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ISBN : 9791090648876
Éditeur : Critic (16/03/2017)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Echoués sur Arrhenius, une planète isolée et pauvre, Hummel et Lenoor, deux pilotes, décident de fonder une compagnie de transport indépendante qui desservirait les planètes des Confins. Mais la création de cette ligne commerciale interstellaire, baptisée la Spire, est jalonnée de luttes de pouvoir, de trahisons et d'inimitiés.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  03 mai 2017
Premier tome d'une nouvelle série annoncée (le second tome : Celui qui divise est prévu pour octobre 2017).
Nous sommes dans un univers où la totalité des mondes habitables est à la portée de l'humanité, grâce à un réseau de portes abandonnées par une mystérieuse race extraterrestre censément disparue.
20.000 mondes sont déjà colonisés et répartis en fonction de leur facilité d'accès suite au passage des vaisseaux spatiaux par les portes (le transport étant instantané). La ceinture, la couronne et les confins.
Ces confins, délaissés par les multinationales. Un nouveau terrain de chasse pour la création d'une nouvelle compagnie de transport qui se ferait une spécialité de relier ces mondes ignorés. Mais les compagnies déjà en place voient d'un mauvais oeil une nouvelle et possible concurrente à terme. Coups bas et sabotages à l'horizon.
Dès le début, le milieu et même la fin, j'ai eu l'impression de me retrouver dans un bon vieux Fleuve noir un peu bodybuildé. Un compliment ? Oui assurément.
Moins mièvre (si on n'aime pas) – Fleur bleue (si l'on y pense avec tendresse) qu'un P.J Hérault sur les relations interpersonnelles.
Une belle histoire bien structurée, passionnante, avec rebondissement et action dans tous les domaines à chaque chapitre. Beaucoup de sujets abordés (survolés ?) et pas une seconde de répit.
L'univers fonctionne tout seul, ce n'est pas très technique mais ce n'est pas l'essentiel. Certains pourront y trouver un manque de complexité. Ce n'est par exemple absolument pas comparable en matière de densité à l'univers du Commonwealth de Peter F. Hamilton, c'est indéniablement moins « cérébral ». Mais a-t-on besoin de complexité et de concentration pour se faire plaisir en SF ? Non.
Une écriture fluide simple, une lecture très confortable en fait, ça glisse tout seul. du miel pour les yeux.
Je découvre l'auteur, et cette incursion dans son univers a été un réel plaisir qui assurément ne sera pas le dernier.
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BazaR
  26 mars 2017
Je suis passé par plusieurs états en lisant ce livre. Mais dans l'ensemble je me suis bien amusé.
Le tome 1 de Spire conte la création et la montée en puissance d'une compagnie de transport interstellaire décidée à occuper le marché niche des mondes humains trop peu développés pour intéresser vraiment les gros poissons du secteur. Dit comme ça, ça donne l'impression d'un roman sur l'économie. Il y a un peu de ça mais ça n'est pas l'essentiel. C'est surtout l'histoire de ces pilotes aventuriers qui risquent leur peau chaque fois qu'ils abordent un de ces étranges mondes sauvages, pilotes qui d'ailleurs ont tous lu Leigh Brackett ou Catherine L. Moore vu les noms de leurs vaisseaux.
Le début fleure bon l'huile de moteur et l'énergie de fusion des vaisseaux de guingois des romans de Samuel Delany. Rien que pour ça, ça vaut le coup. Et Genefort ajoute une couche d'écosystèmes étranges et fonctionnels qui apportent aux voyages un exotisme Vancien.
Au bout d'un moment, j'ai tout de même trouvé que ça tournait un peu en boucle (ou en spire, tiens) : de nouveaux mondes visités, des contrats, de nouveaux pilotes qui se rallient, les méchants vilains des grandes compagnies qui font des coups tordus. Je me voyais mal poursuivre sur toute une trilogie comme ça. Et puis où que l'on aille, on ne rencontrait que des cultures humaines dont l'objectif – une fois la survie assurée – était la croissance et la rentabilité. Je me suis demandé si la seule forme d'humanité qui avait proliféré à travers les portes de Vangk (l'élément commun à tous les romans de l'espace de Genefort, paraît-il) était des ultralibéraux affairistes à tendance geek. La diversité des cultures et religions terrestres n'a pas essaimé dans l'espace, et c'est dommage. En même temps, cette relative pauvreté culturelle renforce le contraste avec la séduisante étrangeté des écosystèmes extraterrestres, comme je l'ai déjà dit.
