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ISBN : 2070455173
Éditeur : Gallimard (27/02/2014)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Axelkahn interprète les grand opéras d’une voix magique. Jamais ténor n’a autant subjugué la critique et le public. Mais le jour où les biopuces logées dans sa gorge se taisent, le dieu vivant n’est plus qu’un homme comme les autres.

Rejeté de tous, ruiné, il n’a qu’un espoir de survie: retrouver le seul être pouvant ressusciter sa voix. Un mystérieux Yuweh, qui aurait disparu au coeur des Bulbes Griffith, gigantesque artefact spatial en forme de molé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
kllouche
  25 avril 2014
Je ne connaissais rien de l'auteur avant de le découvrir par le biais de ce roman. Pourtant, il a déjà à son actif une longue bibliographie. Parmi celle-ci, deux romans qui prennent place dans le même univers que Les opéras de l'espace mais qui développent d'autres intrigues : Haute-Enclave et L'homme qui n'existait plus. Laurent Genefort a également rédigé une thèse sur les livres-univers dans la science-fiction. Il est ainsi loin d'être novice dans ce genre de littérature et je remercie les éditions folio de m'avoir donné l'opportunité de lire un de ses romans.

Du monde de l'opéra à la compagnie de théâtre, l'auteur nous propose un bel éventail du rapport au spectacle vivant dans son univers de science-fiction.

Tout le roman repose sur son personnage principal, Axelkhan, ne laissant que peu de place aux autres protagonistes de l'histoire. Bien que nombreux, ils restent assez superficiellement traités. Axelkhan est un célèbre ténor, vivant dans le luxe et l'opulence.
« Les gens te respectent, mais pourquoi t'aimeraient-ils? Tu es vaniteux, intolérant et imbu de toi-même » lui dira-t-on plus loin dans le roman.

En bref, il n'est pas le personnage le plus sympathique qu'il nous ait été donné de découvrir. Alors qu'il est en représentation, il sent un jour sa voix se faner. Les appareils installés par les Yuwehs sur ses cordes vocales pour parfaire sa voix viennent de dysfonctionner. Seul un Yuweh serait en mesure de réparer une telle anomalie. Or, ce peuple représente une entité mystérieuse : personne ne sait qui ils sont ni où ils vivent. Pour Axelkhan, c'est une tragédie. Sans sa voix, il ne vaut plus rien. Il perd du même coup son public et son argent. Il est désormais incapable d'assumer le train de vie auquel il s'était habitué. Ne pouvant y renoncer, il devient prêt à tout pour retrouver sa voix (il n'est pas connu pour son intelligence par contre). Quand il entend parler de la légende d'un Yuweh perdu dans les Bulbes Griffith, il n'hésite pas à si rendre. Et c'est là que pour contourner l'hostilité des autorités, il crée une troupe de théâtre et poursuit sa quête pour retrouver le Yuweh.

Il m'aura fallu plus de trois semaines pour en venir à bout. Loin d'être un page-turner (genre très apprécié par les lecteurs en ce moment), Les opéras de l'espace prend au contraire le temps de se pauser, de s'installer dans la description du quotidien. Cela ne fait certes pas avancer l'action mais a l'avantage de vous plonger plus profondément dans cette nouvelle galaxie. Pour une fois qu'on n'a pas à faire à une course contre la montre jusqu'au dénouement, je tiens à saluer la façon dont l'auteur à mener son récit. Si certains pourront reprocher des longueurs pendant le voyage d'Axelkhan vers les Bulbes Griffith ou pendant les débuts de la troupe de théâtre, il n'en sera rien pour moi. Même bien au contraire. J'ai savouré chaque moment tant j'avais l'impression de faire partie de ce monde. C'est le genre de roman qui fait du bien. Pour le reste, l'auteur a su m'intéresser de bout en bout, en mêlant histoires d'amitié et réflexions sur la vie, quête et spectacle. Un vrai bon roman de space opera tout simplement!
Seul point négatif qui n'engage que moi : n'étant pas suffisamment familière avec le genre de la science-fiction, j'ai eu du mal avec certaines descriptions très scientifiques de l'auteur. A titre d'exemple: « L'ensemble évoquait la modélisation enfantine d'une molécule arborescente, dont chaque atome était une sphère creuse de dimensions cyclopéennes, parfois remplie d'atmosphère. » (p.44). Ça me donne un poil mal à la tête d'essayer de comprendre cette phrase…

