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Critiques sur Légende (133)
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Alfaric
  17 octobre 2013
J'ai lu tous les Gemmell. Je les ai tous adorés : celui-ci ne fait pas exception à la règle ! A la frontière des années 70 et 80, David Gemmell revitalise l'héroïc-fantasy en puisant largement dans les films de la Dernière Séance. On explore ici les terres du western médiéval avec un remake fantasy de Fort Alamo de fort belle facture. C'est à partir d'un scénario simple qu'a été concocté un récit efficace car sans aucune fioriture (= tirage à la ligne). Ceux qui aiment l'action et l'héroïsme seront servi (quant à ceux qui ne les aiment pas, qu'ils aillent chercher leur came ailleurs au lieu de jouer les Jean-Patrick Sacdefiel).

Nous avons d'abord une phase de recrutement de 100 pages ou on nous présente les protagonistes du drame à venir. Nous avons ensuite une phase de préparation de 100 pages où on s'attache de plus en plus aux personnages alors que le danger se fait de plus en plus proche : le calme avant la tempête en quelque sorte. Nous avons enfin une phase de siège de 100 pages et là DG révèle toute sa générosité dans l'écriture.
Druss n'est qu'un projecteur pour mettre en valeur les petits moments d'humanité et de grands moments de bravoure : on alterne les points de vue en passant d'un camp à l'autre, avec leurs petites joies et leurs grandes peines. Et tout n'est pas raconté ou décrit, la part belle est faite à l'imagination des lecteurs puisque les ellipses utilisées à bon escient permettent d'avancer dans le siège sans hacher ni le rythme ni la narration.
La tension monte, les morts s'accumulent, et après le climax entouré par 2 deus ex machina auxquels ont pourrait évidemment trouver à redire, DG nous emmène vers un long dénouement de 50 pages dans une ambiance douce-amère.

Les défauts que sur lesquels j'avais tiqué me sont par contre devenus carrément insupportables :
- la relation entre Rek et Virae évolue tellement rapidement qu'on peine vraiment à y croire
A comparer avec Parménion / Dérae dans le "Lion de Macédoine" et Enée / Andromaque dans "Troie"
- la fin est trop romantique voire fleur bleue (et constitue un deus ex machina de trop) donc le happy end tombe à plat
- on passe sans transition des palabres à l'action :
les liants manquent, cela s'enchaîne souvent trop abruptement
- les dialogues manquent de naturel : naïveté et/ou testostérone, dans la tradition eighties
On pourrait presque croire que c'est mal écrit, mais quand cela s'anime on gagne vite en qualité !

Et évidemment on évoque tous les thèmes chers à l'auteur qu'il développera par la suite… Par exemple Flécheur et Caessa qui m'avaient fait forte impression à 1ère lecture m'ont paru à 2ème lecture un peu léger, mais qu'importe puisqu'on trouvera ultérieurement des équivalents bien plus consistants dans la bibliographie de l'auteur.
… Bref entre une introduction moyenne et une conclusion à moitié ratée, une belle aventure !

Notez que DG a écrit ce livre en exécutoire du combat qu'il menait contre une terrible maladie qu'il pensait être le cancer. Dros Delnoch c'est le corps attaqué par une force inexorable (les Nadirs) et vaillamment défendu uniquement au moral (les Drenaï). Ce roman est une vaste mise en abîme : Druss ramène l'espoir aux soldats comme à un auteur qui se croyait mourant.
Est-ce un hasard sur les murailles sont les équivalents des phases de l'acceptation de la mort ? Est-ce un hasard si le Comte Delnar lutte contre la maladie qui le ronge ? Est-ce un hasard si Druss lutte contre le poison qui le ronge ? Mais certains n'y ont vu qu'un livre bourrin écrit par un bourrin pour des bourrins : vachement sensibles et clairvoyants les gars…
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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lyoko
  09 avril 2018
Dire que j'ai beaucoup aimé les derniers Gemmell que j'ai lu est un euphémisme.

Mais malheureusement parfois c'est plus compliqué.
L'histoire en elle même n'est pas déplaisante. Il y a moult batailles, bagarres, un peu de magie, de l'amour enfin tout ce que l'on trouve d'habitude dans les romans de Gemmell.
Mais je m'attendais ou plutôt j'espérais me retrouver avec de personnages forts et charismatiques mais humains que j'ai toujours trouvé chez l'auteur.

