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Leslie Damant-Jeandel (Traducteur)
ISBN : 2352945097
Éditeur : Bragelonne (26/08/2011)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 56 notes)
Résumé :

Le terrible Wotan continue d'envahir l'Europe. Assoiffé de sang, il puise ses pouvoirs immortels dans la magie noire. Il chevauche un destrier aux ailes de cuir tandis que ses armées se fraient un chemin vers le nord. Aucune épée ne peut l'atteindre. Seul Uther Pendragon peut sauver la Bretagne. Il doit apprendre à manier l'arme dont il a hérité: la légendaire Épée de pouvoir. Mais Wotan s'est emparé de lui et le retient prisonnier dans le royaume des mo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  07 février 2015
AMOUR. AMITIÉ. COURAGE. HONNEUR. RÉDEMPTION. David Gemmell aura toujours été fidèle à sa devise. J'ai lu toutes ses histoires et je les ai toutes adorées : celle-ci ne fait pas exception à la règle !
Car que raconte David Gemmell dans La Dernière Épée du pouvoir ? L'histoire d'un paria brito-saxon et d'un prince mérovingien qui font alliance pour sauver Uther Pendragon et aller péter sa gueule à un roi-sorcier teuton ! Yeah !!!
Le récit démarre 25 ans après les événements du Fantôme du roi : on prend les mêmes, et on recommence… ^^
Pour ceux qui connaissent un tant soit peu leurs classiques arthuriens, ce n'est pas spoiler que de parler de la trahison adultérine de Lancelot et Guenièvre (qui ici emprunte à l'histoire de Tristan et Iseult ^^) et de la disparation de Merlin.
C'est Révélation, le mystérieux abbé de Tanger, détenteur du Graal, que nous entrons dans le récit : l'Europe est menacée par un nouveau supervilain chaotique mauvais, Wotan le maléfique, nouvel Antéchrist, autrefois connu sous le nom de Moloch par les Feraghs immortels.
Nous suivons l'histoire par les yeux de deux personnages très différents pour ne pas dire antinomiques, dont les destins sont tissés et entremêlés par Révélation et Pendarric (oui, l'empereur atlante du cycle "Jon Shannow") :
- Cormac Filsdudémon, bâtard abandonné par ses parents et élevé par Gryssha, ancien héros champion saxon devenu la risée des siens depuis sa mutilation
- Ursus, prince sicambre paillard et roublard de la Maison de Mérovée (putain, c'est un auteur 100% anglais qui met à contribution les légendes nationales françaises : honte sur nous bordel de merde !!!)
Et tandis que Cormac désapprend la haine au contact d'Anduine, l'aveugle Princesse de Rhétie pourchassée par Wotan et ses assassins vikings nationaux-socialistes, c'est au contact de la jeune réfugiée Stella qu'Ursus devint Galead (oui, le pur et preux Galahad des récits arthuriens !), l'homme assoiffé de vengeance devenant ainsi un guerrier de l'esprit marchant dans pas d'un mahatma Gandhi.
JUSTICE FOREVER !!!
Mais ne nous trompons d'adversaire : les grand ennemis, c'est la Haine et la Violence, assistée par la Peur et l'Ignorance, le Mépris et l'Indifférence, bien souvent bien aidés par le sentiment de mieux valoir que les autres et d'être au-dessus du commun des mortels…
La mise en place est très agréable, piochant peu ou prou dans les mêmes archétypes universels que la saga Star Wars (appelés poncifs insupportables par les non empathiques commissaires littéraires habituels dont on taira les noms par pure charité chrétienne) :
Cormac = Luke, Anduine = Leia, Ursus = Han Solo, Révélation = Obi-Wan Kenobi (et celui-là est carrément assez réussi ! ^^)
J'ai eu un peu peur que le fil directeur des tentatives d'enlèvement des assassins vikings nazis de Wotan soit répétitif, mais à la manière des apparitions des paladins noirs dans le cycle "Drenaï", elles nous gratifient à chaque fois de scènes assez cool mélangeant action et émotion.

L'odyssée aux Enfers de Cormac pour aller délivrer Anduine est mine de rien assez métaphysique.

