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Spire tome 3 sur 3
EAN : 9782375790489
Critic (07/06/2018)
3.86/5   33 notes
Résumé :
Pour la Spire, l'âge d'or a commencé. Ses concurrentes la laissent en paix, et sa puissance ne cesse de grandir. Mais pour les navis travaillant pour elle, c'est une autre affaire.La Ligue qui les représente est en charpie. Le fossé se creuse malgré les efforts de Lenoor et d'Hummel, les fondateurs, pour contrer Mathy et son redoutable Buro. Sauront-ils résister aux dangers extérieurs qui guettent, sauront-ils conserver l'âme de la compagnie qui lentement se meurt ?... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique

Et voilà ! Fin de la trilogie de la Spire, cette compagnie de transport interstellaire dédiée au départ à l'alimentation des mondes des Confins, les colonies les plus jeunes et les plus sauvages, qui n'intéressent guère les majors du secteur.

Fin… du commencement seulement.

Une fin somme toute logique mais qui me laisse une petite blessure, du genre de celles qui naissent quand on doit renoncer à nos idéaux romantiques et regarder le monde tel qu'il est.

La Spire s'est constituée sur un idéal noble, et ses premiers navis – ainsi que s'appellent eux-mêmes les capitaines de cargo – ressemblent par certains côtés à ces chevaliers sans peur et à ces explorateurs téméraires qui nous font toujours rêver quelque soit notre âge. Mais la petite Spire commence à faire de l'ombre aux grandes compagnies qui n'ont pas hésité à employer les moyens les plus crapuleux pour la terrasser. Sa survie, elle la doit, aussi, à l'emploi des méthodes de ses ennemies. Mathy et son Buro en sont les scénaristes et ils s'opposent souvent aux nobles fondateurs Hummal et Lenoor au sein du Directoire de la compagnie.

Le tome 3 raconte la fin de la bataille interne entre les deux tendances de fond qui siègent au sein de la Spire. La presse s'en mêle (une blogueuse en fait), rappelant que ce quatrième pouvoir a souvent les moyens d'empêcher les autres de faire n'importe quoi, ou à tout le moins de révéler leurs frasques. Au fond, la société interstellaire que l'auteur nous montre possède les mêmes ressorts que notre société économique libérale. La croissance la mène par le bout du nez, pour le meilleur et pour le pire.

Mais ne croyez pas que ce roman reste cloitré dans des huis-clos politiques nauséabonds. Les batailles ont besoin de support réels ; et c'est là que, comme dans les tomes précédents, Laurent Genefort déploie son sense of wonder. Les planètes desservies par les navis révèlent des sociétés humaines très exotiques dans des environnements planétaires qui ne le sont pas moins. L'auteur est à ce titre le digne successeur de Jack Vance avec une dimension humaine supplémentaire. On reconnait aussi une érudition effroyablement large, nécessaire à la constitution de mondes que l'on pourrait presque toucher.

Le pompon du « wonder » apparaît dans les voyages de Cornelis de porte de Vangk en porte de Vangk (pensez à Stargate). C'est tout simplement hallucinant ; magnifique et étrange à en perdre tous ses repères. Ils m'ont rappelé le voyage cabalistique de David Bowman après son entrée dans le monolithe dans 2001, l'Odyssée de l'Espace.

Au final, Spire se révèle être une trilogie au rythme très équilibré et sans à-coups, sans ces moments de pure intensité qui exaltent l'émotion et la mène vers l'orgasme littéraire. Elle vaut cependant largement d'être lue. Et ça tombe bien, le tome 1 va sortir en poche bientôt.

Quant à moi, ça m'a évidemment donné envie de repasser une porte de Vangk. Apparemment Laurent Genefort en a mis dans un paquet de romans.

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Ce troisième volume referme ce cycle de SF original dans le sens où le personnage principal n'est autre qu'une entreprise, la Spire. Créée dans le but de bousculer les sociétés de fret interplanétaires bien installées et corrompues, la Spire, grâce à ses Navis, s'est d'abord singularisée par son éthique et sa volonté de desservir des planètes quasiment oubliées des Confins.

Mais bien des années ont passé et presque plus rien ne la distingue des autres. En interne le Buro fait en sorte de la normaliser, au détriment des Navis mais aussi de ses clients qu'elle aussi pressure sans états d'âme, voire abandonne à leur sort lorsque les choses tournent mal…

Comme on le voit, le projet est ambitieux. J'ai lu les trois tomes à quelques mois de distance entre chacun. Et pour bien faire j'aurais dû les relire car il m'a été difficile de me souvenir de qui était qui et qui avait fait quoi dans les multiples personnages récurrents.

Le grand talent de Laurent Genefort pour inventer des planètes plausibles, et toutes différentes, est bien là. Mais comme le thème de cette série exigeait qu'on ne s'attache à aucun endroit, j'ai parfois ressenti un peu de frustration en laissant une narration passionnante pour revenir aux luttes internes à la Spire. Pour le suspense, il était tout à fait malin de multiplier les intrigues : aucun des personnages n'étant vraiment indispensable, chacun pouvait disparaître à tout moment. Et Genefort ne s'est pas privé de ce ressort dramatique puissant.

