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ISBN : 2955678244
Éditeur : Editions Libre (12/06/2018)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Au vu de la situation, la grande majorité des mouvements sociaux et écologistes échouent lamentablement. La plupart de ces mouvements se targuent de respecter scrupuleusement les principes de la non-violence, qu'ils considèrent comme la seule méthode de lutte acceptable. Et pourtant, ainsi que Peter Gelderloos l'expose brillamment dans ce livre, cette adhérence dogmatique au concept de la non-violence est injustifiée et injustifiable. Il s'agit d'une des principales... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Jeannepe
  10 août 2019
Comment le non-violence protège l'État en quelques étapes : elle est inefficace, raciste, étatiste, patriarcale, tactiquement et stratégiquement inférieure, et un leurre. Allez, zblam, dans ta face. Parce que bon, les contre-arguments, pas que je les ai réellement cherchés, sont difficiles à trouver. du coup, en quelques 200 pages, tu prends tes clics et tes clacs de petite manifestante blanche de gauche, super satisfaite quand elle tient tête à un CRS (avant de bien gentiment rentrer chez elle bouquiner et boire du thé).
Observer attentivement et analyser le contexte actuel, en France notamment, ne peut que forcer la réflexion sur la violence : qu'est-elle réellement, qui la met en place, à quel niveau se joue-t-elle ? Lorsque les violences policières fleurissent et sont continuellement légitimées et niées par le gouvernement, lorsqu'une partie conséquente de la population se voit nier des droits les plus élémentaires, lorsque les termes « prise d'orages » sont rabattus à tort et à travers pour ôter toute substance politique à des actions finalement assez gentilles, lorsque les droits sociaux sont en danger continuel, lorsque la planète est dans un état alarmant, lorsque… lorsque finalement, c'est vraiment la merde ce qui se passe et que le·s gouvernement·s n'écoute·nt pas et ne regarde·nt pas – dans le meilleur des cas –, elle est où la violence – et la non-violence ?
Culte de la non-violence, culte de la bienséance et de la bien-pensance : le pacifisme est un absolu non négociable, difficile à critiquer dans les soirées mondaines ou en salle des profs. Et pourtant. Comme tout culte, il a sa grande part d'hypocrisie. La non-violence comme principe immuable et non-questionnable est un privilège : celui de fermer les yeux, d'être tranquille, de laisser faire. Celui de se dire « au centre », de ne pas s'intéresser, d'accepter, de collaborer silencieusement. de condamner en s'alliant aux plus forts.
Gelderloos n'appelle pas ici la violence mais à la réflexion. Il commence avec une petite dose de vocabulaire, histoire de clarifier la pensée, pour ensuite préconiser la diversité des tactiques, en dégommant quelques mythes au passage. Par A+B, ça fait du bien à l'intellect et à l'engagement politique (qui justement, pour ma part, se confond grandement avec l'intellect : pour le meilleur ou pour le pire ?).
Et le prochain qui me cite Gandhi, je le dégomme.
Lien : https://auxlivresdemesruches..
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Arthemyce
  27 juin 2019
Il me tardait de lire cet ouvrage après l'excellente critique d'EnerstLONDON (comme à son habitude).
Anarchiste militant, Gelderloos propose un texte caustique et pertinent attaquant frontalement la vacuité de la non-violence en tant que doctrine, à toute échelle.
Dans un effort argumentatif Historique, Politique, Philosophique et Sociologique, l'ouvrage explore les différentes facettes de ce qu'implique la non-violence. L'occasion d'exposer les limites de ce mode de pensée tant pratiques (par les "victoires" illusoires) que théoriques (inconsistance).
On voyage ainsi à travers le monde et le temps en focalisant l'analyse sur les différents fondement de la doctrine qui, à la violence Raciste, Etatiste ou encore Patriarcale, oppose sans sourciller le Graal moral que représente la non-violence : à savoir la soumission passive.
