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Rosalie Guillaume (Traducteur)
EAN : 9782352942733
478 pages
Éditeur : Bragelonne (15/03/2009)

Note moyenne : 4.45/5 (sur 247 notes)
Résumé :
Les ténèbres tombent sur la Grande Verte, et le Monde Ancien est cruellement déchiré. Sur les champs de bataille autour de Troie, la cité d'or, se réunissent les armées fidèles au roi mycénien, Agamemnon. Parmi ces troupes se trouve Ulysse, le fameux conteur, devenu leur allié malgré lui. Il sait que rien n'arrêtera Agamemnon pour s'emparer du trésor que renferme la cité, et qu'il devra bientôt affronter ses anciens amis en un combat à mort. Malade et amer, le roi d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
basileusa
  08 novembre 2020
Et voilà un tome qui clôt parfaitement cette trilogie. Encore une fois il est difficile de lâcher le livre tant on est suspendu au destin de nos héros troyens. D'autant que Gemmell revisite l'Iliade donc si on connait d'avance le sort des personnages, on ne sait pas vraiment à quoi s'attendre ici. Et j'ai adoré les passages qui annoncent les futurs évènements historiques, ces petits clins d'oeil à l'histoire ( et à la géographie pour Santorin).
J'ai donc passé une fois de plus un excellent moment au côté de personnages typiquement gemmellien, dont le courage n'est plus à prouver et prêt à se sacrifier pour les autres. Agammenon est le grand méchant fidèle à lui-même jusqu'au bout. Que d'attachements à ces héros et d'émotions en refermant le livre. Même si il n'a pas terminé lui-même le livre, le grand conteur est une fois de plus à l'oeuvre, nous emportant complétement dans son récit.
Challenge Mauvais genres 2020
Challenge séries 2020
Challenge auteurs Sfff
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Tatooa
  05 mai 2016
Bououououh ! C'est fini ! Encore une de ces trilogies gemmelliennes qu'on regrette d'avoir finie, tout en n'ayant pas pu s'empêcher de dévorer les 300 dernières pages...
Parce que je vous le dis en vérité, à partir du moment où la coalition mycénienne attaque Troie, on ne peut plus lâcher ce dernier tome !
Agamemnon est le méchant pourri à détester dans cette formidable épopée antique, il est vraiment affreux, superbement brossé, mais avec Gemmell, c'est une habitude.
Ici, il n'y a aucune fantasy. Tous les événements s'expliquent "naturellement", et si les hommes ont un peu tendance à être des "surhommes", ça ne choque pas, car ils étaient rudes, les hommes de l'époque, ou bien ils crevaient, l'équation est relativement simple. Et comme Gemmell est également féministe, ses personnages féminins sont à la hauteur de ses personnages masculins, quoi que j'avoue qu'Andromaque a eu une fâcheuse tendance à m'agacer avec ses leçons de morale à deux balles qu'elle fait à Hélicon, quand c'est pour ensuite les débiner elle-même par son comportement.
Quant à Gershom, entre son histoire et une (toute petite) remarque d'Alfaric, ça faisait un petit moment que j'avais devine "qui" il est dans tout ça. C'est drôlement bien amené, bien tissé, comme récit, fabuleusement cohérent, un pur plaisir "historico-mythique" !!!
Bref, cette histoire a pris une nouvelle ampleur, quand racontée par Gemmell. Je suis encore plus fan (je croyais pas que ce serait possible, ben ça l'était !).
Une pure pépite de bonheur. (Je ne sais pas dans quelle mesure sa femme a participé. L'a-t-elle fini après son décès ? Alfaric ?)
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Phoenicia
  11 avril 2020
Un tome 3 qui conclue superbement cette saga épique, dernier cadeau de ce grand auteur, heureusement aidé par sa femme. J'avoue ignorer totalement à partir de quand la plume de Stella Gemmell prend le pas sur celle de David Gemmell et au final peu importe car c'est effectivement un récit incroyable qui nous est conté ici.