Et IRL les vieux Gwalchmai et Severinus combattent aux côtés de Culain qui a décidé de se la jouer Horatius Coclès :
"A chaque homme sur cette terre
La mort viendra tôt ou tard viendra.
Et il n'est sort plus enviable
Que de tomber devant l'ennemi nombreux,
Pour les cendres de nos ancêtres,
Les temples de nos dieux."

En paix avec lui-même Uther Pendragon chevauche vers sa dernière bataille avec Cormac à droite et Ursus à sa gauche.

Signalons la traduction soignée de Leslie Damant-Jeandel, qui gomme une belle partie des maladresses de l'auteur…
J'aurais pu lâcher 4 étoiles, et je ne doute pas un instant que des easy readers pourront lâcher 5 étoiles. Mais avec une vue d'ensemble sur la bibliographie de l'auteur, on a à plusieurs niveaux la sensation d'avoir affaire à un prototype :
- de l'affrontement entre Achille et Hector à la fuite d'Enée, tout sera repris ultérieurement dans le cycle Troie
- l'épopée d'Alexandre le Grand sera repris ultérieures dans le cycle du Lion de Macédoine
- le mélange entre les univers de Walter Scott et ceux du Dr Who sera développé dans La Reine Faucon
- les amants maudits ? Skilgannon et Jianna sont tellement plus aboutis que Culain et Goroein…
Et puis il y a le leitmotif de sa propre vie : David Gemmell a été marqué par ses mauvaises relations avec son père, qui l'ont amené aux portes de la délinquance (il a été exclus de l'école pour avoir ouvert un tripot clandestin…), et par ses très bonnes relations avec son beau-père, qu'il l'a sauvé de ladite délinquance. Ses romans ne cessent de mettre en scène cette ambivalence : Cormac est ici un avatar de l'auteur, coincé entre Uther, son père biologique qui ne l'a jamais connu, et Gryssha, son père adoptif qui a joué le rôle de mentor, car mine de rien nous sommes dans les archétypes incontournables de l'universelle quête du héros aux dix mille visages qui une fois de plus nous est contée ici…
Bref, l'auteur a affiné sa formule et fera mieux voire bien mieux ultérieurement, mais un Gemmell même moyen reste au-delà de la majeur partie de la production Fantasy… ^^

J'ai désormais achevé la trentaine de livres qui composent la bibliographie de l'auteur.
J'ai toujours écrit qu'en mélangeant tous les genres du cinéma populaire David Gemmell avait créé la fantasy spaghetti. Mais avec ses héros marginaux qui défendent la veuve et l'orphelin avec l'aide de preux chevaliers blancs ou de badass chevaliers noirs, en lattant leur gueule aux tyrans cruels, aux politiciens avides et aux marchands cupides, David Gemmell nous a sans doute fait de la nekketsu fantasy. Les deux genres se marient parfaitement, car puisant tous deux à la source originelle de l'universel Héros aux mille et un visages. Mieux, avec sa critique sociale, son message de révolte, ses valeurs humanistes mêlant espoir et mélancolie, il remonte au nekketsu pur et dur, celui d'"Ashita no Joe" (le manga de boxe arrêté sur ordre du gouvernement japonais car la génération 68 défilait dans la rue avec des pancartes Joe Kabuki tandis que les mouvements ouvertement révolutionnaires déclaraient fièrement « Nous sommes Ashita no Joe ! »). Mieux encore, on retrouve un questionnement presque existentiel commun à moult récits nekketsu : Comment mettre fin à l'injustice ? Par la force et la domination, ou par la compréhension et l'acceptation de l'autre…
Que répond Druss face au gengis khan Ulric ?
Que répond Skigannon face à la Reine Sorcière Jianna ?
Que répond Uther Pendragon face à Wotan le Roi-Démon ?
« Il n'est pas de meilleure manière de vaincre un ennemi que de s'en faire un ami. » Et pan dans les dents à tous les tenants du « choc des civilisations » qui depuis des années nous bassinent avec leurs théories haineuses à la con !!!
