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EAN : 9781028101344
Éditeur : Bragelonne (30/11/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Les Highlanders ont été écrasés par les armées ennemies. Depuis trop longtemps aliénés par le cruel Baron Gottasson, ils ont perdu toute fierté et toute confiance. Leur unique espoir repose sur Sigarni, une jeune fille farouche et obstinée. Descendante du plus puissant roi des Highlands, elle est la seule capable de mobiliser son peuple et de briser enfin le joug des tyrans. Il est temps pour Sigarni de faire face à son destin et de devenir la Reine des Batailles.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Alfaric
  20 avril 2017
David Gemmell a toujours écrit la même histoire que ses millions de lecteurs connaissent désormais par coeur : Amour, Amitié, Honneur, Courage, Rédemption ! Il la tenait autant de son mentor dans la littérature Louis Lamour, grand amoureux du western devant l'éternel, que de son mentor dans la vie Bill Woodford, héros des batailles d'El Alamein, Anzio, Salerne et Monte Cassino, moule à partir duquel il a créé Druss, Waylander, John Shannow, Connavar, Jaim Grymauch et tant d'autres… Bill Woodford c'est le champion éternel du son multivers personnel : nous ne sommes pas en face d'un aristocrate aux nobles origines, messie machin annoncé par la prophétie bidule, mais en face d'un homme qui par son seul exemple guide ses semblables vers un avenir meilleur parce qu'il inspire ceux qui le côtoient à devenir meilleur pour bâtir un monde meilleur (c'est pour ça que ses romans filent la patate ! ^^)… Car il n'y rien à faire, David Gemmell aura beau officier dans n'importe quel registre, même quand il est dépressif, genre après les réélections de Reagan et Thatcher quand triomphe le Veau d'Or et les forces obscures de la crevardise, on sent le mec bien et les archétypes starwarsiens ! Il a de la tendresse pour ses personnages, pour leurs doutes, leurs défauts, leurs failles et leurs faiblesses. Les vrai héros c'est nous, les types lambda qui vont surmonter leurs craintes pour tenir un petit moment, qui se sont retrouvés là totalement par hasard et qui décident de ne pas partir, les lâches qui vont se découvrir des réserves insoupçonnées de courage (Cymoril copyright, elle se reconnaîtra ^^), d'où les zooms humanistes en pleine épopée epicness to the max qu'on aime bien !

Des cols enneigés aux forêts aux senteurs résinées, en passant par les vallées et les bruyères, si vous vouliez une chance, juste une petite chance, de revenir en arrière pour combattre aux côtés de William Wallace et de ses compagnons, alors ce livre est fait pour vous !
Depuis "Légende", son Fort Alamo fantasy, le maître anglais de l’heroic fantasy a toujours évolué pour glisser vers quelque chose d’universel, et force est de constater que ce diptyque pourrait partager sa bibliographie en 2 parties ! Car dans "La Reine Faucon", nous sommes sur dans monde parallèle et le récit se déroule dans des îles britanniques fantasmées où une fois de plus David Gemmell va opposer les humiliores qui n’ont jamais rien demandé à personne et qui veulent juste qu’on les laisse tranquilles vivre leur vie, et les optimates, aussi appelés homines crevarices, qui veulent tout et tout de suite en contrôlant tout et tout le monde au détriment des autres qu’ils jugent inférieurs et dont bien évidemment ils n’ont rien à foutre ! (Qu’ils soient tous maudit eux, leurs semblables et leurs séides, et qu’ils rejoignent en enfer cette sorcière de Margaret Thatcher et ses thuriféraires…)
Dans "Reine des batailles" nous suivons Sigarni qui est autant une strong independant woman qu’une sacrée garce (l’auteur n’a pas été satisfait de sa création qui suscitait autant la sympathie que l’antipathie, et force est de constater que Karis la version 2.0 du personnage qui évolue dans "Dark Moon" est plus réussie). Naufragée temporelle qui s’ignore, dernière d’une longue lignée de légende, elle devient bon gré malgré à la fois le symbole et le leader de la rébellion des Highlanders, et d’un groupe africain en quête de vengeance mené par Shaft et Mohammed Ali, contre les Outlanders impérialistes et colonialistes qui empruntent tout au presque aux Granbretons de Michael Moorcock (vous savez ses monstres masqués, alter egos parfois à peine caricaturaux de la Vieille Angleterre suprématiste). La magie des années 1980 est là et on retrouve héros et vilains, mondes parallèles, voyages dans le temps, magos psychos et monstres démoniaques… Derrière Sigarni on devine un Arthur Pendragon au féminin, qui a trouvé son Gauvain et son Merlin (qu’on qualifiera ici de Gandalf de Gallifrey ^^), mais les Chevaliers de la Table Rond ne sont pas encore au complet…
Dans "Le Faucon éternel", les légendes évoquées dans "Reine des batailles" prennent vie, et on revient à un schéma plus classique avec Gaelen, un adolescent tourmenté, qui va retrouver confiance en lui et en l’humanité grâce à Caswallonn, bien qu’il doute sérieusement avec sa relation compliquée avec Deva… David Gemmell reprend le schéma narratif de "La Canonnière du Yang-Tse" (Robert Wise, 1966) : alors que peu à peu pour tout le monde les choses s’arrangeaient, après un climax épique elles ne font qu’empirer… Le peuple des Highlands lutte alors pour sa survie contre les Aenirs, des vikings nationaux socialistes adeptes de la loi du plus fort et des games of thrones à la con… Mais Sigarni entre dans l’équation quantique : le passé doit sauver le futur pour se sauver lui-même, et le futur doit sauver le passé pour se sauver lui-même…Nous sommes dans un entrelacs de paradoxes temporels empruntant autant à la beauté des arbres séfirotiques qu’à la complexité des travaux du physicien et mathématicien Hugh Everett… Après un final epicness to the max Sigarni a certes trouvé sa Némésis en la personne de Morgase, mais elle a aussi trouvé son Lancelot et son Perceval !
