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ISBN : 2226248250
Éditeur : Albin Michel (27/03/2013)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 71 notes)
Résumé :
« Aujourd'hui encore, je ne sais pas pourquoi je suis monté dans cette voiture. Sans doute parce qu'un autre que moi en avait décidé ainsi. Je sais juste que la portière s'est ouverte, la portière s'est refermée.

Entre les deux, j'ai eu le temps de m'asseoir et de boucler ma ceinture. »

Quand deux paumés décident de jouer aux cow-boys sur des routes où les pompes à essence ont remplacé les Indiens, cela donne une course folle et déjant... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Shool
  01 avril 2013
Oserez-vous suivre Carell, malgré son goût prononcé pour Johnny HALLIDAY ?
Vincent est un type comme les autres. Il atteint la quarantaine, il joue du piano et a fait des études pour succéder à son père, en tant que dentiste.
Pourtant voilà, sa femme le quitte, et elle prend sa fille. C'est alors que les emmerdes commencent.

Plein de bonnes volontés, Vincent qui n'avait plus de boulot depuis quelques temps, va trouver un petit job pour trier et distribuer les prospectus. Même si c'est mal payé, même s'il a les doigts qui saignent, ça lui fait un salaire.
Alors qu'il entame son troisième jour, écouteur sur les oreilles, il va rencontrer Carell. Carell est un gars a qui on ne peut pas vraiment donner d'âge. Il est simple d'esprit et semble représenter le beauf' par excellence. Ensemble ils vont parcourir 4 000 km, de Bordeaux à Montélimar dans les flammes de l'enfer et la joie de l'amitié !
Tous les modéles de voitures y passent, le roman se dégrade petit à petit, ils vont avoir à faire à la police, à une secte, à une vieille cochonne… Bref, ils ne sont pas au bout de leurs aventure !

C'est un roman absolument palpitant. Sebastien GENDRON m'éblouit une fois de plus avec ce petit road tripes Français aux allures américaines.
On retrouve à la fin une playlist qui vaut le détour ! Attention, tout n'est pas bon à prendre !
Et si c'était un livre pour le cinéma ? Et bien ce serait un sacré carnage ! Plus grand que Tarantino, plus sombre que Kubrick et plus fou que Polanski. Imaginez une espèce de Lars von Trier qui voudrait nous envoyer au septième ciel !
Que dire de plus ? Parler de l'écriture ?! Vous le savez, elle transporte, on ne la quitte plus. La réelle question serait plutôt « Que lire après ça ? »

Si vous allumez la radio et que vous entendez que deux types sont recherchés, éteignez et oubliez.

« Vas-y couine, gros tas ! Couine autant que tu veux, mais j te jure que tu vas me dire qui t'es. T'es pas personne, t'es juste rien. Tu t'es regardée ? Non, tu te regardes plus. Tu te regardes plus parce que quand tu te vois, tu pleures. Tu veux que je te dise ? Tu me files la gerbe avec ta tronche de coin de table et tes surplis de saindoux. Pourquoi t'es moche, hein ? Carell, pourquoi elle est moche, tu peux me dire ? Pourquoi on croise que des thons depuis qu'on est partis ? »
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Pol-Art-Noir
  04 mai 2013
Il en est des voyages comme du reste : il y a ceux qu'on regrette ne n'avoir pas faits, et les autres… ceux qu'on n'aurait pas dû faire.
Vincent est un quadra sans importance. Ni pour lui, ni pour personne. Pourtant, bien né, il aurait pu reprendre le cabinet de son père, suivre la voix royale : continuer dans la médecine, soigner des dents, et couler des jours tristes et heureux. Ou encore vivre l'exaltation d'un pianiste doué à qui Keith Jarrett en personne fit des compliments dans un lointain souvenir… Vincent avait quelques atouts dans son jeu, mais il ne savait pas jouer.