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J'ai profité de ma visite du salon Saint-Maur en poches pour acheter le tome 3 de Spire et le faire dédicacer. Les 3 tomes mis à côté donnent une très belle illustration, oeuvre de Manchu réalisée manuellement sans passage par un logiciel graphique. Ce tome 3 clôt la trilogie Spire entamée en mars 2017.

La trilogie se situe dans un univers de Space-opera utilisé pour d'autres romans de l'auteur, comme Omale ou encore Lum'en. Les voyages spatiaux se font grâce à des passages appelés « Portes de Vangk » permettant de relier les planètes entre elles. Ces portes sont très nombreuses et situées dans différents systèmes stellaires de la Voie Lactée. Cependant, pour les planètes des Confins, les choses ne sont pas aussi simples et les portes sont éloignées. La Spire qui est une compagnie de transport interstellaire indépendante qui avait pour but à sa création de relier les mondes des Confins. le premier tome s'intéressait à la fondation de la compagnie tandis que le second racontait son expansion. La Spire est devenue une très grande compagnie dont l'objectif initial s'est un peu perdu. Ce troisième tome se situe ainsi de nombreuses années après le premier et on retrouve la compagnie dans une situation florissante sur le plan économique, mais en interne la situation est bien différente. Les dissensions entre les dirigeants sont importantes, et les attaques récentes de pirates n'arrangent rien.

L'univers créé par Laurent Genefort gardent de nombreux mystères notamment au niveau des Vangk, les constructeurs des Portes. Ce tome 3 apporte quelques surprises, mais certainement pas toutes les réponses, dont il faudra chercher des indices dans les autres romans situés dans cet univers. La trilogie de Spire est un véritable space-opera et permet de faire connaissance avec de nombreuses planètes assez détaillées par l'auteur. le soin pris par Laurent Genefort pour rendre son univers crédible est très impressionnant. Par exemple, les navis dont le métier est d'effectuer les transports, sont conditionnés par le fait de passer leur temps dans l'espace et sont incapables de vivre à long terme sur la terre ferme. L'univers est d'une richesse incroyable et peut faire encore l'objet d'autres romans.

Par contre, cela se fait un peu au détriment des personnages principaux qui passent à l'arrière plan. C'était un peu déjà le cas dans le tome précédent, et à nouveau les personnages principaux de la trilogie sont assez peu présents. le véritable personnage central de la trilogie est la Spire. Toute l'histoire tourne autour de la compagnie, de sa fondation à son expansion au fil des années. Laurent Genefort utilise, comme dans le second tome, des changements de fil narratif assez fréquents en passant de personnages secondaires à un autre, y compris en passant par un des fondateurs de la compagnie. Ce procédé surprenait assez dans le tome précédent mais on s'y est habitué dans celui-ci.

Ce troisième tome de Spire vient donc conclure cette série construite comme une fresque de space opera, et prolonger de belle manière l'univers des « Portes de Vangk » de Laurent Genefort. La trilogie donne l'impression d'être le recueil de plusieurs histoires gravitant autour de la spire qui est au centre de tous les récits sur de nombreuses années, un peu comme un enfant qu'on verrait grandir et évoluer avec plaisir.


Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Je suis un peu déçu par ce dernier tome, qui par son titre me semblait annoncer quelques révélations, peut-être sur le Vangk ou le système de portes... Las, il n'en est rien. Ce que révèle ici la Spire, ce sont les valeurs et convictions des uns et des autres suite à l'évolution logique de cette dernière. En ce sens, ce tome 3 est presque une extension du tome 2 car il continue de dérouler le même arc narratif. On ne peut reprocher à Laurent Genefort un manque de logique, bien au contraire : ce qui devait arriver arrive, simplement. Toute autre conclusion de l'histoire aurait demandé des bouleversements importants, probablement difficiles à mettre en place sans tomber dans le travers du Deus ex machina. On reprochera donc plutôt à Laurent Genefort d'être tombé dans une certaine forme de facilité. L'univers est cohérent mais sans magie, même les descriptions d'étoiles en fin de vie et de leurs effets sur la biosphère de leur planètes ne parviennent pas à nous enthousiasmer. le récit est intéressant mais pas épique, les personnages soignés mais on ne s'y attache guère, bref, on finit par s'ennuyer un peu. Dommage.

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Et voilà ! j'ai fini de lire le troisième volet de la trilogie de Laurent Genefort : Spire [1]. Et je suis satisfait de ma lecture. Que dire d'autre, sans « spoiler », que nous continuons à découvrir les aventures et mésaventures des membres de la spire, fondateurs ou non. Et comme nous le verrions, je pense, dans une société réelle, les bonnes intentions de départ des créateurs finissent par être laminés par les buts mercantiles de quelques-uns.