Alors je crois que ce sont ces personnages qui m'ont fait défaut lors de ma lecture. J'avoue ne pas avoir eu d'affinité particulière avec eux... je crois que je cherchais des héros aussi attachants et fort que Connavar et Parménion.

Du coup m'a lecture m'a semblée fade et un peu ennuyeuse.
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Foxfire
  31 mai 2018
Enorme ! Ce roman est énorme !
Il s'agissait là de ma 1ère lecture d'un roman de Gemmell et je me demande bien pourquoi j'ai attendu si longtemps avant de découvrir cet auteur. "Légende" est un roman qui a des tripes et du coeur.

Un récit de ville assiégée c'est un bon thème, simple et efficace et pourvoyeur de sensations et d'émotions. Encore faut-il que le traitement soit à la hauteur. C'est ici parfaitement le cas. Gemmell ne se précipite pas derrière les murs de Delnoch pour rentrer direct dans le lard, il prend son temps pour construire son récit. L'intrigue est très bien menée. Tout ce qui vient avant le siège lui-même (la présentation des personnages et l'entraînement) permet de poser le contexte, les enjeux, de bien brosser les personnages, toutes ces choses qui permettent de donner encore plus de force et d'impact aux divers événements qui vont suivre.

Un récit de siège a un côté huis-clos qui rend indispensable la présence de bons personnages et une dynamique intéressante dans leurs rapports. Et de ce côté là, il n'y a vraiment rien à redire. Les personnages sont très bien caractérisés. L'auteur donne vie à de superbes héros à la fois ordinaires et charismatiques : Druss, Rek, Virae, Orrin, Hogun, Flécheur... Derrière leur grandeur d'âme ou leur courage, il y a en chacun une petite faille, une faiblesse qui les rend terriblement humains. A ces héros attachants, Gemmell oppose un ennemi très charismatique en la personne d'Ulric. Si celui-ci est au départ présenté comme un barbare sanguinaire, son portrait s'affine au cours du récit et on finit même par admirer ce formidable méchant. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, que ce soient les Trente, Gilad, Bregan, Caessa... ils sont tous intéressants et le lecteur s'attache à chacun d'eux, ce qui décuple l'émotion ressentie lors des combats.

Les scènes de bataille sont magnifiques. Epique est un mot souvent galvaudé mais qui ici n'est pas mensonger. Gemmell excelle dans les descriptions des scènes de guerre, les assauts, les combats à l'épée, les gestes héroïques... Tout est très fluide, les images viennent toutes seules dans la tête du lecteur. Que ça ferait un bon film ! Ou plutôt non, pitié, pas de film, il ne serait pas à la hauteur du livre... L'auteur n'oublie jamais l'émotion au coeur de l'action. "Légende" est un roman épique mais surtout un roman très humain qui fait la part belle à l'honneur, au courage, au sens du sacrifice mais aussi à la solidarité, à l'amitié, à l'amour.
"Légende" c'est en effet aussi une très jolie histoire d'amour. J'ai trouvé que cette romance s'intégrait parfaitement au récit. Et c'est agréable de voir un auteur qui, loin de tout cynisme, n'a pas peur, dans un récit testostéroné, de faire dire "je t'aime" à ses personnages. Ce n'est jamais mièvre, juste touchant, émouvant. Un beau pied de nez à tous ceux qui se sentent obligés de verser dans le cynisme au prétexte de faire adulte (ce qui à l'arrivée ne l'est pas d'ailleurs).

Il n'y a aucune longueur tout au long des 500 pages du livre. C'est le genre de roman dont on voudrait ralentir la lecture pour mieux la savourer mais qui est tellement prenant qu'on ne peut s'empêcher de le dévorer.