Et le voilà à quarante piges, ni médecin, ni pianiste, viré par sa femme, et réduit pour survivre à faire le distributeur de prospectus. Une certaine forme de réussite… de celle dont on n'arrive jamais à venir à bout.
Vincent est un bon petit soldat qui respecte les règles, pour qui la légalité est un chemin tout tracé, mais à la table devant laquelle il trie ses publicités avant de partir en tournée, il va croiser Carell, son antidote personnel au poison de la vie.
Tout les oppose. Quand l'un est primaire, l'autre non ; quand l'un fonctionne à l'instinct, l'autre réfléchit ; quand le premier est le fruit d'une éducation bourgeoise, le second est un rejeton élevé sur le pavé. Mais Carell est une force, un élan, un tourbillon qui entraîne tout sur son passage, et Vincent un homme détaché de tout, attaché à rien ; pas étonnant dès lors qu'il se laisse emporter.
Et Carell la tornade de prendre le volant — le premier qu'il trouve et qui lui tombe sous la main — se faisant fort d'envoyer Vincent dans des contrées dont il ignorait jusque-là l'existence ; la première déflagration consistant à se débarrasser de leurs piles de prospectus en les brûlant à grands coups d'essence, quitte à provoquer illico un feu de forêt, et sans oublier, naturellement, de bien se faire repérer avant de prendre la fuite…
Vincent freine des quatre fers, mais c'est Carell qui tient le manche. Vincent tente de raisonner son acolyte, tente de se persuader lui-même qu'il n'est que dans un cauchemar, qu'il va se réveiller bientôt, mais c'est l'intransigeance bestiale de Carell qui a le dessus, cette force brute qui le pousse à avancer, toujours plus loin, toujours plus fort, toujours plus vite, traçant le sillon qui donne la vie — ce qui, il faut bien l'avouer, n'est pas toujours de tout repos…
Sébastien Gendron applique une recette qui a fait ses preuves, notamment dans le cinéma français : associer deux personnages que tout oppose, les rendre solidaires malgré eux, puis les regarder se dépêtrer des embûches posées sur leur chemin. de la Grande Vadrouille (Bourvil / Louis de Funès) à Marche à l'Ombre (Michel Blanc / Gérard Lanvin), ou encore L'Emmerdeur (Jacques Brel / Lino Ventura), en passant par les duos plus ou moins réussis de Pierre Richard et Gérard Depardieu, on aura vu défiler à l'écran bon nombre de ces associations qui engendrent les situations comiques.
Sans doute sont-ils moins nombreux à l'écrit ; il faut croire qu'il est sans doute plus facile de garder le rythme en image… Car lorsqu'on lance sur les routes ce genre d'énergumènes, il faut les alimenter, leur donner suffisamment de carburant pour s'assurer qu'ils ne vont pas s'endormir sur leurs lauriers et laisser filer aux orties une idée de départ qui augurait de belles promesses…
Pari tenu ! Sébastien Gendron ne laisse aucun répit à ses pauvres ouailles. Plus de quatre mille kilomètres ils vont faire ensemble, entre Bordeaux et Montélimar, avec quelques détours et quelques haltes qui engendreront les pires péripéties. Il faut dire que le duo Carell / Vincent fonctionne à merveille et que chacun apprendra de l'autre tant que défileront les kilomètres au compteur.
Sébastien Gendron n'est pas dépourvu d'humour, et il sait partager. Il ne manque pas non plus d'imagination — il l'a déjà prouvé par le passé — et possède le rare privilège de savoir donner un sens à son côté déjanté et loufoque. Quant à sa maîtrise des dialogues… je préfère ne même pas vous en parler, et choisir tout bonnement un extrait au hasard (je vous jure que c'est vrai) :
— On est suivis.
— Ouais, c'est ça.
— On est suivis, j'te dis.
Je me suis tourné vers la lunette arrière.
— Te retourne pas, conno !
— Tu regardes trop la télé, Carell.