J'étais très curieuse de voir comment serait racontée la guerre de Troie telle que nous la connaissons. David Gemmell ayant réussi, avec talent, à créer la véritable genèse des récits d'Ulysse, je m'attendais à des prouesses identiques pour les hauts lieux de Troie, à savoir le duel d'Hector et d'Achille et surtout... le chevale de Troie. Surprise. Agréablement surprise par les choix effectués. Ils s'attaquent même au récit de Moïse, l'air de rien!
Les personnages sont toujours aussi bien travaillés. Des êtres humains, avec leurs qualités mais également leurs défauts et démons intérieurs. On les aime d'autant plus... Ah Hector...
L'intrigue est replacée dans un contexte historique vraisemblable et tout en ôtant l'aspect "épique" de l'histoire, le récit en est d'autant plus beau. Que d'émotions sur cette fin.
On m'avait prévenue : cette saga est une grande oeuvre signée David Gemmell. Ce n'est que trop vrai...
Challenge A travers l'histoire 2020
Challenge Bragelonne
Challenge Gemmell
Challenge Multi-auteures SFFF
Challenge Mauvais Genres 2020
Challenge Séries 2020
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Igguk
  24 janvier 2017
Le voilà, le dernier tome de Troie, cette fois-ci signé par David et Stella Gemmell car le grand monsieur nous a quitté et c'est son épouse qui a terminé le tout pour ses lecteurs pleins de tristesse. La chute des rois est donc le dernier bouquin de ce grand auteur. Pourrait-il être son meilleur ?
Les deux tomes précédents ont mis tous les acteurs en place et ont parfaitement posé toutes les pièces de ce grand échiquier, c'est maintenant le moment tant attendu, la guerre de Troie est déclarée. du côté des défenseurs, Hélicon, Hector, Andromaque, Banoclès et Calliadès se préparent à résister à un envahisseur largement supérieur en nombre qui va leur tomber sur le coin de la gueule. Et cet ennemi, c'est le cruel Agamemnon qui a rassemblé les rois de l'ouest pour prendre la grande cité. Il a à ses côtés d'autres héros tout aussi prestigieux : Ulysse, Achille, et tous ces héros antiques auxquels l'auteur va donner vie dans ce face à face final, ce grand combat désespéré, cette guerre mythique.
Le couple Gemmell continue évidemment sur la lancée des deux premiers tomes, mêlant les grands enjeux politiques de la cité aux caractères et aux soucis de chacun des personnages qui se débattent dans ce bouillon. Dans cette trilogie, l'écrivain à construit une trame exceptionnelle, et on a le plaisir de découvrir des personnages forts et attachants des deux côtés des grands murs de Troie. Il n'y a pas forcément de bon et de mauvais camp dans cette guerre, chaque héros a une raison de se retrouver dans le camp qu'il défend et le lecteur se surprend à aimer autant un camp que l'autre à travers ces personnages magnifiques. On assiste à une vraie grande tragédie, on vit cette guerre aux côtés de personnages écrasés par le rouleau compresseur du destin qui, lui, ne fait pas dans le détail.
On est toujours bluffés par la construction exemplaire du récit, d'un point de vue purement mécanique, on suit la logique des évènements avec une fluidité confondante et les pièces de ce grand jeu bougent naturellement sous nos yeux. Les enjeux politiques et personnels se mélangent et forment une trame dense et passionnante à suivre. Les victoires, les défaites et les coups du sorts s'enchainent et captivent notre imagination. On est pris dans le destins de ces nombreux personnages, on les suit, on souffre avec eux, on combat avec eux, on gagne et on perd avec eux.
Ces personnages, justement, sont encore une fois passionnants. Chacun est incarné avec une telle perfection qu'on a bien du mal à choisir lequel on préfère, tous les héros de cette épopée son parfaitement caractérisés et provoquent l'empathie du lecteur. On retrouve Hector, Hélicon et Andromaque, trio tragique déchiré par les circonstances mais qui gardent leur force et leur grandeur devant la guerre. En face on retrouve l'inoubliable Ulysse, roi conteur amer amoureux, et le grand Achille, condensé de rage et de talent. Ces grands personnages resteront inoubliables parmi tant d'autres héros moins imposants mais tout aussi forts qu'on va croiser un peu partout dans ces pages, que ce soit Patrocle, Scorpios, Xander, l'époustouflant Banoclès et son ami Calliadès. Il y en a tant, et aucun n'est mal traité par le récit, tous ont leur place et leur grandeur.