Il y a bien quelques imperfections, un deus ex-machina, un happy-end peut-être un peu forcé... mais qu'importe ! "Légende" est le genre de roman à qui on pardonne tout, et qu'on finit même par aimer aussi pour ses maladresses. Et puis que sont quelques menus défauts par rapport au coeur qui bat, aux montées d'adrénaline, aux larmes d'émotions... "Légende" fait vibrer, fait frissonner, fait pleurer... un vrai roller coaster émotionnel. Et dire qu'il ne s'agissait que d'un premier roman !
"Légende" est pour moi un véritable coup de coeur qui m'a procuré un immense plaisir de lecture.
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Megadonut
  08 avril 2016
Pas seulement le héros de cette histoire, mais aussi l'auteur et livre en lui-même sont des légendes. Ce livre est mon deuxième de David Gemmel, et je me ne lasse pas de cet auteur ! Je pense que j'ai perdu un peu le goût de la découverte du personnage car j'avais lu Druss la légende avant, mais ce livre même avec cette qualité en moins est l'un des meilleurs que j'ai jamais lu ! D'autres babelionautes vous auront déjà fait leur résumé, mais je vais vous concocter le mien : le peuple Drenaï est un peuple composé principalement d'ouvriers, fier et fort. Ils sont assaillis par les Nadirs, peuple anciennement organisé en tribus mais réunifié qui aura conquis bien des contrées. Ils vont assiéger les Drenaïs à Dros Delnoch, unique point d'accès pour traverser les montagnes avec une armée d'un demi million de soldats. le Seigneur de cette place forte Drenaïe possédant quelques dix mille soldats dont la plupart ne sont que des fermiers, est un ancien ami de Druss. Druss la légende, redoutable ennemi et ami peu bavard, et va l'appeler à l'aide. Mais ce personnage est atypique : vieux de soixante années, âge très avancé à cette période-là, il boîte et a des problèmes de dos. Va-t-il réussir à contrecarrer les plans de l'ennemi ?
Ce livre est un mélange envoûtant de combat, de siège, de sang, d'amour, de religion, de magie, de confiance et d'amitié. Gemmel réussit malgré la difficulté à rassembler tous ces éléments en un seul livre et à nous donner une lecture fluide, palpitante et pleine de suspens !!!
Je remercie grandement Alfaric, qui m'a fait découvrir les Gemmel et je lui dit que ce n'est pas le dernier que je lirai !
A vos lectures !
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fnitter
  27 avril 2012
Dros Delnoch, ultime rempart face aux hordes Nadir venues du nord, une forteresse dans les montagnes avec ses 6 remparts empêchant l'armée d'Ulric d'envahir le peuple Drenaï.
10.000 hommes contre plus de 500.000.
Mais les Drenaï ont un avantage, ils ont Druss, et Druss est une légende...

Dans ce roman de fantasy, pas d'elfes, de nains ou d'orcs, juste des hommes et un peu de magie (divination, prescience, télépathie et projection mentale).

La trame du livre est classique. Une montée progressive de l'action avec présentation des personnages, de l'entraînement, des joutes et combats individuels avant le grand choc, l'assaut qui n'arrivera qu'à la page 325 (sur 505 pages). Quelques grands héros présents dés le début ou arrivant à point nommé.

Quelques points intéressants : Les héros ne sont pas tous lisses, grands beaux et forts. Druss se voit lui-même comme un vieil homme avec un genou enflé et un dos arthritique (ce qui ne l'empêchera pas de faire un carnage dans les troupes adverses). Les méchants ne sont pas entièrement noirs : Ulric suscite l'admiration et est présenté comme un grand homme ou du moins comme un grand conquérant (même s'il torture, mutile et pratique des exécutions sommaires) ; quoi de plus normal en ces temps incertains ?

Le style est fluide, simple, agréable à lire, avec de l'humour, beaucoup d'emphase et une description des combats assez prenante.

Bref, un roman bien viril, spectaculaire, assez primaire mais diablement efficace.
Un excellent moment de distraction.
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Eric76
  14 août 2015
Les guerres ont toujours produit des Légendes.
Achille, le Chevalier Bayard, Jeanne d'Arc, et plus récemment Chris Kyle dont le Grand Clint tira un film plutôt controversé (Américan sniper) en sont quelques exemples. Chris Kyle surnommé précisément « la Légende » par les soldats américains et le « Diable de Ramani » par les combattants Irakiens…
Malgré les époques qui les séparent, ces êtres légendaires ont de nombreux points communs. Leur charisme fascine et entraine les foules subjuguées. Leur chance insolente les fait passer au travers des balles, flèches, carreaux d'arbalètes, grenades, javelots et autres objets pointus et tranchants, sans une égratignure. Ils ont assez peu de considérations pour la vie de leurs congénères. Ils meurent rarement dans leurs lits, et il y a toujours quelques ménestrels ou écrivains pour raconter leur existence tumultueuse tout en la déformant et en l'enjolivant ici et là…