Derrière nous, il y avait une longue ligne droite bordée de platanes. À une centaine de mètres, une berline blanche dont je n'arrivais pas à identifier le modèle. Peut-être une Rover.
— Comment tu peux être sûr qu'on nous suit ?
— Ça fait un quart d'heure qu'il est là.
J'ai soupiré d'ennui, mais je devais quand même avouer que cette balade était un vrai délice. C'est le point positif quand on partage un espace réduit avec un crétin : on se sent tellement supérieur ! J'ai pointé mon doigt en direction du pare-brise.
— Tu vois la voiture devant nous, là-bas ? Est-ce que tu penses que les gens dedans se disent qu'on les suit ?
— Non.
— Et pourquoi ?
— Ben, parce qu'on est sur une route, tiens !
— Tout à fait perspicace. C'est exactement la même chose pour la voiture qui est derrière nous.
Pour faire bonne figue, j'ai rajouté :
— Pauvre tanche !
— Me parle pas comme ça !
— Et pourquoi je te parlerais autrement ? J'ai mis vingt-cinq ans à construire ma vie et, en à peine cinq jours, t'as fait comme avec celle de la vieille Mindy : t'as tout explosé. Non, t'as raison, t'es pas une tanche. T'es mieux que ça : t'es du suprême de tanche (…)
Embarquez-vous en confiance aux côtés de ces deux personnages de légende que sont Carell et Vincent, faite-vous une petite place sur le siège arrière de la R16, accrochez-vous — c'est préférable — et laissez-vous conduire.
Il est des voyages, à condition d'en être le spectateur, qu'on ne regrette pas d'avoir faits…
Lien : http://www.polarnoir.fr/livr..
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encoredunoir
  26 mai 2013
« Déclencher un incendie, je n'avais jamais fait. Agresser un motard, non plus. Provoquer un accident de voiture, encore moins. La course-poursuite avec la maréchaussée, en toute logique, était elle aussi une première. Je découvrais un monde, celui de la route, où tout devenait possible. On prenait le volant et tout pouvait commencer. J'étais en train de comprendre ce grand sentiment de liberté qui suintait des road movies américains. Carell et moi, on était Peter Fonda, Dennis Hopper, James Taylor, Warren Oates, Robert Blake, Barry Newman : les aigles du bitume, les seigneurs de la ligne discontinue, les princes du pot d'échappement. »
Largué par sa femme, flirtant avec l'alcoolisme, de retour chez ses parents à quarante ans, Vincent s'est résolu à trouver un travail de distributeurs de prospectus publicitaires. C'est là qu'il rencontre Carell. Laid, bête, espèce de grand enfant sociopathe, ce dernier entraine Vincent dans une épopée dans le sud de la France sous le signe de la déglingue la plus totale, entre vols de voitures, braquage de DAB, incendies de forêt et agressions diverses.
Sébastien Gendron est fan de Tim Dorsey (amen) et le moins que l'on puisse dire et que cela se sent, même s'il n'est pas toujours facile de transposer Florida Roadkill dans la Creuse où l'Aveyron. Avec son duo de paumés lancés dans un jeu de massacre en plein pendant les vacances d'été dans la diagonale du vide, il offre au lecteur un vrai bon moment de délire sans limites. C'est avec un réel plaisir que l'on voit le fade Vincent, loser un peu coincé, se laisser entraîner dans le sillage du complètement décomplexé Carell et accumuler les crimes minables et les réflexions pseudo-philosophiques sur leur condition.