>Les opéras de l'espace, c'est un univers hors du commun, plein d'aventures avec un héros aussi imbu de sa personne qu'attachant (c'est dire !). L'auteur doit avoir un esprit sacrément tordu pour parvenir à mener aussi bien son récit tout en restant captivant ! J'ai hâte de retrouver sa plume dans d'autres de ses histoires!
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bookworm23
  31 mars 2014
Voilà, un roman époustouflant !!! Et pourtant je suis très loin d'être une lectrice invétérée de Science-fiction. A la lecture des premières pages impossible de s'arrêter. Ce livre est totalement addictif, on ne souhaite plus le lâcher tellement il y a de suspense et de rebondissements. On se demande sans cesse page après page : Que va devenir le personnage d' Axelkhan ?
Pour situer l'action, l'intrigue se passe dans une époque lointaine temporellement de la nôtre à l'ère où les hommes ont colonisé l'espace.
Axelkahn est un ténor ultra-connu et reconnu dans la galaxie car il possède un timbre de voix extraordinaire. Il enchaîne les concerts, les opéras. Les gens se ruent pour l'écouter. Il fait salle comble. Sa célébrité lui permet de connaître le faste et le luxe. Il est considéré par ses compatriotes comme un véritable dieu vivant.
Sa voix n'a rien de bien naturel. Il n'est pas doté d'un talent inné. Mais grâce à une technologie d'un peuple un peu mystique les Yuweh, celui-ci bénéficie de biopuces qui lui confèrent une voix hors du commun.
Dans cette société, il faut faire bonne figure ne jamais laisser paraître que le corps se dégrade au fil du temps et ne pas montrer ses faiblesses liées au l'humanité. Etre lisse. Tous se camouflent derrière des subterfuges technologiques pour défier la nature. Malheureusement, pour Axelkahn, un jour en plein concert ses biopuces cessent de fonctionner. La fin de sa prestation est un véritable fiasco. Sa chute sera à l'image de son ascension : extrêmement rapide. le verdict du public ne se fera pas attendre.
Il va être totalement renié par ses fans, eux qui l'avaient tant applaudi. Il va se retrouver être un humain comme les autres. Il va alors tenter de trouver le peuple Yuweh pour une petite réparation mais ceux-ci après moult recherches demeurent totalement introuvables. Pour retrouver sa voix coûte que coûte, Axelkahn totalement ruiné, va se lancer dans une quête effrénée pour localiser ce peuple et enfin acquérir de nouvelles biopuces qui mettront un terme à son cauchemar. Pour survivre, il va constituer une troupe de Théâtre : la compagnie des fous composés de personnes qui ont été rejetées par leurs familles ou la société en raison d'une infirmité ou d'une profession peu honorable. Avec eux, il va parcourir l'univers pour se diriger vers la planète Griffith, où selon les rumeurs se cacherait un dernier représentant des Yuweh. Bien sûr, cette quête ne se déroulera pas sans embûches : allostérie, attaque de pirates de l'espace et encore bien d'autres difficultés.
Au cours de long voyage, le personnage d' Axelkahn va redécouvrir les valeurs humaines dont l'humilité.
Un vrai roman initiatique, avec une intrigue totalement fascinante prônant la créativité humaine et la beauté de l'Art. Laurent Genefort nous transporte à des années lumières de chez nous. Il nous fait découvrir des contrées inconnues directement issues de son imagination avec une évidence sans pareille.
Un roman à lire sans aucune hésitation…C'est une occasion pour les non-initiés de se mettre à la science-fiction.
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ACdeHaenne
  23 septembre 2014
Considéré par certains comme le plus grand chanteur lyrique de l'univers, l'incroyable divo Axelkhan perd sa voix. En réalité, son talent naturel pour le chant avait été artificiellement amélioré par les Yuweh, une étrange race extra-terrestre. Malheureusement, les biopuces implantées dans sa gorge sont tombées en panne. Il charge donc son intendant de retrouver les Yuweh, ce qui s'avère une mission impossible. Son incapacité à chanter ayant provoqué sa ruine, il décide donc de partir lui-même en quête de ces mystérieux extra-terrestres...