Mais Genefort me fait mentir en lançant ses capitaines sur des péripéties d'un niveau de gravité inattendu. Si jusqu'ici, sa vision me semblait bien plus optimiste – dans la lignée de celle d'un Arthur C. Clarke (progrès infini, foi en l'humain, etc.) – à partir du milieu du roman j'ai eu l'impression de lire du Pierre Bordage, tellement sa description des insondables horreurs dont est capable l'humanité fait froid dans le dos. L'action est toujours prioritaire – c'est avant tout un roman pour se détendre – mais j'ai senti l'importance que revêtait pour l'auteur certains événements de l'actualité tel que l'accueil des réfugiés syrien chassés par la guerre (le pilote Hummel est-il un avatar de Genefort ?)
Sur la dernière partie, je resterai muet hormis pour dire que c'est très prenant et que je n'ai plus pu lâcher le livre avant d'atteindre la fin.
Un mot sur les personnages pour terminer. Ils sont nombreux, multiplicité des lieux oblige, mais j'ai trouvé que leur caractérisation baissait en valeur au fur et à mesure qu'on les introduisait. Je me suis finalement surtout attaché aux trois premiers – Lenoor, Hummel, Cornelis – qui reviennent régulièrement nous faire partager leur point de vue. Ce sont les plus réels ; les suivants étant surtout là pour faire avancer l'action. Lenoor, est surtout mise en valeur lors de la découverte des écosystèmes, et j'ai beaucoup apprécié que Genefort fasse largement appel à son sens de l'odorat autant qu'à la vue pour les parties descriptives.
C'est mon premier roman de Laurent Genefort et je suis rassuré. Je continuerai la trilogie et j'irai vagabonder ailleurs dans son oeuvre si ma PAL le permet.
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Dionysos89
  25 avril 2017
Vous avez été déçu de votre première dose de Laurent Genefort de l'année ? Rattrapez-vous avec la deuxième tournée ! En effet, ce docteur ès space opera français ouvre une nouvelle trilogie chez les éditions Critic : Spire.
Qu'aime-t-on dans un space opera « à la mode Genefort » ? Déjà un univers cohérent, ici celui des Portes de Vangk, qui permet, de fait, une diversité magistrale selon les systèmes, les mondes ou les groupes de mondes visités. En l'occurrence, l'auteur s'est fait une première fois plaisir puisque le thème qu'il a choisi lui permet de faire voyager ses personnages dans une ribambelle de mondes très divers, avec à chaque fois une organisation sociétale, un environnement et une économie qui varient fortement. Ensuite, il faut des personnages suffisamment intéressants en eux-mêmes mais dont le destin est largement dépassé par leurs aventures, par les planètes qu'ils visitent, ainsi que par les entités qu'ils rencontrent, entités qui ont une durée de vie bien plus longue que les humains et qui, d'une certaine façon, les écrasent de leur statut. Enfin, il faut un système de gestion complexe (qu'il soit scientifique ou économique), que l'auteur peut se permettre de détailler afin de faire montre d'érudition comme il sait si bien le faire.
