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ISBN : 2253132950
Éditeur : Le Livre de Poche (19/10/2016)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Imaginez une étoile avoisinant sept dixièmes de masse solaire... Si vous levez les yeux, il se peut que vous aperceviez son éclat blanc-jaune sur la face antérieure du bras spiral d'Orion, à sept mille parsecs du centre galactique. Le système de Grnc.mld1 compte six planètes : cinq telluriques et une gazeuse. De ces six planètes, Garance est la seule qui évolue dans la zone d'habitabilité.
« Lum'en » relate la colonisation de Garance, une planète comme tant d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  23 novembre 2016
Lum'en, une forme de vie millénaire, est exilée et cachée au coeur de la planète Garante. Les humains décident de coloniser Garante afin d'y exploiter les ressources.
Ce roman, c'est en fait 6 nouvelles qui nous montre le début de la colonisation humaine , son développement sur plusieurs générations et enfin sa perte.
J'ai déjà ressenti une immense colère en lisant la première partie de ce roman sur le développement et l'éducation de 2 enfants nés sur Garante faite par un pasteur. L'église pour laquelle il preche et la façon d'initier les enfants m'a complètement révoltée.
Mais il faut dire que ces nouvelles sont une énorme critique de notre société , de la colonisation, de l'endoctrinement, de la corruption, du pouvoir, de l'argent, mais également du non respect de l'environnement local. Ce roman c'est tout simplement une critique de notre monde passé , présent et futur. Et puis c'est la vocation d'un livre de fournir des sentiments au lecteur, même si ceux-ci ne sont pas toujours les plus agréables.
Alors oui j'ai aimé ce roman.. mais j'ai été extrement dérangé par du déjà vu comme on peut dire. Les petits chapitres ou Lum'en fait montre de conscience et de ce qu'il se passe sur Garante m'ont beaucoup dérangée.. tout simplement parce que Bernard Werber a déjà utilisé ce système lors de sa trilogie sur les micro-humains : ou la terre est consciente de ce qu'il se passe à sa surface. Et donc du coup je crois ne pas avoir apprécié ce roman comme il se devait.. si je n'avais pas lu Werber avant je pense que ma vision de ce roman serait complètement différente.
Je tenais a remercier Babelio et les éditions le livre de poche pour cet envoi dans le cadre de masse critique.

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Dionysos89
  08 mai 2016
« Lumen », avant d'être ce roman, c'est une unité de mesure du flux lumineux et cela l'auteur le sait forcément. Alors à quoi peut-on mesurer l'évolution d'une planète ? À son environnement ? ce n'est pas ce qui nous préoccupe le plus, assurément. À son degré de colonisation par les êtres vivants que nous qualifions « d'humains » ? c'est franchement réducteur. Enfin, peut-être, aux formes de vie extrahumaines, possédant des formes même que nous ne percevons pas ou peu ? C'est évidemment bien plus difficile, mais Lumen raconte l'histoire de l'une d'entre elles, tout en considérant les autres possibilités que nous venons de lister.
Cette entité particulière, c'est Lum'en, justement. Elle contemple, de son niveau de conscience supérieur, l'avancée du monde qu'il occupe. Et forcément, ce roman est aussi l'histoire d'une colonie, sur une idée très simple au départ, mais nous suivons vraiment l'histoire du premier au dernier humain sur place. du site alpha à la fin de la colonie humaine, l'histoire suit la nomenclature organisée par l'auteur dans son univers de space opera. Et oui, depuis son cycle d'Omale, Laurent Genefort a bâti une toile de fond qui aurait permis aux Terriens d'essaimer dans la galaxie grâce aux Portes de Vangk. Lum'en prend place dans ce cadre.
Même si je n'en ferais pas du tout un chef-d'oeuvre absolu, nous pouvons comprendre facilement pourquoi ce roman a reçu le Prix Julia-Verlanger 2015 au cours du festival des Utopiales de Nantes. Construit comme un enchaînement de nouvelles, mais qu'il serait toutefois impossible de lire indépendamment, Lum'en permet de suivre l'entité éponyme faire progresser sa psyché au fur et à mesure des différents événements des colons. À ce titre, Laurent Genefort a donc pu se permettre de varier les genres dans chacun de ses nouvelles : si certaines peuvent avoir un schéma similaire, le lecteur décèle quand même des tentatives de faire tantôt un récit survivaliste façon quasi post-apocalyptique, tantôt un récit de front pionnier, tantôt encore un récit ethnologique en prenant le point de vue de d'autres créatures vivant sur cette planète, tantôt enfin un récit révolutionnaire.