C'est peu de dire que j'attendais avec impatience la ré-édition par Folio-SF de ce roman précédemment paru en 1996 ! Fidèle à lui-même, Laurent Genefort nous livre ici un magnifique roman de space opera qui s'inscrit dans son oeuvre globale (du moins pour son pendant science-fictionnesque), la Panstructure. Il est d'ailleurs fait allusion, au tout début de ce roman et à deux reprises, aux peaux-épaisses, qui se trouvent dans un autre livre de l'auteur, Les Peaux-épaisses justement (ce sera l'occasion d'une prochaine lecture et d'une chronique à suivre, bien sûr !)
S'il est un talent que l'on peut accorder à Laurent Genefort, c'est l'art de raconter des histoires. Et là encore, il met en oeuvre tout son savoir-faire pour nous emporter très loin de notre quotidien souvent morne et triste. Même si l'histoire commence mollement, à l'image de ce personnage principal, obèse et totalement imbu de lui-même. Un personnage antipathique s'il en est, qui va se transformer sous les yeux du lecteur sans que celui-ci ne se rende compte. C'est du moins l'impression que cette lecture m'a laissé. Parce que s'il est une règle d'or qu'un romancier doit suivre, c'est bien : "Show, don't tell" (Montre mais ne dit pas). A aucun moment l'auteur ne nous explique que son personnage est antipathique avec les autres. Il le montre tout simplement condescendant. Et, au fur et à mesure que le roman avance, on se surprend à aimer ce personnage qui se libère petit à petit de son complexe de supériorité. Pour ça, je trouve que Laurent Genefort est un auteur formidable. On est tellement pris par l'histoire qu'on ne voit même pas que le héros de l'histoire est en train de se transformer sous nos yeux, que d'une chenille il devient papillon.
Alors même si je ne suis pas sûr d'avoir totalement su visualiser l'univers que ma offert l'auteur, parce que c'est particulièrement dense et riche, je dois dire sans ambages que j'adhère. C'est une histoire échevelée qui sent bon les références à Jack Vance. de l'aventure, mais pas que. Des décors splendides et de la psychologie. Car le personnage principal n'est pas le seul à prendre de l'épaisseur tout au long de l'intrigue. D'autres protagonistes - des membres de la troupe de théâtre qu'Axelkahn forme pour atteindre son objectif - se joignent à lui et ne sont pas là juste comme faire-valoir, ni faire de la figuration. Alors, d'accord, certains ne sont pas mis en valeur. Mais ce livre ne fait que 400 pages. Mais ce sont 400 pages de pur bonheur.
Au final, même s'il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur ce magnifique Les opéras de l'espace, je n'en ajouterai pourtant qu'une seule : lisez-le ! Plus qu'une injonction, c'est un conseil d'ami. Si vous me suivez sur ce coup-là, je vous promets un très bon moment de lecture, tout en finesse et en émotions.
Lien : http://les-murmures.blogspot..
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evertoncapt
  16 octobre 2014
Un livre intérressant, entre le steampunk à la bruce sterling (je pense notament à "la Shismatrice", qui évoque aussi le théâtre) et le space opéra à la bordage (qui tire un peu sur l'ethno S.F).
L'univers est veritablement merveilleux et les mondes qu'il décrit (vraiment poétiques et délicats), compensent parfaitement les quelques faiblesses de ce livre:
- Je trouve l'histoire presque trop linéaire et un peu redondante, la troupe s'arrête dans différents villages elle doit y faire face des intendants peu ouvert d'esprit et repart presque sans domage.
- Les personnages cohérants et bien construit sont presque trop lisses et n'offrent pas à mon goût toutes les surprises auxquelles on aurait pu s'attendre de la part de "fous".
- Puis je trouve que cela manque de "punch" C'est un roman propre, pas trop de sexe ni de rock'n'roll. Juste ce qu'il faut pour assurer un gentil succès littéraire.
J'ai eu la chance de rencontrer généfort au mans il y a quinze jours, qui m'a dit qu'il regrettait le format "fleuve noir anticipation" (il est passé par là à ses débuts) qui était était moins délayé. Il est vrai que la mode en S.F depuis les années 90 c'est d'étirer les trames.
Les opéras de l'espace demeure tout de même un trés bon livre ce qui n'est pas surprennant pour l'un des meilleurs auteurs de S.F française.
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Malahide75
  22 août 2018