Force est alors de constater que Laurent Genefort s'est bien fait plaisir dans ce roman en réunissant les différentes caractéristiques que nous lui connaissons habituellement, mais en en usant de la façon la plus joueuse possible. En effet, d'un simple atterrissage forcé et dramatique dans les premières pages, il nous emmène découvrir la création d'une compagnie de transport interstellaire qui se veut complètement indépendante des grandes multimondiales qui dominent les grands axes interstellaires, la Spire ! Ce nouveau venu dans le transport dans l'espace s'attache surtout à relier les mondes des Confins, ces planètes le plus à l'écart du réseau galactique en raison de leur éloignement vis-à-vis de la Porte de Vangk qui les relie au dit réseau. Alors que ce sont les planètes de la Couronne et de la Ceinture qui bénéficient, par leur position de proximité, d'un traitement de faveur commercial, Spire vise les angles morts du réseau ; c'est un petit peu comme si un nouveau concurrent de la SNCF cherchait d'abord à relier Vannes à Brioude et Saint-Martin-du-Fouilloux à Châlons-en-Champagne. Oui, parce qu'il ne faudrait pas oublier qu'il y a aussi des gens qui habitent là et qui aimeraient bien profiter du réseau de communication comme les autres sans subir l'« effet tunnel » habituel. Laurent Genefort a, comme souvent, un propos altermondialiste intéressant que ce soit sur l'économie ou l'environnement. À la fin du premier tome, annexe à l'appui, quinze planètes entrent déjà dans ce système alternatif.
Dans la même optique, Laurent Genefort mise sur l'examen précis, mais pas étouffant, de la science économique à l'échelle galactique. Pas de panique pour autant, le tout est très digeste et on sent que l'auteur en a sous le pied. D'ailleurs, dans le thème comme dans le plaisir d'écrire de l'aventure galactique, on retrouve l'ambiance présente dans le Prince-Marchand (tome 1 de la Hanse Galactique, par Poul Anderson) avec toutefois des personnages plus attachants. Ainsi, nous suivons Lenoor et Hummel, bientôt rejoints par Cornélis, c'est-à-dire des navis (des pilotes en somme) accompagnés d'une experte évaluatrice des potentielles ressources de chaque planète. À partir de leur aventure sur la planète sous-développée Arrhenius, l'intérêt de ce premier tome est de comprendre quels sont les problèmes liés à la mise en place d'une telle entreprise de transport, notamment pour des planètes éloignées du réseau global. Cela ne vous rappelle pas la mondialisation ? Si, et c'est normal, d'autant plus que chacun pourra se faire des parallèles au milieu de ces Confins, sorte de Sud économique à l'échelle de la galaxie. Si ce premier tome se titre « Ce qui relie », ce n'est donc pas pour rien. Il s'agit de scruter les premiers soubresauts de la Spire, les luttes intestines au sein de la compagnie qui ne tarde pas à se développer au bout de quelques années d'existence, les combats plus ou moins ouverts avec les compagnies concurrentes. de manière un peu visible, comme si c'était un passage obligé, les derniers chapitres permettent de placer les enjeux à concrétiser et auxquels il faudra répondre dans les deux tomes à venir : un antagoniste externe à la compagnie, des complications internes et une découverte d'importance galactique. Beau programme pour la suite.
Ce qui nous relie à Laurent Genefort, c'est définitivement le goût de la bonne science-fiction : un univers, une science, un destin. Spire part sur de bonnes bases.
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Lutin82
  11 mai 2017
Un résumé éditeur qui attire, une couverture de Manchu qui séduit, le nom d'un auteur que j'apprécie, comment pouvais-je résister à Spire, ce qui relie ? Impossible! Ma volonté fait pâle figure face à l'adversité présente et sa puissance de feu.
Si le terme « Spire » ne vous dit rien, normal, il n'appartient pas à notre bon vieux français. Il sera reconnu par les amateurs d'Albion, même si la flèche n'est pas tout à fait caractéristique du roman, et encore cela reste à démontrer.
Enfin, si ce mot évoque en vous quelque chose en forme de spirale, bingo! Vous naviguez en territoire connu, ou en voie de l'être…
En effet, Leenor (elle) et Hummel (lui) sont victimes d'un crash catastrophique sur une planète éloignée, Arrhenius. Leur compagnon de voyage n'a pas survécu à la violence de l'accident, alors que le capitaine s'en sort salement amoché : un bras en moins, et une paire de jambe incapable de le maintenir debout, marcher n'est plus à l'ordre du jour.