Ce livre raconte l'histoire de Druss la Légende. Un héros de papier, certes, mais ses traits de caractère sont les mêmes que ceux des quelques personnages cités plus haut.
Druss épousera une cause perdue : la défense de la forteresse de Dross Delnoch contre les tribus Nadirs. Il se moque éperdument de cette cause. Ce qui l'intéresse, c'est de combattre une dernière fois le seul ennemi qui soit de son niveau : la mort.
Avec la subtilité et la finesse d'un Swcharzenegger au meilleur de sa forme, il transforme une armée de paysans et de lourdauds en redoutables guerriers.
Ainsi va pouvoir commencer une bataille épique, homérique, où se mélangeront étripages, esprit chevaleresque, trahisons, et magie.
Les personnages ne sont pas de gros bourrins, tout en bonté ou tout en férocité. Ils ne sont pas monolithiques, ce qui les rend plus crédibles à mon sens. Tous ont leur côté sombre et leur face éclairée. Même le grand Druss ! C'est mon premier livre de d'Gemmell, et j'avoue que je l'imaginais plus manichéen.
Ce classique de la Fantasy fut écrit alors que l'auteur luttait contre un cancer (on comprend mieux certaines paraboles en sachant cela). Est-ce pour cette raison que les personnages, tous hauts en couleur, resplendissent d'espoir et de vitalité ?
En bref, j'ai passé un très, très bon moment avec Légende.


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Fifrildi
  13 juillet 2017
Gemmell Go, épisode 11 ^^

102ème critique... que dire ?

J'ai découvert l'oeuvre de Gemmell avec le personnage de Druss la Légende et je dois dire que c'était un réel bonheur de le retrouver. C'est un personnage que j'aime énormément et que j'aurai plaisir à revoir dans La légende de Marche-Mort mais pas tout de suite... Lire un Gemmell est tellement intense en émotions, je ne pourrai pas en lire plusieurs à la suite.

L'histoire raconte le siège de Dros Delnoch, une forteresse drenaï. L'issue de cette guerre de position sera déterminante pour le peuple drenaï qui doit repousser l'invasion des Nadirs avec à leur tête le seigneur de guerre Ulric.

Cependant, je n'ai pas vu Druss comme le personnage principal de cette histoire. Non, en ce qui me concerne, il y en avait deux : Druss et Rek. Rek est un personnage comme je les aime : ce n'est pas un héros fanfaron mais on peut compter sur lui. J'ai beaucoup aimé sa romance avec Virae.

Un autre tandem que j'ai beaucoup aimé est formé par Serbitar et Vintar.

Druss et Vintar... ces deux-là ont tenu des discours qui m'ont fait retenir mon souffle. J'aurai presque envie de les apprendre par coeur.

Légende est cité dans le livre Les 1001 livres qu'il faut avoir lu dans sa vie (sous la direction de Peter Boxall) et je suis bien d'accord. Je cite donc Esther MacCallum Stewart :

« … un exubérant récit fantastique... »

« Malgré un histoire en apparence linéaire, le recours à des perspectives alternatives et le morcellement complexe du récit en font néanmoins un classique du genre. »

« D'un bout à l'autre, Légende, offre une perspective originale dans ce genre littéraire, mettant l'accent sur la banalité des héros plutôt que de recourir à d'invraisemblables actes d'héroïsme. »

Un coup de coeur... encore.


Challenge multi-défis 2017 (28)
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belette2911
  17 mars 2013
Druss aurait pu le dire lui-même "Je suis une Légende ! Malgré mes 60 piges, un genou plus qu'enflé et un dos bouffé par l'arthrose, j'ai tout de même réalisé un carnage dans les Nadirs, ces enfoirés qui ont envahi le pays et qui veulent prendre Dros Delnoch".

Non, Dros Delnoch n'est pas le nom d'une femme, c'est tout simplement une véritable forteresse, le dernier rempart contre l'invasion des Nadirs.

La cité-forteresse est placée pile-poil en travers de la montagne et les Nadir, s'ils veulent conquérir l'empire Drenaï, devront lui passer dessus.

Dros Delnoch, c'est le bastion qui résiste encore et toujours à l'envahisseur, c'est une forteresse comportant 6 murs et elle réputée plus imprenable qu'une vierge gardée par des eunuques !