On est donc avec David Gemmell aux antipodes de la pensée unique contemporaine fabriquée de toutes pièces par les voleurs d'avenirs, les tueurs d'espoir, les courtiers du chaos et les rentiers du néant : « le monde est pourri, il a toujours été pourri et il sera toujours pourri car pour qu'il fonctionne il faut que les riches soient très riches, et que les pauvres soient très pauvres, et il faut également que les faibles ferment leur gueule pour que les forts puissent faire ce qu'ils veulent. Et puis si vous n'êtes pas contents c'est ça ou al Quaïda, DAESH, Poutine, ou Kim Jong-un… (Rayez les mentions inutiles). » C'est grosso modo le TINA (There Is No Alternative), la doxa des néo-libéraux et des néo-cons, stupidement reprise en choeur par l'immense majorité de tous les dirigeants de la planète depuis plus de trois décennies… Qu'ils aillent tous pourrir dans l'ultime cercle de l'enfer, celui réservé aux traîtres car le genre humain ils ont trahi.
David Gemmell était un auteur généreux et sincère, qui nous a offert des histoires positives, un peu cul-cul parfois tant le message est simple et basique, mais qui donnent envie de devenir meilleur et de rendre le monde meilleur.
Je revendique ainsi fièrement mon appartenance à la masse stallonienne, car le mahatma Rocky a dit : « Si j'ai changé, et que vous avez changé, alors tout le monde peut changer ! »
Alors toi qui me lis, toi aussi ne cèdes pas à la résignation et bats-toi pour demain !!!
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Aethel_Lataniereauxlivres
  28 décembre 2012
Le tome précédent ("Le fantôme du roi") avait été une lecture sympathique mais sans plus et ne m'avait pas laissé grand souvenir, cette suite m'a davantage plu mais encore une fois, des morceaux entiers de l'histoire se sont fait oubliés (en même temps, à force de rédiger mes chroniques trois mois après la lecture, c'est sur que les choses ne sont plus très claires !) du coup mon avis sera court et concis.
Me plonger dans cette suite a été assez difficile, excepté Thuro / Uther bien sur et Laitha, les personnages ne m'avaient pas marquée et j'ai mis un petit moment avant de me souvenir qui était qui (il faut dire que beaucoup d'entre eux ont des noms à coucher dehors, donc cela n'aide pas !) mais une fois à nouveau dans le bain, j'étais complètement prise dans l'histoire, 25 ans se sont écoulés depuis la fin du "Fantôme du roi" et nous découvrons peu à peu ce qui s'est passé pendant ce temps, tout n'est pas dit d'un coup et certains points importants ne sont révélés que bien plus tard ce qui permet d'être bien curieux pendant une bonne partie du livre; à côté de cela, Uther est en guerre, ce tome 2 est donc plus violent que le premier -sans tomber dans le gore- il y a plus d'action, là où "Le fantôme du roi" était un peu mou du genou par moment, "La dernière épée de pouvoir" est plus captivant, une fois bien lancée dans l'intrigue j'ai eu du mal à reposer le livre.
Puis il y a également l'histoire du jeune Cormac, elle se rapproche un peu de celle de Thuro mais elle m'a bien plus emballée et j'ai ressenti plus de sympathie pour Cormac qui est largement plus agréable à suivre et à voir évoluer qu'Uther lorsque ce dernier commençait à devenir un impitoyable salopard (ce qu'il est toujours dans ce tome 2 d'ailleurs !)
Question plume, comme d'habitude avec David Gemmell, c'est très fluide et très bien décrit pour se plonger dans l'univers comme si on y était.
Pour résumer, c'est donc un second volume supérieur au premier, je regrette juste qu'il n'y ait pas de suite, j'aurais bien aimé savoir ce que l'auteur aurait inventé avec le reste de la légende, tant pis pour moi !
Lien : http://au-fil--des-pages.blo..
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gflorens84
  14 avril 2012
Un livre lu par défaut parce que je n'avais que ça sous la main, et parce qu'un ami m'avait indiqué que Gemmell, c'était "sympa et vite lu".