Il est aussi amusant de voir comment David Gemmell joue avec le mythe, réinterprétant les évènements de l'Iliade pour les inscrire à son histoire, en gardant la force des grandes lignes originales mais en les remodelant, les tordant pour y apporter son souffle. Il reste également le maitre de l'action, évidemment. Les grandes batailles et les combats s'enchainent et marquent, les uns après les autres, on garde en tête chaque épisode épique. le sauvetage de Pénélope, le duel Hector contre Achille, la sortie de la baie par la flotte troyenne, l'embuscade de la caravane par la cavalerie d'Hector, ou bien sûr l'épisode du célèbre cheval de Troie. Tant de moments mémorables. Tant de raisons d'aimer ce bouquin… Il est aussi amusant de remarquer la symétrie dans la carrière de l'auteur, il avait commencé sa bibliographie par Légende, le siège désespéré de la forteresse de Dros Delnoch par les hordes Nadir, et voilà qu'elle se conclut par le siège d'une autre cité, encore plus mythique, encore plus marquante, encore plus aboutie, la boucle est bouclée de manière magistrale.
La chute des rois, et la trilogie Troie par extension, est un monument de littérature épique. Des personnages marquants, une intrigue solide, de l'action et du drame à un rythme implacable. C'est du pur Gemmell, mais qui prend une nouvelle dimension pour sa toute dernière oeuvre. Il nous a offert sa plus grande aventure avant d'emprunter la route ténébreuse.
Lien : http://ours-inculte.fr/chute..
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FeyGirl
  30 mars 2020
Enfin le dernier tome de la guerre de Troie, revue et corrigée par David Gemmell ! Dans la réalité, l'auteur est mort pendant l'écriture du livre, et sa femme Stella a terminé le roman.
Nous retrouvons avec tous les héros réinventés par l'écrivain : Ulysse le roi conteur, Hector le chef adulé par ses combattants, Achille le fier, Helicon le guerrier amoureux et tourmenté, Andromaque la femme forte, Agamemnon le roi égoïste et cruel, et bien d'autres.
Dans une ambiance de fin de règne, Troie se prépare à être assiégée par ses adversaires alors qu'elle est affaiblie par une longue guerre. Viendra le manque de nourriture et d'eau, le désoeuvrement pendant l'attente… La fin d'un monde est inéluctable. Dans un conflit absurde où les amis d'hier deviennent ennemis, où les morts s'accumulent pour un trésor qui n'existe plus, où la valeur des combattants n'est pas suffisante pour gagner une bataille, ce sont les hommes et non les dieux qui déterminent le destin des peuples. le seul élément surnaturel conservé par l'auteur concerne les prophéties, même si elles sont mal interprétées par les protagonistes.
Le lecteur connaît le mythe, les personnages et la conclusion, malgré tout il lira avec avidité le roman, car David Gemmell a su se jouer des légendes que nous connaissons pour en proposer une réécriture réaliste. Il est amusant de voir des événements différents de ce que nous avons appris, mais dont le récit aurait très bien pu évoluer pour devenir le mythe qui est parvenu jusqu'à nous.
J'ai parfois soupiré pendant la première moitié du roman, je trouvais le style moins enlevé que pour les livres précédents. Peut-être était-ce parce que ce n'était pas celui de l'auteur ? Ou parce les batailles ne m'intéressent guère ? Cependant, j'ai dévoré la seconde partie où j'ai retrouvé l'aventure et l'épopée qui m'avaient plu auparavant. Et malgré un arrière-plan cruel et sanglant, le récit s'achève par une note positive en faisant le lien avec un autre mythe célèbre de l'Antiquité, qui marque le début d'un Nouveau Monde (mais on s'en doutait dès l'origine de la saga grâce à la mise en avant d'un personnage, si on connaît un peu la mythologie). La conclusion de cette saga m'a vraiment emballée !