L'auteur varie ainsi les genres sans pour autant faire varier son style, avec un vocabulaire toujours riche mais reconnaissable quand on le pratique régulièrement. le désavantage d'une telle construction de roman est qu'on s'attache peut-être à l'esprit Lum'en, à la planète en général, mais pas vraiment à ses personnages qui ne font que graviter autour d'un destin bien plus grand et jamais palpable. Rien de grave pour autant, rien qui bloque l'immersion dans cette aventure spatiale coloniale, et si vraiment vous ne vous y voyez pas, contemplez la nouvelle couverture que Manchu a produit en matière de plane topera et cela devrait aller mieux.
Lum'en a le potentiel pour réconcilier les réticents à certains romans de Laurent Genefort ; cet ouvrage-ci a l'avantage de proposer une saga large en seulement quelques chapitres concis et maîtrisés, qui prouve encore le talent d'architecte d'univers de son auteur.
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Tatooa
  29 novembre 2015
Tout d'abord, un grand merci à Babelio et aux éditions le Bélial pour cette jolie découverte.
Il est des auteurs dont je me demande comment j'ai fait pour passer à côté, Laurent Genefort est de ceux-là. Ses premiers livres sont sortis alors que je lisais beaucoup de SF, mais ils ne m'ont sans doute pas attiré l'oeil.
Ce qui est bien dommage.
Atypique, ce roman. le début est fort déroutant. Lum'en, entité multi-millénaire , « pas humaine, ni même organique », est condamnée à l'exil sur la planète « Garance ». « La Marraine des Espèces » apparaît comme une sorte de « déesse créatrice », chapeautant un peu tout. Les passages concernant Lum'en et les Dépositaires sont tellement courts, que je dois avouer qu'ils m'ont un brin frustrée, j'aurais aimé en savoir plus. Mais ce n'est pas le sujet du livre, au fond, cela est clair.
Nous avons donc bien de la SF. Mais de la SF « douce », rien de trop compliqué, à part peut-être la manipulation génétique d'adaptation mais sur laquelle Genefort ne s'attarde absolument pas. Il n'y a donc rien de lourd niveau science dans ce bouquin.
C'est surtout une critique de notre société, de notre façon de fonctionner, de notre cupidité inextinguible versus l'adaptation à son environnement et la symbiose. Un récit très engagé, assez brutal, construit par à-coups, de nouvelles que séparent des dizaines d'années en intermède « Lum'en », qui se pose beaucoup de questions sur ce qu'il se passe à la surface de « sa » planète d'adoption et d'emprisonnement forcé. Construction par "à-coups" qui m'a évoqué un accouchement, et la métaphore n'en est pas si loin, après tout.
L'Humain est ici inutile. Juste bons à détruire l'environnement, exploiter la planète, pour la plupart et surtout éliminer les êtres autochtones, les « pilas », qu'on va décréter « juste sous le seuil d'intelligence limite pour leur laisser leur planète », comme par hasard. Hormis quelques cas individuels d'humains plus éclairés et qui vont servir à l'avancée de la planète. Tout cela ne se passe pas sans violence, sans heurts.
C'est très bien écrit, très bien construit, et finalement s'ouvre sur l'espoir d'une civilisation possible basée sur la coopération et la symbiose avec la nature. C'est un joli coup de coeur en ce qui me concerne, et après Poul Anderson découvert chez le Bélial avec « L'épée brisée » et dont j'ai lu depuis plusieurs bouquins, toujours avec plaisir, je pense lire d'autres Genefort dans les mois qui viennent.
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Shan_Ze
  12 décembre 2016
Sur Garance, planète terraformée pour accueillir l'homme, il n'y a qu'une ville : Villevangk. C'est dans cette ville que de grands bouleversements vont avoir lieu. le temps passant, on découvre plusieurs destins différents qui mettent en relief l'évolution de la planète elle-même et à travers celle-ci, celle de Lum'en, sorte de conscience profonde de la planète.
