoire qui procure du plaisir et permet de s'interroger sur les limites du possible, et la capacité des autres à avoir conscience de ce qui se passe.
J'ai adoré
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gilda
  28 juillet 2010
divertissant et non sans intérêts / ces métiers d'écrire et de traduire.
Donne envie de lire la pseudo-suite ("Le traducteur amoureux")
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
TandaricaTandarica   16 novembre 2018
Je l'affirme définitivement : personne ne connaît mieux les livres que nous. Lecteurs, critiques, éditeurs, aucun de ceux-là ne connaît le poids d'un mot, la structure d'un roman, ses plus intimes agencements, comme nous, les traducteurs.
(p. 21-22)
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verobleueverobleue   27 septembre 2013
On doit se faire à l’autre, l’écouter, le comprendre, s’en imprégner, avec cette différence qu’au lieu d’un personnage, c’est un roman qu’il va falloir traduire.
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tulisquoitulisquoi   13 novembre 2010
C’était toujours au moment de m’endormir, dans ce demi-sommeil où l’éveil parle encore. D’étranges phosphorescences apparaissaient devant mes yeux fermés. Des lettres se dessinaient, des mots se formaient. Ils allaient, venaient, s’entrechoquaient, combinaient de lentes bribes de phrases qui à leur tour s’entrelaçaient, se défaisaient, avant de disparaître pour revenir encore, jusqu’au moment où le sommeil m’emportait.
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verobleueverobleue   27 septembre 2013
J’en attendais un autre aboutissement, une autre vérité que je cherchais à travers ce qui pousse un homme à écrire : narcissisme exacerbé, expulsion de l’insoutenable, mise au clair du réel, désir d’exprimer des idées, de séduire, et bien d’autres raisons encore, toutes aussi valables mais bien inutiles à connaître dans cette période.
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TandaricaTandarica   07 juin 2015
Je crois que ma rancune venait d'avoir toujours été parfaitement pointilleux, par respect de l'auteur, par amour de la littérature, par besoin de fidélité.
(p. 15)
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