Et bien je plussoie, et j'y ai sincèrement pris du plaisir : une histoire colorée, très immersive, naviguant entre le monde physique et le monde des enfers, avec une multitude de références aux grands mythes occidentaux et orientaux (les légendes arthuriennes, Gilgamesh, les mythologies grecques et scandinaves, entre autres..), ce qui aurait pu tourner au foutoir avec un auteur léger et inconsistant, mais Gemmell dirige bien sa barque et ne perd pas ses lecteurs malgré la multitude des personnages. Il ne délaie pas son propos non plus : il aurait pu en faire 3 ou 4 tomes, mais non, on obtient un roman assez dense et de bonne tenue, et on se laisse embarquer avec plaisir dans l'action sans trève de cette quête.
J'apprends qu'il y avait un tome précédent, mais honnêtement, cela ne m'a pas gêné, c'est un roman qui peut se lire de façon indépendante. Probablement que je prendrai le temps de le lire prochainement !
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Lady_K
  22 septembre 2011
Époustouflant. Si le tome précédent ne m'avait pas totalement conquise celui-ci par contre m'a beaucoup plu. Cette suite est bien meilleure. L'intrigue me semble plus intéressante, plus passionnante et originale. Les deux livres sont clairement liés et on retrouve les mêmes personnages que dans le Fantôme du Roi. Cependant ces derniers ont changé, et pour cause, en 25 ans ils en ont eu le temps. En effet, ce tome débute 25 ans après la fin du Fantôme du Roi. On retrouve Uther et ses compagnons en pleine guerre mais cette fois la menace est plus grande car l'adversaire utilise la magie noire et semble invincible. Il est cruel et se délecte du malheur des autres. D'ailleurs, ceux qui se mettent en travers de son chemin connaissent un sort bien pire que la mort.
Comme vous l'aurez deviné, il y a beaucoup de violence dans ce tome. Plus que dans le premier à mon sens. Mais ce n'est pas écrit de façon trop crue ou vulgaire du coup même moi qui ne suis pas friande de violence, je n'en ressors pas traumatisée. de plus, la plume de l'auteur est très agréable et son humour, assez particulier par moment, me plait bien.
Comme dit plus haut, on retrouve les mêmes personnages que dans le Fantôme du Roi, mais de nouveaux personnages font également leur apparition et ils ne sont pas en reste. Surtout Cormac, le jeune héros qui est touchant. Il rappelle forcément le petit Thuro. L'évolution d'Ursus – un homme vénal, tout du moins au début – est quant à elle très impressionnante et il en devient attachant.
En conclusion, l'histoire m'a transportée. J'ai eu beaucoup de mal à quitter les personnages et leur monde. Cela m'a fait comme un vide car je m'étais finalement attachée à eux. Sans parler de la fin qui est très triste, mais aussi très belle !! Pour moi, c'est définitivement une expérience à recommencer.
Lien : http://antredeslivres.blogsp..
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mauriceandre
  19 janvier 2015
Acheter en 2011 et aussitôt lu,"la dernière Épée de pouvoir" de David Gemmell, est une réécriture de la légende d'Arthur avec comme d'hab un jeune orphelin qui devient un épéiste d'exception, un vieux guerrier qui le forme, une jeune fille avec des pouvoirs, un étrange magicien des combats a la Gemmell des personnages secondaires tous plus fouillées les uns que les autres et bien sur l'humour de David Gemmell.
bref un bon moment de lecture pour les aficionados de l'Auteur dont je fais partis
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   19 janvier 2015
Nous avions des Sipstrassi, les pierres du paradis. Tu as été témoins de leur magie, tu as senti leur pouvoir. Elles nous ont épargné de vieillir, mais ne nous ont pas rendus sages pour autant, et ne nous ont pas empêches non plus de commencer à nous ennuyer terriblement. L’homme est un chasseur, un animal qui aime la compétition. Sans but à poursuivre c’est l’apathie, le chaos. Alors un but, l’homme en trouve facilement. Nous sommes nombreux à être revenus, et, avec nos pouvoirs, nous sommes devenus des dieux. Nous avons construit des civilisations qui sont entrées en guerre les unes contre les autres. Nous avons fait en sorte que nos rêves deviennent réalités. Certains d’entre nous ont pris conscience du danger ; d’autres non. Un pouvoir illimité est un terreau où germent facilement les graines de la folie.