Enfin, du moins s'il y a assez de soldats pour la défendre... Mais comme toujours, la paix, c'est l'inaction et cela a ramolli la cité et ils ont comblé les espaces vides entre les murs (ceux qui étaient conçus pour transformer l'ennemi en tas de cadavres) par des maisons, les cons. L'urbanisation galopante, on connait !

Comme un "certain moustachu" à une "certaine époque" dut le faire lorsqu'il n'eut plus assez de soldats, on enrôla des gens du peuple et on transforma des fermiers, des boulangers, des adolescents et autres en soldats de pacotille.

Le but du jeu ? Contenir l'armée Nadir jusqu'à l'arrivée de renforts de la légion.

L'armée Nadir ? Une broutille... Hem, un demi-million de soldats... et dans la forteresse, c'est quelques milliers d'hommes, sans expérience, la plupart et sans potion magique.

De toute façon, les Drenaï n'ont pas besoin de potion magique, il ont Druss et comme je vous l'ai déjà dit, Druss, c'est une Légende...

Muni de sa fidèle hache à double tranchant, Snaga, Druss a bien décidé de défendre la cité contre Ulric, l'envahisseur et d'envoyer tous ses soldats en accident de travail.

On se doute qu'un seul homme ne peut rien faire, mais c'est un héros et le héros est fait pour donner de l'espoir, et du courage à des hommes qui ne savent pas se battre et savent qu'ils vont tous vers une mort certaine.

Légende, c'est l'histoire d'un homme, qui a insufflé du courage et de la témérité à quelques milliers de soldats et qui malgré son âge était toujours apte à défendre une forteresse face à des milliers d'ennemis.

Qui a dit que l'heure de la retraite avait sonné ?

Gemmel reste fidèle à lui-même : des ennemis en nombre, les bons - qui ont leurs défauts, leurs points faibles -, les méchants qui eux, ne sont pas tout noirs puisque leur chef, Ulric, suscite l'admiration et est présenté comme un grand conquérant (style Napoléon, même si sa soif de pouvoir entraîne son peuple dans la mort, et les autres avec).

Ses personnages sont attachants, pas lisses, le récit est bien mené, pas de temps morts "ennuyants", les combats sont épiques, la montée de l'action va crescendo, les murs s'abattant l'un après l'autre, l'assaut final fera monter encore plus l'adrénaline avant le grand choc des envahisseurs contre les défenseurs.

Comme je le disais aussi, avec Gemmell, les personnages se croisent souvent dans les livres et dans Dros Delnoch, nous croiserons des grands héros présents qui viendront donner un coup de main.

Par contre, j'apprécie moins le recours à des éléments fantastiques sur le final, surtout que le roman en compte très peu.

Malgré tout, Légende reste un "classique" à découvrir car Druss est un héros attachant, même à l'âge canonique de 60 ans !

Oui, encore de la gériatrique fantasy !


Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Ellane92
  25 février 2015
Que faut-il pour écrire une légende ? Pas grand-chose, juste un David Gemmell ! Voici sa recette…
Il faut d'abord des attaquants, les Nadirs, avec à leur tête Ulrich et ses proches, qui a réussi l'exploit d'unifier les tribus Nadirs et à conquérir les pays avoisinants. La prochaine conquête est donc l'empire Drenaï, ancien empire conquérant, qui aujourd'hui passe son temps à négocier des traités commerciaux. Et entre les millions de Nadirs et le gentil empire agricole et commercial de Drenaï, il y a Dros Delnoch. Dros Delnoch, c'est la forteresse aux sept murs qui n'a jamais été vaincue, le dernier rempart face à l'envahisseur.
Mais aujourd'hui, Dros Delnoch a à sa tête le gan Orrin, un gentil gars bedonnant qui ne sait rien des choses militaires, et qui mène d'une main inexperte quelques milliers de fermiers armés pour l'occasion, et quelques militaires de carrière, des cavaliers, qui pensent moins que pis de leur commandant. Enfin, il y a également le Comte de Dros Delnoch, un ancien combattant et homme de mérite, qui se meurt d'un cancer.
Tous les espoirs sont perdus ! Ce qui n'empêche pas Druss le héros, et sa légendaire Snaga, la hache à double tête avec laquelle il a taillé sa route et sa renommée, de se rendre à Dros Delnoch. Il a beau avoir vieilli et souffrir du dos comme du genou, il n'a pas son pareil pour faire mordre la poussière à ses ennemis et redonner honneur et courage aux hommes. Et quelle autre occasion pourrait lui donner une mort digne de son passé ?
Il sera rejoint sur place par Virae, la fille du comte, partie en mission chercher les Trente. Les Trente, ce sont des moines aux pouvoirs psychiques capables d'anticiper la stratégie ennemie et de tenir tête aux shamans d'Ulric. Et puis, il y a son sauveur et amoureux, Rek, un berserk.
Voilà avec quoi on écrit une légende : des attaquants, des attaqués, une forteresse, une situation sans espoir et quelques héros…