Dans ce roman qui emprunte autant, donc, à Tim Dorsey qu'au buddy movie qui voit cohabiter deux personnalités antagonistes forcées par les circonstances de s'allier pour le meilleur et pour le pire, Sébastien Gendron se laisse aller à une oeuvre de destruction aussi jouissive que gratuite pendant une grande première partie avant de s'assagir quelque peu sur la fin avec la mise en place d'une intrigue-prétexte censée donner un semblant de sens à l'épopée de ses deux antihéros et avec quelques éclairages sur les histoires respectives de ces derniers. Si l'on a moins apprécié cette dernière partie (après tout, l'absence de raison à ce réjouissant jeu de massacre rendait tout cela plus délirant, mais peut-être faut-il rassurer le lecteur en lui donnant des explications), il n'en demeure pas moins que l'on a encore passé un bon moment de lecture ponctué de francs éclats de rire. Et ça fait du bien.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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blandine5674
  17 janvier 2016
Arrêté à la moitié. Se veut drôle, mais n'a pas atteint mon humour. Deux distributeurs de publicités se retrouvent fugitifs à la suite de l'incendie qu'ils ont provoqué en brûlant ces mêmes publicités. Ils sont poursuivis par différentes personnes mais on ne sait jamais pourquoi. Je n'ai pas le courage d'aller jusqu'à la fin pour savoir…
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BidouilleB
  23 août 2013
Un duo de choc! Vincent, intello passablement hautin dont la vie fout le camp et Carell un lourdaud mal dégrossi à la baffe facile. Plus mal assorti tu meurs!
Vincent "fourgueur de prospectus" par intérim après un crash de carrière et un bel accroc sentimental, rencontre Carell, le type "bonhomme moyen" un peu, lourd, un peu stupide et gravement irresponsable. Un accident de barbecue au prospectus plus tard et les voilà tout les deux en cavale pour incendie de forêt.
4000 km, 17 voitures volées, beaucoup de mauvaises rencontres, un braquage et j'en passe. L'autoroute du foirage intégral!
Après un démarrage un peu long, le rythme est vite pris. On enchaine les situations inextricables, les bourdes et l'hémoglobine, jusqu'au point de rupture.
On se prend au jeu Sebastien Gendron, on rit de l'enchainement de situation et on attend le dénouement d'une telle aventure!
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critiques presse (2)
LesEchos   15 mai 2013
Ecrit avec beaucoup d’humour et des dialogues ciselés, ce polar déjanté se lit à la vitesse d’une R16 conduite pied au plancher.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Culturebox   17 avril 2013
Pour son septième livre, Sébastien Gendron part sur les traces de deux losers pas magnifiques pour un sou, dans une ambiance de western spaghetti de routes départementales et de zones commerciales.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   08 septembre 2013
Dans ce pays, c'est quasiment une faute antipatriotique de dire qu'on aime pas Johnny, alors que ce con est français quand il s'agit de chanter pour la droite mais belge quand il faut payer ses impôts. Avec toute la thune qu'il prend à tous ces crétins qui courent acheter ses disques, ne dis pas que c'est un chic type. Non mais, écoute: "Quand tu n'te sens plus chatte, et que tu deviens chienne, et qu'à l'appel du loup, tu brises enfin tes chaînes...." Ho! tu réalises l'état du cerveau qu'a pondu un tel scandale poétique?
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pied2chienpied2chien   17 décembre 2015
Tout avait commencé par un cri du cœur quand Carell était tombé sur le range-CD de la voiture :
– Oh ! enquiiii ! Elle a tous les disques de Johnny ! Et derechef d’en glisser un dans l’autoradio, ce qui m’avait fait bondir.
– Ah, non !
Trop tard, l’intro venait de commencer – guitare sèche, basse lourde, slide guitare et des nappes de synthétiseur partout où il aurait pu y avoir un trou. J’avais bien l’intention de bousiller l’instant, d’autant que je savais pertinemment que cette saloperie allait revenir me hanter un nombre considérable de fois au cours des prochaines vingt-quatre heures. J’étais ainsi constitué que les pires chansons du répertoire français m’imprégnaient sans que j’aie rien demandé, comme si j’avais eu un juke-box à daubes caché quelque part sous mon crâne. Sardou y tenait une place de choix, juste avant Florent Pagny, Indochine et Mylène Farmer. C’était injuste quand on avait, comme moi, la prétention de se trouver une oreille absolue :
– Enfin, mais qu’est-ce que vous avez tous avec ce type ? C’est de la merde.