Apollonios de Rhodes est passé à la postérité avec sa ligue de justice antique, alias Jason et les Argonautes, d’autres sont passés à la postérité avec leur ligue de justice médiévale, alias Arthur Pendragon et les chevaliers de la table ronde, et d’autres encore sont passés à la postérité avec la "Justice League" de DC et les "Avengers" de Marvel (coucou Luc Ferry le nanti, qui au truc n’a rien compris !). Michael Moorcock en avait rêvé, et David Gemmell ici la touche du doigt : une ligue de justice équipé de TARDIS pour combattre partout et toujours les forces obscures de la crevardise dans chaque recoin du multivers… C’est vertigineux, et peut-être qu’on vivra assez longtemps pour voir passer cette mode grimdark qui commence sérieusement à me saouler et voir un auteur assez couillu pour développer le truc !
Pour plus de précisions, rendez-vous aux critiques 1.0 :
http://www.babelio.com/livres/Gemmell-Reine-des-batailles/333789/critiques/461356
http://www.babelio.com/livres/Gemmell-Le-Faucon-Eternel/396910/critiques/481524
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Fifrildi
  31 décembre 2016
Si je ne devais retenir qu'une seule chose pour cette année 2016 ce serait la découverte de David Gemmell. Je me souviens d'être tombée sur cette citation : "Même si un million de personnes croient en une idiotie, ça reste une idiotie." Au fil des autres citations j'ai eu envie d'en lire un et là... j'en suis à mon 6ème et c'est c'est le surkiff à chaque fois.
J'ai beaucoup aimé la première partie "La Reine des batailles" mais quand on y ajoute la couche "Le Faucon éternel" cela y ajoute une dimension de ouf.
La guerre dans les Highlands on pourrait dire que c'est du déjà-vu mais à la sauce Gemmell avec ses personnages bien campés qui se croisent dans des espaces-temps différents avant que tout ne s'emboîte à la perfection... que demander de plus pour terminer l'année en beauté?
Bref... vous l'aurez compris je recommande vivement cette lecture.
Avec cette dernière critique de l'année, j'en profite pour vous souhaiter à toutes et tous une belle et heureuse année 2017!
Challenge pavés 2016-2017
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hello95
  12 octobre 2018
J'ai eu l'occasion de lire tout le cycle drenaï, le cycle des Histoires des Sipstrassi et maintenant la reine Faucon.
On y retrouve la pâte sans la défense des contre fort qui ont marqué ses histoires.
Cependant, on y retrouve ici une héroïne qui donne des envies de meurtres tellement elle ne semble pas être une héroïne à la Gemmell, mais au fur et a mesure cela change.
Le plus grand reproche que l'on peut faire à cette oeuvre est la sensation de "perte" ressentit .
Mis à part cela, on prend plaisir à lire cet ouvrage pour le plaisir de retrouver le style de David Gemmell
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   14 décembre 2016
Je ne nourris aucune ambition pour mes fils. Ils seront ce qu’ils désireront être, et ce qu’ils pourront être. Je veux qu’ils soient heureux, qu’ils fassent un bon mariage. Tout le reste est superflu : nous sommes tous destinés à mourir, et n’avons aucune preuve qu’il soit possible d’emporter quelque chose avec soi au moment de quitter ce monde.
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laulauttelaulautte   15 juillet 2019
Le mal ne vient pas d'une tête de diable cornue. Si c'était le cas, nous prendrions tous nos jambes à notre cou en la voyant. Il surgit d'un mot dit sous le coup de la colère, et il s'installe dans les oreilles des personnes qui l'ont entendu. Il peut croître pratiquement sans se faire remarquer, jusqu'au jour où il s'épanouit en rage, en jalousie et en cupidité. La prochaine fois que vous aurez une pensée de colère envers un frère ou une sœur du clan, souvenez-vous-en.
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FifrildiFifrildi   27 décembre 2016
Kollarin avait raison. Le mal n'était pas une force extérieure à l'affût d'un coeur égaré. Il résidait dans le coeur, pareil à une larve dans un cocon qui attend de pouvoir sortir et se nourrir, se gorgeant des forces les plus noires de l'âme humaine.
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laulauttelaulautte   14 juillet 2019
Connais le général ennemi, car il est le cœur et l’esprit de ses troupes. Le corps peut être très puissant, presque invincible, mais, sans cœur et un esprit sains, ce sera la défaite.
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FifrildiFifrildi   30 décembre 2016
En entendant le nom de la soeur d'Agwaine, Gaelen s'empourpra.
- Ha! ha! dit Caswallon en se redressant. Ce n'est donc pas qu'une rumeur!
- Il n'y a rien, protesta Gaelen. Vraiment, je t'assure! C'est tout juste si je lui ai adressé la parole. Et, quand ça arrive, ma langue se coince entre mes dents et j'ai l'impression d'avoir trois pieds.
- A ce point là?
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Videos de David Gemmell (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Gemmell
Gemmell l'homme qui a changé le point de vue que l'on peut avoir de la Fantasy ;)
Par Geek Librairie
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