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AlfaricAlfaric   09 janvier 2015
- Qu’est-ce que vous avez, à ne parler que par énigmes ? C’est un jeu, pour vous, ou quoi ?
Pendarric secoua la tête.
- Ne crois-tu pas que je serais heureux de te donner la sagesse afin d’aider le monde ? Mais ce n’est pas de cette manière que le mystère se transmet. Il n’en a jamais été ainsi. Pour chaque homme, la vie est un voyage vers la connaissance et les réponses aux éternelles questions : Qui suis-je ? Pourquoi suis-je ici ? Si je te dis de te rendre à tel endroit et de prononcer tel mot de pouvoir, qu’auras-tu appris, en dehors du fait que Pendarric est un sorcier ? Mais si je te dis d’aller à tel endroit et de dire ce que tu as sur le cœur, et qu’il s’avère que c’est un mot de pouvoir, alors tu auras compris quelque chose de bien plus important. Tu auras pénétré à l’intérieur du cercle de mystère, et tu avanceras jusqu’à son centre.
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AlfaricAlfaric   28 décembre 2014
- Un jour j’ai vu cet homme passer deux heures à affirmer que Caligula était le seul individu sain d’esprit à avoir jamais fouler la Terre. Nous avons tous fini par le croire, puis il s’est mis à nous rire au nez.
- Comment ne pas me croire ? l’interrogea Maedlhlyn. Caligula a fait de son cheval un sénateur, et je te le demande : l’animal a-t-il jamais pris une mauvaise décision ? A-t-il cherché à s’emparer du pouvoir ? A-t-il voulu faire passer des lois qui volaient les pauvres pour nourrir les riches ? Ce fut le meilleur sénateur de toute l’histoire romaine.
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AlfaricAlfaric   29 décembre 2014
- Puis-je vous demander, mon seigneur, pourquoi vous inquiétez au sujet d’événements qui se déroulent à l’autre bout du monde ? Les guerres ont toujours existé. C’est la malédiction de l’homme que de devoir tuer ses frères. Certains affirment qu’il s’agit d’une punition de Dieu lui-même, pour ce qui s’est passé en Eden.
Révélation se détourna du splendide coucher de soleil et reprit place dans son fauteuil.
- Toute vie, Cotta, est une question d’équilibre. L’ombre et la lumière, la force et la faiblesse, le bien et le mal. L’harmonie de la nature. Plongées constamment dans l’obscurité, les plantes mourraient. Baignées en permanence par la lumière du soleil, elle se flétrirait et brûleraient. Tout est dans l’équilibre. Wotan doit être combattu de crainte qu’il ne devienne un dieu. Un dieu sinistre et malveillant, un buveur de sang, un voleur d’âmes.
- Et vous l’affronter mon seigneur ?
- Oui.
- Mais vous n’avez pas d’armée. Vous n’êtes ni roi, ni seigneur de guerre.
- Tu ne sais pas ce que je suis, mon vieil ami.
+ Lire la suite
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AlfaricAlfaric   30 décembre 2014
Pendant vingt-cinq ans, cet homme avait réussi l’impossible en retenant la marée d’envahisseurs barbares qui menaçait d’engloutir la Terre des Brumes. Entre les lumières et les ténèbres des hordes, il n’y avait qu’Uther et l’Épée de pouvoir. Victorinus était un Romain pure souche, mais il avait combattu aux côtés d’Uther durant un quart de siècle, mettant fin aux rébellions, écrasant les forces d’invasion des Saxons, des peuples nordiques, des Goths et des Danois. Combine de temps encore la petite armée d’Uther allait-elle tenir ?
Aussi longtemps que le roi serait en vie. C’était là toute la tristesse de la chose, toute l’affligeante réalité. Seul Uther détenait le pouvoir, la force, le charisme. Quant il quitterait ce monde, la lumière s’éteindrait avec lui.
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Videos de David Gemmell (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Gemmell
Gemmell l'homme qui a changé le point de vue que l'on peut avoir de la Fantasy ;)
Par Geek Librairie
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