Les blessures s'avèrent non seulement physiques et morales, mais également psychologiques. Ce cailloux désertique est rarement desservi, aucune ligne régulière n'existe et les données nécessitent une mise à jour sérieuse. D'ailleurs, cette négligence assumée (voire orchestrée) leur a coûté un homme et un vaisseau.
En sus, dire que les colons se sentent délaissés est une lapalissade…
Les deux rescapés, sur l'impulsion de Leenor, décident de remédier au problème en créant une compagnie de transport, la Spire, dont l'emblème sera hélicoïdal.
La création de cette entité, ainsi que toute cette entreprise reposent sur un idéal et sur une volonté farouche nés de la catastrophe : desservir les mondes des Confins. L'objectif se résume à les « désenclaver » de leur solitude, mais aussi à leur offrir l'opportunité d'améliorer leur sort (essor de la population, accès aux dernières technologies – ou au moins aux techniques de base,…)
En effet, la situation d'Arrhenius n'est pas unique. Les mondes colonisés de notre Galaxie sont reliés entre eux par des portes de Vangk, qui permettent de se transporter d'une zone à l'autre presque instantanément. Ces accès sont implantés à une distance plus ou moins proche de la planète habitable. Il s'agit d'un intervalle qui s'échelonne de quelques jours à plusieurs semaines de voyage entre les deux points.
Cette précision s'avère cruciale, car elle conditionne le « statut » des systèmes. Les plus chanceux et plus accessibles appartiennent à la catégorie enviée de la Couronne, puis vient la Ceinture et enfin les oubliés, les Confins.
Très vite, cette croisade apparaît peu viable avec un seul équipage et un seul vaisseau. Ils recrutent alors Cornelis à la tête du Tremaine, capitaine indépendant travaillant au profit d'une société bien installée et desservant principalement la crème : la Ceinture et la Couronne. D'ailleurs qui veut aller s'e***er avec les bouseux de colons des confins ?… Personne, hormis la Spire.
L'auteur profite de l'occasion pour brosser des modes de vie divers et chamarrés à travers des sociétés parfois occidentales, souvent différentes, vivant au rythme de leur philosophie ou en proie à la violence et aux conflits civils.
L'ambiance de toute cette épopée, et cet idéal lui-même ravivent les débuts de l'Aéropostale avec une figure emblématique de cette « conquête » spéciale, Antoine de St Exupery.
Les chapitres sont courts et bien rythmés. Chacun relate une conquête commerciale dans les confins, une étape dans leur ascension (associé, équipage, capitaine,…), ou un affrontement avec les autres compagnies. L'émotion n'est certes pas le coeur du roman, mais n'en est pas absente. Les relations entre les associés sont empreintes de respect et d'amitié, quelques heurts permettent d'y ajouter de la crédibilité.
Critique plus complète sur mon blog.
Lien : https://albdoblog.wordpress...
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gloubik
  17 septembre 2017
Lydie Blaizot présente sur le salon du livre du festival Voyageurs immobiles y a rencontré Laurent Genefort qui y présentait son dernier roman Spire I — Ce qui relie. En bonne épouse, elle s'est dit que ça me ferait plaisir de découvrir cet écrivain avec un livre dédicacé. Vous avez bien lu, découvrir ! Bien que Laurent (oui je vais l'appeler par son prénom. elle m'en a assez parlé pour que j'ai l'impression de l'avoir rencontré) n'en soit pas à son coup d'essai, il est passé au travers des mailles de mon filet depuis ses débuts dans les années 80.
Maintenant que j'ai expliquait comment ce volume m'est parvenu, passons à la mise en garde façon Laurent, le gars qui veut pas vendre ses livres : « Attention. C'est de la science-fiction. C'est du space-op pour être précis. » Ça tombe bien. J'adore ça. Mais il est vrai que c'est le genre d'info qu'il vaut mieux savoir avant d'acheter un livre.
Passons à mon avis proprement dit.