Lien : https://feygirl.home.blog/20..
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
CoeurdecheneCoeurdechene   04 mai 2009
Hélicon gagna le côté bâbord et observa les deux rangs de rameurs, qui travaillaient en rythme. Il alla ensuite à tribord et étudia le mouvement des rames.
Rame six, pont tribord inférieur, dit Oniacus.
Oui, répondit Hélicon. Quel est le problème ?
Le couvercle de l'écoutille s'est refermé sur son doigt. Rien de grave mais il perdra probablement l'ongle.
Gershom les avait rejoints et regardait les rameurs.
Je ne vois rien qui cloche avec la rame six, dit-il.
Regarde mieux, dit Hélicon.
L'Egyptien plissa les yeux.
Je ne vois pas ce que vous voyez, reconnut-il enfin.
Le rythme est bon, mais la rame ne plonge pas aussi profondément qu'elle le devrait. Il y a un léger déséquilibre dans notre avance. Si tu fermes les yeux, tu le sentiras. (Hélicon vit Gershom le regarder d'un air incrédule.) Ce n'est pas une plaisanterie mon ami.
Gershom se tourna vers Oniacus.
Tu as senti ce... déséquilibre provoqué par une rame sur quatre-vingts ? Dis-moi la vérité, je te prie !
Oui, dit Oniacus. La douleur de sa main le fait sursauter légèrement quand il plonge sa rame. Je lui ai dit de prendre un jour de repos, mais c'est un homme fier.
Plusieurs mouettes à tête noire apparurent au-dessus d'eux.
Vous avez senti ça ? demanda soudain Gershom.
Quoi ? dit Oniacus ?
Une des mouettes a chié sur le pont. Attendez un peu que j'ajuste mon équilibre pour tenir compte de la nouvelle répartition du poids.
Oniacus éclata de rire.
Nous ne nous moquons pas de toi, Gershom. Si tu avais passé autant de temps que nous sur un navire, tu sentirais aussi le plus petit changement dans la performance du Xanthos. Quand nos fournitures s'épuisent et que la coque est plus haute par rapport à l'eau, ou quand la voile est humide, ou les rameurs fatigués.
Gershom n'eut pas l'air convaincu, mais il haussa les épaules.
Je vous crois sur parole.
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TatooaTatooa   05 mai 2016
- Combien sommes-nous ? (Calliadès)
- Moins de trois cent maintenant, la plupart blessés. Il reste une cinquantaine d'Aigles, et quelques hommes du Cheval de Troie. Dommage qu'Hector ne soit pas là avec nous ! ( Il (Banoclès) baissa la voix et dit, dans une murmure théâtral:) Et il y a cette femme.
Il désigna du menton l'endroit où Penthésilée était debout, l'arc à la main, regardant vers la cité. Elle portait un casque haut et un plastron. En regardant son profil, Calliadès pensa qu'elle ressemblait à la déesse Athéna équipée pour la guerre.
- Hillas dit que c'est une merveille, confia Banoclès. Elle peut couper les couilles d'une mouche à cinquante pas !
- Hillas dit ça ? Le même Hillas qui prétend que les guerrières devraient être enterrées vivantes pour les punir de leur insolence ?
- Je sais. Je n'aurais pas cru non plus. Peut-être qu'il est amoureux, dit Banoclès.
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laulauttelaulautte   05 juillet 2016
- Tous les marins sont superstitieux, ou pieux, selon la façon doit on voit les choses, avait dit le roi ithaquien. Ils sont constamment en péril, à la merci des vents et de la mer. Donner des noms aux éléments et les traiter comme s’ils étaient des êtres vivants avec des émotions humaines leur donne le sentiment de contrôler des évènements qui seraient sinon le fruit du hasard, dépourvus de signification. Ce sont des hommes simples, qui révèrent les dieux comme s’ils révéraient leur père. Quand il était en colère, leur père les punissait, et quand il était heureux, il les nourrissait bien et les protégeait. Ils essaient donc de contenter les dieux en leur donnant de la nourriture et du vin, et en les adorant. Ne te moque pas de leur foi, Hélicon. Tout le monde a besoin de croire en quelque chose.