C'est du Space Op de la première à la dernière page. Et n'en déplaise à M. Genefort, j'en redemande. Ça tombe bien il s'est laissé un beau « cliffhanger » comme on appelle ça de nos jours... ça y est, je fait mon vieux schnock. :-P Plus sérieusement, lers dernières pages ouvrent sur une suite possible.

En bref : Je ne vais pas, par ce beau soleil, passer mon après-midi à vous faire, comme certains savent si bien le faire, un résumé du roman sous prétexte de vous donner envie de le lire. Non. Je ne peux dire qu'une chose : Lisez-le ; il en vaut la peine.


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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation

- En parlant d'attaques, sait-on de quoi étaient constituées les mines qui ont sauté autour du Point-Alpha ?

- Inutile d'aller jouer les détectives. Une plante locale a la caractéristique d'avoir des racines très profondes. Elles forment un réseau souterrain qui relie plusieurs plantes entre elles. Peut-être s'agit-il d'ailleurs de la même plante. Les rebelles ont réussi à y introduire une substance explosive, qui s'est propagée aux autres plantes du réseau.

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Les multimondiales, les capitaines de vaisseaux, les colons eux-mêmes, tout le monde croit que l'univers est gouverné par l'économie. Mais peut-être qu'à l'inverse, le commerce nous sert juste de prétexte pour faire ce que l'on fait depuis l'aube des temps : déplacer de la matière d'un point de l'espace à un autre. Nous agiter, histoire de nous prouver que nous sommes toujours en vie.

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« Là, tout de suite, tu me fais penser à Antée.

— Antée, la planète-jungle ?

— Et ses lianes sensitives. Une fois qu’elles t’ont pris dans leur filet, impossible de s’en dépatouiller…

— D’accord, je te lâche avec ça. »

Maxins coupa la com avec un soupir résigné. À n’en pas douter, Terez reviendrait à la charge d’ici deux jours, trois au maximum, sur les tenants et aboutissants de leur mission.

Peut-être parce que la capitaine du Van-Rijn avait perçu que lui non plus n’était pas à l’aise avec ça.

Il garda néanmoins l’image du cargo sur l’écran principal du Sakson. La silhouette du Van-Rijn se détachait du flamboiement d’étoiles dévalant le bulbe galactique tel un torrent gelé. Maxins avait du mal à s’empêcher de l’admirer. À la fois massif et élancé grâce à son double mât longitudinal, le long duquel se greffaient des batteries de conteneurs disposés en X. Le museau facetté de la proue se grumelait de capteurs, myriade d’yeux et d’oreilles reliés à l’IA-navi de bord. Un épais tampon séparait le propulseur électronucléaire du reste de la structure. D’autres tuyères, beaucoup plus petites, jaillissaient en bouquets le long du fuselage. Au milieu du Van-Rijn, un compartiment abritait des modules de service, et un pont desservi par une longue coursive centrale courait entre les deux mâts. Bref, rien à voir avec les caboteurs trapus d’antan. Une quinzaine de navis y vivaient à demeure. Jadis, les équipages avaient été plus nombreux, mais voilà longtemps qu’on se limitait au strict minimum. Entretenir la vie sur un vaisseau demeurait hors de prix, quand la plupart des tâches pouvaient être assurées par des systèmes automatiques. Certaines traditions avaient toutefois la vie dure, et l’homme n’abandonnerait jamais l’espace aux seules machines. Le Van-Rijn sacrifiait aux standards actuels en ce qui concernait la capacité de fret, mais aussi le blindage, même si les nouvelles colonies desservies ne présentaient pas davantage de dangers qu’un monde ordinaire, depuis que la Spire ne s’écartait plus guère des sentiers battus.

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Il se rappela une théorie répandue au sujet de l'origines des Portes. Selon elle, les Vangk avaient puisé dans un univers de poche conçu exprès de quoi fabriquer leurs Portes : de l'exomatière violant trop de constantes physiques pour être générée dans l'Univers.

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La Spire a muté. Elle est devenue aussi toxique pour nous que la biosphère d'Ut's Lahore l'est aujourd'hui pour les colons. Voilà tout. Je suppose que c'est dans la nature même des compagnies, peu importent leurs bonnes intentions de départ.

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Vidéo de Laurent Genefort
La question de la vie extraterrestre est l'une des plus fondamentales qui soit, car touchant à notre place au sein du cosmos, au décentrement ultime que représenterait l'existence avérée d'autres êtres vivants. Entre science et science-fiction, imaginer des aliens crédibles et les mondes qu'ils peuplent est une entreprise exaltante qui tient autant de l'acte démiurgique que du bricolage. Chacun dans son domaine de spécialité, l'astrophysicien Roland Lehoucq, le paléontologue Jean-Sébastien Steyer et l'écrivain Laurent Genefort proposent avec “La Vie alien” un véritable manuel de création d'univers, des étoiles aux extraterrestres en passant par les planètes. Une vaste thématique qui vaut bien une discussion ! Animation : Erwann Perchoc Illustration : Cedric Bucaille https://www.belial.fr/collectif/la-vie-alien
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