Divo à la voix exceptionnelle, Axelkahn est un être égocentrique, égoïste et profondément antipathique. Mais bientôt sa voix, issue de bioprocesseurs implantés par la race mythique des Yuweh le lâche et son succès fait long feu. Délaissé par le public, ruiné, Axelkahn décide de partir à la recherche d'un Yuweh susceptible de réparer son organe, et remonte pour ce faire la structure des Bulbes Griffith, mondes structurés en forme de molécule. Une quête initiatique, pleine d'aventures et de rencontres, propre à transformer radicalement Axelkahn.
J'ai lu ce roman dans son format d'origine : deux tomes parus en 1996 dans la collection Space du Fleuve Noir. La réédition chez Folio a sans doute permis de corriger quelques redondances (un résumé et des rappels du premier tome), qui n'ont pas lieu d'être lorsque l'on lit les deux tomes d'une traite.
Ce léger problème de forme n'a cependant en rien gâché ce moment de lecture ! « Les opéras de l'espace » est un grand roman de space opera : un fil narrateur qui tient sur un ticket de métro, mais qui est surtout l'occasion d'un grand voyage dans des mondes différents et variés, à la rencontre de personnages hauts en couleurs. Au fil des câbles qui parcourent les bulbes, le lecteur fera connaissance avec le monde créé par Laurent Genefort et qu'il déclinera dans plusieurs autres romans. « Les opéras de l'espace » est donc un filet de pêche qui ramène aux lecteurs pleins de trouvailles et d'idées, qui seront développées ailleurs.
Très académique dans sa construction, la quête initiatique d'Axelkahn ne surprendra pas le lecteur dans son déroulement. Son intérêt réside bien dans la variété des lieux et des personnages, typiques du space opera.
Quant aux personnages, Laurent Genefort les a modelés aux petits oignons. Axelkahn, bien sûr, mais aussi Tick, Lisiane, Moklin ou Keziah, tous ont des personnalités bien trempées et attachantes.
Un super moment de lecture, qui renoue avec les fondamentaux de la science-fiction : du dépaysement, des aventures à chaque page et des personnages fort sympathiques.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
bookworm23bookworm23   25 mars 2014
"Dans les habitats spatiaux, chaque individu avait une conscience aiguë de l'environnement, inculquée dès l'enfance car il en allait de la survie de la communauté toute entière. C'était d'ailleurs, il s'en était rendu compte au cours de ses tournées de chant, ce qui différenciait les planétaires des habitants du ciel. Chez les premiers, l'environnement n'était qu'un un réservoir de ressources à exploiter jusqu'à l'épuisement. Ils appliquaient la politique des Compagnies multimondiales. Chez les seconds, qui devaient subsister dans des économies fermées, l'angoisse de l'accroissement entropique dominait la culture comme les rapports humains.Leur esprit était conditionné par l'idée qu'ils vivaient en équilibre fragile non seulement dans l'espace, mais aussi dans le temps. L'obsession de la rentabilité et de la transformation procédait d'un instinct de survie profondément enraciné." (p. 96-97)
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ACdeHaenneACdeHaenne   06 septembre 2014
Des larmes brillaient dans ses yeux. Elle laissa tomber l'arme et s'avança vers la passerelle, à l'image d'un insecte attiré par la flamme. Les fresques, peintes de couleurs criardes, représentaient les membres de la troupe revêtus d'habits chamarrés, dans diverses poses, comiques ou tragiques.
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bookworm23bookworm23   27 mars 2014
"Les hommes sont enclins à une affection mentale tenace qui consiste à se leurrer soi-même. Elle leur permet de supporter la réalité, en la rendant parfois insupportable aux autres." (p. 198)



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malo87malo87   30 avril 2014
Ta sagesse a la profondeur sublime de la folie.
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malo87malo87   30 avril 2014
Je ne suis qu'un esclave à la poursuite d'une chimère. Toi, tu es un pèlerin en quête du pays de son âme. Tu es parti en pèlerinage de ta propre voix.
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Vidéo de Laurent Genefort
Le jeudi 22 novembre 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www. charybde.fr ) avait le plaisir d'accueillir Laurent Genefort, Jean-Sébastien Steyer et Raphaël Tomas autour de la publication du recueil collectif "Variations sur l'histoire de l'humanité" aux éditions La Ville Brûle.
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