Lum'en, c'est un patchwork de vies montrant la vie indigène ainsi que l'exploitation de ressources de la planète. L'aspect le plus intéressant de Garance, c'est bien sa faune et sa flore locale : les pilas, les pseudopodes, les caliciers… Beaucoup aimé aussi les voyages entre planètes, l'adaptation génétique de l'homme à l'atmosphère de chaque planète. Certaines histoires m'ont plus emportées que d'autres, celle des deux enfants qui ont grandi à l'écart et éduqués dans la peur et l'ignorance. En fait, Lum'en, c'est un peu comme notre planète Terre, il faut en prendre soin et savoir communiquer avec ce qui la compose. Je pense relire Laurent Genefort, j'ai aimé son style et sa façon de raconter la vie. Merci à Masse Critique et au Livre de Poche pour cette découverte.
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claireo
  15 décembre 2015
Merci à Babelio et aux éditions le Bélial' pour ce livre reçu dans le cadre de Masse Critique.
Les chapitres alternent le point de vue de Lum'en, cette « conscience » enfouie dans la planète Garance, et les évènements qui se déroulent au dessus : la colonisation de Garance, l'exploitation minière par les hommes, sans souci de l'environnement, la révolte de certains, et le mépris des autres vis à vis de la faune locale, notamment les pilas. Les hommes méconnaissent la planète qu'ils exploitent, mais l'homme est totalement inadapté à cette planète, et Lum'en aidera les pilas à se la réapproprier.
La lecture était poussive au début, et j'ai été déstabilisée par le chapitre un peu religieux du commencement, que je n'ai pas trop aimé. Mais il a le mérite de bien décrire la planète Garance. La suite du roman est plus intéressante, et j'ai bien aimé les derniers chapitres.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
TelKinesTelKines   03 septembre 2018
Vimal indiqua du doigt des galettes plates, desséchés, qui s’empilaient sur l’étagère du dessous.
« Et ça, c’est bien ce que je crois ? »
Les pattes-d’oie de l’homme s’accentuèrent.
« Tout juste. On les sèche, puis on les vend.
- Vous mangez les pilas ?
- Impossible à digérer, comme tout ce qui vit sur Garance. Mais il y en a qui croient que ça soigne les migraines, ce genre de truc. Que ça fait bander, même.
- Et ça fait bander ? »
L’homme éclata de rire, mais Vimal eut la certitude qu’il avait essayé ce remède. Hommes et femmes étaient prêts à avaler – littéralement – n’importe quoi, dès lors que cela touchait au sexe et à la procréation. Il se rappelait vaguement avoir lu quelque part que sur les planètes à biosphère hautement incompatible, l’infertilité féminine atteignait les vingt-cinq pour cent.
« Ha ha ! Vous pouvez toujours tenter. Mais à mon avis, c’est dans la tête que ça se passe. L’espoir fait vivre, hein ?
- Tant que ça n’empoisonne pas. »
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TatooaTatooa   28 novembre 2015
- Nous sommes des artistes. La création a une valeur révolutionnaire qui va au-delà des circonstances et des tripatouillages politiques. L'identité que l'on défend est esthétique, et sur ce chapitre, les colons ne valent pas mieux que des porçons dans leur auge : ils se vautrent avec délices dans la laideur dont nous abreuve la DemeTer. Les autonomistes sont pour nous des compagnons de route, mails il partagent le même but que les colons en place : installer un ordre où chacun fait ce qu'il doit faire. Nous, nous aspirons à l'inutilité.
(Léopol à Eliaz)
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ACdeHaenneACdeHaenne   18 décembre 2015
- Je croyais que tu étudiais les nuages ?
- C'est fini, j'ai percé leur secret. Les nuages récoltent les âmes des pilas à la fin de leur vie. Quand assez d'âmes sont montées au ciel, les nuages deviennent trop lourds et il pleut. Alors les âmes rejoignent la terre. Les caliciers les absorbent par les racines, et les larves de pilas les récupèrent.
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finitysendfinitysend   03 octobre 2016
Elle n’y pouvait rien. Elle était seule à présent , en un endroit à l’intérieur d’elle-même , indéfini et profond de toutes parts .
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Dionysos89Dionysos89   01 mars 2016
Dans la plupart des mythes du Berceau, l’homme avait été modelé à partir d’une poignée de glaise, conférant à la sculpture le statut de premier des arts, le plus essentiel.
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Videos de Laurent Genefort (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Laurent Genefort
Le jeudi 22 novembre 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www. charybde.fr ) avait le plaisir d'accueillir Laurent Genefort, Jean-Sébastien Steyer et Raphaël Tomas autour de la publication du recueil collectif "Variations sur l'histoire de l'humanité" aux éditions La Ville Brûle.
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