- Tu ne crois pas aux dieux, Ulysse.
- Je n’ai pas dit ça. Non, je ne crois pas que le dieu solaire Apollon, fasse tous les jours traverser le ciel à son char, comme un esclave chargé d’une tâche plutôt monotone ! Mais cela ne signifie pas que je ne crois pas à quelque chose. J’ai voyagé tout autour de la Grande Verte, et j’ai rencontré des hommes qui adorent le dieu du Temps des Hittites, ou Osiris, le dieu des Morts des Egyptiens, ou encore Moloch, le dévoreur d’enfants, ou le Dieu unique et austère du peuple du désert, mais aucune nation ne semble plus bénie qu’une autre. Chacune connaît ses triomphes et ses tragédies […] Je crois qu’il existe un être au-delà de notre compréhension qui nous guide et nous juge. C’est la seule chose que je sache […]. Et j’espère de tout mon cœur qu’il n’existe pas de Hall des Héros, où nous serions contraints de passer l’éternité à boire et à manger avec le sanguinaire Héraclès et le sinistre Alectruon.
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TatooaTatooa   03 mai 2016
C'était l'hiver le plus rude de mémoire de Troyen. Les orages qui arrivaient du nord apportaient avec eux des pluies glaciales et même, étonnamment, de la neige. Les fenêtres et les murs se couvraient de glace et, sur les pâturages du nord de la cité, les moutons, prisonniers des congères, moururent de froid. Le blizzard souffla pendant vingt jours, et même quand il cessa, les routes restèrent bloquées.
Dans la cité basse, il y eut des morts parmi la populace des quartiers les plus pauvres. Le prix de la nourriture grimpa en flêche, car le mauvais temps et les rumeurs de guerre réduisaient l'afflux de caravanes venues de l'est. Priam ordonna que tous les entrepôts de blé rationnent le ravitaillement, et la cité bouillonnait de mécontentement.
Même au plus fort de l'hiver, des réfugiés quittaient la cité : les nouvelles du Sud étaient invariablement mauvaises. Hector avait remporté trois batailles, mais la supériorité numérique de l'ennemi l'avait forcé à battre en retraite vers Thèbes sous Plakos et, désormais, cette cité aussi était assiégée.
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OlivOliv   05 janvier 2017
Hector regarda son jeune frère, et lut l'admiration dans ses yeux. La peur lui tordit le ventre. Pendant la bataille de Carpéa, il était passé plusieurs fois à un doigt de la mort : un coup d'épée bien ajusté, une flèche ou une lance auraient pu lui percer la gorge. Une pierre lancée par une fronde aurait pu lui fracasser le crâne. Et, en fait, si Banoclès n'avait pas conduit cette charge presque suicidaire sur l'arrière-garde de l'ennemi, il serait en ce moment sur la route ténébreuse. Il eut un instant envie d'en parler à son frère, de lui révéler ses peurs, ses mains tremblantes, les nuits sans sommeil... Et, pis, la douleur persistante dans son épaule gauche, et l'ankylose du genou droit. Il aurait voulu dire : "Je suis un homme, comme toi, Dios. Comme tous les hommes de ce camp. Je récolte des blessures, des meurtrissures. Je vieillis. Et si je continue à combattre, un jour ma chance m'abandonnera et ma vie avec elle."
Mais il ne dit rien. Pour Dios, pour l'armée, pour le peuple de Troie, il avait depuis longtemps cessé d'être Hector, un simple être humain. Il était désormais, comme le défilé prévu le lendemain, un faux-semblant, le symbole étincelant de l'invincibilité troyenne. Et, avec chaque jour qui passait, il était de plus en plus fermement enchaîné à ce mensonge.
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Gemmell l'homme qui a changé le point de vue que l'on peut avoir de la Fantasy ;)
Par Geek Librairie
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