Comme à mon habitude, je ne vous raconterai pas l'histoire. Je vais quand même compléter la quatrième de couverture de quelques informations. L'humanité a essaimé à travers la galaxie grâce à un système de portes hérité d'une race extraterrestre disparue. Oui. Je sais. Ça fait penser à Stargate. le principe n'est toutefois pas le même. Les portes sont dans l'espace, ouvertes en permanence, semble-t-il, et aller d'une planète à une autre nécessite donc des vaisseaux spatiaux. L'histoire se déroule plusieurs siècles (ou millénaires ?) après que la première porte ait été découverte et que la terre se soit retrouvée déconnectée de ce réseau de communication (Et hop ! un problème de moins... ou de plus. allez savoir !).
Ce beau contexte est l'occasion de nous jeter quelques remarques sur l'écologie, le développement des sociétés humaines, leurs politiques, leurs modèles économiques, leurs racismes, etc. Bien sûr, c'est un roman. Alors ne comptez pas sur des laïus dignes des meilleurs discours d'hommes politiques, de philosophes ou de scientifiques. Non. Au fil des pérégrinations de nos héros, nous rencontrons des civilisations humaines plus ou moins développées dans lesquelles certains travers de nos sociétés terrestres se retrouvent et ont leur influence sur la bonne santé de ces cultures.
Un point à noter, qui peut déranger certains lecteurs férus de romans bourrés de détails à la Dune de Franck Herbert : En un volume, il s'écoule (si j'ai bien suivi) cinq ans de la vie de nos héros. Alors 300 pages pour passer de l'idée de créer une société de transport interplanétaire à une entreprise florissante qui entre en conflit avec les plus grandes(multimondiales), oui c'est un peu cours. Mais ça me va. Je déteste les romans ou on entre dans des descriptions d'événement ou de situations qui n'ont que peu d'intérêt sous prétexte que ça donne plus de crédibilité à l'ensemble. Si je veux des discours philosophiques sur tel ou tel sujet, si je veux lire une Histoire, je ne lis pas un roman de SF. Je lis un essai sur un sujet à ma convenance. Je lis un livre d'Histoire (à la rigueur un roman historique). Je lis un livre scientifique. La SF, je la lis avant tout pour le divertissement et là, avec ce premier volume de Spire, c'est réussi. Ne vous y trompez pas. le lecteur attentif y trouvera des sujets de réflexion sur le racisme, l'économie ou l'écologie.
En bref : le tome 2 doit sortir en octobre 2017 et je l'attends avec impatience. D'ici là, je vous invite à découvrir le tome 1 qui, à mon avis vaut qu'on s'y arrête... enfin les amateurs de SF, que dis-je ! de Space-Op. ;-)
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   06 mai 2017
Un monde, c’est comme une conquête amoureuse. On languit d’atteindre sa surface. On en profite, tant on se réjouit d’avoir atterri sans trop de casse. On aime respirer son air. Et à la fin on le fuit, comme un homme amoureux que l’on n’aime plus.
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fnitterfnitter   05 mai 2017
Ces types étaient plus jeunes que lui, mais ils avaient goûté l’ambroisie de la gloire, traversé les dangers les plus fous. Ils avaient combattu pour la Justice, l’Honneur, et probablement une douzaine d’autres mots à majuscule. Puis la paix avait été signée, et on les avait sommés de remiser leur courage et leurs rêves.
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fnitterfnitter   07 mai 2017
Je me demande bien pourquoi l’homme s’est donné la peine de conquérir les étoiles. Si c’était uniquement pour rencontrer des créatures extraterrestres, il suffisait qu’il s’occupe de ses rejetons en bas âge.
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BazaRBazaR   19 mars 2017
Quant à elle, voilà des années qu'elle passait plus de temps dans des spatioports et des vaisseaux qu'à terre. Des années à boire de l'urine recyclée et à respirer de l'air en conserve, à récurer des locaux étriqués, à suivre d'épuisants exercices contre les ravages de l'impesanteur. Au bout d'un moment, le monde le plus hostile se parait de charmes insoupçonnés.
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BazaRBazaR   26 mars 2017
Manœuvrer pour priver les nouvelles compagnies de capital est une arme vieille comme les mondes. Si nous survivons et que nous croissons, il ne faut pas se leurrer: nous ferons la même chose avec la concurrence à venir.
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