– T’as pas le droit de dire que c’est de la merde.
– Et pourquoi j’aurais pas le droit ?
– Moi, on m’a appris qu’il faut dire qu’on aime pas, mais on dit pas c’est de la merde. Parce que c’est pas respectueux pour ceux qui aiment. Effaré, je l’ai regardé. Il avait l’air incroyablement grave.
– Non, mais t’es sérieux là ?
– Pourquoi ?
– Qu’est-ce que c’est que ce discours pourri ? C’est ça le seul principe que tes parents ont réussi à coller dans ton crâne plein de flotte : « Faut pas dire du mal de Johnny Hallyday » ? Johnny Hallyday, c’est de la merde, point barre. Si tu l’aimes, ça te regarde, n’empêche que c’est de la merde. J’ai parfaitement le droit de le dire.
– Ben non, t’as pas le droit, justement. Si c’était de la merde, tu crois qu’y aurait autant de gens qui achètent ses disques, hein ? T’as vu le monde qui va le voir en concert ? T’en dis quoi de ces gens ?
– J’en dis pas grand-chose, Carell. Juste qu’ils ont des goûts de merde
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encoredunoirencoredunoir   26 mai 2013
Déclencher un incendie, je n’avais jamais fait. Agresser un motard, non plus. Provoquer un accident de voiture, encore moins. La course-poursuite avec la maréchaussée, en toute logique, était elle aussi une première. Je découvrais un monde, celui de la route, où tout devenait possible. On prenait le volant et tout pouvait commencer. J’étais en train de comprendre ce grand sentiment de liberté qui suintait des road movies américains. Carell et moi, on était Peter Fonda, Dennis Hopper, James Taylor, Warren Oates, Robert Blake, Barry Newman : les aigles du bitume, les seigneurs de la ligne discontinue, les princes du pot d’échappement.
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SiabelleSiabelle   18 décembre 2015
Le rire, comme les pleurs tout à l'heure, ne voulait pas cesser. Carell a embrayé et on a remonté la rue comme une balle.
En arrivant devant ma voiture, je ne riais plus du tout, j'étais gris. On avait percuté un chat à mi-course, le corps avait explosé sur la calandre, on avait reçu du sang jusque sur le pare-brise. Carell n'avait même pas freiné. À part là, devant ma voiture.
- T'es tout gris, qu'est-ce y t'arrive ?
- On a écrasé un chat.
- Hein ?
À aucun moment, Carell n'aura jeté le moindre coup d'oeil au sang sur le pare-brise. Un peu plus tard, sur le chemin de la forêt, il se décidera à passer un coup de lave-glace en disant : ''Bordel, mais c'est quoi ces traces rouges qui veulent pas partir.
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SiabelleSiabelle   18 décembre 2015
- Ça ne te vient pas à l'idée que le fric en question, elle l'a gagné à la sueur de sa culotte, et que vu son âge et ce qu'elle gagne en pourboires, elle avait toutes ses économies dans cette banane ?
Il a cessé de me regarder. Il a fait une tête que je ne lui avais encore jamais vue. Un truc bizarre avec la bouche qui s'ouvre et qui e ferme les yeux, qui roulent dans les orbites et le front qui sue abondamment. Je crois qu'il ressentait un peu de honte.
- Toi, j'tai frappé parce que quand tu pars en vrille, on dirait une gonzesse. T'es hystéro. Voilà, c'est ça le mot : t'es hystéro !
- Tu ne sais même pas ce que ça veut dire hystéro, Carell. De quoi est-ce que tu parles ?
- C'est à cause de mon père. Il disait ça à ma mère, quand il se gueulaient dessus. Ça la rendait dingue, t'a pas idée.
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