S'en suit une démonstration des limites stratégiques que représentent l'ablation de la violence du spectre tactique qui nous amène a considérer la doctrine de non-violence comme un leurre, une déformation purement "occidentale" de la perception de la "violence", terme qui sera d'ailleurs explicité afin d'en montrer la sémantique à géométrie (très) variable.
Finalement Gelderloos aborde les possibilités d'un activisme révolutionnaire en montrant que la non-violence et la violence sont loin d'être incompatibles lorsque bien comprises.
Volontairement pamphlétaire, Gelderloos - à l'instar d'un David GRAEBER - nous invite à questionner la société sous le prisme de l'Anarchisme, permettant une analyse intransigeante de la domination sous toutes ses formes, n'hésitant pas à démystifier certaines figures comme Ghandi ou Martin Luther King en rouvrant les cahiers de l'Histoire.
Un texte mordant.
Édit (19/10/2019) : cf. commentaire ci-dessous, plusieurs éléments historiques avancés par Gelderloos comme arguments en faveurs de sa thèse sont contredits par les faits et nécessitent un approfondissement.
Si cela ne contredit en rien la thèse globale de l’ouvrage, je n’apprecie aucunement qu’un auteur torde les faits sciemment pour favoriser son point de vue. Les falsifications de Gelderloos le décrédibilisent en tant qu’Anarchiste.
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ErnestLONDON
  13 juin 2018
Considérant que la non-violence se fonde sur une falsification méthodique des histoires des luttes sociales du passé, Peter Gelderloos propose une critique de cette emprise morale et plaide pour la diversité des tactiques, choisies selon les situations particulières, pour un « activisme révolutionnaire ou offensif ».
(...)
En raison de son intransigeance, cet ouvrage ne fera certainement pas consensus. Cette parution tombe cependant on ne peut mieux et sa lecture nous semble indispensable aujourd'hui. Ceux que le titre ou les premières pages choqueront, devraient tout de même persévérer, à moins qu'ils ne préfèrent se satisfaire de dogmes ?
Article très complet en suivant le lien.
Lien : https://bibliothequefahrenhe..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
JeannepeJeannepe   10 août 2019
Dit simplement, la non-violence assure le monopole de la violence à l’État. Les États – les bureaucraties centrales qui protègent le capitalisme, perpétuent le patriarcat, la suprématie blanche, et organisent l’expansion impérialiste – survivent en s’arrogeant le rôle d’unique mandataire légitime de l’usage de la force sur le territoire. Toute lutte contre l’oppression passe par un conflit avec l’État. Les pacifistes font le jeu de l’État en étouffant toute opposition dans l’œuf. l’État, de son côté, décourage la lutte radicale au sein de l’opposition et encourage la passivité.
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ErnestLONDONErnestLONDON   29 mai 2018
Les pacifistes blancs (et même les bourgeois pacifistes noirs) craignent l’abolition totale du système suprémaciste et capitaliste. C’est précisément parce que la non-violence est inefficace qu’ils la prêchent à ceux qui sont tout en bas de la hiérarchie raciale et économique ; toute révolution qu’engageraient « ces gens-là », pourvu quelle demeure non violente, échouera à évincer les Blancs et les riches de leurs positions privilégiées.
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ErnestLONDONErnestLONDON   29 mai 2018
En raison de la nature de l’État, toute lutte de libération se transformera très probablement en lutte armée.
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ErnestLONDONErnestLONDON   29 mai 2018
La seule façon d’influencer l’État dans la poursuite d’intérêts qui lui sont diamétralement opposés est de menacer son existence même.
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ErnestLONDONErnestLONDON   29 mai 2018
La non-violence implique qu’il est immoral pour une femme d’affronter son agresseur ou d’apprendre une technique de combat rapproché.
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Video de Peter Gelderloos (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Peter Gelderloos
How Nonviolence Protects the State, Peter Gelderloos Interview
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