Qui aurait cru qu'un livre de guerre aurait le bon gout de me plaire ? Certainement pas moi !! "Légende", c'est mon premier David Gemmell, et je l'ai lu un peu par hasard, sur proposition de mon club de lecture préféré. Je n'y suis pas allée en courant, c'est le moins que l'on puisse dire. Plutôt en pensant l'arrêter si je voyais que ce n'était pas mon genre. Bref, j'y suis allée piano-piano sur les premières pages, et suis arrivée au bout de ses 500 pages en trois jours !!
Alors, pourquoi ça m'a plu ? D'abord, parce que la guerre en elle-même, finalement, si elle est au coeur de l'intrigue, n'est pas l'essentiel du roman. L'essentiel du roman, c'est déjà le chemin parcouru pour arriver à Dros Delnoch. C'est également les actions de préparation de l'assaut. Et puis, quand c'est le moment, quand la bataille fait rage, ça ne dure jamais longtemps, et Gemmell nous raconte plutôt ce qu'il se passe entre deux moments de combat. Les scènes de combat, parce qu'il y en a, sont très immersives, et évitent de s'empêtrer sur les détails sanglants, préférant le recours à l'action et à la stratégie défensive.
Les personnages mis en oeuvre dans ce récit sont franchement réussis, notamment Druss la légende, Marche-Mort comme on le surnomme. C'est un héros, un vrai, un dur, un tatoué de cicatrices, auquel on n'a aucun mal à croire, ses rhumatismes et douleurs de vieillesse ne le rendant que plus crédible. J'aurais bien aimé que d'autres personnages soient plus développés, Flécheur en tête. Ulric lui-même, à la tête de son armée de Nadirs, est un personnage honorable, évitant au récit de dégouliner dans un manichéisme simpliste.
Dans Légende, il y a de l'action (beaucoup d'actions), de l'humour (beaucoup d'humour !), de l'amour (un peu trop…), des héros (mais on en redemande), de la magie (juste ce qu'il faut), des morts (pour le réalisme) et le récit est fluide, sans temps mort. Je suis absolument tombée sous le charme de ce livre. Ou en tout cas, de ses 470 premières pages.
Je ne vais pas évoquer la fin de l'histoire ici, ce serait dommage, mais quand même, je me suis sentie flouée sur la toute fin du livre. Non mais, qu'est-ce qui lui est passé par la tête, à David Gemmell, pour nous écrire une épopée belle comme ça, qui se termine n'importe comment ? Tssssss…
Bref, Légende, c'est quand même une très belle découverte réalisée encore une fois grâce à Carolire. le truc, c'est que je me demande quand est-ce que je vais avoir le temps de lire "Druss la légende" et "Drenaï, la légende de Marche-Mort" ??
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basileusa
  12 août 2014
C'est mon premier Gemmell et je suis déjà fan de cette première aventure . Ce qui est plutôt réjouissant ,vu tout ce qui m'attends derrière.
Druss ,la légende ,le guerrier à la hache ,sort de sa retraite dans la montagne pour venir défendre la forteresse de Dros Delnoch contre les hordes nadirs. Un combat qui semble assez inégal puisque les défenseurs sont dix milles face à des milliers de Nadirs. Mais Druss va réussir à galvaniser les défenseurs et éviter les pièges de l'ennemi. Sera suffira-t-il ?
J'ai apprécié l'histoire et le fait que ce n'est pas tout à fait manichéens ! Mais aussi les personnages principaux : que ce soit Rek ,Druss, Hogunn,Serbitar ou encore Flécheur. Ils ont tous un passé et des raisons différentes de se battre. Et puis le suspens est là tout au long du livre : qui va mourir ? Vont-ils sauver la forteresse?
Un classique qui mérite vraiment son succès.
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